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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T19:23:29+02:00</dc:date>
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   <title>"O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…</title>
   <pubDate>Mon, 09 Dec 2024 07:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si, dans "Le cercle des poètes disparus", un professeur fantasque incitait ses étudiants à s'affranchir des règles afin d'éveiller en eux le goût à nul autre pareil de la liberté, Chloé Moglia, danseuse aérienne, défie les lois de la pesanteur (physique, mais pas que…) pour dessiner – avec son corps et ses mots recomposés – le visage de notre humanité, de ses origines à nos jours. "Une leçon de choses" à donner le vertige…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84813108-60537985.jpg?v=1733679173" alt=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" title=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" />
     </div>
     <div>
      Avec, pour seul agrès, un cercle géant (non fermé sur lui-même, mais ouvert au questionnement) et des lettres qu'elle assemblera au gré de ses explorations tous azimuts, elle arpente avec une grâce édénique le parcours de notre genèse, héritiers que nous sommes de la chaîne infinie du vivant depuis l'apparition des bactéries et, au-delà, du grand vide qui les a précédées. Une bande sonore, diffusée en contrepoint, fait entendre les textes (im)pertinents de penseurs – Emanuele Coccia, Val Plumwood, Richard Feynman et d'autres encore – mettant en perspective l'importance démesurée que l'Homme se donne par rapport au reste du vivant, domaine auquel il appartient en tant qu'élément constitutif d'un tout qui le dépasse grandement.       <br />
              <br />
       Faisant écho aux arabesques suspendues d'un corps (le sien) qui semble échapper à l'attraction terrestre, elle &quot;tire des lignes&quot; liant les corps entre eux, les confondant dans la même expérience depuis que la vie se transmet dans un corps à corps sans fin. Ainsi, toute tentative de circonscrire un élément du vivant en en dessinant le contour est vouée irrémédiablement à l'échec… puisque tout être contient en lui ceux qui l'ont précédé et transmettra, à son tour, son héritage aux suivants.       <br />
              <br />
       L'humour – cette mise à distance ô combien salutaire – s'invite à la matière linguistique des lettres assemblées de manière aléatoire pour faire jaillir des sens inattendus (Vide… Ovide, l'auteur justement des &quot;Métamorphoses&quot;, Ecce… Women, etc.). Ou encore, lorsque dessinant un avatar humain jactant à qui mieux mieux, elle tend un micro sous son nez avant de lui clore le bec en effaçant sa caricature dessinée au tableau noir. Une claque sur le pif proéminent… pour rire de tous les tenants de l'anthropocentrisme qui ne conçoivent le monde qu'à travers le prisme du nombril humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84813108-60537987.jpg?v=1733679239" alt=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" title=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, débarrassée de l'empilage des injonctions oiseuses &quot;alourdissant&quot; l'homo sapiens ordinaire en lui faisant croire qu'il est supérieur aux autres espèces, elle tutoie les sphères aériennes en faisant sien le point de vue critique… du crocodile ! <span style="font-style:italic">&quot;Le crocodile nous remet à notre place, il fait fi de nos prétentions à être une espèce supérieure, extérieure à la chaîne alimentaire et nous incite à reconnaitre que nous sommes une espèce animale parmi d'autres et une source de nourriture qui n'est singulière qu'en raison de son arrogance&quot;.</span> (Val Plumwood)… Mais si toutes ces certitudes erronées ressassées en boucle par l'espèce humaine pour faire croire à son (h)omni-importance s'effondrent, s'il n'y a plus rien à quoi se raccrocher, que reste-t-il ? Comment tenir ?       <br />
              <br />
       … Tenir en équilibre, suspendue très longuement à la force d'une seule main (véritable exploit physique) au cercle providentiel (ni début, ni fin mais un continuum de points) pour entrevoir les lignes du ciel et de la terre convergeant vers la même ligne d'horizon, point de rencontre entre l'infini et le fini. Un univers-monde toujours en (r)évolution autour d'un axe désaxé, et ne pouvant se réduire à une peau de chagrin, serait-ce celle de l'Homme.       <br />
              <br />
       Semblant littéralement flotter dans l'air, artiste et philosophe confondues dans la même enveloppe charnelle, Chloé Moglia donne à voir et à entendre l'insoupçonnable légèreté de l'être libéré du poids des a priori de supériorité cultivés comme viatique illusoire par son espèce. Dans son sillage, on se met, nous aussi, à rêver à l'effondrement de la pensée binaire créant les hiérarchies dans le monde vivant pour tenter de justifier tous les systèmes de domination et d'oppression. Une soirée solaire… où l'on se prend à danser avec un corps pensant.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 3 décembre 2024 à la Manufacture CDCN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"O"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84813108-60538018.jpg?v=1733679343" alt=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" title=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" />
     </div>
     <div>
      Création 2022.       <br />
       Conception et réalisation : Chloé Moglia.       <br />
       Création musicale : Marielle Chatain.       <br />
       Création lumière : Arnaud Lavisse.       <br />
       Direction technique et collaboration artistique : Hervé Chantepie       <br />
       Conception et construction de la structure : Éric Noel et Silvain Ohl       <br />
       Régie son : Clément Crubilé.       <br />
       Régie lumière : Michel Bertrand.       <br />
       Voix enregistrées : Iseut Dubet et Chloé Moglia.       <br />
       Par la compagnie Rhizome.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 3 au mercredi 4 décembre 2024 à la Manufacture CDCN de Bordeaux (33), en coorganisation avec la Scène nationale Carré-Colonnes.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 décembre 2024 : La Passerelle - Scène nationale, Saint-Brieuc (22).       <br />
       15 et 16 mai 2025 : Le Zef - Scène nationale, Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84813108-60537985.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/O-Le-cercle-des-origines-retrouvees-une-ouverture-vertigineuse_a4100.html</link>
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   <title>"Vol d'usage"… Gestique poétique !</title>
   <pubDate>Sat, 06 Apr 2019 15:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est un spectacle de précision de la Cie Quotidienne. Les sangles font cause commune avec un vélo acrobatique pour faire du corps un élément autant mû par la gravité que porté par l'espace.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32403284-30216989.jpg?v=1554560211" alt=""Vol d'usage"… Gestique poétique !" title=""Vol d'usage"… Gestique poétique !" />
     </div>
     <div>
      Ils sont deux sur scène. Ou plutôt trois. Car le vélo est presque un personnage. Un compagnon de jeu à l'évidence. Jean Charmillot est au guidon. Les rôles sont marqués dès les premiers instants. Celui-ci démarre doucement avec son engin qui tourne tout autour de la scène. Cela dure quelques minutes. Un peu long. Mais juste le temps nécessaire pour donner au bicycle toute son importance. C'est le clou du spectacle même si au départ peu de chose se passe. Un homme attend. C'est Jérôme Galan au bord d'une scène qui se transforme en route.        <br />
              <br />
       Le vélo devient un véhicule, un élément de jeu. On s'y agrippe à deux. On s'y amuse en faisant cause commune. On joue d'équilibre. On est sur roue, sur selle et presque sur terre. C'est aussi un spectacle des airs avec une très belle poésie de l'espace grâce au numéro de sangle de Jérôme Galan composé de balancements très gracieux, élancés au début, rejoint ensuite par Jean Charmillot.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32403284-30217024.jpg?v=1554560246" alt=""Vol d'usage"… Gestique poétique !" title=""Vol d'usage"… Gestique poétique !" />
     </div>
     <div>
      On se frôle alors que, sur terre, on se touchait. Galan reste en équilibre et, avec sa barbe, joue l'attitude du Christ sur son crucifix. Aucun geste déplacé ou provocateur. Juste la beauté d'un geste empreint d'équilibre, de maîtrise et de calme. Il monte avec grâce et force à l'aide de son accessoire pour en rester prisonnier bien qu'il était auparavant libre et léger avec lui. Le corps devient objet alors qu'au commencement, il était sujet avec des mouvements précis et élancés.       <br />
              <br />
       On joue de vitesse à la fois rapide et lente. On redescend sur terre avec pédales et guidon qui deviennent des éléments de suspension, presque d'acrobatie. L'harmonie entre les deux artistes est intéressante à plus d'un titre. L'un est aérien avec ses sangles, l'autre est à terre avec son vélo même si ceux-ci pratiquent des deux. La complémentarité sol et air est de toute beauté. Le premier est rond avec ses roues, le deuxième est droit avec ses sangles. Le mariage entre sol et airs et ce rapport à l'espace toujours différent mais complémentaire donne au spectacle une grâce et une force qui se lient dans une même direction, celle d'une poésie du geste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vol d'usage"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32403284-30217034.jpg?v=1554560292" alt=""Vol d'usage"… Gestique poétique !" title=""Vol d'usage"… Gestique poétique !" />
     </div>
     <div>
      Conception et vélo acrobatique : Jean Charmillot.       <br />
       Conception et sangles aériennes : Jérôme Galan.       <br />
       Regard extérieur : Marc Vittecoq.       <br />
       Création musicale : Yannick Tinguely.       <br />
       Costumes : Emily Cauwet.       <br />
       Création lumière : Lydie Del Rabal.       <br />
       Création son : Thomas Mirgaine.       <br />
       Administration : Valérie Binn.       <br />
       Régies son et lumière (en alternance) : Zélie Abadie, Anthony Caruana, Paul Galéron, Pierre Maheu, Thomas Mirgaine, Pascale Renard.       <br />
       Production Cie. Quotidienne.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
       À partir de 5 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 mars au 7 avril 2019.</span>       <br />
       Vendredi à 20 30, samedi à 18 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Firmin Gémier La Piscine, Espace cirque d'Anthony, Anthony (92), 01 41 87 20 84.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr/index.cfm" target="_blank">&gt;&gt; theatrefirmingemier-lapiscine.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 6 au 10 mai 2019 : Les Scènes du Jura, La Jument Verte, Courlans (39).       <br />
       Du 17 au 24 mai 2019 : CREAC/Saison Culturelle, Esplanade des Terres Neuves, Bègles (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Vol-d-usage-Gestique-poetique-_a2375.html</link>
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