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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-08T21:31:57+02:00</dc:date>
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   <title>"Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire</title>
   <pubDate>Mon, 17 Feb 2025 18:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre est l'endroit, le chaudron, dans lequel la fiction, la poésie, l'imaginaire peuvent affronter la réalité, la questionner, la mettre à plat et poser peut-être les éléments d'une équation à résoudre pour améliorer, ou tenter de le faire, le futur, afin d'essayer d'offrir aux générations suivantes un monde plus apaisé. Le travail de la Compagnie Cipango, en plus de leurs activités artistiques (programmation de spectacle ou accueil de résidences, notamment), touche aussi aux interventions en milieu scolaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86565414-61559173.jpg?v=1739817363" alt=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" title=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" />
     </div>
     <div>
      &quot;Quentin et Jérémie&quot; est une de ces créations qui interroge notre société et les problématiques toxiques qu'elle peut générer… en abordant ici le sujet du harcèlement en milieu scolaire et la représente dans les lieux mêmes où sévit ce problème, c'est-à-dire dans les écoles primaires et les collèges. En effet, la pièce se déroule principalement dans une salle de classe. Ainsi, cette création peut se jouer aussi bien dans des établissements scolaires que dans des lieux dédiés au spectacle vivant.       <br />
              <br />
       Comment devenir le mec le plus populaire de sa classe, voire du collège ? C'est l'idée de départ que propose le texte créé par la Cie Cipango. On va ainsi suivre la trajectoire de Quentin et Jérémie, deux pré-adolescents de 11 ans qui entrent au collège et ne rêvent que d'être aimés par les autres. Dans ce schéma somme toute classique, il y a celui qui a ce petit truc qui fait de lui une potentielle victime et celui qui dévoile rapidement l'esquisse d'un meneur. Le résultat ne se fait pas attendre et Quentin se retrouve rapidement harcelé par toute sa classe menée par Jérémy.       <br />
              <br />
       Différentes petites scènes vont construire ce chemin de descente vers l'enfer pour Quentin. Que ce soit les passages avec les parents ou ceux, en classe, avec leur professeur – principal – de français, on réalise le peu d'emprise que le cercle familial ou l'univers des enseignants peut avoir lorsque les situations douloureuses ne sont pas clairement identifiables ou ne sont pas ou peu révélées par les concernés. La séquence dans laquelle la prof intervient sur la relation entre les deux élèves, puis pour lui parler des moqueries dont il est l'objet, est très symptomatique de cette forme de non-interventionnisme. Bien sûr, elle essaye de le motiver pour qu'il se défende, mais elle coupe court à son laïus dès que Quentin veut lui parler précisément de ce qu'il subit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86565414-61559174.jpg?v=1739817390" alt=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" title=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" />
     </div>
     <div>
      &quot;Quentin et Jérémie&quot; s'amuse avec les codes de la représentation théâtrale et adopte un rythme énergique de comédie où les acteurs passent d'un personnage à l'autre afin de nous faire vivre de l'intérieur cette situation de harcèlement scolaire. La narration et le jeu sont très dynamiques, palliant l'absence de décor… hormis deux tableaux pivotants, noirs d'un côté, sur lequel l'on écrit à la craie, symbole de l'école ; papier peint, quelques affiches et des dessins de l'autre pour faire référence à la chambre de l'ado.       <br />
              <br />
       Les différentes situations (entre Quentin et Jérémie, avec les parents, en classe, avec la prof, etc.) sont exprimées de manière concise, mais toujours dynamique, les scènes se succédant rapidement, sans temps mort. Les comédiens Vincent Chappet et Étienne Durot sont vifs et attentifs aux réactions des élèves sans, à aucun moment, tomber dans la caricature vocale et gestuelle &quot;enfantine&quot; tout au long de leur interprétation.       <br />
              <br />
       L'autrice et metteuse en scène Yeelem Jappain use d'une écriture, d'un langage parfaitement audible pour les pré-adolescents (pièce destinée aux élèves du CM1 à la 5ᵉ) et d'une dramaturgie narrative aisément compréhensible. Tout ce qui est important à dire l'est en quarante-cinq minutes, ce qui laisse un temps de discussion important pour le &quot;bord de scène&quot; (ou de plateau, ou de tableau) qui suit chaque représentation. Les comédiens sont en permanence en contact verbal avec les élèves qu'ils interpellent, questionnent, ou dont ils sollicitent une lecture (Ovide, par exemple). Cette proximité prend presque, à certains moments, une forme de complicité.       <br />
              <br />
       À noter que lors des échanges qui suivirent la représentation de la pièce à Chagny, on s'apercevait que les élèves de 6ᵉ, avec lesquels nous étions, maîtrisaient très bien les réseaux sociaux, leurs aspects tant négatifs que positifs, et en connaissaient parfaitement les risques et leur utilisation pour harceler. De plus, les questions posées par les comédiens laissaient paraître une très bonne compréhension du spectacle et de son objectif.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       Vu dans une classe de 6ᵉ du Collège Louise Michel de Chagny (71) le 17 janvier 2025. À la fin de cette représentation, a été distribué à chaque élève un petit flyer édité par le département de Saône-et-Loire indiquant le numéro à appeler pour se faire aider et les sites à visiter pour s'informer, ainsi qu'une échelle de gravité des comportements conduisant au harcèlement intitulée le &quot;Harcèlomètre&quot;... Une excellente initiative !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Quentin et Jérémie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86565414-61559214.jpg?v=1739817422" alt=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" title=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Yeelem Jappain.       <br />
       Mise en scène : Yeelem Jappain.       <br />
       Avec : Vincent Chappet et Étienne Durot en alternance avec Aurélien Marquet et Élie Triffault.       <br />
       Par la compagnie Cipango.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 21 février 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h et 14 h.       <br />
       Théâtre du Chariot, Paris 11ᵉ, Paris 11ᵉ, 01 48 05 52 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreduchariot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduchariot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86565414-61559173.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quentin-et-Jeremie-Le-theatre-un-outil-de-lutte-pertinent-contre-le-harcelement-scolaire_a4153.html</link>
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   <title>"Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles</title>
   <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 16:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sara a 16 ans… Une adolescente sur une planète bleue peuplée d’une humanité dont la grande majorité est sourde à entendre l’agonie annoncée, voire amorcée diront les plus lucides. Une ado sur le chemin de la prise de conscience et de la mutation, du passage du conflit générationnel… à l'écologie radicale. Aurélie Namur nous parle, dans "Bienvenue ailleurs", de rupture, de renversement, d'une jeunesse qui ne veut pas s'émanciper, mais rompre radicalement avec notre monde usé et dépassé… Le nouvel espoir d'une jeunesse inspirée ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568092.jpg?v=1733846475" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Sara a donc 16 ans lorsqu'elle découvre les images des incendies apocalyptiques qui embrasent l'Australie en 2020 (dont l'île Kangourou) qui blessent, brûlent, tuent kangourous et koalas. Images traumatiques qui vont déclencher les premiers regards critiques, les premières révoltes générées par les crimes humains sur l'environnement, sans évocation pour elle d'échelle de gravité, cela allant du rejet de solvant dans les rivières par Pimkie, de la pêche destructrice des bébés thons en passant de l'usage de terres rares (et les conséquences de leur extraction) dans les calculettes, les smartphones et bien d'autres actes criminels contre la planète et ses habitants non-humains.       <br />
              <br />
       Puisant ici son sujet dans les questionnements et problèmes écologiques actuels ou récurrents depuis de nombreuses années, Aurélie Namur explore le parcours de la révolte légitime d’une adolescente, dont les constats et leur expression suggèrent une violence sous-jacente réelle, puissante, et une cruelle lucidité, toutes deux fondées sur une rupture avec la société qui s'obstine à ne pas réagir de manière réellement efficace face au réchauffement climatique, à l'usure inconsidérée – et exclusivement humaine – de la planète, à la perte de confiance dans les hommes politiques, etc.       <br />
              <br />
       Composée de trois fragments (&quot;Revoir les kangourous&quot;, &quot;Dézinguée&quot; et &quot;Qui la connaît, cette vie qu'on mène ?&quot;) et d'un interlude** – permettant à la jeunesse de prendre corps &quot;dansant&quot; –, la pièce d'Aurélie Namur s'articule autour d'une trajectoire singulière, celle d'une jeune fille, quittant le foyer familial pour, petit à petit, s'orienter vers l'écologie radicale, et de son absence sur le plateau, le récit étant porté par Camila, sa mère, puis par Aimé, son amour, et, enfin, par Pauline, son amie. Venant compléter ce trio narrateur, le musicien Sergio Perera et sa narration instrumentale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568116.jpg?v=1733846530" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Les trames musicales impulsées par les percussions viennent – comme un personnage à part entière – appuyer les émotions, exprimer l'intensité de certaines pensées, rythmer l'action, ou encore exprimer des battements plus organiques, comme celui du cœur de Sara ou ses essoufflements. La palette instrumentale du percussionniste Sergio se compose de toms, d'un lithophone et d'un vibraphone, d'appeaux, de timbales d'orchestre.       <br />
              <br />
       Ces derniers, permanents sur le plateau, deviennent des éléments de décor à part entière, se trouvant alors mis en exergue du fait de leur présence &quot;impériale&quot;, comme des trônes inévitables au regard sur le tapis de sol rouge vif qui recouvre la totalité de la scène. Aurélie Namur imprime ainsi, par moment, une ambiance surréaliste à son récit, créant des représentations simplifiées, mais créatives, des différents lieux traversés par Sara.       <br />
              <br />
       Les éléments scénographiques utilisés initient des atmosphères environnementales, naturelles et authentiques qui, fortes de leur capacité à stimuler l'imagination, illustrent les différents espaces où se déroulent les actions et/ou les situations narrées par la mère, l'amour ou l'amie de Sara, en correspondance avec le cheminement écologique radical de cette dernière. Pour le premier fragment, c'est une simple lampe allumée qui symbolise le salon exigu de Camila.       <br />
              <br />
       Pour celui de la ZAD, une banderole (sur laquelle est inscrit &quot;Bienvenue ailleurs&quot;) et des gyrophares évoquent le vaste extérieur du campement des activistes ainsi que les événements qui s'y dérouleront. Enfin, pour le dernier épisode, sur un tulle tendu peint, apparaît une forêt, à la perspective profonde et dense, reproduction d'un paysage bucolique du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich.       <br />
              <br />
       Chaque fragment qui compose &quot;Bienvenue ailleurs&quot; pose cette question : comment envisager, imaginer aujourd'hui un monde qui soit fondamentalement différent – du point de vue écologique bien sûr, mais aussi en matière de démocratie – de celui que nous connaissons ? Et comment imaginer un futur qui diffère de celui, destructeur et suicidaire, qui se profile au fil des jours ?       <br />
              <br />
       En parallèle et en symbiose avec ces questionnements, Aurélie Namur confronte aussi de manière concrète, presque audacieuse, les deux stratégies de l'écologie radicale coexistantes, celle de la confrontation, de la résistance, et celle de la sécession qui fait totalement abstraction du monde existant, l'ignore. Ces modes de pensée insufflés par la nouvelle génération proposent de nouveaux symboles, un nouveau récit, de nouveaux rapports au vivant… et portent des interrogations urgentes et essentielles… et le théâtre peut en être la vitrine… c'est ce que nous offre ici Aurélie Namur.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bienvenue Ailleurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568126.jpg?v=1733846577" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Aurélie Namur (aux éditions Lansman).       <br />
       Mise en scène : Aurélie Namur.       <br />
       Dramaturgie : Marion Stoufflet.       <br />
       Collaboration artistique et assistant à la mise en scène : Nicolas Pichot.       <br />
       Avec : Pierre Bienaimé*, Noémie Guille*, Aurélie Namur et avec la participation d'un groupe amateur**.       <br />
       Percussions, vibraphone et lithophone : Sergio Perera.       <br />
       Scénographie, costumes : Daniel Fayet.       <br />
       Lumière : Claire Eloy.       <br />
       Voix off : Mélanie Helfer*.       <br />
       Décor sonore : Tony Bruneau, Sergio Perera et Pierre Bienaimé.       <br />
       Regard chorégraphique : Florence Bernad       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Comédien et comédiennes issu(es) de l'ENSAD Montpellier.       <br />
       **Projet théâtral immersif et collaboratif, celui-ci convie sur scène, dans chaque lieu culturel où la pièce est programmée, le temps d'un interlude, une quinzaine de jeunes résidant sur le territoire du théâtre où a lieu les représentations.</span>       <br />
              <br />
       A été représenté les 21 et 22 novembre 2024 au Théâtre Jean Vilar, Montpellier (34).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 décembre 2024 : Théâtre Jérôme Savary, Villeneuve-lès-Maguelone (34).       <br />
       17 et 19 décembre 2024 : Théâtre des Nouveautés (avec le Parvis - Scène nationale), Tarbes (65).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 février 2025 :</span> Théâtre de Pézenas, Pézenas (34).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13, 14 et 15 mars 2025 :</span> Théâtre du Grand Rond, Toulouse (31).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84861726-60568092.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Bienvenue-Ailleurs-Faire-secession-avec-un-monde-a-l-agonie-pour-tenter-d-imaginer-de-nouveaux-possibles_a4101.html</link>
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   <title>Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jun 2019 09:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La classe des quatorze "apprentis comédiens" de l'école supérieure de théâtre Bordeaux Aquitaine, créée en 2007 dans la capitale girondine, présentait son projet de fin d'études triennales… et de "début de carrière". Sous l'impulsion de l'inclassable Sylvain Creuzevault, les jeunes comédiennes et comédiens animés par le désir fou d'en découdre ont été invités à s'emparer du roman-fleuve de Fédor Dostoïevski - "L'adolescent" - pour le mettre littéralement "en pièces".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35123928-31896807.jpg?v=1561623002" alt="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" title="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" />
     </div>
     <div>
      Une gageure en soi tant l'œuvre du romancier russe se présente comme un pavé où se croisent à l'envi et se recroisent des intrigues distribuées entre des personnages démultipliés par les déclinaisons de leur patronyme slave, le tout rendant l'œuvre originale particulièrement ardue vu le foisonnement des personnages et la complexité des liens qui les unissent. La mise en jeu rebattant les cartes de ce bouillon de culture aura-t-elle eu l'effet de démêler les nœuds de cet imbroglio de haut vol ? Rien n'est moins sûr mais l'essentiel est - à ne pas s'y tromper - ailleurs, pour peu que l'on accepte de se laisser (em)porter par la furie créative du maître ès mises en scène offrant en pâture à ces jeunes gens avides de quoi se faire les dents.       <br />
              <br />
       Retour sur saison… Le public bordelais avait été quelque peu bousculé en novembre dernier par ce même metteur en jeu, fougueux et iconoclaste, s'emparant - non sans exigence - des &quot;Démons&quot; de l'écrivain russe pour en extraire l'essence afin d'en proposer une adaptation libre des entraves classiques. La salle, enflammée par tant de hardiesse et de liberté sans retenue, s'était trouvée alors clivée entre les partisans de ce théâtre revisité, bousculant les codes habituels pour apporter un souffle pour le moins revigorant, et ceux qui avaient été un peu moins conquis par le bouillonnement incessant des trois heures (et plus) de représentations vécues un peu douloureusement.        <br />
              <br />
       Pourtant, la &quot;feuille anti-panique&quot;, fournissant le canevas des différents tableaux, remise aux spectateurs et commentée par Nicolas Bouchaud alias Stépane Verkhovenski, avait eu l'effet liminaire de détendre l'atmosphère tout comme l'ironie malicieuse de son commentaire &quot;ça part dans tous les sens, mais c'est fluide…&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35123928-31896816.jpg?v=1561623032" alt="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" title="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" />
     </div>
     <div>
      Une fois semble coutume puisque, là aussi, ce soir de sortie d'école, sommes-nous gratifiés d'une feuille adjointe au programme de salle où sont &quot;décomposés&quot; les différents tableaux de l'intrigue plurielle ainsi que la distribution des rôles… même si, dans la semi-obscurité, il peut se montrer hasardeux d'en prendre connaissance, happés par le jeu vertigineux se déployant sur le plateau éclairé. Mais là point de Nicolas Bouchaud pour faire passer l'annonce, nous restons donc avec notre papier en main… à l'image des personnages se refilant une mystérieuse lettre porteuse d'un sésame escompté.       <br />
              <br />
       De l'intrigue, on retiendra le parcours initiatique conduisant en quelques mois un adolescent intranquille et bâtard (Arkadi Dolgorouki) - né des amours illégitimes d'un aristocrate communard ruiné (Andreï Versilov, joué superbement par Sava Lolov accompagnant les jeunes acteurs) avec la jeune épouse (Sofia Dolgorouki) d'un vieux serf christique et charismatique (Makar Dolgourouki, endossé par Frédéric Leidgens, l'autre magistral &quot;accompagnant&quot;) - à se frotter à son père biologique et, avec lui et contre lui, à découvrir l'état de la Russie. Ainsi, en allant à Saint Pétersbourg à la rencontre de ce père naturel ignoré jusque-là, Arkadi va-t-il vivre l'expérience fondatrice attachée à la découverte de différents milieux sociaux.       <br />
              <br />
       En les traversant, il va certes se brûler les ailes mais aussi s'ouvrir les yeux : lui qui voulait dans une volonté de puissance &quot;devenir Rothschild&quot; pour savourer son pouvoir, va offrir l'occasion à Dostoïevski d'aborder ses thèmes de prédilection d'une jeunesse russe qui, tout en s'émancipant du régime autocratique des tsars, est emportée par un vent libertaire, se laissant tenter par les dérives du socialisme autoritaire, de l'athéisme, du rationalisme opposé à la foi, voire du nihilisme anarchiste, et séduire par des divertissements inconséquents. Immergé dans ces milieux bouillonnant d'idées et propices à l'éclosion, il s'adonnera au jeu et autres distractions oubliant son dessein premier. Ceci étant, il mûrira, et n'étant plus celui qu'il se rêvait d'être, il connaîtra le chant des sirènes, les blessures qui en résultent, autant d'expériences constructrices.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35123928-31896822.jpg?v=1561623061" alt="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" title="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" />
     </div>
     <div>
      L'action menée tambour battant - au rythme des sempiternels déplacements à vue de canapés marquant le passage d'un tableau à un autre - a le pouvoir au bas mot d'étourdir… En effet la profusion des situations s'enchaînant à allure &quot;supersonique&quot; peut créer un sentiment de confusion. Confusion amplifiée par l'usage quelque peu défaillant d'une sonorisation aléatoire de certains acteurs ayant du mal à projeter leur voix, pas toujours audible, et par le fait que - sortie de promotion oblige - un même rôle peut être endossé par trois acteurs/actrices différents (cf. le personnage d'Arkadi), de quoi en &quot;perdre son russe&quot;.       <br />
              <br />
       Cependant, ces &quot;difficultés&quot; à recevoir le texte peuvent être dépassées si l'on se rattache au fil rouge, lui clairement perceptible : la peinture d'une saga familiale représentative d'une histoire de la Russie vue au travers d'un écrivain visionnaire, réinterprété par un metteur en scène sans tabou. Et puis, à l'actif incontestable de cette forme &quot;dopée&quot;, la mise en jeu créative réserve de vraies pépites…       <br />
              <br />
       Il y a les deux (faux) suicides mis en scène de manière grandguignolesque (en écho à celui pétaradant de Krillova ou encore à celui de NiKolaï se pendant, faute de mieux, à la corde de la cloche de l'église dans &quot;Les Démons&quot;), dont l'effet humoristique est garanti. Ainsi la victime de potentielles malversations d'Andreï Versilov, le devant enduit de blanc de clown de la tête aux pieds, se tirera une balle dans la tempe avant de disparaître de dos dans les coulisses, dépouillé comme un ver.        <br />
              <br />
       Ainsi d'une jeune femme, prétendument abusée par le même Andreï Versilov, se donnant violemment la mort en se tranchant le cou, puis s'abattant de tout son long sur une poubelle couverte de couronnes de fleurs, avant de se relever, sereinement, le visage ensanglanté. Sylvain Creuzevault aime le mélange des genres considérant que le théâtre est une affaire trop sérieuse… pour être pris au sérieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35123928-31896828.jpg?v=1561623087" alt="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" title="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" />
     </div>
     <div>
      Il y a l'inénarrable Maria (jouée par le très prometteur Alexandre Liberati, décidément très à l'aise dans tous les rôles lui allant comme un gant) qui, après avoir déboulé dans les travées de spectateurs pour commenter de leur place et à leur place &quot;le théâtre est un truc d'intellos. J'ai oublié le texte… On meuble… On meuble…&quot;, prend place derrière la vitre du salon pour, déguisée en femme de ménage, espionner &quot;mine de rien&quot; l'intrigante et diabolique Katérina afin d'informer Arkadi de son infortune amoureuse. Sulfureuse Katérina, fille du vieux prince Nikolaï Sokolski (incarné par Frédéric Leidgens), sorte de Mata Hari dotée de tous ses attributs, faisant tourner la tête du père naturel et de son bâtard de fils.       <br />
              <br />
       Il y a - jouée par le même Alexandre Liberati, très en verve - la tout en rondeurs Françoise Dolto, dos doté d'ailes d'ange, descendue expressément du ciel où elle réside dorénavant pour expliquer &quot;le complexe du homard&quot; (la psychanalyste évoquant très doctement les métamorphoses de l'adolescent se débarrassant de ses carapaces pour advenir à lui-même) à l'adolescent Arkadi, perdu au milieu des femmes de sa tribu familiale.       <br />
              <br />
       Il y a encore bien d'autres trouvailles dramaturgiques et scéniques qui dissipent les réserves pointées précédemment. In fine, on ne peut que saluer la grande ambition - une gageure, avancions-nous pour &quot;ouvrir&quot; le débat - de ce projet &quot;démoniaque&quot; eut égard à la richesse du roman source. Ainsi, initiés par un metteur en scène élisant la difficulté comme un aiguillon performatif, les quatorze jeunes comédiennes et comédiens de l'école supérieure du théâtre Bordeaux Aquitaine, accompagnés par deux de leurs aînés rompus à l'art dramatique, et confrontés à un challenge de très haut niveau, ont pu prendre pleinement la mesure des exigences d'un art n'admettant aucune approximation.       <br />
              <br />
       Dans cette optique, outre les bonheurs de mise en scène que nous ont réservés - à nous spectateurs gracieusement invités à cette célébration - ces &quot;Scènes d'adolescent&quot;, ce work in progress - c'en est un au regard des huit petites semaines, et encore incomplètes, de travail collectif - est porteur de beaux espoirs. Un baptême du feu explosif à souhait pour une expérience qui laissera des traces durablement positives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Scènes d'Adolescent"</b></div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Fédor Dostoïevski.       <br />
       Traduction française : André Markowicz (Éditions Actes Sud).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Sylvain Creuzevault.       <br />
       Avec les 14 élèves-comédiennes et comédiens de la promotion 4 de l'éstba : Louis Benmokhtar, Étienne Bories, Clémence Boucon, Zoé Briau, Marion Cadeau, Garance Degos, Camille Falbriard, Léopold Faurisson, Shanee Krön, Félix Lefebvre, Alexandre Liberati, Léo Namur, Mickaël Pelissier, Prune Ventura, accompagnés par Frédéric Leidgens et Sava Lolov.       <br />
       Régie plateau : Cyril Muller.       <br />
       Régie son : Jean-Christophe Chiron.       <br />
       Costumes : Kam Derbali.       <br />
       Régie lumière : Clarisse Bernez-Cambot Labarta et Denis Lamoliatte.       <br />
       Construction décors : Nicolas Brun et Franck Lesgourgues.       <br />
       Spectacle proposé dans le cadre du Festival Liberté ! Bordeaux 2019.        <br />
       Production École supérieure de théâtre Bordeaux Aquitaine, Production déléguée TnBA.       <br />
              <br />
       Spectacle créé le 19 juin 2019 au TnBA, Bordeaux.        <br />
       A été représenté les 19 et 20 juin 2019.        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 au 28 juin à 19 h 30.</span>       <br />
       Ateliers Berthier/Odéon-Théâtre de l'Europe.       <br />
       Dans le cadre du Festival des écoles du Théâtre public-Théâtre de l'Aquarium.       <br />
              <br />
       À La Cartoucherie, Paris 12e avec le Théâtre de l'Aquarium, le Théâtre de l'Épée de Bois, l'Atelier de Paris CDCN et à l'Odéon Théâtre de l'Europe, Paris 6e.       <br />
       Réservations : 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35123928-31896807.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-theatre-d-adolescents-dechaines-par-Sylvain-Creuzevault_a2448.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté</title>
   <pubDate>Tue, 28 May 2019 08:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'était le 15 décembre 2018, vingt-quatre jeunes femmes et jeunes hommes se sont lancés en purs amateurs dans une aventure théâtrale conduite par l'Odéon Théâtre de l'Europe. Vingt-quatre jeunes gens venant de tous les horizons, venant des communes proches ayant pour épicentre les ateliers Berthier. Cet espace de création théâtrale au centre d'un chaos urbain de Paris et de sa proche banlieue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34195990-31315802.jpg?v=1559027047" alt="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" title="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" />
     </div>
     <div>
      Du 21 au 28 mai 2019, leur spectacle &quot;Les messages d'amour finiront bien par arriver&quot;, conduit par Marie Piémontèse, est accueilli sous les ovations debout. Jours d'apothéose pour un théâtre du cœur à l'ouvrage.       <br />
              <br />
       La mise en scène résonne comme un manifeste. Attentive au processus de création aux effets de l'intelligence collective, Marie Piémontèse met en valeur la personnalité de chaque acteur, faisant des défauts des qualités. Autant de caractères contemporains. Autant de personnages positifs très éloignés des caricatures. Pleins de vitalité et de joie. Réunis pour parler des frontières, des séparations, des désirs, des rencontres.       <br />
              <br />
       À l'avant scène se développent les embrouilles que rompt un monsieur loyal nouveau coryphée pour expliquer la catharsis au public tout esbaudi du sentiment de réalité obtenu par ces jeunes comédiens. Le centre de la scène devient lieu des débats, des démonstrations, relie les signes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34195990-31315810.jpg?v=1559027089" alt="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" title="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" />
     </div>
     <div>
      Au lointain, retenue la parole de la pudeur portée par les vers de Racine. Au centre, la dialectique du théâtre, entre réalité et fiction. Les personnages sont magnifiés et l'image projetée amplifie le phénomène. Les voix, les langages étrangers entrent en consonance. Les frontières s'abolissent. Le spectacle explore les lisières, la scène de théâtre fait trait d'union. Un no man's land où tout est possible.       <br />
              <br />
       Les mouvements d'ensemble respirent, suivent les codes de la danse contemporaine. Fluides, ils se dilatent et se contractent. Isolant des solitudes, des confrontations, des échanges, des fusions, des effusions. L'ensemble est porté comme par une grâce au service de l'ouvrage, au service de la Beauté, de la Sensibilité dont il est fait cadeau.       <br />
              <br />
       Assurément, la scène de théâtre en citant (et mettant en oeuvre discrètement) Tadeusz Kantor révèle au public toutes les possibilités du lieu de la scène pensée comme une chambre obscure, une chambre de l'imagination.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34195990-31315827.jpg?v=1559027130" alt="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" title="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" />
     </div>
     <div>
      Réunissant métaphore et métonymie, le théâtre est le lieu de l'émerveillement, le lieu d'élaboration du rêve de la liberté et de la conscience du monde. Comme la découverte d'une clairière au sein d'une forêt profonde. Comme une approche de Shakespeare qui ne se dit pas.       <br />
              <br />
       Lorsque les derniers vivats auront retenti les échos de cette aventure théâtrale feront de ses acteurs, les parrains, les passeurs de l'aventure d'un théâtre à perpétuer.       <br />
       As you like it.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les messages d'amour finiront bien par arriver"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34195990-31315836.jpg?v=1559027165" alt="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" title="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" />
     </div>
     <div>
      <b>Adolescence &amp; Territoire(s) - 7e édition.</b>       <br />
       Texte et mise en scène : Marie Piemontese et Florent Trochel.       <br />
       Création vidéo : Florent Trochel.       <br />
       Assistant : David Charier.       <br />
       Avec : Roxanne Antilogus, Telma Bello, Yanis Ben Ouali, Clarysse Beuve,       <br />
       Flavia Brito Fernandes, Angèle Carnoy, Alix De Broca, Anouck Desmats,       <br />
       Haby Diallo, Oscar Felicite, Rayan Hadidane, Singh Harmandeep, Aksel Larbi,       <br />
       Faith Lecocq, Marieme Lo, Salimata Minte, Robert Moundi, Matéo Nezick,       <br />
       Denisa Oros, Mateo Pical, Elisa Ranjalahy, Adam Rioland, Charlotte Vuagnat,       <br />
       Lu Zheng.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34195990-31315918.jpg?v=1559027727" alt="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" title="Le théâtre, lieu de l'émerveillement… lieu d'élaboration du rêve de la liberté" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Mardi 28 mai à 20 h.</span>       <br />
       Espace 1789, Saint-Ouen (93), 01 40 11 70 72.       <br />
       <a class="link" href="https://www.espace-1789.com/" target="_blank">&gt;&gt; espace-1789.com</a>       <br />
       Entrée libre.       <br />
              <br />
       <b>Les précédentes représentations</b>       <br />
       Vendredi 24 et samedi 25 mai 2019 à 20 h aux Ateliers Berthier, Paris 17e.       <br />
       À l'issue de la représentation, a été projeté le film &quot;Je nous promets&quot; de Clémentine Baert avec les jeunes de la 6e édition d'Adolescence et territoire(s), dans le cadre du programme &quot;Que faire ?&quot;, en partenariat avec La Fabrique du Regard - le BAL, le T2G.       <br />
       Lundi 27 mai 2019 à 20h au T2G - Théâtre de Gennevilliers (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34195990-31315827.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-theatre-lieu-de-l-emerveillement-lieu-d-elaboration-du-reve-de-la-liberte_a2404.html</link>
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   <title>Festival Traits d'Union #2 : "À fond"</title>
   <pubDate>Tue, 06 Feb 2018 08:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur scène, ils sont quatre. D'une part, il y a Alex et Rémi qui attendent que le temps passe, qui ne font pas grand-chose à part fumer et regarder les trains défiler, qui ne bougent pas. De l'autre, Luc, qui part, qui est en route vers Paris, qui avance droit vers la vie. Et Marion, qui l'entraîne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19981708-23648822.jpg?v=1517901831" alt="Festival Traits d'Union #2 : "À fond"" title="Festival Traits d'Union #2 : "À fond"" />
     </div>
     <div>
      La scène se divise en deux. D'un côté, le statique. Ce qui semble être une décharge près des voies de chemins de fer, composée de pneus, de bois, de pierre, etc. C'est ici que l'on peut observer les gens partir ou revenir. De l'autre, le mouvement. Les planches du plateau endossent tour à tour le rôle de train, puis de métro, de taxi, et enfin d'un ascenseur. D'un côté, le calme. De l'autre, l'agitation. D'un côté, l'habituel. De l'autre, l'inconnu. Les deux espaces se succèdent grâce au jeu de lumière.       <br />
              <br />
       Le choix des costumes est sobre et subtil. Les différents changements de vêtements se font les indicateurs temporels du temps qui passe. Du départ au retour de Luc.       <br />
              <br />
       Le rythme du spectacle nécessite une grande concentration et attention entre les différents comédiens. Toute la mise en scène est parfaitement organisée : ils sont à l'écoute les uns des autres et le récit défile très limpidement. L'on imagine un chef d'orchestre invisible qui s'assurerait du bon déroulement de l'action.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19981708-23648838.jpg?v=1517901870" alt="Festival Traits d'Union #2 : "À fond"" title="Festival Traits d'Union #2 : "À fond"" />
     </div>
     <div>
      Le texte est beau. Il est signifié beaucoup de choses qui ne veulent pas dire grand-chose. Les mots butent, les phrases se terminent prématurément, les conversations se croisent et se coupent. Alex et Rémi entretiennent une relation à coups de joints et d'insultes. Ils se moquent et malgré les &quot;enculés&quot; répétés, leurs répliques contiennent beaucoup de douceur l'un pour l'autre.       <br />
              <br />
       Rien n'est beaucoup déclaré mais beaucoup est exprimé. Les dires de Luc et Marion amorcent quant à eux une relation amoureuse dont on ne saura finalement pas si elle aura vraiment lieu. Tout est amené avec une grande délicatesse et subtilité. Le texte, bien que haché, morcelé, reste très doux.       <br />
              <br />
       Ce spectacle a été élu le premier prix du jury presse du festival Traits d'Union sur le thème des frontières. Cette pièce est la première création mise en scène de Lucas Henaff et représente un travail parfaitement abouti et d'une très bonne qualité. L'histoire est à la fois brute et attendrissante, simple et intelligente. Le texte et le jeu des comédiens suscitent l'émotion chez le spectateur. Paul Delbreil est particulièrement impressionnant dans son interprétation de Luc.       <br />
              <br />
       Une partie de théâtre qu'on espère voir aller loin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À fond"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19981708-23648872.jpg?v=1517902115" alt="Festival Traits d'Union #2 : "À fond"" title="Festival Traits d'Union #2 : "À fond"" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Lucas Henaff.       <br />
       Assistante mise en scène : Amélie Robin.       <br />
       Avec : Sylvain Begert, Marjorie Ciccone, Paul Delbreil, Nicolas Guillemot.       <br />
       Scénographie : Bérangère Sabatier.       <br />
       Compagnie Grand Théâtre.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté dans le cadre de &quot;Traits d'Union&quot;, le festival de la jeune création, #deuxième édition Frontières.        <br />
       Le jeudi 18 et le vendredi 19 janvier 2018 à 20 h 30.</b>       <br />
       Théâtre El Duende, Ivry-sur-Seine, 01 46 71 52 29.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-elduende.com/elduende/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-elduende.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19981708-23648822.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Traits-d-Union-2-A-fond_a2041.html</link>
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