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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>•In 2025• "Le Procès Pelicot" Une histoire (rejouée) de la violence faite aux femmes</title>
   <pubDate>Sun, 20 Jul 2025 18:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Faire spectacle d'un procès aux retombées médiatiques retentissantes n'était pas projet tombant sous le sens, serait-il artistique… Deux écueils essentiels se dressaient. Tomber dans le "spectaculaire", en reléguant au rang de pertes et profits les enjeux humains qui l'avaient nourri. Ou, à l'inverse, coller de trop près aux débats de quatre mois de procédures, ce qui aurait transformé ipso facto le Cloître des Carmes, distant d'à peine un kilomètre du Palais de Justice d'Avignon où de septembre à décembre 2024 s'est déroulé le procès Pelicot, en chambre d'enregistrement bis des minutes de cet événement judiciaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90021870-63554694.jpg?v=1753030461" alt="•In 2025• "Le Procès Pelicot" Une histoire (rejouée) de la violence faite aux femmes" title="•In 2025• "Le Procès Pelicot" Une histoire (rejouée) de la violence faite aux femmes" />
     </div>
     <div>
      Au bout de la nuit de ce 18 juillet 2025, de ce marathon de quatre heures sans reprendre souffle, Milo Rau et Servane Dècle relèvent avec maestria ce défi &quot;historique&quot;… Ils ont su naviguer entre les deux écueils pour proposer une forme artistique captivante, questionnant avec pertinence la notion de monstre-humain, en évitant tout sensationnalisme.       <br />
              <br />
       Pour &quot;représenter&quot; la plaignante (Gisèle Pelicot), le principal accusé (Dominique Pelicot), les prévenus présents, les avocats de la défense et de la partie civile, les experts psychiatres, les membres d'association, des artistes sont invités, prenant place sur deux rangées de gradins et venant au micro interpréter leur partition. Faisant corps avec les vrais &quot;acteurs du procès&quot; dont ils endossent le costume, ils vont recomposer leurs trajectoires problématiques au travers de paroles réécrites puisant leurs sources dans des articles de journaux, communications de chercheurs ou autres écrits.       <br />
              <br />
       C'est Marie-Christine Barrault (la première des artistes à être appelée à la barre) qui brossera le décor du drame… Le Mont Ventoux que Dominique Pelicot (cycliste pratiquant) adorait gravir. De la fenêtre de la maison du couple, le mont célébré par Pétrarque offrait ses pentes raides que le poète, annonçant la Renaissance, aimait lui aussi gravir. L'actrice poursuit en lui associant Saint-Augustin qui lui prolongeait l'admiration naturelle des hommes pour la beauté des images par l'impérieuse nécessité de &quot;se regarder soi-même&quot;… On laissera aux psychanalystes le soin d'interpréter cette entame, riche d'échos avec le drame qui s'est joué dans cette maison heureuse, apparemment sans histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90021870-63554695.jpg?v=1753030543" alt="•In 2025• "Le Procès Pelicot" Une histoire (rejouée) de la violence faite aux femmes" title="•In 2025• "Le Procès Pelicot" Une histoire (rejouée) de la violence faite aux femmes" />
     </div>
     <div>
      Présentées sous forme de fragments (quarante), les scènes s'enchaînent créant un tourbillon de dépositions développant des points de vue s'ajoutant les uns aux autres, s'étayant ou se contredisant, créant un maelström propre à nous faire perdre le sens de l'équilibre pour mieux questionner le sens de ces dérives impensables… Comment des hommes de tous âges, de tous milieux socio-professionnels, certains mariés et pères de famille, des hommes aux histoires personnelles très différentes (si certains ont eu à subir des violences sexuelles dans leur jeunesse, d'autres ont été aimés avec bienveillance), certains encore accros aux sites pornos, d'autres pas, comment ces hommes ordinaires et si différents ont-ils pu tous sans exception accepter la proposition de Dominique Pelicot de leur offrir sa femme, livrée à eux à l'état inconscient sous l'effet de soumission chimique ?       <br />
              <br />
       Parmi ces témoignages, celui de la propre fille de l'inculpé qui raconte comment elle a découvert un tableau de son père représentant une femme nue – elle ? – accompagné de cette légende explicite : &quot;L'emprise&quot;. Elle racontera aussi ses absences de mémoire incompréhensibles, le sentiment d'avoir, elle aussi, été sédatée et violée, les photos de nu retrouvées dans l'ordinateur prises à son insu sous la douche avec l'inscription &quot;ma salope de fille&quot; laissant peu de doutes… Et le père – joué par Philippe Torreton – lorsque le moment viendra niera en bloc ces accusations et témoignera, avec des accents perceptibles d'authenticité, de son amour indéfectible pour sa fille, quand bien même le traiterait-elle de chien…       <br />
              <br />
       Dominique Pelicot, un manipulateur pervers selon le témoignage d'un psychiatre ayant examiné l'inculpé, capable non seulement de manipulations intrafamiliales (et de nous, présents ce soir !), mais aussi d'avoir fait accroire aux autres prévenus que sa femme était consentante. Cela disculperait-il la cinquantaine d'hommes ayant &quot;profité&quot; (certains ayant reconnu les faits, mais pas les intentions, d'autres non se réfugiant dans un déni défensif) de l'aubaine ? Certainement pas, en a jugé la Cour, réfutant cet alibi irrecevable et condamnant tous les prévenus à des peines allant jusqu'à quinze ans d'emprisonnement, le principal accusé écopant pour sa part de vingt années de réclusion criminelle.       <br />
              <br />
       Quant aux différentes interventions de Gisèle Pelicot, interprétée avec sensibilité et aplomb par Ariane Ascaride, elles questionnent l'impensable d'un époux, vécu pendant cinquante années comme attentionné, et produisant un champ de ruines… même si sa volonté à elle demeure intacte, comme le montre le courage exemplaire dont elle fait preuve en refusant le huis clos afin d'exposer au grand jour la banalité du mal. Surmonter l'obscurité abyssale de son histoire pour exposer le viol conjugal en pleines lumières, pour que d'autres femmes puissent en être protégées. Donner du sens à l'horreur sans sombrer dans la haine improductive…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90021870-63554714.jpg?v=1753030718" alt="•In 2025• "Le Procès Pelicot" Une histoire (rejouée) de la violence faite aux femmes" title="•In 2025• "Le Procès Pelicot" Une histoire (rejouée) de la violence faite aux femmes" />
     </div>
     <div>
      …  ce que ne pratique pas un certain féminisme punitiviste qui, s'il soutient avec détermination Gisèle Pelicot, condamne toute recherche analytique sur le sujet, apparentant l'exégèse critique de la masculinité à une concession néfaste. Créer une catégorie désocialisante – la nouvelle figure du monstre – pour la jeter à la vindicte populaire, est-ce progresser dans la voie du dévoilement des dimensions politiques du problème et de sa résolution ? Tel est le message porté par une chercheuse philosophe appelée à témoigner.       <br />
              <br />
       Au terme de ces &quot;lectures spectaculaires&quot; où ont été rejoués les moments clés du procès Pelicot, on sort bouleversé, la tête pleine de questions… Le violeur type échapperait-il à tout portrait-robot possible ? Serait-il un homme… comme les autres ? Ce qui signifierait que si tout homme abrite en lui un violeur potentiel, si ce n'est pas un effet de nature, mais de culture, le curseur du procès se déplacerait vers celui du patriarcat et du masculinisme (<span style="font-style:italic">&quot;mouvement réactionnaire, misogyne, androcentré, conservateur et antiféministe&quot;</span>) qui en résulte ? Ce serait alors la superstructure idéologique diffusant le poison d'un patriarcat oppressif qui serait – au-delà de ceux coupables qui s'en sont fait les portefaix – qui serait au centre du procès ?       <br />
              <br />
       Le réel est-il soluble dans le théâtre ? Si l'on en croit cette expérience vécue dans cette nuit &quot;historique&quot; d'Avignon, on répondra manifestement que oui… En rajoutant aussitôt, afin de dissiper tout malentendu, qu'au lieu de disparaître, le réel en a été exalté.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 18 juillet 2025 au Cloître des Carmes à Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Procès Pelicot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90021870-63554739.jpg?v=1753030760" alt="•In 2025• "Le Procès Pelicot" Une histoire (rejouée) de la violence faite aux femmes" title="•In 2025• "Le Procès Pelicot" Une histoire (rejouée) de la violence faite aux femmes" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Milo Rau.       <br />
       Recherche : Servane Dècle.       <br />
       Assistante Dramaturgie : Nastia Griese.       <br />
       Durée : 4 h.       <br />
              <br />
       Avec : Adama Diop, Alison Dechamps, Anne Lassalle, Ariane Ascaride, Ayoub Kallouchi, Camille Étienne, Caroline Gillet, Clara Hédouin, Corentin Legras, Cyrielle Voguet, Elios Noel, Elisabeth Saint-Jalmes, Eva Doumbia, Fatma Hamdoun, Florian Pâque, Françoise Nyssen, Hinda Abdelaoui, Julie Ménard, Kubra Khademi, Laurent Layet, Léopoldine Hummel, Lola Felouzis, Louise Brzezowska-Dudek, Makita Samba, Marie Coquille-Chambel, Marie Vialle, Marie-Christine Barrault, Maudie Cosset, Maxime Le Gac-Olanié, Nadège Cathelineau, Nina Beltaief, Philippe Torreton, Robin Renucci, Ruggero Franceschini, Safira Robens, Samuel Achache, Sara Louis.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle créé le 18 juin 2025 au Wiener Festwochen à Vienne (Autriche) et adapté pour le Festival d'Avignon le 18 juillet 2025.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Représentation unique le vendredi 18 juillet 2025.</span>       <br />
       Représenté à 22 h. Soirée en hommage à Gisèle Pelicot.       <br />
       Cloître des Carmes, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable</title>
   <pubDate>Thu, 23 Jun 2022 07:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'héroïne, dans ce puzzle des juridictions appelées à juger les délits, est… une avocate. La metteuse en scène, Périne Faivre, l'a choisie comme on élit une amie de cœur. Pendant plus d'un an, à raison d'une semaine par mois, elle l'a accompagnée dans les différents tribunaux où elle avait affaire, découvrant ainsi "de l'intérieur" ce qui se jouait entre ces murs imposants. Carnet de bord en mains, accompagnée d'une troupe de complices, elle va donner à voir - comme dans un kaléidoscope géant - des fragments de (dis)cours judiciaires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758699.jpg?v=1655923661" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Quatre heures et demie durant, sur le parvis de l'abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux où des bancs (de justice) avaient été disposés, les visiteurs (ainsi dénomme-t-on les spectateurs de salles d'audience) expérimenteront in vivo la vie &quot;ordinaire&quot; de ces lieux de justice marqués par un va-et-vient incessant, un brouhaha étourdissant. Dans un décor à ciel ouvert, afin que la justice des Hommes soit dite et entendue par tout un chacun, les cris et chuchotements inscrits à l'ordre des jours se succèderont à un rythme soutenu, croquis de justice à l'appui, programme entrecoupé de pauses dansées convoquant la force expressive du Krump.       <br />
              <br />
       Si le projet mis en acte atteint sans conteste l'objectif annoncé en ouverture de séance - rendre compte au plus près de l'effervescence judiciaire et de l'implication humaine de celles et ceux qui la servent -, la dramatisation artistique n'étant pas une préoccupation première, le &quot;spectacle&quot; pourrait paraître un peu répétitif… Mais comment pouvoir éviter la répétition quand on sait qu'elle est au centre même des affaires traitées, avec son triangle immuable de participants éconduits (migrants - manifestants - délinquants), peuple élu des tribunaux réservant une place de choix aux démunis…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758707.jpg?v=1655923694" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, le vrai faux Tribunal, réuni ce soir dans le cadre du Festival des arts et de la parole &quot;Chahuts&quot;, recrée, incarnées à vue par onze acteurs et actrices, les minutes de scènes singulières ayant valeur d'instantanés à valeur symbolique… Du dealer récidiviste des cages d'escalier, jeune des cités populaires victime lui-même de l'exclusion et bénéficiant des minima sociaux (ainsi que d'une avocate convaincante), Périne Faivre apprend qu'une bonne plaidoirie ne fait pas nécessairement le verdict, pas plus que le Procureur ne fait le jugement.       <br />
              <br />
       Un autre jour, aux Affaires familiales, au milieu des engueulades de couples en furie et d'un autre s'embrassant à pleine bouche, une femme sombre dans le déni des violences de son conjoint, répétant inlassablement en boucle : <span style="font-style:italic">&quot;Mes enfants, je les protège&quot;</span>. Étonnement de voir les avocats feindre d'accepter la version donnée, le désir de la plaignante apparaissant alors plus fort à leurs yeux que les raisons de la Justice des Hommes. Au Tribunal pour Enfants, un ado de quinze ans et sa mère en pleine guerre intrafamiliale, elle demande que l'on lui retire ce fils ingérable. Entre eux, une éducatrice tente de rétablir le lien…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758743.jpg?v=1655923726" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Accompagnés alors d'un accordéon, une danseuse et un danseur de Krump - cette danse non violente des quartiers pauvres de Los Angeles, exprimant au-delà de la rage des visages le désir de jouissance - se lancent dans un battle épique, faisant baisser pour un temps la pression. Nouvelle audience, celle de la Chambre d'Instruction. Un homme, ayant écopé de trente ans pour assassinat de sa femme retrouvée dans un bain de sang, fait appel du jugement. Une femme jurée - devenue depuis son épouse - témoigne, visage extatique, de la fascination qu'elle éprouve pour celui qui aurait dû être acquitté… si ce n'avait été un Président retournant comme une crêpe les jurés. À quoi tient la liberté d'un prévenu ?       <br />
              <br />
       Au Tribunal Administratif, défendue par une avocate anarchiste venant plaider à vélo et en baskets, comparaît un jeune-homme originaire d'Afrique. Le juge doit statuer sur la décision du préfet ordonnant sa reconduite dans son pays d'origine pour absence de titre de séjour. La terreur passe dans ses yeux à chaque fois que le mot &quot;Soudan&quot; est prononcé par le juge. Mais, si poli soit le prévenu, sa demande est rejetée sans qu'apparemment il en saisisse la portée… De même, trois autres prévenus dans une cellule, l'un demandant avec insistance la permission de se rendre aux toilettes. Refus catégorique des policiers en faction. La vie des hommes suspendus au bon vouloir de ceux qui représentent la Loi. À qui revient la faute ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758751.jpg?v=1655923761" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Scènes de la vie judiciaire se juxtaposant les unes aux autres, entrecoupées de battles saisissants comme ceux des avocats prêtant serment ou de tableaux vivants à valeur plus récréative. Parmi les spectacles offerts par cette cour &quot;des miracles&quot;, on citera encore cette mère venant chercher de l'aide auprès d'une avocate, des policiers ayant refusé de prendre sa plainte contre son ex (policier) coupable d'attouchements sexuels sur leurs filles. Ou bien encore cette manifestante Gilet Jaune criant qu'elle a trouvé sur un rond-point - son rond-point ! - le droit à la parole qui lui avait de toujours été confisqué ; alors elle supplie le juge de ne pas la frapper… d'interdiction de manifester, sa vie tout entière en dépend.       <br />
              <br />
       Grandeurs et misères des justiciables, dévouement avéré des serviteurs de justice, tout ce monde défile à la barre dans une agitation à la hauteur des enjeux et, sans conteste, représentative du perçu engrangé par la metteuse en scène de cette &quot;justice-réalité&quot;. Cependant, malgré l'intérêt de cette longue  immersion en milieu tempéré par un regard que l'on sent d'emblée bienveillant, on reste un peu sur sa faim… En effet, la multiplication des scènes de justice, si pertinentes soient-elles, se fait au détriment d'un questionnement qui vient à manquer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758761.jpg?v=1655923797" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      La justice des hommes pourrait-elle échapper à l'ordre de la société qui la crédite ? N'est-elle pas avant tout l'outil rendu nécessaire au maintien d'équilibres sociétaux qui eux n'ont pas toujours à voir avec la pure équité ? L'empathie de la metteuse en scène pour son objet d'étude est palpable… jusqu'à, peut-être, lui bander insensiblement les yeux.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 14 juin 2022, place Renaudel à Bordeaux, dans le cadre de &quot;CHAHUTS - arts de la parole et espace public&quot; qui s'est déroulé du 8 au 18 juin 2022, Quartier Saint-Michel et au-delà de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Héroïne, une épopée au cœur d'un tribunal"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758823.jpg?v=1655924435" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Texte : Périne Faivre.       <br />
       Mise en scène : Périne Faivre.       <br />
       Composition, scénographie, construction : Renaud Grémillon.       <br />
       Collaboration artistique, Nicolas Fayol.       <br />
       De et avec : Kevin Adjovi-Boco (danseur krump, comédien), Antoine Amblard (comédien), Caroline Cano (comédienne), Sophia Chebchoub (comédienne), Périne Faivre (comédienne), Renaud Grémillon (musicien, comédien), Florie Guerrero Abras (comédienne), Daiana Migale (danseuse krump, comédienne), Moreno (performeur plastique, comédien), Maril Van Den Broek (comédienne).       <br />
       Régie son, construction : Jule Vidal.       <br />
       Costumes : Anaïs Clarté.       <br />
       Sound designer : Yoann Coste.       <br />
       Experte sur l'écriture en lien avec le monde judiciaire : Laure Dilly-Pillet.       <br />
       Assistante création : Florie Guerrero Abras.       <br />
       Collaboratrice à l'écriture : Caroline Cano.       <br />
       Par Les Arts Oseurs.       <br />
       Durée : 4 h (avec entracte).       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Villeuneuve en Scène 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 21 Juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h (relâche les 15 et 18 juillet).       <br />
       École Montolivet, Villeneuve-lès-Avignon (30).       <br />
       <a class="link" href="http://www.festivalvilleneuveenscene.com/" target="_blank">&gt;&gt; festivalvilleneuveenscene</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">2 et 3 juillet 2022 :</span> Pronomades en Haute-Garonne, Centre national des arts de la rue et de l'espace public (Cnarep), Encausse-les-Thermes (31).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juillet 2022 au 21 juillet 2022 :</span> Festival Villeneuve en Scène, Villeneuve-lez-Avignon (30).       <br />
       29 et 30 juillet 2022 : Spectacles de Grands Chemins en Haute-Ariège, Ax-les-Thermes (09).       <br />
       17, 18 et 19 août 2022 : Festival international de théâtre de rue, Cnarep Le Parapluie, Aurillac (15).       <br />
       15 septembre 2022 : Cnarep Le Moulin Fondu et ART'R, Garges-lès-Gonesse (95).       <br />
       23, 24 et 25 septembre 2022 : Cnarep Quelques p'Arts..., Annonay (07).       <br />
       15 octobre 2022 : Les Maynats, Pouzac (65).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65574984-46758699.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Villeuneuve-en-Scene-2022-Heroine-Les-yeux-de-bandes-de-la-Justice-immersion-en-milieu-justiciable_a3301.html</link>
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   <title>● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie</title>
   <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 19:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une pièce d'une grande puissance émotionnelle. Une pièce coup de poing, malheureusement d'actualité, qui va placer le spectateur au cœur d'un procès en assises pour viol où la victime va se sentir devenir l'accusée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57165252-42404259.jpg?v=1623952071" alt="● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie" title="● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie" />
     </div>
     <div>
      Louise Leduc est violée sous l'emprise de la drogue par Gaspard Valeur. Suite à ce drame qui déchire sa vie, plongez dans l'intimité du procès en assises de son violeur, mais procès qui devient son procès. Ainsi, vous traverserez avec elle un jugement &quot;parole contre parole&quot; en temps réel, où ses souvenirs parleront parfois.       <br />
              <br />
       Un cri de douleur, mais surtout une leçon d'espoir !       <br />
       &quot;Au même titre que celui qui a inventé le bateau a inventé le naufrage, celui qui a inventé la justice a inventé l'injustice !&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57165252-42404261.jpg?v=1623952105" alt="● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie" title="● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Clémence Baron.       <br />
       Mise en scène : Clémence Baron.       <br />
       Comédiens : Clémence Baron, Colin Doucet, Brieuc Dumont, Alexis Hubert, Caroline Saule, Mathilde Toubeau.       <br />
       Compagnie La Baronnerie.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2021 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 31 Juillet 2021.</span>       <br />
       Mercredi, vendredi et dimanche à 18 h 45.       <br />
       Sham's Théâtre, Place Pie, 25, rue Saint-Jean le Vieux, Avignon.       <br />
       Réservations : 06 60 96 84 82.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.compagnielabaronnerie.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagnielabaronnerie.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57165252-42404259.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2021-●-Accuse·e-Par-la-Cie-La-Baronnerie_a2966.html</link>
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