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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-14T09:35:39+02:00</dc:date>
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   <title>"Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe</title>
   <pubDate>Wed, 13 Jan 2021 07:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Deux fois par saison, le Théâtre du Point du Jour invite journalistes et artistes (en binômes et en regards croisés) à créer une performance mise en scène autour d'un sujet d'actualité. Après le premier Grand ReporTERRE en 2019, où le metteur en scène Sébastien Valignat et le journaliste Christophe Bourseiller ont proposé une enquête sur les mouvements de désobéissance civile, Grands ReporTERRE #2 invite la journaliste Claire Richard et le Collectif Marthe à défendre leurs "zones de liberté".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53005163-40240727.jpg?v=1610481371" alt=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" title=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" />
     </div>
     <div>
      Pour répondre à cette thématique, le Collectif Marthe et la journaliste Claire Richard se sont interrogées sur les luttes engagées par les cyberactivistes contre l'hégémonie masculine du Web et ses logiques capitalistes. Car dans l'histoire de l'informatique et la création du Web, là comme ailleurs, l'Histoire efface soigneusement l'apport dont les femmes sont responsables, comme si tout domaine technique leur était langue incompréhensible.       <br />
              <br />
       Au commencement, c'est une voix qui s'élève des ténèbres, puis une bribe de lumière apparaît sur scène, un lumignon à peine capable d'ouvrir l'espace et qui semble une faible fissure au fond d'une grotte ou la naissance d'un feu. Le spectacle commence comme un conte traçant une histoire qui remonte à l'origine des temps, quand le peuple des humains venait à peine de naître.       <br />
              <br />
       Quelque chose de biblique flotte à l'amorce du spectacle, un biblique où il ne sera pas question de dieux mais d'hommes et de femmes, et des attributions que les différentes sociétés, siècles après siècles, ont imposé à ces dernières : la mainmise des hommes sur l'histoire. La narration va se dérouler ainsi tout au long de la représentation, par l'intermédiaire d'une voix off qui raconte comment la mémoire sociale a pris l'habitude d'effacer les œuvres et les inventions des femmes, ou mieux, de les attribuer aux hommes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53005163-40240728.jpg?v=1610481402" alt=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" title=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" />
     </div>
     <div>
      Car depuis, disons le néolithique, l'Histoire retient comme signes cruciaux de l'évolution humaine, les inventions attribuées aux hommes et passe au second plan la part des femmes. Ainsi, l'invention de la lance (pour la chasse, apanage des hommes) prédomine sur celle du panier (attribuée aux femmes). Un exemple parmi d'autres. De façon plus générale, les livres d'Histoire n'attribuent jamais les développements techniques aux femmes. C'est par ce constat que les recherches du Collectif Marthe et de la journaliste Claire Richard ont débuté pour se pencher ce nouvel univers technologique : le réseau Internet et ses dérives de surveillance.       <br />
              <br />
       Sur scène, différents néons de couleurs oscillent comme d'immenses pixels, des écrans transparents sont manipulés par les deux comédiennes lorsqu'elles n'incarnent pas des personnages, une scénographie mouvante, énigmatique et comme symbolique d'un Darknet inquiétant, hypnotique. L'univers du Web est ainsi représenté à la fois comme espace de liberté et lieu de crainte, de surveillance. Difficile de représenter cet univers virtuel, un défi relevé avec inventivité par le Collectif Marthe.       <br />
              <br />
       Le texte, intelligent, vif et sensible, nous emmène vers les témoignages de ces femmes, résistantes qui giflent cette croyance en l'incapacité féminine aux inventions techniques en créant elles-mêmes des serveurs autonomes, indépendants des serveurs mastodontes qui surveillent toutes nos données, dans le but de donner un droit à la liberté d'expression à celles qui n'en ont pas. Une forme de lutte qui passe par ces infrastructures indépendantes et qui développe une pensée cyberféministe utopique où l'hégémonie binaire sexiste tente d'être dépassée, abolie : entendez par là, une utopie dé-genrée affranchie des considérations de sexe comme repère d'identité.       <br />
              <br />
       Le troisième chapitre de ces &quot;Grands ReporTERRES&quot; aura lieu jeudi 8 et vendredi 9 avril 2021 à 20 h au Théâtre du Point du Jour. Il sera mené par le metteur en scène burkinabé Aristide Tarnagda et le journaliste Boureima Salouka sur les thématiques suivantes : &quot;Comment se dresser face à l'indignité ? Comment inventer des espaces de désobéissance face aux tentations de radicalisation ?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grands ReporTERRE #2"</b></div>
     <div>
      Création collective Collectif Marthe avec la journaliste Claire Richard.       <br />
       Écriture et recherche : Clara Bonnet, Marie-Ange Gagnaux, Claire Richard et Maybie Vareilles.       <br />
       Mise en scène : Clara Bonnet.       <br />
       Avec : Clara Bonnet et Marie-Ange Gagnaux.       <br />
       Avec les voix de l'ingénieure informatique Margarita Padilla et des interprètes Vinora Epp (la cyborg), Claire Richard, Angélique Clairand et Éric Massé.       <br />
       Collaboration : Éric Massé.       <br />
       Son : Estelle Lambert.       <br />
       Compositions musicales : Bédis Tir.       <br />
       Scénographie : Anouk Dell'aiera.       <br />
       Lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Plateau : Bertrand Fayolle.       <br />
       Traduction : Julie Bonnet.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Théâtre du Point du Jour, 7, rue des Aqueducs, Lyon 5e.       <br />
       Le spectacle a été représenté les 8 et 9 janvier 2021 à 16 h, devant un public restreint respectant les contraintes sanitaires en vigueur.       <br />
       <a class="link" href="https://www.pointdujourtheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; pointdujourtheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53005163-40240727.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Grands-ReporTERRE-2-Une-exploration-eclairante-du-cyberfeministe_a2860.html</link>
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   <title>"À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie</title>
   <pubDate>Tue, 24 Sep 2019 09:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   René Loyon présente "À deux heures du matin" de Falk Richter, fin observateur des us et coutumes contemporaines. Le texte, qui se présente comme un matériau théâtral à la libre disposition du metteur en scène, décrit l'état de dépendance à la Toile de différents personnages.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37575046-33128785.jpg?v=1569310613" alt=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" title=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" />
     </div>
     <div>
      En  recherches d'icônes, de babil, de com'de soi. Les situations, les mots sont quasiment  retranscrits de la réalité ainsi que leurs tourments liés à la Disparition de la représentation de Soi, de l'Autre.  À deux heures du matin, les dialogues et les monologues s'entrelacent, tournent en boucle. C'est bien évidemment un instant ironique ou tragique qui est proposé.       <br />
              <br />
       La mise en scène de René Loyon offre au spectateur comme un tournis. Sans vidéo-projection, avec les seuls moyens d'un éclairage bilatéral de bel effet prismatique et quelques sièges, les comédiens composent une suite de variations des faits et des gestes - du monde connecté - plus vrai que vrai. Tous les protagonistes passent à la sellette. To cross-examine to cross-question.       <br />
              <br />
       Le spectateur est en pays de co - naissance.  Il reconnaît ces personnes abreuvées d'images et de liens qui demeurent malgré tout insatiables.  Il est deux heures du matin et le monde ne répond plus à leur désir et à leur volonté. L'autre n'est plus celui qui les accompagne dans leur être en puissance. Le réveil au monde n'est plus qu'un bousculant tohu-bohu. Il est deux heures du matin, et tout l'être, ses certitudes se dissolvant, se recroqueville et pleure. Il est deux  heures du matin : heure poreuse, heure panique.       <br />
              <br />
       Les personnages sont agités, font des crises de manque, ne savent pas qu'ils cherchent le repos. Tous sont pris dans les filets de la communication électronique. Les liens forment bien des nœuds, ils sont étranglés. Tous entre-noués.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37575046-33128804.jpg?v=1569310830" alt=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" title=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" />
     </div>
     <div>
      La composition à cinq comédiens est rythmée, nerveuse, franche. Quasi musicale, elle met en valeur les corps, les expressions et les timbres des voix exprimant, avec beaucoup de fluidité et de précision, les situations, les gestuelles, les vocabulaires standardisés du nouveau monde. À chaque jeu de scène, le spectateur peut décrypter des petites fables : mon miroir, mon scénario, mon désir et ma volonté, mon parfaire en mouvement, &quot;my performance&quot;, &quot;my compétition&quot;, &quot;my challenge&quot;, &quot;my success&quot; postés, transpostés par &quot;Mon phone si smart&quot;, ma pomme à croquer, ma si belle réussite, mon &quot;ça m'sonne&quot; dans la tête.       <br />
              <br />
       Dans leur trajet, les comédiens de René Loyon poussent les personnages au stade de l'ébahissement, du trouble, de la déchirure, juste avant celui de la conscience et de l'action. Tous clivés. Tous ligotés. Pour le spectateur, autant de fragments de fascination égotistes, d'égoïcones travaillés par cinq caractères ayant leur itinéraire propre. De la stupeur de l'incompréhension à la colère, et à la peur.       <br />
              <br />
       Les acteurs échappent pourtant à la monstration du tragique et de la caricature. En nouveaux arlequins ils pratiquent un contre-jeu, distancié et efficace. Ils créent un instant de vitalité communicante, de plaisir et d'intelligence. Tenant le contrepied, ils créent une réalité. De ces insomnies hyper actives, ces corps assaillis non pas de cauchemars (comme avant) mais d'images devenues bien réelles parce que virtual et non plus virtuelles, de ces images en flux, ces images en boucles qui déréalisent, de ces besoins d'activités frénétiques, ces besoins de mises en échos permanentes, ils offrent une &quot;Re-Présentation&quot;. Sans images autres que celles des comédiens eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Au spectateur est posée une question. Comment s'échapper de ce maillage de toiles d'araignées…W W W. Comment trouver un nouveau langage ? Un nouveau silence ?       <br />
              <br />
       La réponse est toute trouvée. &quot;À deux heures du matin&quot; propose l'usage de la comédie. Un théâtre d'estrade bien tempéré qui dénonce les travers d'une société.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À deux heures du matin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37575046-33128846.jpg?v=1569310879" alt=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" title=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Falk Richter (chez L'Arche Éditeur).       <br />
       Traduction : Anne Monfort.       <br />
       Mise en scène : René Loyon       <br />
       Avec : Claire Barrabès, Charly Breton, Moussa Kobzili, Olivia Kryger, Hugo Seksig.       <br />
       Dramaturgie : Laurence Campet.       <br />
       Lumières : Laurent Castaingt.       <br />
       Compagnie René Loyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 75 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13/09 au 13/10 2019.</span>       <br />
       Lundi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi et samedi à 19 h,       <br />
       Les dimanches à 17h sauf le dimanche 13/10 &gt; représentation à 16h30!       <br />
       Théâtre L'Atalante, Paris 18e, 01 46 06 11 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-latalante.com/spectacle/a-deux-heures-du-matin/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-latalante.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37575046-33128785.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/A-deux-heures-du-matin-Echapper-a-la-Toile-Par-l-usage-de-la-comedie_a2551.html</link>
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   <title>"Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale</title>
   <pubDate>Thu, 19 Sep 2019 08:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le monde a changé… Pour sûr… Louise s'en est aperçu et son métier d'enfileuse de baleines à la manufacture de parapluies paraît désuet face à l'univers numérique, à Internet et ses influenceurs. C'est cette dernière "profession" ô combien digitale qu'a choisie son fils Antoine, ex-sportif devenu Youtuber. Entre eux, c'est comme sur le Web, les relations sont de plus en plus virtuelles, voire conflictuelles, nourries d'incompréhensions générationnelles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37430012-33056787.jpg?v=1568876045" alt=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" title=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" />
     </div>
     <div>
      Dans cette société du paraître, du non-sens, du faire semblant, le bon sens n'a plus guère sa place. Louise, elle, en a et l'exprime sans compter pour mettre en évidence les travers, les contradictions et autres absurdités de cette société qui finira par remplacer l'individu par son avatar numérique.       <br />
              <br />
       Alors, femme d'opinion aux idées franches, simples et pleines de bon sens (justement !), elle se lance le pari d'une candidature aux élections municipales… Fortes de réelles convictions et préoccupations sociales et environnementales aux ancrages locaux, renforçant sa détermination d'une récente, nouvelle et jeune amitié ouvrière, elle construit son projet sur le terreau de l'opposition de son rejeton, tout en semant l'espoir d'un retour affectif de ce dernier dans le cœur aimant maternel… Ici est besoin de revêtir l'habit de spectateur pour en connaître le dénouement et découvrir d'autres péripéties !       <br />
              <br />
       Louise est indéniablement un rôle écrit pour Myriam Boyer… Qui lui convient remarquablement bien car faisant appel à ses talents particuliers de comédienne que sont une extrême générosité, une interprétation sereine et sincère du personnage qu'elle habite à merveille. Un jeu &quot;nature/naturel&quot; 100 % maîtrisé, plein de densité et d'empathie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37430012-33056802.jpg?v=1568876090" alt=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" title=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" />
     </div>
     <div>
      Le bon sens versus le non-sens virtuel. Le faire pour de vrai contre le faire semblant. Tout dans sa posture respire la volonté passionnée de ceux qui ont gardé les pieds sur terre, avec cette sensibilité, cette fragilité qui forge une forme d'humanité. C'est d'ailleurs &quot;Summertime&quot; chantée par la sublime et irremplaçable Janis Joplin qui fait le lien musical entre les scènes.       <br />
              <br />
       Ses deux compagnons de plateau, Prune Lichtlé (Jacqueline, la copine de l'usine) et Guillaume Viry (Antoine, le fils), usant d'une même science, d'un talent identique, sont au diapason de la virtuosité paisible de Myriam Boyer. Tous les trois expriment sans excès mais avec assurance les situations, émotionnelles quand il le faut, plus rageuses quand les discussions sont sur le terrain du conflit. La mise en scène d'Emmanuel Robert-Espalieu est en cohérence avec son texte, certes assez classique, dans un décor très réaliste, mais au service de ses comédiens, ne tombant jamais dans des effets redondants, usant de ce qu'il faut de vidéo pour exprimer un lieu. La sobriété se révèle être ici un art !       <br />
              <br />
       De la belle ouvrage, un spectacle bourré d'humanité qui donne du baume au cœur… Idéal pour cette rentrée aux accents parfois anxiogènes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Louise au parapluie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37430012-33056821.jpg?v=1568876221" alt=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" title=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Emmanuel Robert-Espalieu.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Robert-Espalieu.       <br />
       Avec : Myriam Boyer, Prune Lichtlé, Guillaume Viry.       <br />
       Décors : Jean-Michel Adam.       <br />
       Lumières : Charles Degenève.       <br />
       Costumes : Camille Duflos.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 10 septembre 2019.</span>       <br />
       En septembre :       <br />
       du mardi au samedi 20 h - dimanche 17 h       <br />
       En octobre :       <br />
       mardi mercredi 20 h - jeudi vendredi et samedi 21 h 30 - dimanche 15 h 30.       <br />
       Théâtre du Gymnase - Marie Bell, Petit Gymnase, Paris 10e, 01 42 46 79 79.       <br />
       <a class="link" href="http://theatredugymnase.paris/louise-au-parapluie/" target="_blank">&gt;&gt; theatredugymnase.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37430012-33056787.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Louise-au-parapluie-Activisme-municipal-pour-reconquete-filiale_a2544.html</link>
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   <title>"À la trace"… de l'un et l'autre</title>
   <pubDate>Wed, 16 May 2018 15:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur un texte d'Alexandra Badea, Anne Théron, au travers d'une mise en scène qui propose une double exposition de jeu, intérieur/extérieur, s'immisce dans les rapports humains où les personnages, par le biais du Net ou d'une recherche dans le passé, sont à la recherche une identité toujours fuyante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043081.jpg?v=1526479970" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      &quot;À la trace&quot;, c'est presque ce qu'il s'agit de faire pour suivre les fluctuations des personnages puisque s'entremêlent, dans le bon sens du terme, plusieurs plans, sur les planches et en extérieur où le jeu est filmé, dans un dialogue où l'espace géographique est aboli. L'ailleurs devient aussi ici.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre une habitation avec un rez-de-chaussée et deux étages au-dessus. Des escaliers extérieurs permettent de passer de l'un à l'autre niveau. Il n'y a aucun mur, permettant ainsi de visualiser les intérieurs. Cette &quot;maison&quot; est souvent vide, élément scénographique et dramaturgique non anodin. Il y a Clara (Liza Blanchard), presque une narratrice, toujours en mouvement, à la recherche d'une femme, Anna Girardin (Nathalie Richard). Quand l'une, Clara, est à l'extérieur de l'appartement, à la recherche de ses origines, de son identité, l'autre, Anna Girardin, est à l'intérieur comme fuyant la sienne.       <br />
              <br />
       La disposition scénique est un résumé de la trame dramaturgique. Les personnages, avec Anna Girardin, communiquent par ordinateur sur des sites de rencontres. On recherche l'amitié d'une conversation avec une personne dont on ignore qui elle est et quelle relation on peut entretenir avec elle.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043103.jpg?v=1526480007" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
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     <div>
      Tout est affaire de rapport… biaisé, toujours contourné, jamais frontal. Comme s'il y avait un manque à chaque fois pour Anna Girardin, un vide qui n'est pas comblé, une identité qui se cherche, perdue dans ses pérégrinations, à la recherche d'un autre, hommes sur des sites, pour y trouver un écho.       <br />
              <br />
       Ses propos sont tissés de demi-vérités et de demi-mensonges. L'oscillation est constante entre ce qu'elle dit et ce qu'elle réfute. Un focus est fait à chaque fois au démarrage des discussions sur le Net entre les protagonistes. On apprend ainsi le contexte social, géographique ou civil de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Comme un rappel de ce qu'ils sont, de leur identité, jamais la même, toujours mouvante pour Anna Girardin, jamais au même endroit, ni avec le même métier ou le même statut civil. C'est sur ces flottements, ces dérivations multiples qu'au centre, Clara recherche un indice sur l'histoire de son père, devenu celle de sa propre histoire qui pourrait l'éclairer.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043132.jpg?v=1526480088" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      D'un point de vue scénographique, la découpe entre la vidéo et le plateau est très bien articulée. La discussion entre ses deux champs distincts, autant temporel que géographique, est très bien orchestrée avec un tempo bien assuré. La mise en scène donne au silence une place importante, ce qui fait que la pièce peut manquer parfois de rythme, à certains moments, avec aussi quelques longueurs.       <br />
              <br />
       Clara est dans une diction (narration) totale en disant également, en plus de la conversation qu'elle engage, ce qu'elle ressent intérieurement dans un dialogue qui est toujours réel, noué dans un vis-à-vis avec son interlocutrice.       <br />
              <br />
       Nous sommes ainsi dans deux champs &quot;conversationnels&quot; différents. L'un où la personne, avec Anna Girardin, dit les choses à &quot;moitié&quot;, l'autre, avec Clara, où elle dit les choses en totalité. Transparence contre propos biaisés, ces deux rapports ne se recoupant jamais, donnant ainsi à la thématique de la pièce sa couleur verbale et son mystère.
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     <div><b>"À la trace"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043144.jpg?v=1526480117" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
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     <div>
      Texte : Alexandra Badea.       <br />
       Mise en scène : Anne Théron.       <br />
       Avec : Liza Blanchard, Judith Henry, Nathalie Richard, Maryvonne Schiltz.       <br />
       Et à l'image : Yannick Choirat, Alex Descas, Wajdi Mouawad, Laurent Poitreneaux.       <br />
       Collaboration artistique : Daisy Body.       <br />
       Stagiaire assistant à la mise en scène : César Assié.       <br />
       Scénographie et costumes : Barbara Kraft.       <br />
       Stagiaire scénographie et costumes : Aude Nasr.       <br />
       Lumières : Benoit Théron.       <br />
       Son : Sophie Berger.       <br />
       Musique : Jeanne Garraud (piano), Mickael Cointepas (batterie), Raphaël Ginzburg (violoncelle).       <br />
       Prise de son : Marc Arrigoni, Paon Record.       <br />
       Accompagnement au chant : Anne Fischer.       <br />
       Images : Nicolas Comte.       <br />
       Monteuse : Jessy Jacoby-Koaly.       <br />
       Régie générale, lumières et vidéos : Mickaël Varaniac-Quard.       <br />
       Figuration films : Romain Gillot Ragueneau, Elphège Kongombe Yamale (élève de l'école du TNS).       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 26 mai 2018.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline Théâtre national, Grande salle, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       [&gt;&gt; colline.fr]urlblank :http://www.colline.fr/fr/spectacle/a-la-trace
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043189.jpg?v=1526480253" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
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     </div>
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