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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-12T07:03:28+02:00</dc:date>
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   <title>"Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux</title>
   <pubDate>Mon, 08 Jun 2026 06:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand l'auteur de "La Confession d'un enfant du siècle", sous l'emprise de la rage causée par sa rupture avec George Sand, écrit en 1834 "On ne badine pas avec l'amour", il laisse déborder le trop-plein de ressentiments qui l'assaillent… Quand près de deux cents ans plus tard, Laura Bazalgette adapte le texte en opérant délibérément une césure dans le titre initial amputé de l'idée de badinage, on franchit un pas de plus vers le tragique de "l'amor". En effet, son entête claque comme une injonction dont l'urgence est criante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96867600-67522122.jpg?v=1780743266" alt=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" title=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" />
     </div>
     <div>
      En confiant à Nicolas Meusnier le soin d'interpréter le drame resserré autour des trois figures de Camille, Perdican et Rosette, elle s'adjoint la contribution d'un acteur au potentiel expressif mimétique à haute valeur communicative. Le mot performance, souvent galvaudé, retrouve en effet là toute sa force, tant la capacité de l'acteur à endosser – dans le même temps – les rôles des trois personnages tragiques en passant instantanément de l'un à l'autre pour lui donner la réplique, relève d'un art consommé… Une maitrise liée à la sincérité à fleur de peau de celui qui s'est d'abord essayé à l'art dramatique en projetant sur scène les éléments puisés dans sa propre histoire. De même ici, il ne trichera pas avec les affres du sentiment amoureux pour mieux délivrer le tragique qui le sous-tend.       <br />
              <br />
       Paradoxe que de prétendre réinterpréter &quot;avec sincérité&quot; une pièce initiale où le badinage était annoncé en exergue ? Aucunement, car parmi les trois protagonistes du drame en cours, si l'une est au-dessus de tous soupçons en ce qui concerne la sincérité liée à ses origines modestes la privant de toutes fioritures, les deux autres, bien éduqués et maîtrisant les codes du langage desquels ils jouent avec virtuosité, éprouvent au fond d'eux-mêmes le besoin irrépressible de se dévoiler ouvertement à l'objet de leurs vœux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96867600-67522123.jpg?v=1780743277" alt=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" title=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" />
     </div>
     <div>
      Souligner à cette occasion combien l'interprétation des personnages de Camille (jeune fille de bonne famille formatée par une éducation religieuse ultra-conservatrice lui interdisant de reconnaître ses penchants pour son séduisant cousin) et de Perdican (jeune bachelier brillant prêt à utiliser son intelligence jusqu'à la rouerie pour obtenir le consentement de sa belle cousine), met en lumière non seulement les tourments amoureux qui les déchirent l'un et l'autre, mais aussi leur appartenance à la classe sociale dont ils ont intégré les codes. Ainsi, jouant des pouvoirs de la langue, leurs jeux cruels iront jusqu'à utiliser les sentiments de Rosette, paysanne &quot;sans éducation&quot; et instrumentalisée jusqu'à en perdre la vie. Dans les plis du discours et les inflexions de la voix, démonstration est faite que l'amour n'est pas qu'affaire de sentiments individuels, il est marqué au sceau des classes sociales faisant de l'élan des sens un en-jeu politique.       <br />
              <br />
       Fidèle au &quot;théâtre pauvre&quot; de Grotowski – élisant le corps de l'acteur comme point focal excluant costume, décor, lumière et musique – le comédien, pénétré par ses rôles, va se donner corps et âme pour faire entendre les problématiques des personnages. Une simple table et deux chaises figureront les espaces et les places occupées tour à tour par chacun…       <br />
              <br />
       &quot;Acte I, scène 2&quot;… Livre en main, l'acteur délivre tout d'abord une lecture des plus neutres du texte de Musset présentant le père fier d'annoncer le mariage qu'il a décidé entre sa nièce Camille et son fils Perdican. Une lecture &quot;à plat&quot;, à peine si des variations infimes viennent nous sortir de la torpeur qui pointe en ce début d'après-midi caniculaire… Et très vite, le livre abandonné, le corps s'enflammera et les tirades s'enchaineront jusqu'à la chute, comme autant de salves crépitantes.       <br />
              <br />
       &quot;Acte II, scène 5&quot;… &quot;La&quot; scène où les visages paysages de l'amour éternel épuré (évoqué par la prude Camille prise dans les rets du couvent dont elle sort tout juste) et de l'amour humain porté à son incandescence (incarné par Perdican, prototype du fougueux héros romantique) vont se faire face dans le décor – suggéré par les mots du comédien abandonnant un instant &quot;ses&quot; personnages – de la fontaine logée dans les bois où leur tendre amitié de jeunesse s'est épanouie.       <br />
              <br />
       &quot;Dix pages plus loin, Acte III&quot;... La mécanique éperdue de l'amour en souffrance va produire ses fruits, épousant les déclarations de Camille, amoureuse prenant le voile, et de Perdican, amoureux fou de celle qui le délaisse pour &quot;les mensonges de l'amour divin&quot;. À un mensonge céleste, répondra un autre terrestre, celui de Perdican mettant en œuvre une stratégie diabolique pour arriver à ses fins. Mensonge mortel dont l'innocente et fraîche Rosette – dont la voix fluette trouera le brouhaha – sera la victime expiatoire… après que les tourments et revirements des deux amoureux ne nous eurent littéralement éclaboussés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96867600-67522652.jpg?v=1780745168" alt=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" title=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" />
     </div>
     <div>
      Cette forme théâtrale destinée à venir à la rencontre de son public – dans les classes des collèges et lycées ; ici des élèves de première littéraire avec Musset au programme du bac de français – modeste dans son format et ambitieuse dans ses intentions, touche sa cible. La preuve de son impact étant à trouver du côté de la qualité exceptionnelle d'écoute manifestée par les lycéennes et lycéens, scotchés… Le secret de cette réussite ? Un texte à valeur littéraire éprouvée, adapté de manière exigeante en cristallisant l'enjeu dramatique du sentiment amoureux autour des jeunes protagonistes, et un acteur &quot;habité&quot;, passant d'un rôle à l'autre avec une virtuosité et un engagement tels que les états d'âme des personnages deviennent nôtres. Un théâtre de tréteaux… sans tréteaux, mais pénétré de son esprit.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 mai 2026, au lycée du Mirail à Bordeaux (33), pour la dernière représentation de la saison 2025-2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pas avec l'amour"</b></div>
     <div>
      D'après &quot;On ne badine pas avec l'amour&quot; d'Alfred de Musset.       <br />
       Conception : Laura Bazalgette.       <br />
       Mise en scène : Laura Bazalgette.       <br />
       Avec : Nicolas Meusnier.       <br />
       Production déléguée tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine.       <br />
       Spectacle conçu pour les collèges et lycées, pour tous dès 14 ans.       <br />
       Créé le 13 octobre 2025 au tnba.       <br />
       Durée : 50 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires</title>
   <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 06:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dire d'abord l'affiche choisie par Fanny de Chaillé pour annoncer sa nouvelle création… Une reproduction d'un modeste morceau de carton déchiré où Thomas Hirschhorn – plasticien suisse avec lequel la metteuse en scène chorégraphe présentera prochainement au CAPC de Bordeaux une autre performance – a griffonné, à l'aide d'un simple stylo bic, un cœur accompagné d'un commentaire savoureux : "made by non-artificial intelligence"… Ce soir non plus, sur le plateau d'un théâtre, il ne sera aucunement question de laisser à l'IA le pouvoir de réorganiser et interpréter les vies dont nous sommes dépositaires. Seules les mémoires vives des huit jeunes et talentueux "interprètes" (de leur passé) auront droit de cité pour recomposer leurs "histoires" percutant les nôtres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96793525-67470971.jpg?v=1780253949" alt=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" title=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Dans le droit fil des créations précédentes tramées par les questions de l'archive et du collectif (cf. &quot;Le groupe&quot;, &quot;Les Grands&quot;, &quot;Le Chœur&quot;, &quot;Avignon, une école&quot;), le plateau prend vie au travers de la présence des actrices et des acteurs &quot;faisant corps&quot; avec leurs égo-documents dont ils vont frénétiquement s'emparer, les diffractant au travers de chorégraphies expressives et autres expressions investies. Ainsi, partant d'une situation que &quot;La maison vide&quot; de Laurent Mauvignier n'aurait pas reniée, les membres d'une fratrie fictive vont se confronter aux souvenirs réels ou réinventés exhumés de la cave familiale…       <br />
              <br />
       Reposant là dans le plus grand désordre, paquets de cours soigneusement ficelés, photos de classe, albums de clichés de vacances, vidéos super 8, MP3 et autres témoins d'un passé révolu attendaient que quelqu'un les extirpe de leur léthargie. Et ce sera l'un des fils qui en prendra l'initiative – controversée par d'autres membres de la famille – en voulant mettre un peu d'ordre dans ce fatras d'archives patrimoniales afin de libérer de la place… Un tri des plus arbitraires faisant remonter à la surface les petits bonheurs et malheurs des existences communes. Tel pourrait être présenté le pitch de départ… sachant que là n'est pas la question.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96793525-67470972.jpg?v=1780253976" alt=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" title=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" />
     </div>
     <div>
      En effet, éloignée de toute tentative de narration dont elle se méfie comme une maladie d'un certain théâtre, Fanny de Chaillé s'empare avec ses acteurs et actrices de cette situation initiale pour proposer une suite de tableaux &quot;ultrasensibles&quot;, superbement chorégraphiés en accord ou en contrepoint des paroles énoncées, pour, en dissociant avec à-propos mouvements et propos tenus, libérer l'imaginaire du spectateur happé par sa propre histoire…. Faire de tout un chacun un regardant sensible, recréant à l'aune de ses expériences intimes le parfum de son passé enfoui.       <br />
              <br />
       Comme dans un kaléidoscope géant, se succéderont des séries de tableaux vivants, capturant des instantanés ou/et les animant, dans un maelstrom émotionnel &quot;parlant&quot; de manière singulière à chacun et chacune. Exit un sens univoque, place à des sens pluriels émanant des expériences personnelles vécues par les spectateurs réunis dans des espaces-temps qui ne sont pas les leurs, mais dans lesquels ils se retrouvent jusqu'à s'y fondre. Comme si, dans un test de Rorschach revisité de manière beaucoup plus colorée, il s'agissait d'une fabuleuse invitation à projeter son propre roman en l'extirpant des limbes où il s'ensommeillait.       <br />
              <br />
       Pêle-mêle quelques séquençages d'une &quot;mise en pièces&quot; porteuse d'humour débridé, de révolte violente, de nostalgie heureuse, de souffrance cachée et autres infinies modulations de la gamme émotionnelle déclenchées par les &quot;petits riens&quot; de nos existences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96793525-67470981.jpg?v=1780253997" alt=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" title=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" />
     </div>
     <div>
      De l'humour débridé de la scène inaugurale chorégraphiant le discours improbable de la mère hystérique, submergée par l'émotion lors du mariage de sa &quot;toute petite&quot;… Au tragique du quotidien libéré par les lettres du grand-père &quot;poilu&quot; écrivant du front les affres des tranchées sous la mitraille ennemie ; lectures sur fond de &quot;tableaux vivants&quot; échappés tout droit de l'univers de Francis Bacon… En passant par la bonne humeur, teintée de nostalgie, irradiant de la photo de la petite fille sur une balançoire, ou encore des inévitables clichés &quot;heureux&quot; de mariage des grands-parents et parents… (sauf que là sur un rush de vidéo, c'est qui cette femme à côté du père ?).       <br />
              <br />
       Ou encore la saynète où les adultes s'ingénient à faire répéter à la petite fille médusée une histoire vieille comme le monde, dont seuls, ils s'amusent… Les vacances à Venise… Les réflexions du tonton barbecue et la colère qu'elles déclenchent a posteriori chez celle qui, hors de ses gonds, a eu à en subir les lourds assauts… Ou encore les confidences émouvantes, champ contre champ, des deux anciens ados, amoureux transis… Les pulsions homosexuelles à dissimuler… Noël, son sapin, ses cadeaux de merde… Le nom de chien d'un prétendant à écarter… La boîte de nuit et ses (dés)illusions…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96793525-67470985.jpg?v=1780254025" alt=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" title=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Ces moments resurgis de passés archivés, dans lesquels chacun aura l'occasion de se reconnaître, trouvent leur impact autant dans l'interprétation à fleur de peau des actrices et des acteurs faisant chorus (tous ayant participé à une ou plusieurs des créations précédentes) que dans leur mise en jeu subtilement chorégraphiée. Sans omettre de cette &quot;fête des sens&quot;, la musique distillée en live par la contrebassiste accompagnée du guitariste venant nous toucher là où les mots échoueraient. Quant aux jeux de lumières, réellement fascinants, ils sculptent l'espace des émotions, exaltant jusqu'à son incandescence l'approche sensible.       <br />
              <br />
       On l'aura compris, au-delà des anecdotes révélées – dont la teneur aux antipodes du spectaculaire parle à nos existences en créant un réservoir commun d'expériences à partager –, c'est leur &quot;traitement au plateau&quot; qui crée l'épiphanie théâtrale. Dans le droit fil du courant initié par les historiens des sensibilités, comme Clémentine Vidal-Naquet et Hervé Mazurel dont la chorégraphe metteuse en scène se réclame, ce qui importe à son projet, c'est d'ouvrir le champ du sensible… Ainsi au travers de la &quot;surprenante banalité&quot; des égo-archives présentées, au gré de nos affects présents, est libéré un passé (re)composé de sensations ouvreuses de connaissances potentielles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96793525-67470986.jpg?v=1780254057" alt=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" title=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Que restera-t-il des traces de cette soirée théâtrale lorsque le temps aura passé et que la dématérialisation des égo-documents sera affaire exclusive d'un Cloud drivé par des super technologies ordonnatrices du jeu ? Question de clôture… rouvrant de manière émouvante sur les petits bonheurs, eux bien réels, provoqués par cette représentation garantie sans IA et dont les &quot;personnages&quot; portent – en toute simplicité – les prénoms des acteurs et actrices.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 20 mai 2026, Grande Salle Vitez du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ultrasensibles"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96793525-67472781.jpg?v=1780294580" alt=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" title=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Création mai 2026 au tnba.       <br />
       Conception et mise en scène : Fanny de Chaillé.       <br />
       Avec : Margot Alexandre, Maudie Cosset-Chéneau, Luna Desmeules, Pierre Ripoll, Malo Martin, Tom Verschueren, Margot Viala et Valentine Vittoz.       <br />
       Musiciens et musiciennes : Sarah Murcia (contrebasse, clavier) et Gilles Coronado (guitare)       <br />
       Assistant : Christophe Ives.       <br />
       Composition musicale : Sarah Murcia.       <br />
       Lumière : Willy Cessa.       <br />
       Son : Manuel Coursin.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca, assistée de Françoise Léger Pirus.       <br />
       Régie générale : Emmanuel Bassibé.       <br />
       Régie son : François-Xavier Vilaverde.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 20 au 22 mai 2026 au tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96793525-67472795.jpg?v=1780294920" alt=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" title=""Ultrasensibles" Nous sommes de l'étoffe dont sont faites les émotions… Plongée au cœur de nos mémoires ordinaires" />
     </div>
     <div>
      7 octobre 2026 : Espaces Pluriels, Pau (64).       <br />
       9 octobre 2026 : Scène nationale Sud Aquitain, Bayonne (64).       <br />
       19 novembre 2026 : TAP - Scène nationale, Poitiers (86).       <br />
       2 au 5 décembre 2026 : MC93 - Maison de la culture (dans le cadre du Festival d'Automne), Bobigny (93).       <br />
       8 au 10 décembre 2026 : Le Lieu Unique - Scène nationale, Nantes (44).       <br />
       12 au 15 janvier 2027 : Nouveau Théâtre - CDN, Besançon (25).       <br />
       27 janvier 2027 : Théâtre, Nîmes (30).       <br />
       17 au 19 février 2027 : Le Quai - CDN, Angers (49).       <br />
       6 au 7 mars 2027 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96793525-67470971.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ultrasensibles-Nous-sommes-de-l-etoffe-dont-sont-faites-les-emotions-Plongee-au-coeur-de-nos-memoires-ordinaires_a4572.html</link>
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   <title>"Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique</title>
   <pubDate>Thu, 21 May 2026 09:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Matthieu Barbin et son avatar féminin, Sara Forever, enflamment l'espace du théâtre – scène et salle comprises dans la même unité – électrisé par leur présence charismatique. Fardé à souhait et exhibant des tenues féminines à faire tomber en pâmoison les moins sémillants des séminaristes, convoquant des archives personnelles où sa chère mère occupera la place centrale, les mixant avec des archives peuplées d'icônes mythiques, entre pauses poétiques et musiques déferlantes, il/elle va se donner à voir dans un spectacle complet transcendant les frontières établies des genres, artistiques et autres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377608.jpg?v=1779348346" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
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     <div>
      Sous des dehors délibérément ludiques et avec la sincérité propre à la culture drag, le performeur aux multiples facettes va épouser, une heure et quart durant, le crédo nietzschéen de la déconstruction radicale pour embrasser de nouveaux horizons. Déconstruire les liens de filiation, les siens, mais aussi ceux des icônes de la pop music et du cinéma, pour mieux construire de nouvelles identités. À l'instar de sa propre mutation en Sara Forever, il n'aura de cesse de convoquer des archives projetées sur grand écran pour donner vie à cette exploration en 3D des destinées, dont la sienne. Destinées ponctuées de séquences performatives des plus explosives.       <br />
              <br />
       Ainsi du &quot;générique&quot; faisant défiler les noms de figures mythiques du cinéma, du pop art et de la pop music… On peut y lire les noms de Romy Schneider, Liza Minnelli, Judy Garland, Dolly Parton, Miley Cyrus, Prince, Michael Jackson… et, en très bonne place, le nom de celle qui sera la star incontournable de son show débridé : Marylis, sa génitrice, à laquelle il consacre des attentions privilégiées en projetant des rushs de films tournés dans la sphère familiale avec, cerise sur le gâteau, gros plan sur l'anniversaire partagé.       <br />
              <br />
       Le fil rouge tramant le spectacle étant visiblement à trouver du côté des relations entre les noms d'artistes cités et son histoire en devenir… Outre la notoriété des stars citées, ce qui les relie entre elles, c'est leur lien de parenté (mère fille pour Judy Garland et Liza Minnelli ; cousines de longue date avec sa filleule pour Dolly Parton et Miley Cyrus…), sans évoquer pour ces stars une addiction avérée aux médocs ayant causé la perte d'un certain nombre.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377610.jpg?v=1779348370" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
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     <div>
      Le performeur n'hésitera pas non plus à manipuler les archives en projetant une vidéo dans laquelle il se métamorphose en Liza Minnelli fardée en Drag Queen et dialoguant avec Judy Garland. De même, dans le générique cité, il apparaîtra avec sa propre mère aux origines ouvrières au côté des Kings de la pop music qu'étaient Prince et Michael Jackson. Un jeu gratuit ? Non… une confrontation délibérée à l'enfance d'autres figures de la scène pour faire émerger ce qui, dans la mise en jeu de leurs filiations et devenirs, lui parle… Ainsi, pour éclairer ses propres désirs de transformation – comment Matthieu Barbin est devenu Sara Forever, un avatar qui lui va pour toujours… – aura-t-il besoin de ces rencontres hors-champ, lui qui privé de sorties au théâtre dans sa prime jeunesse a découvert le monde (des arts) au travers de la petite lucarne du récepteur maternel.       <br />
              <br />
       Rembobinage… Entrée fulgurante dans sa chambre d'enfant… Comme lors d'un accouchement, déchirant le drap tendu verticalement, il/elle jaillit au monde en chantant à tue-tête. Drapée d'une cape d'un rouge flamboyant dont les pans ne sont pas sans évoquer les lèvres d'une vulve géante, serrée dans un corset portant haut sa poitrine et porte-jarretelles exhibé, Sara Forever, la magnifique, apparaît alors dans la splendeur de ses exubérances. Se saisissant d'un baigneur en celluloïd posé là – avatar de lui enfant – elle le balance derrière elle après avoir dansé avec lui, le tenant à bout de bras pour célébrer sa renaissance sur les fonts baptismaux d'un plateau de théâtre… Réminiscence de &quot;scènes originaires&quot; où, dans le cocon de sa chambre à coucher, il jouait à se travestir en imitant les vedettes du petit écran, cette fenêtre par laquelle elles pénétraient pour rejoindre ses fantasmes.       <br />
              <br />
       Le décor étant planté, &quot;il&quot; ayant accouché d'&quot;elle&quot;, va alors se succéder comme dans un kaléidoscope géant, une mosaïque de tableaux survitaminés débordant de musique pop sur fond d'écrans cinématographiques. Ainsi du destin – réinterprété librement – de Sissi Impératrice, alias Romy Schneider, assorti des commentaires iconoclastes du performeur, dansant comme elle en commentant sans fioritures l'oppression causée par la robe enserrant l'icône. Une oppression visible en cachant une autre plus intime ; le fardeau d'une mère allemande, star sous Hitler. Une oppression dont le performeur la libérera dans une interprétation trash où, coiffé d'une perruque rouge sang, il se lancera dans une chorégraphie frénétique sous les hurlements de la musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377716.jpg?v=1779348396" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Ou encore le destin – fabuleusement artistique – du couple mère-fille que formaient Judy Garland et Liza Minnelli, invitant le performeur à interpréter, chapeau vissé sur le crâne et juché sur une chaise, un numéro sorti tout droit de &quot;Cabaret&quot;, film dont le rôle principal revenait à Liza Minnelli… Une invitation à rebondir sur le couple mère-fils que le performeur forme avec sa mère, ouvrière rêvant – en regardant les &quot;vedettes dans le poste&quot; – que son fils fasse du cinéma ; le septième art comme ascenseur social. À chacun son destin, à chacun de le reproduire… ou d'y échapper en se projetant dans d'autres que soi.       <br />
              <br />
       Jouer, rejouer, se déjouer… Parmi ses figures d'identification, deux superstars, Prince et Michael Jackson. Mais que prendre de ces héritages mythiques ? Garder le strass et les paillettes, garder le talent, l'énergie géniale et l'excentricité rompant avec toutes les injonctions. Refuser les écarts mettant en jeu d'autres formes d'asservissement. Faire le tri dans les successions, conserver l'essentiel pour naître à soi-même dans un mouvement ininterrompu… Ainsi, drapé superbement dans une cape brodée des napoléons économisés par sa chère maman, il disparaitra – royalement – en fond de scène, accompagné par un délire d'applaudissements.       <br />
              <br />
       Dans une chambre-cabaret flamboyante, une Drag Queen électrique du nom de Sara Forever (âme sœur scénique de Matthieu Barbin) subjugue à coups de sincérité filiale et d'interprétations artistiques effrénées, où les tenues vestimentaires et les wigs échevelées, les lipsyncs tonitruants et la mise en jeu décomplexée des codes de l'univers singulier du Drag (Cf. la séquence où Matthieu/Sara rejoint les spectateurs, travesti en doigt en mousse géant et distribuant généreusement des drags dollar…) vont s'allier aux accents de la pop music déchainée. Un cocktail assurément explosif de nature à rompre les chaines de la pensée conventionnelle, rappelant – si besoin était – que le Drag est par essence &quot;un genre&quot; performatif à vertu subversive.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 7 mai 2026, Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dynasties"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377723.jpg?v=1779348417" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Création 2024.       <br />
       Mise en scène et performance : Matthieu Barbin/Sara Forever.       <br />
       Collaboration à l'écriture et création vidéo : Florent Gouëlou.       <br />
       Regard extérieur : Dalila Khatir.       <br />
       Lumières et régie générale : François Boulet.       <br />
       Son : Géraldine Belin.       <br />
       Costumes : Aymerick Zana et Lion Ascendant Connasse.       <br />
       Wigs, headpieces : Hitsublu.       <br />
       Traitement des vidéos : Aurélien Binault.       <br />
       Effets pyrotechniques : Marc Chevillon.       <br />
       Habillage : Cara Benassayag.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Représenté du 5 au 7 mai 2026, Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine à Bordeaux (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>        <br />
       <span class="fluo_jaune">28 et 29 mai 2026 :</span> Le Manège - Scène Nationale, Reims (51).       <br />
       Du 10 au 13 et du 16 au 19 décembre 2026 : MC93, Bobigny (93).       <br />
       Du 4 au 6 mars 2027 : Bonlieu - Scène Nationale, Annecy (74).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96659983-67377608.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dynasties-D-une-chambre-a-soi-a-un-grand-cabaret-queer-la-revue-intime-et-spectaculaire-d-une-Drag-Queen-electrique_a4563.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96619697</guid>
   <title>•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…</title>
   <pubDate>Tue, 19 May 2026 16:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Forme hybride échappant à tout genre et traversé par la liberté d'écriture de celle qui en 1987 s'entretint avec Jérôme Beaujour, écrivain hors norme ami de Marguerite Duras… ainsi se présente – sur le papier – "La vie matérielle". Ni journal, ni roman, mais une "écriture flottante" se développant au gré des méandres d'associations libres balayant plus de soixante-dix années d'une existence intranquille… William Mesguich s'empare de cette matière (é)mouvante pour la mettre en jeu, en en confiant l'interprétation à Catherine Artigala, actrice au physique durassien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349688.jpg?v=1753177154" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      Face à nous, un bureau accueille quelques liasses de feuillets manuscrits, deux verres et… l'inévitable bouteille. Dans son alignement, un fauteuil tend ses bras à l'actrice chaussée de la non moins inévitable paire de lunettes à monture épaisse, réplique exacte de celle de la locataire des Roches Noires. À portée de main, un guéridon avec là encore, encadrant le portrait de la mère, un verre et une bouteille… La vie que l'on s'apprête à faire revivre, frappée du sceau d'une écriture dont l'encre a été longtemps l'alcool, trouve ici – sans grande surprise – son décorum. Les épisodes de l'existence de M.D. vont pouvoir se donner à voir, comme dans un kaléidoscope…       <br />
              <br />
       La rencontre amoureuse avec Yann Andréa, jeune homme homosexuel, offrant à la romancière de soixante-six ans un regain de désirs brûlants… Si passionnée est-elle par cet amour exalté par les trente-six ans qui les séparent que, lors de la mise en bière de sa mère, elle n'éprouve <span style="font-style:italic">&quot;aucune peine pour cette femme morte et son fils qui pleurait, son fils, mon frère aîné&quot;</span>. Et pour signifier l'amour fou qui relie Marguerite à son jeune amant, la comédienne tourne sur elle-même, tourne, tourne encore et encore…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349689.jpg?v=1753177176" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      L'hôpital américain où elle est hospitalisée après avoir ingéré trop d'alcool… Et la comédienne joint le geste à la parole en sifflant un verre de vin blanc… Entre les murs, elle entend un opéra de Wagner résonner dans son crâne, effrayé par des cohortes de rats traversant sa chambre… Lunettes noires chaussées, la comédienne reprend alors une interview donnée à Honfleur où elle parle de son rapport à l'alcool, ce compagnon de solitude, <span style="font-style:italic">&quot;une fois mort, on ne boira plus, c'est ce qui empêche de mourir&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Les rizières de l'Indochine où elle est née, l'odeur forte de la terre après la pluie, les jeux libres avec les enfants des bonnes, un cocktail de souvenirs rafraichissants qui illuminent le visage de la comédienne… La scène, dans un hôtel d'Hanoï, d'elle à quatre ans invitée par un garçon vietnamien de onze ans à prendre sa verge dans ses mains… ponctuée aussitôt par un autre verre de vin.       <br />
              <br />
       L'amant chinois et la petite blanche… L'inceste et le viol fantasmés… Le barrage et l'inondation… La mort du père… Et la Mère Courage, magnifiée, dont l'actrice sert le portrait tout contre son cœur dans un élan de tendresse démonstrative… L'année de ses seize ans… Ce train de nuit et ce jeune homme de trente ans… Ses mains douces et chaudes sur ses jambes dans le compartiment où tout le monde s'est endormi… Son corps avancé vers lui, jusqu'à l'abandon à la jouissance… La sexualité embrasée de M.D.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349690.jpg?v=1753177217" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      La gare désaffectée qu'ils habitent dans l'est de la France… Cette famille, le père, la mère et leurs enfants couchés sur les rails du TGV et trouvant la mort après que le coupeur d'eau eut fermé leur compteur… L'engagement politique… De nouveau l'hôpital américain, la nouvelle cure de désintoxication, les hallucinations cauchemardesques, et un nouveau verre de vin… La destruction par le feu des manuscrits… Les hommes qui se croient des héros parce qu'ils achètent les pommes de terre… Les fils et les pères, c'est pareil, ils traitent la femme de la même façon… Depuis 1900, pas une pièce où la femme est metteuse en scène… La fibre féministe de l'autrice…       <br />
              <br />
       Trouville, l'hôtel des Roches Noires… Un lieu chargé d'histoires, Proust y venait (Chambre 11), c'est comme si Swann était là… La mer, elle est là, même si on ne la voit pas… À Trouville, elle supporte la vie… Et pour conclure poétiquement parlant ce chapelet de souvenirs égrenés, Barbara est invitée : <span style="font-style:italic">&quot;Du plus loin qu'il m'en souvienne…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Cette traversée de &quot;La vie matérielle&quot; – en soixante minutes chrono – a le mérite de balayer la vie de Marguerite Duras en en extrayant les thèmes récurrents qui l'ourdissent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349691.jpg?v=1753177237" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      Cependant, on aurait sans doute souhaité plus de fantaisie dans le traitement de cette &quot;matière matérielle&quot;, le décor et la mise en jeu collant aux attendus au point de faire souvent figure de simples &quot;illustrations&quot; redondantes. De même pour l'interprétation, confiée à un clone de l'écrivaine, conforme physiquement certes mais dépourvue dans son jeu de la folie durassienne… Un peu comme si William Mesguich, pris par d'autres projets le captivant autrement, avait expédié… dans les limbes &quot;la vie matérielle&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 11 juillet 2025 à La Scala Provence à Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marguerite Duras, La Vie matérielle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349692.jpg?v=1753177259" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      Création 2021 à l'occasion des 25 ans de la disparition de Marguerite Duras.       <br />
       Texte : Marguerite Duras.       <br />
       Adaptation : Michel Monnereau.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich.       <br />
       Interprétation : Catherine Artigala.       <br />
       Lumière et décors : William Mesguich.       <br />
       Création sonore : Matthieu Rolin.       <br />
       Costume : Sonia Bosc.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 35. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre 3S, Salle 2, 4, Rue Buffon, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 88 27 33.       <br />
       <a class="link" href="https://les3s.vosbillets.fr/billetterie/representation/86/la-vie-materielle" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre3s.com/" target="_blank">>> theatre3s.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96619697-67349688.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Marguerite-Duras-La-Vie-materielle--la-vie-derriere-soi_a4560.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96456982</guid>
   <title>"Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…</title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2026 08:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adèle Zouane, puisant dans ses propres expériences la matière vivante de ses performances, nous avait lors du festival "L'Échappée belle" de 2023 tenue en haleine de bout en bout avec "De la mort qui rue", son premier spectacle où elle présentait un inénarrable inventaire à mourir de rire des manières de passer de vie à trépas. L'année suivante, avec "À nos amours", elle nous avait entrainés joyeusement à sa suite vers les verts paradis des amours fondatrices. Là, en 2026, elle clôt sa trilogie avec une ode consacrée aux très riches heures de la vie du couple – le sien – au risque que le souffle au long cours ne se fasse un peu plus court.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96456982-67260496.jpg?v=1778227176" alt=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" title=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" />
     </div>
     <div>
      Animée toujours du (vrai) sourire et de la (fausse) naïveté de celle qui s'apprête à raconter la véridique histoire de l'itinéraire suivi par Le Couple au travers de sa vie à elle – la vie d'Adèle… (Zouane) – elle débute son récit par un souvenir… Le couple qu'elle zyeutait de la terrasse du lycée, oh qu'elle aurait voulu en être… Et puis un autre souvenir, celui d'une cave où l'on jouait de la musique et de ce jeune homme aux jambes très fines et dont le regard ne la croise pas… mais dont elle se sentait sans le savoir éperdument amoureuse…       <br />
              <br />
       Pause créant in situ une intimité avec le public devenant complice de l'épopée et adresse assortie d'une réflexion à méditer : <span style="font-style:italic">&quot;C'est du théâtre, pas du rap… Peut-être faut-il ne s'attendre à rien, comme dans une rencontre&quot;</span>… avant que les confidences amourachées ne reprennent… <span style="font-style:italic">&quot;Jaime, son prénom… j'aime, sans l'apostrophe !&quot;.</span> Et, dans le même mouvement, l'apparition de disparaître… avant de réapparaître plus tard à Avignon, le temple du théâtre… Et, non sans drôlerie, de raconter alors leur &quot;rencontre&quot; faite de convergences mutuelles… Parce que c'était lui, parce que c'était elle, il ne pouvait bien évidemment pas en être autrement… Il a envie de jouer de la batterie, elle de chanter, alors quand on est tout nus ça rapproche, inévitablement…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96456982-67260504.jpg?v=1778227228" alt=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" title=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" />
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      Et qu'advient-il pour parachever l'amour à deux ? L'apparition d'une troisième petite vie qui, même si ce n'est pas la grosse forme, est un grand moment à partager… L'existence n'étant cependant pas un long fleuve tranquille – sinon ça se saurait – le désir de rap absorbe l'autre, l'isolant dans ses processus créatifs qui vont jusqu'à le faire changer de tête… Mais quand on aime, peut-on faire une fixation sur ces détails ? Oh bien évidemment ça peut générer quelques crises – splendidement rejouées comme &quot;pour de vrai&quot; et agrémentées d'un humour convoquant des souvenirs positifs, mode développement personnel, pour reprendre pied. Et puis s'il n'est pas l'homme idéal, elle non plus… Regards attendris mêlés d'autodérision sur le caractère emporté de l'une et la placidité de l'autre, un couple de forces antagonistes qui se conjuguent plus qu'elles ne s'affrontent.       <br />
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       Et même quand il sera difficile de garder le cap quand l'autre est à la recherche du sien, l'épiphanie reste à trouver dans l'amour que l'on se porte en – pourquoi pas ? – faisant du désir de l'autre son prochain spectacle à elle… Spectacle dont le titre pourrait être… On vous le laisse deviner ! On ne racontera pas non plus la chute… Seulement lever un coin du voile, en avançant qu'elle promet d'être ascensionnelle et musicale.       <br />
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       Dans ce dernier volet de sa trilogie inspirée par son parcours personnel pour dire &quot;la vie devant soi&quot;, Adèle Zouane a gardé intacte son énergie pétrie d'innocence radieuse au service de thèmes universels. Si l'on est toujours attendri par son bel engagement, on peut ressentir peut-être un léger essoufflement… Deux raisons… D'une part, il n'y a plus l'effet surprise ressenti lors de la découverte des deux premiers volets (le premier en particulier, plus mordant). D'autre part, c'était là la première, et les répétitions en cours permettront sans nul doute à cette forme en devenir de trouver pleinement… son &quot;troisième souffle&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
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       Vu le 29 avril 2026 à la Scène Nationale Carré-Colonnes de Blanquefort.
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     <div><b>"Mon mec veut devenir rappeur"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96456982-67260511.jpg?v=1778227283" alt=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" title=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" />
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      Création 2026.       <br />
       Texte : Adèle Zouane.       <br />
       Avec : Adèle Zouane.       <br />
       Création sonore : Jaime Chao.       <br />
       Création lumière : Mathieu Marquis.       <br />
       Collaboration artistique : Marion Couziné.       <br />
       Regard extérieur : Éric Didry.       <br />
       Aide à l'écriture : Jérôme Rouger, Alexandre Virapin.       <br />
       Par le Collectif Bajour.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
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       Représenté du 28 au 30 avril 2026 à la Scène Nationale Carré-Colonnes à Blanquefort (33).       <br />
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       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 mai 2026 :</span> Festival du conte, Capbreton (40)
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-mec-veut-devenir-rappeur--troisieme-volet-d-une-trilogie-debutee-d-une-maniere-haletante_a4549.html</link>
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