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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-11T09:05:20+02:00</dc:date>
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   <title>"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire</title>
   <pubDate>Thu, 21 Mar 2024 14:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79047861-57307147.jpg?v=1711028070" alt=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" title=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" />
     </div>
     <div>
      Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.       <br />
              <br />
       Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79047861-57307158.jpg?v=1711028097" alt=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" title=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" />
     </div>
     <div>
      Est ainsi souligné cette sorte de déni autour de la pédophilie qui existait et qu'un silence entourait quand les personnes incriminées étaient couvertes et excusées par un milieu culturel du fait de leur notoriété. Et elles le sont toujours, même si le rapport sexuel est d'un autre ordre, mais reste toujours abusif. Dans le cas de Vanessa Springora, elle raconte, dans &quot;Le Consentement&quot; (2020), la relation pédophile entre G.M. et V.S., jeune adolescente de 14 ans, des initiales qui cachent à peine celle qu'elle a eue au même âge avec Gabriel Matzneff.       <br />
              <br />
       Sur le plateau, après chacun de ses récits, elle étend ses bras avec une tension des jambes prises de tremblements, comme pour débarrasser son corps de flétrissures. La mise en scène de Sébastien Davis donne une visibilité des séquelles autant psychiques que physiques subies par V. Ainsi est mis en exergue le côté autant intime qu'extime de cette relation pédophile.       <br />
              <br />
       Tous les protagonistes sont joués par la narratrice V. dont sa mère et essentiellement G., Cioran (1911-1995) y intervient aussi une fois. Ni costumes et ni maquillages spécifiques, seule la voix, sans modification, est utilisée pour appréhender ceux-ci, l'objectif n'étant pas de coller à eux, mais de les faire voir et sentir au travers de V. Seul pour Emil Cioran, qui incarne dans la pièce les milieux intellectuels qui pardonnaient les écarts de G. car écrivain, est imité avec un accent roumain.       <br />
              <br />
       On découvre le personnage dans ses différentes périodes de vie, et ce, à partir de 4 ans, avec un focus sur sa période adolescente autour de 14 ans lors de sa rencontre avec G., puis adulte quand elle devient écrivaine et éditrice. Dans cette succession de périodes, Ludivine Sagnier plante un personnage qui oscille entre une vue intime de ses sentiments et une visibilité externe de ce qu'elle raconte. Ainsi, la narration bascule parfois dans le récit. Côté cour, en arrière-scène, Pierre Belleville est à la batterie et rythme chaque séquence. Il donne du souffle et une tension à ce qui se joue sur les planches entre lignes et solos de batterie.       <br />
              <br />
       La tension de jeu est palpable, l'émotion est présente et à fleur de peau. Seule, pour la dernière scène, le costume change, laissant apparaître V. sereine, habillée élégamment en femme, comme libérée de ce qu'elle a écrit. Très belle prestation de Ludivine Sagnier qui arrive à habiter son personnage en y mêlant un large spectre de nuances émotionnelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le consentement"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79047861-57307170.jpg?v=1711028118" alt=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" title=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Vanessa Springora.       <br />
       Mise en scène : Sébastien Davis.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Dayana Bellini.       <br />
       Avec : Ludivine Sagnier, Pierre Belleville.       <br />
       Collaboration artistique : Cyril Cotinaut.       <br />
       Création musicale : Dan Levy.       <br />
       Création lumière : Rémi Nicolas.       <br />
       Scénographie : Alwyne de Dardel.       <br />
       Assistante scénographie : Claire Gringore.       <br />
       Stagiaire scénographie : Sabine Rolland.       <br />
       Régie générale : Julien Alenda.       <br />
       Régie son : Warren Dongué.       <br />
       Production Sorcières &amp; Cie.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 mars au 6 avril 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Relâche : dimanches 17, 24 et 31 mars.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79047861-57307147.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?</title>
   <pubDate>Wed, 19 Jan 2022 07:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Gulliver est un intrépide chirurgien du XVIIIe siècle qui cherche les ennuis. C'est clair. Par quatre fois, il s'embarque sur des voiliers et, les quatre fois, il se retrouve prisonnier dans des pays tellement étranges qu'ils sont assurément sortis d'un imaginaire sans scrupules. À croire que ce Gulliver n'arrive pas à comprendre les dangers du monde. À moins qu'il cherche à découvrir autre chose, peut-être un pays, un monde, moins intolérant et intolérable que l'Angleterre de l'époque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61710980-44915154.jpg?v=1642531566" alt=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" title=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" />
     </div>
     <div>
      Cet imaginaire où est projeté le docteur Gulliver est celui de Jonathan Swift, satiriste irlandais et anglais, qui commit &quot;Les voyages de Gulliver&quot; en 1721, un conte qui tourne en ridicule le pouvoir, ses arrogances, ses folies. En photographie, ce serait par un changement de focal que procède Swift avec la société qui l'entoure, en biologie, un passage au microscope, en astronomie, au télescope. Chacun de ses contes met en évidence par grossissement ou rétrécissement les vices, les aberrations du pouvoir. Mais pas seulement. Les abus de pouvoirs, les injustices, les contraintes faites aux peuples…       <br />
               <br />
       De ce conte satirique sans concessions, le spectacle extrait le premier voyage de Gulliver, celui au pays des Lilliputiens où la critique sociale s'exprime à égalité avec l'esprit rieur et caustique de Jonathan Swift. Ce n'est pas pour rien. Le duo créateur du spectacle partage depuis longtemps, dans leurs différentes réalisations, la volonté de proposer des spectacles à la fois ludiques et chargés de sens, d'intentions philosophiques et de rêves. Ici, il y a matière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61710980-44915167.jpg?v=1642531611" alt=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" title=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" />
     </div>
     <div>
      Gulliver se retrouve esclave d'un monde d'humains minuscules qui se font la guerre parce que les uns préfèrent casser les œufs à la coque par le petit bout (les Petitboutiens) alors que les autres préfèrent les ouvrir par le gros bout (le Grosboutiens). Cela prête à rire. Sauf que cela provoque des famines, des affrontements, des centaines de morts. Mais pas chez les gens du pouvoir. Seulement le peuple.       <br />
               <br />
       Le propos est vif, exaltant. La réalisation du spectacle l'est elle aussi. Grâce à un théâtre noir (où les manipulateurs sont invisibles), sorte de castelet géant posé sur la scène de l'Athénée, la noblesse lilliputienne apparaît minuscule face au grand Gulliver. Les visages des acteurs rendent réelles les marionnettes en intégrant leurs petits corps. L'illusion parfaite rend tangible le conte. La démesure éclate sur le plateau entre ce grand humain et ces petits hommes et femmes aux gestes et aux déplacements bizarres, étranges, qui prêtent à rire, mais sont tout de même capables de décider de la mort de n'importe quel sujet pour une vétille.       <br />
               <br />
       Grâce à ce travail époustouflant, toute l'absence d'humanité éclate dans ces rois, ces reines et ces serviles qui sont des visages vivants dans des corps manipulés. Tels ces gens de pouvoirs qui, à faces humaines, ne sont que les marionnettes de… l'ambition, de l'argent ou d'autres passions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61710980-44915186.jpg?v=1642531689" alt=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" title=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" />
     </div>
     <div>
      Le spectaculaire et la frappe imaginaire voulus par Swift sont ici totalement réinventés, magnifiés. Le souvenir des livres d'images où le grand Gulliver était entouré par les Lilliputiens palpite toujours dans nos mémoires. Mais la portée satirique sur la violence du pouvoir sur le peuple exprimée par Jonathan Swift est très affaiblie. Celui qui écrivit ces contes pour éviter la censure, la prison, la mort peut-être, ne retrouvera pas complètement ici son combat. Sa verve, oui. Mais de la totalité, seulement un quart de son chef d'œuvre : le voyage de Gulliver en Lilliputie devrait le titre du spectacle, qui est celui de ce papier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le voyage de Gulliver"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61710980-44915187.jpg?v=1642531714" alt=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" title=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" />
     </div>
     <div>
      Une libre adaptation du roman de Jonathan Swift par Valérie Lesort.       <br />
       Mise en scène : Christian Hecq et Valérie Lesort.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Florimond Plantier.       <br />
       Avec : Sami Adjali, David Alexis, Valérie Kéruzoré, Laurent Montel, Emannuelle Bourgerol, Valérie Lesort, Pauline Tricot, Éric Verdin, Renan Carteaux et Nicolas Verdier.       <br />
       Création et réalisation des marionnettes : Carole Allemand et Fabienne Touzi dit Terzi, assistées de Louise Digard et Alexandra Leseur-Lecocq.       <br />
       Scénographie : Audrey Vuong.       <br />
       Costumes : Vanessa Sannino.       <br />
       Lumières : Pascal Laajili.       <br />
       Musique : Mich Ochowiak et Dominique Bataille.       <br />
       Accessoires : Sophie Coeffic et Juliette Nozières.       <br />
       Collaboration artistique : Sami Adjali.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 28 janvier 2022.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, dimanches 16 et 23 janvier à 16 h.       <br />
       Athénée Théâtre Louis-Jouvet, Grande Salle, Paris 9e, 01 53 05 19 19.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('accueil@athenee-theatre.com')" >accueil@athenee-theatre.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.athenee-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; athenee-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61710980-44915195.jpg?v=1642531743" alt=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" title=""Le voyage de Gulliver en Lilliputie" Mais qu'allait-il faire dans ces galères ?" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       18 au 19 février 2022 : Équilibre et Nuithonie, Fribourg (Suisse).       <br />
       23 au 26 février 2022 : Théâtre National, Nice (06).       <br />
       2 au 6 mars 2022 : Théâtre, Caen (14).       <br />
       10 et 11 mars 2022 : La Comète - Scène Nationale, Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       15 mars 2022 : Théâtre Edwige Feuillères, Vesoul (70).       <br />
       18 mars 2022 : Ma Scène Nationale - Pays de Montbéliard, Montbéliard (25).       <br />
       22 et 23 mars 2022 : Le Tangram - Scène Nationale Évreux – Louviers, Évreux (27).       <br />
       26 et 27 mars 2022 : Théâtre de Saint-Maur, Saint-Maur-des-Fossés (94).       <br />
       30 et 31 mars 2022 : La Maison - Maison de la Culture de Nevers Agglomération, Nevers (58).       <br />
       12 et 13 avril 2022 : Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN, Sartrouville (78).        <br />
       19 et 20 avril 2022 : La Ferme du Buisson - Scène Nationale, Noisiel (77).       <br />
       30 avril 2022 : Le Carré, Sainte-Maxime (83).       <br />
       3 mai 2022 : Théâtre La Colonne, Miramas (13).       <br />
       6 et 7 mai 2022 : TDG - Théâtre, Grasse (06)       <br />
       12 et 13 mai 2022 : Espace Jean Legendre, Compiègne (60).       <br />
       du 17 au 19 mai 2022 : La Coursive - Scène Nationale, La Rochelle (17).       <br />
       24 et 25 mai 2022 : Théâtre des 2 Rives, Charenton-le-Pont (94).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61710980-44915154.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme</title>
   <pubDate>Wed, 13 Feb 2019 14:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Conséquence d'un préambule d'apocalypse à l'explosion atomique présumée, Mark sauve Louise en la transportant dans un abri. Alors que le chaos semble régner au-delà des murs, dans une nécessité de survivance, une amitié imaginée inébranlable va se désagréger au fil d'un combat pour contrer l'adversité, pour s'imaginer un avenir au détriment de l'autre. Dans ce huis clos à deux souterrain, petit à petit, les enjeux se modifient, faisant apparaître les travers les plus sombres de l'Homme… Alors la question se pose : est-ce un sauvetage ou un enlèvement ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192179.jpg?v=1550064980" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      &quot;Après la fin&quot; est une pièce étrange de Dennis Kelly dont la manière de traitement, via la mise en scène et l'interprétation, peut mener à des lectures, des approches différentes, portant la prédation comme un acte soit toxique, soit naturel (car vecteur de survie)… Et la soumission comme répit temporaire face à une menace mortelle ? Car c'est bien d'un mécanisme manichéen de possession, qui passera par le viol, dont il s'agit ici, mettant en place un engrenage exacerbant crescendo la tension des rapports entre une femme et un homme.       <br />
              <br />
       Sous une prime approche (science) fictionnelle et apocalyptique, la pièce de Kelly aborde le sujet de la tyrannie masculine, de la volonté sexuelle du mâle, du harcèlement physique, de la persécution morale, mais aussi de l'étude de la capacité de résistance d'un otage, de son endurance et de sa réactivité face à des paramètres inconnus. Avec en ligne de fond, de manière plus générale, la violence faite aux femmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192200.jpg?v=1550065015" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      Tiphaine Rabaud Fournier et Thomas Rortais sont un vrai couple de comédiens, au sens d'intelligence professionnelle. Dans l'écriture tendue et sous tension de Dennis Kelly, naviguant entre cruauté et humour, les répliques se jouent comme une partie de ping-pong, en alternance de violence verbale, de dérision acidulée et de complicité déguisée, du moins à sens unique pour cette dernière, tant l'un devient soumis à l'autre, dans un schéma de domination machiste, hélas bien trop classique.        <br />
              <br />
       Le phrasé millimétré s'interprète comme une partition vive et soutenue... Et ils excellent à ce jeu-là, virtuoses aux échanges nerveux et aux postures qui, souvent, créent le malaise… bien au-delà des passages anxiogènes voulus par l'auteur.       <br />
              <br />
       Leur travail d'acteur, leur connivence, leur training effectué en amont de la création et chaque jour durant les représentations, apportent un vrai supplément de densité, d'intensité à la pièce, usant de plus des variations tonales nécessaires, maîtrisés mais résolument expressives. Le tout est augmenté par la mise en scène quasi chorégraphique de Baptiste Guiton. Celui-ci ose une utilisation de l'espace tant horizontale que verticale, tant aérienne que terrienne (souterraine dirions-nous ici).       <br />
              <br />
       Les choix opérés par Baptiste Guiton et ses interprètes amènent, après une année 2018 placée sous les signes des hashtags &quot;#Metoo&quot; et &quot;#BalanceTonPorc&quot; (dès octobre 2017), à une lecture se focalisant (pour nous) sur le rapport relationnel perverti entre homme et femme (mais aussi entre otage et geôlier avec une esquisse intéressante, à la fin de la pièce, du syndrome de Stockholm), sur la précarité féminine générée par la prédation et ses extrémismes dont &quot;l'acquisition sexuelle&quot; de l'objet femme et/ou ses représentations, toujours en vigueur aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192220.jpg?v=1550065106" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
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      Bien sûr, &quot;après la fin&quot; est une fiction que le théâtre nous donne à voir sous des angles multiples et différents, où pointe autant des répliques comiques que des situations dramatiques… Mais la trame reste tissée de questionnements fondamentaux sur la place de chacun dans une société encore beaucoup trop machiste, de la gestion des genres et des pratiques sexuelles. Ce travail de Baptiste Guiton se doit d'être vu, notamment - sans hésitation - par les adolescents dont les futures prises de conscience seront fondatrices d'une égalité homme-femme encore plus affirmée.
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     <div><b>"Après la fin"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192275.jpg?v=1550065306" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
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      Texte : Dennis Kelly.       <br />
       Mise en scène : Baptiste Guiton.       <br />
       Texte français : Pearl Manifold et Olivier Werner.       <br />
       Avec : Tiphaine Rabaud Fournier et Thomas Rortais.       <br />
       Scénographie et accessoires : Quentin Lugnier.       <br />
       Lumières : Julien Louisgrand.       <br />
       Costumes et accessoires : Aude Desigaux.       <br />
       Création sonore : Sébastien Quencez.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Résidence de création.       <br />
       Production L'Exalté, direction Baptiste Guiton.       <br />
       Coproduction La Machinerie - Théâtre de Vénissieux et Théâtre National Populaire.       <br />
       &quot;Après la fin&quot; est publié et représenté par L’Arche, Éditeur et agence théâtrale.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 janvier au 21 février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, sauf le jeudi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       TNP Villeurbanne, Grand théâtre, salle Jean-Vilar, 04 78 03 30 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnp-villeurbanne.com/" target="_blank">&gt;&gt; tnp-villeurbanne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30682930-29192179.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Apres-la-fin-L-homme-peut-etre-un-predateur-pour-la-femme_a2343.html</link>
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