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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T09:52:54+02:00</dc:date>
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   <title>"Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine</title>
   <pubDate>Sat, 29 Feb 2020 13:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Yves Beaunesne met en scène "Ruy Blas" de Victor Hugo et c'est comme une (re)découverte. Pleine de vivacité, de pétulance, l'histoire est celle d'une reine malheureuse. D'un valet amoureux d'une reine. D'un amour impossible entre une reine et un valet. D'un amour immense et tragique entre deux êtres que tout sépare…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742893.jpg?v=1582981612" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      D'un ministre éconduit qui se venge. D'une machination effroyable pour faire tomber la reine. D'un autre ministre qui défend l'intérêt général face à des ministres corrompus. D'un grand seigneur devenu gueux. D'un gueux devenu grand seigneur à la suite d'une substitution d'identité. D'une mort pour laver le déshonneur. Aussi de duels. De ripailles. De l'Espagne à son crépuscule. De noblesse et de bassesse.       <br />
              <br />
       Outre l'histoire, il y a les mots, l'appel des consonances, la musique de l'âme de l'amour et de la haine portée par un verbe haut, au débit intense et fluide et ajusté. Poétique, éthique, satirique, ironique, délicat, ne rechignant pas aux jeux de mots, aux expressions populaires, aux envolées lyriques. Qui a cette magie d'être en bouche naturellement, de porter le geste, de susciter le souffle. Faisant fi de toute vraisemblance mais qui atteint le cœur et la raison dans une gourmandise de mots. Le grotesque et le sublime. Le drame, la comédie, le roman-feuilleton réunis. Hugolien donc.       <br />
              <br />
       La mise en espace est rigoureuse. Le plateau est nu, sans décor, nettement incliné. Les comédiens, confiants qu'ils sont dans la parole de l'auteur, entrent et sortent suivent les diagonales, les médianes, les parallèles dans un mouvement continu étourdissant, trouvent une dynamique de l'équilibre et de l'amplification du geste. Sur scène, comme un tournis. Un moulin ! Comme une inclination à servir le public. La scène avec ses cabestans discrets laisse apparaître des traces de trappes, indices de chausse-trape. C'est là toute l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742897.jpg?v=1582981655" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      La distribution des caractères joue ostensiblement et subtilement des antithèses, des contre-jeux. Les mimiques et les postures, les répétitions du geste, les antagonismes (Il ya des gros et des maigres) créent des effets comiques d'une drôlerie irrésistible ainsi qu'une tension permanente, une approche de la révolte et du tragique.       <br />
              <br />
       Il règne une forme d'urgence, qui peut sembler s'affoler, révélant comme une mécanique, une entrée en &quot;pantinisation&quot;. Cette mise en scène ne renie pas en effet sa dimension de théâtre de tréteau. Mais les costumes brillent dans un raffinement de velours et de soie. La musique qui clôt les actes ouvre sur l'imaginaire hispanique. Le spectateur a devant les yeux, sans qu'il en ait vraiment conscience, ces Jeunes-France efflanqués et dandys, ces jeunes filles rebelles, ces hommes mûrs, traîtres et cupides, ces silhouettes simplifiées de Paul Gavarni. Cette présentation de Ruy Blas vibre assurément dans la sensibilité contemporaine et vit à l'ombre de Frédérick Lemaître et de Victor Hugo. Toujours aussi jeunes.       <br />
               <br />
       Les comédiens saluent sous les ovations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742902.jpg?v=1582981686" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Texte : Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Yves Beaunesne.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Pauline Buffet, Laure Roldàn.       <br />
       Avec : Thierry Bosc, François Deblock, Zacharie Féron, Noémie Gantier, Fabienne Lucchetti, Maximin Marchand, Guy Pion, Jean-Christophe Quenon, Marine Sylf.       <br />
       Et les musiciennes : Anne-Lise Binard et Elsa Guiet.       <br />
       Conseil artistique : Marion Bernède.       <br />
       Dramaturgie : Jean-Christophe Blondel.       <br />
       Scénographie : Damien Caille-Perret.       <br />
       Lumière : Nathalie Perrier.       <br />
       Création musicale : Camille Rocailleux.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Maquillage, coiffures et masques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Maître de chant Haïm Isaacs.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 février au 15 mars 2020.</span>       <br />
       Lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43223766-35742893.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-version-vibrant-assurement-dans-la-sensibilite-contemporaine_a2671.html</link>
  </item>

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   <title>Le château de Grignan s'espagnolise avec le Victor Hugo politique… et son Ruy Blas</title>
   <pubDate>Fri, 05 Jul 2019 10:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec "Ruy Blas", Hugo s'ingénie à tresser le cercle vicieux du pouvoir. Il met en place un système qui fait ressembler tous les personnages à des poupées matriochka. Ôter une apparence, c'est un autre visage qui apparaît. Ainsi, chaque personnage important de ce réquisitoire contre la corruption n'est que l'instrument de quelqu'un d'autre ou de quelque chose, à l'intérieur de lui-même, manipulateur et manipulé. Mais à la fin de ce jeu de dupe, ce sont les humbles qui payent le prix fort     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35340091-32013812.jpg?v=1562315690" alt="Le château de Grignan s'espagnolise avec le Victor Hugo politique… et son Ruy Blas" title="Le château de Grignan s'espagnolise avec le Victor Hugo politique… et son Ruy Blas" />
     </div>
     <div>
      Tout est affaire de costume dans cette Espagne rêvée de la fin du XVIIe siècle, et Yves Beaunesne l'impose dès l'ouverture du spectacle avec l'envol d'une livrée de domestique du haut des fenêtres du château. Elle s'étale sur scène. Elle est ramassée par un jeune homme qui la trouve à sa taille : voilà Ruy Blas, domestique, de par l'habit, libre de par l'esprit, captif de par son amour pour la reine, raison pour laquelle il vêt cette condition.       <br />
              <br />
       Pour résumer l'état de ce royaume : le roi n'est qu'une abstraction puisqu'il passe sa vie à la chasse ; la reine, une icône enfermée pire que dans un sérail, impuissante ; Don Saluste, répudié apparemment mais gardant fortune et pouvoir sous le manteau, Ruy Blas, tour à tour, esprit libre, valet, tout-puissant, valet… Les titres sont vides de sens, l'apparence et les habits sont essentiels, le chantage et l'absence de vertu dirigent.       <br />
              <br />
       Toute la mise en scène d'Yves Beaunesne s'appuie sur ce constat de l'apparence, du costume, et de la marionnette qui porte ce costume. Les habits des comédiennes et des comédiens, créés par Jean-Daniel Vuillermoz, sont ornementés de broderies, d'ors et autres dentelles d'apparat. Ils sont autant statut social qu'engoncement. Mais cela brille comme une cour rêvée, brillante, régulièrement accompagnée par les musiques et les chants baroques de Camille Rocailleux directement interprétés en bord de scène. Cela brille comme brillent les saillies et l'esprit puissant et amusé de Victor Hugo. Ce jeu de dupe mis en avant éloigne le drame et met en valeur les scènes de &quot;haut comique&quot; - un véritable régal pour Jean-Christophe Quenon qui étincelle dans le rôle du vrai Don César.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35340091-32013838.jpg?v=1562315721" alt="Le château de Grignan s'espagnolise avec le Victor Hugo politique… et son Ruy Blas" title="Le château de Grignan s'espagnolise avec le Victor Hugo politique… et son Ruy Blas" />
     </div>
     <div>
      Le reste de la distribution est également de grande qualité et chacun parvient à marquer la partition de sa personnalité. Partition est le mot juste pour ces comédiens et comédiennes qui offrent de très purs moments de chant et de musique. Seul le rôle de la reine, interprété par Noémie Gantier, détonne un peu dans cet ensemble harmonieux, avec une infantilité étrangement forcée. Il reste que le spectacle est riche de scènes enlevées et que cette cour d'Espagne se greffe parfaitement aux pierres du château de Grignan.       <br />
              <br />
       Mais pour Victor Hugo, cette cour n'est qu'un prétexte. En choisissant l'Espagne du siècle passé, il prend lui aussi une cape d'invisibilité qui lui permet sous le drame romantique, de charger une critique virulente contre Louis-Philippe au pouvoir à l'époque. Même si la trame est émouvante ; un aventurier devenu laquais pour approcher d'une reine qu'il aime et qui s'ennuie, un aventurier aimé en retour, élevé par cet amour presque en chef de gouvernement, sorte d'amoureux révolutionnaire par son intégrité qui parvient à purger la corruption d'un gouvernement indigne… la romance pèse moins lourd que l'analyse des manipulations et la critique cinglante de la politique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35340091-32013847.jpg?v=1562315750" alt="Le château de Grignan s'espagnolise avec le Victor Hugo politique… et son Ruy Blas" title="Le château de Grignan s'espagnolise avec le Victor Hugo politique… et son Ruy Blas" />
     </div>
     <div>
      Texte : Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Yves Beaunesne.       <br />
       Assistants(es) à la mise en scène : Pauline Buffet, Jean-Christophe Blondel et Laure Roldàn.       <br />
       Dramaturgie : Marion Bernède.       <br />
       Avec : Théo Askolovitch, Thierry Bosc, François Deblock, Zacharie Feron, Noémie Gantier, Fabienne Lucchetti, Maximin Marchand, Guy Pion, Jean-Christophe Quenon, Marine Sylf.       <br />
       Musiciennes : Anne-Lise Binard et Elsa Guiet.       <br />
       Scénographie : Damien Caille-Perret.       <br />
       Création costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Lumières : Nathalie Perrier.       <br />
       Création musicale : Camille Rocailleux.       <br />
       Maquillages, coiffures et masques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Maître de chant : Haïm Isaacs.       <br />
       Durée : 2 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35340091-32013857.jpg?v=1562315786" alt="Le château de Grignan s'espagnolise avec le Victor Hugo politique… et son Ruy Blas" title="Le château de Grignan s'espagnolise avec le Victor Hugo politique… et son Ruy Blas" />
     </div>
     <div>
      <b>Les Fêtes Nocturnes</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 juillet au 24 août à 21 h.</span>       <br />
       Château de Grigran, Grignan (26).       <br />
       Tél. : 04 75 91 83 65.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chateaux-ladrome.fr/fr/" target="_blank">https://www.chateaux-ladrome.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 au 10 octobre 2019 : Théâtre d'Angoulême, Scène nationale, Angoulême (16).       <br />
       16 au 19 octobre 2019 : Odyssud, Blagnac (31).       <br />
       5 et 6 novembre 2019 : Théâtre Firmin Gémier/La Piscine, Scène nationale, Châtenay-Malabry (92).       <br />
       5 et 6 novembre 2019 : 12 au 15 Théâtre de Liège (Belgique).       <br />
       19 au 23 novembre 2019 : Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence (13).       <br />
       26 novembre 2019 : Théâtre de L'Olivier, Istres (13).       <br />
       5 et 6 décembre 2019 : Théâtres de la Ville de Luxembourg.       <br />
       16 au 20 décembre 2019 : La Manufacture, Centre dramatique national, Nancy (54).       <br />
       8 au 18 janvier 2020 : Théâtre de la Croix Rousse, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35340091-32013812.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-chateau-de-Grignan-s-espagnolise-avec-le-Victor-Hugo-politique-et-son-Ruy-Blas_a2470.html</link>
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   <title>Désir amoureux ou désir du pouvoir ? Confrontation au cœur de la critique que fait Marivaux de son siècle</title>
   <pubDate>Tue, 29 Jan 2019 15:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Résumer une intrigue de Marivaux est un exercice périlleux. Les sentiments croisés, dissimulés et les fausses identités fleurissent dans la plupart de ses pièces. Dans "Le Prince Travesti", toutes les intrigues, primaire et secondaire, de son théâtre sont utilisées : une fausse identité, une rencontre qui déclenche le sentiment amoureux, des nobles qui croisent leurs histoires avec des serviteurs, des messagers, des élans contrariés par la classe sociale, par le secret ou par le dédain… la liste n'est pas exhaustive.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30214895-28924563.jpg?v=1548771652" alt="Désir amoureux ou désir du pouvoir ? Confrontation au cœur de la critique que fait Marivaux de son siècle" title="Désir amoureux ou désir du pouvoir ? Confrontation au cœur de la critique que fait Marivaux de son siècle" />
     </div>
     <div>
      C'est dans un lieu unique qu'Yves Beaunesne fait jouer ce classique. Le texte d'origine situe la pièce en Espagne mais ce dernier nous invite dans un salon-vestibule d'uno palazzo italien où se déverse l'escalier monumental menant aux appartements. Deux canapés, un piano à queue et d'immenses tentures moirées en fond de scène suffisent à rendre la froideur de l'immensité autant que le pouvoir effectif de la maitresse des lieux : la princesse d'un état fictif d'Italie où se déroule l'action déplacée au milieu du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Ce lieu, capable d'abriter autant les conciliabules, les rencontres inopportunes que de surprendre les intrigues sert parfaitement le double intérêt de la pièce : les intrigues amoureuses et les jeux dangereux du pouvoir et de l'argent. Par quoi le monde est-il mené ? Le désir amoureux, le désir du pouvoir ? Les deux forces tissent la trame et la chaîne de la toile ironique et critique que Marivaux peint de son siècle.       <br />
              <br />
       De ces intrigues un peu désuètes, mais dont les leviers semblent hélas éternels, Yves Beaunesne extrait un spectacle en esquisse, entremêlant avec beaucoup de contraste le ton de la comédie et l'esprit dramatique, élaborant ainsi un cocktail tonique et changeant. Les scènes mettant en jeu Arlequin lorgnent résolument vers la commedia dell'arte (après tout, l'histoire, ici, se déroule en Italie), tandis que les apparitions du conseiller de la princesse, interprété par l'impressionnant Jean-Claude Drouot, sortent d'un univers résolument tragique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30214895-28924589.jpg?v=1548771691" alt="Désir amoureux ou désir du pouvoir ? Confrontation au cœur de la critique que fait Marivaux de son siècle" title="Désir amoureux ou désir du pouvoir ? Confrontation au cœur de la critique que fait Marivaux de son siècle" />
     </div>
     <div>
      Pour lier et faire évoluer ces deux univers, la pièce baigne dans un éclairage un peu cinématographique qui met en valeur l'époque où la pièce a été resituée : les années cinquante soixante. On retrouve même des éléments du théâtre filmé de l'époque, avec ces éclairages en contre-plongée provoqués par les rampes de scènes, qui donnent une étrangeté aux visages, un vernis un peu surnaturel, surannée. Une manière d'éclairer qui évolue d'ailleurs au fil des actes pour finir par tanguer vers plus de réalisme.       <br />
              <br />
       Des intermèdes musicaux (de très jolis airs en italien accompagnés en direct par Valentin Lambert) ponctuent les changements de scènes, rappelant sans cesse l'ironique vision que porte Marivaux sur ce monde d'intrigues perpétuelles et de malencontres amoureuses. Cet art subtil des dialogues et des situations complexes de Marivaux est totalement mis en avant par le metteur en scène de ses comédiens, à tel point qu'on aimerait parfois que le rythme de la vie accélère un peu le rythme des scènes pour donner du volume à une narration un peu trop sage, un peu trop étalonnée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Prince Travesti"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30214895-28924599.jpg?v=1548771719" alt="Désir amoureux ou désir du pouvoir ? Confrontation au cœur de la critique que fait Marivaux de son siècle" title="Désir amoureux ou désir du pouvoir ? Confrontation au cœur de la critique que fait Marivaux de son siècle" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marivaux.       <br />
       Mise en scène : Yves Beaunesne.       <br />
       Avec : Marine Sylf, Elsa Guedj, Nicolas Avinée, Jean-Claude Drouot, Thomas Condemine, Johanna Bonnet, Pierre Ostoya-Magnin et Valentin Lambert.       <br />
       Dramaturgie : Marion Bernède.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Marie Clavaguera-Pratx et Pauline Buffet.       <br />
       Scénographie : Damien Caille-Perret.       <br />
       Lumières : Joël Hourbeigt.       <br />
       Composition musicale : Camille Rocailleux.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Maquillages et coiffures : Kuno Schlegelmilch.       <br />
       Durée 2 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 1er février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 30, sauf le vendredi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre 71 -  Scène nationale, Malakoff (92), 01 55 48 91 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre71.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre71.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30214895-28924605.jpg?v=1548771749" alt="Désir amoureux ou désir du pouvoir ? Confrontation au cœur de la critique que fait Marivaux de son siècle" title="Désir amoureux ou désir du pouvoir ? Confrontation au cœur de la critique que fait Marivaux de son siècle" />
     </div>
     <div>
      Du 6 au 10 février 2019 : Théâtre Montansier, Versailles (78).       <br />
       26 février 2019 : Scène Nationale 61, Alençon (61).       <br />
       21 mars 2019 : Théâtre Jacques Cœur, Lattes (34).       <br />
       28 et 29 mars 2019 : Grand Théâtre, Calais (62).       <br />
       4 avril 2019 : Maison de la Culture - Nevers Agglomération, Nevers (58).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Desir-amoureux-ou-desir-du-pouvoir-Confrontation-au-coeur-de-la-critique-que-fait-Marivaux-de-son-siecle_a2334.html</link>
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