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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final</title>
   <pubDate>Wed, 08 Feb 2023 07:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du "Défilé performances et curiosités" organisé par La Maison de La (première maison pluridisciplinaire Drag) aux performances chorégraphiées de "Discipline in disorder", "Outrar" et "Mouhawala Oula", s'exhale un enivrant parfum de liberté, artistique comme humaine, propre à réenchanter les plus blasés. En offrant ce bouquet d'émotions salutaires à un public à la recherche d'authentiques découvertes, le Festival affirme sa griffe : une poétique politique de nature à "révolutionner" les arts vivants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247516.jpg?v=1675794948" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Défilé performances et curiosités"</strong></span>, avec comme maîtres maîtresses de cérémonie d'étonnantes créatures, De La Beuhchaire, De La Saboté(e), accompagné(e)s de cinq artistes drag et queer, aux noms de rêve de Soa de Muse, Elips, Otopsie, Gioffré, Nathan Selighini, et d'une dizaine d'aficionados, invite à une soirée cousue d'un imaginaire flamboyant. Une fête des sens où couleurs de tenues haute couture, déambulations explosant de liberté et shows musicaux ouvrent grand les portes d'une nuit extravagante et lumineuse.       <br />
              <br />
       Confondant les genres pour libérer l'humain en chacun et chacune, les défilés successifs donneront à voir coiffures à cornes, cheveux en cascade, chignons gigantesques, dreadlocks, cagoules, visages et corps grimés, ongles somptueux, tenues ajustées, amples robes à capuchon, habits de plumes, corsets à lacets, strings cousus mains, et encore pléthore de chaussures, des cuissardes rutilantes aux créations à bascules défiant les lois de "la gravité" terrestre.       <br />
              <br />
       Ainsi dans ce lieu bordelais des "Vivres de l'art" - qui n'a jamais ce soir aussi bien porté son nom - "entre kermesse pour adultes et striptease pour enfants", les codes volent gaiement en éclats pour célébrer, dans un esprit de bienveillance partagé, la beauté essentielle de l'humain libéré de ses pelures héritées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247625.jpg?v=1675795193" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Discipline in disorder", d'Annabelle Chambon,</strong></span> propulse dans un maelström de sensations bousculant les certitudes établies. Ce lapin géant habité par la performeuse faisant corps avec lui au point d'en transmettre les moindres frémissements, ce mammifère à douce fourrure - avant d'être dépiauté… - qui adore interagir avec ses frères humains et dont on va suivre les tribulations intranquilles, de qui est-il le nom ?       <br />
              <br />
       Annabelle Chambon se souvient des patients de l'asile de San Clemente, cette île près de Venise, filmés par la caméra de Raymond Depardon. Si ce lieu d'enfermement a été depuis réhabilité en palace, effaçant jusqu'à sa trace au profit de son ancien statut plus politiquement correct de monastère, la performeuse garde imprimées en elle les images de cette humanité "sous contrôle". Se laissant prendre par les émotions traversées, elle se livre aux ressacs d'une "tempête sous un corps" dont l'intensité est de nature à éclabousser le public.       <br />
              <br />
       Suivant un itinéraire listé (passant par les bases "sceptre", "dépeçage", "licorne"…) sans autre cohérence que l'intensité des sentiments éprouvés, elle se lance à corps perdu dans l'exploration d'une "technologie politique du corps", celle inhérente aux lieux d'enfermement telle que Foucault l'évoque dans "Surveiller et punir".  Se transperçant l'œil, le ventre avec la hampe d'une pancarte sans revendication, croquant à pleines dents des carottes qu'elle recrache, titubant et tressautant, se dépiautant et apparaissant nue dans la vérité d'un être livré aux chasseurs prédateurs, crucifiée, elle tente… et réussit à résister à l'ordre dominant.       <br />
              <br />
       Et s'il serait hasardeux de tirer un discours articulé de cette débauche d'énergie délivrée par un corps dans tous ses états, ce qui s'impose irrésistiblement, c'est la force impérieuse de son engagement, de nature à faire rendre l'âme à nos certitudes "ordonnées".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247702.jpg?v=1675795789" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Outrar", de Volmir Cordeiro,</strong></span> entraîne dans une tornade de couleurs virevoltantes accrochées à un corps débonnaire surplombant de sa hauteur phénoménale notre bas monde. Tel un impressionnant géant de carnaval, paré d'une casquette et de longs gants rouges, revêtu d'une multitude de jupons multicolores, il va facétieusement - au gré d'une bande son réinterprétée de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues - déambuler à la recherche de câlins. Alternant sourires béats et grimaces loufoques, sa danse multipliera les glissades… jusqu'atterrir, radieux, dans les bras ou sur la tête des spectateurs et spectatrices massés autour de la piste.       <br />
              <br />
       "Ce fut comme une apparition"… Annoncé par des grondements incessants, jaillit de nulle part, un sorcier en transes, envoûté et envoûtant, traversé par des mouvements frénétiques le propulsant jovialement vers les vivants. Libéré de toutes entraves, le corps du danseur devient lieu de régressions innocentes renouant avec le paradis perdu des fantaisies enfantines. L'énergie prodigieuse qui l'anime se répand comme une trainée de poudre aux vertus hilarantes. Un bain de jouvence aux effets hallucinatoires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247771.jpg?v=1675796056" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mouhawala Oula", d'Alexandre Paulikevitch,</strong></span> se donne à voir comme une parenthèse libertaire annihilant, avec grâce et finesse, les codes hérités pour les mieux travestir. Libanais, vivant à Beyrouth, porté par une vitalité "sans frontières", il se lance corps et âme dans les oscillations lascives du Baladi - danse du ventre réservée par la tradition orientale aux femmes - de nature à chavirer le(s) sens.       <br />
              <br />
       Nu de la tête aux pieds, il revêt une jupe à volants qui, au gré de ses tournoiements élancés,  laisse généreusement apparaître les attributs d'une masculinité rimant au rythme d'une fabuleuse et nébuleuse chevelure, brouillant ainsi les frontières entre virilité et féminité, transgressant allègrement ces deux catégories surfaites de la manière la plus naturelle qui soit.       <br />
              <br />
       Troquant son seul vêtement pour un jupon rouge et accompagné d'une violoniste tirant de son instrument accords et désaccords, le danseur se livre à des défilés par lesquels il traverse les états des genres entremêlés. Du torse bombé et des muscles bandés, à la sensualité d'une gestuelle empreinte d'une volupté à fleur de peau, en passant par les grimaces iconoclastes, ses "déplacements" rappellent - et il en est encore besoin… -  que l'humain est un tout indivisible, irréductible à la stigmatisation d'un sexe dédié. Un monument de liberté sereine…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247821.jpg?v=1675796101" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Défilé performances et curiosités"</strong></span>       <br />
       Soirée avec deux défilés, de 20 h 30 à 21 h 15 et de 22 h à 22 h 45.       <br />
       Conception : Maison de La, Antoine Linsale/De La Saboté(e) X et Guillaume Collard/De La Beuhchaire.       <br />
       Avec : De La Saboté(e), De la Beuhchaire, Soa de Muse, Otopsie, Gioffré, Nathan Selighini et une dizaine de participants participantes.       <br />
       DJ : Bobbi Watson.       <br />
       Court métrage : Le manifeste de la nuit/Arthur Lacomblez.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 24 janvier aux Vivres de l'Art à Bordeaux, en coréalisation avec La Maison de La, dans le cadre du Festival Trente Trente qui s'est déroulé du 12 janvier au 2 février 2023.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247842.jpg?v=1675796146" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Discipline in disorder"</strong></span>       <br />
       Performance.       <br />
       Conception : Annabelle Chambon et Cédric Charron.       <br />
       Performance : Annabelle Chambon.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 28 janvier au Marché de Lerme à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247858.jpg?v=1675796184" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Outrar"</strong></span>       <br />
       Danse.       <br />
       Chorégraphie, interprétation, costumes : Volmir Cordeiro.       <br />
       Assistant de création : Bruno Pace.       <br />
       Conception du projet : Lia Rodrigues en étroite collaboration avec les artistes de sa compagnie de danse (Amalia Lima, Leonardo Nunes, Carolina Repetto, Valentina Fittipaldi, Andrey Silva, Larissa Lima, Ricardo Xavier).       <br />
       Bande originale créée et jouée par : Zeca Assumpção, Henk Zwart, Mendel, Grupo Cadeira (Inês Assumpção, Jorge Potyguara, Miguel Bevilacqua, Henrique Rabello) et pièces du CD "Authentic South America 5, The Amazon".       <br />
       Montage et mixage : Alexandre Seabra.       <br />
       Durée : 25 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 28 janvier à la Halle des Chartrons à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247871.jpg?v=1675796226" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mouhawala Oula"</strong></span>       <br />
       Danse - Beyrouth-Liban/France.       <br />
       Création et interprétation : Alexandre Paulikevitch, accompagné d'Élodie Robine.       <br />
       Durée : 20 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 28 janvier à la Halle des Chartrons à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       <b>S'est déroulé du 12 janvier au 2 février 2023.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées</title>
   <pubDate>Thu, 24 Jun 2021 04:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est à un parcours chorégraphié reliant trois lieux bordelais marqués du sceau d'une originalité faisant fi des attendus ordinaires - L'Atelier des Marches, le Marché de Lerme, La Manufacture CDCN - que nous convie ce soir-là le festival sans tabou de Jean-Luc Terrade.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42469452.jpg?v=1624469681" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      Privé, faute d'avoir pu trouver localement une salle acceptant de l'accueillir, de la programmation de Steven Cohen (sulfureux performeur, chorégraphe, danseur et plasticien originaire d'Afrique du Sud), le Festival présente bien d'autres cordes à son art. Ainsi du talentueux et indomptable danseur chorégraphe brésilien, Volmir Cordeiro, dont "l'invention du corps selon ses désirs" déjoue à l'envi toute tentative de normalisation de la pensée.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"‘Sto:Riz"</strong></span>, de Joachim Maudet, Cie les Vagues, expose deux corps (l'un et l'une) qui, main dans la main, yeux la plupart du temps fermés sur le monde réel, vont découvrir au ralenti les mystères cachés de la mécanique humaine. Leur exploration chorégraphiée au millimètre, toute en nuances, y compris dans les émanations et fragrances que le corps peut laisser échapper (rires brefs, doux ronflements, cris étouffés, bave et plus si affinités), remet en scène - non sans un humour décalé - le vivant enfoui.       <br />
              <br />
       Une héroïque séquence de langues vivantes, surgissant de bouches béantes, rompt la monotonie répétitive d'une performance qui, après avoir d'entrée surpris par son originalité "ventriloqueste", finirait par lasser. Comme si, au-delà de sa créativité indéniable, il lui manquait un carburant suffisant pour tenir la longueur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42469463.jpg?v=1624469748" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Au-delà, vu d'ici"</strong></span>, de la Cie La Cavale, offre un parquet nu à "habiter" par une danseuse au port hiératique. Cernée de chaque côté du quadrilatère de bois par les spectateurs se laissant progressivement gagner par sa présence aux effets hypnotiques, elle entreprend une traversée onirique d'un espace prenant vie sous l'impulsion d'un corps dont les plus infimes résonances vibratoires sont captées par des micros placés sous le dance floor. Tantôt repliée au sol, tantôt en extension dans l'espace, glissant à l'horizontal, en élévation, elle évolue en lien avec les sons corrélés d'une table de mixage distillant une nappe sonore l'enveloppant.       <br />
              <br />
       Ainsi, alternant les figures semblant répondre chacune à une nécessité lovée au creux d'elle-même, immobile ou prise dans une vague la roulant dans ses flots, se soulevant sur un bras comme le ferait une figure de proue fière et déterminée, plaquée à terre sous l'effet de la tourmente qui l'assaille, elle est traversée par les accents apaisants ou discordants de la musique électronique faisant corps avec elle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">"Objets inanimés avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?",</span> ce vers de Lamartine extrait de son recueil Harmonies poétiques pourrait "exprimer", comme on le dirait d'un parfum, l'essence de l'alchimie à l'œuvre. En effet, ce sont nos émotions les plus secrètes que mobilise ce ballet subtil interprété par une officiante vêtue d'or et de noir, et qui, par la grâce de sa présence lumineuse, donne vie au plancher de danse. Sans jamais se départir de la grâce qui l'habite, elle accomplit son odyssée sonore avec une sensibilité troublante. Un délicat moment "d'harmonie poétique", une fête des sens à savourer pudiquement, ou pas, à sa guise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42469582.jpg?v=1624470854" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Époque"</strong></span>, de Volmir Cordeiro et Marcela Santander Corvalán, d'emblée extirpe chacun de sa zone de confort artistique. En effet, au vu du décor décalé - une guirlande de fleurs sagement alignées en fond de plateau évoquant un ballet ringard - et des deux créatures "art- typiques" se tenant immobiles dos à lui, on pressent que la cérémonie chorégraphiée va réserver quelques surprises… Doux euphémisme au regard de cette traversée incandescente du XXe siècle féministe mettant en abyme quelques-unes de ses figures de proue, au premier rang desquelles Joséphine Baker sans omettre la très sulfureuse Anita Berber et ses "Danses du vice, de l'horreur et de l'extase".       <br />
              <br />
       L'homme au crâne rasé et au sourire énigmatique, vêtu d'une robe noire qu'il lisse timidement avec grande application sur ses jambes, dont l'une est gainée d'un bas bariolé, trouble d'emblée par l'inquiétante étrangeté qui s'en échappe. En effet, il semble réunir dans le même corps, la gestuelle dictée à la gent féminine par la domination patriarcale distribuant de manière outrageusement clivée les postures attendues de chaque sexe, et, dans le même temps, une critique au vitriol de ces clichés d'un autre temps. Quant à la femme, elle exhibe fièrement sa féminité dans une tenue de boxeuse prête à faire le coup de poing.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42469589.jpg?v=1624470914" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      Quand ils s'animent, nous toisant du regard, ils explorent en parallèle leurs corps respectifs, posant ostensiblement la main sur leurs parties génitales, embrassant à pleine bouche voluptueuse leurs doigts. Quand sortant de toute &quot;réserve&quot;, l'homme saute en l'air, sa robe remonte sur ses cuisses libérant alors des attributs masculins manifestes, la femme, elle, cognant sur le sol et les murs tel un fier-à-bras, les deux affichant des grimaces simiesques tout en tendant ostentatoirement la main vers le public pour faire mine d'obtenir quelques sous récompensant leurs pitreries à haute valeur désacralisante.       <br />
              <br />
       Parodier, déstructurer, travailler au corps les visions établies pour les faire imploser joyeusement de l'intérieur, tel est l'objet du projet &quot;scandaleux&quot; questionnant non seulement les valeurs conservatrices de la société, mais aussi celles de &quot;l'idéal de la danse&quot;. La mécanique libératrice s'emballe sans jamais fléchir jusqu'à la ludique &quot;mise à nu&quot; des protagonistes d'une pièce où l'esprit libertaire corrosif vient déconstruire tous les attendus des genres, y compris de celui chorégraphié. Quant à la scène des saluts déclinés en boucle, elle mériterait amplement ici s'il n'était galvaudé le qualificatif de &quot;jubilatoire&quot;.       <br />
              <br />
       Un très grand moment de liberté artistique recouvrée, ponctuée de gentillets bras d'honneur, minauderies, selfies et autres citations (ir)respectueuses, pour in fine donner lieu à un défilé de pancartes arborant &quot;Fora Bolsonaro ! Dégage Bolsonaro !&quot;… rappelant ainsi aux distraits que l'Art peut être aussi pour les artistes (qui en font profession) et les spectateurs (qui en sont les regardeurs actifs) une manière de résister au totalitarisme, sous tous ses visages et toutes ses latitudes, et ce, quelle que soit l'Époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42470098.jpg?v=1624474303" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
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     <div>
      <b>Vu dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole (du 8 juin au 3 juillet 2021), lors du Parcours du samedi 19 juin.</b>       <br />
              <br />
       <b>&quot;‘Sto:Riz&quot;       <br />
       De Joachim Maudet, Cie les Vagues.       <br />
       Création 2019.</b>       <br />
       À L'Atelier des Marches, Le Bouscat (17 h).       <br />
       Chorégraphie : Joachim Maudet.       <br />
       Avec : Sophie Lèbre et Joachim Maudet.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Au-delà, vu d'ici&quot;       <br />
       De la Cie La Cavale.       <br />
       Création 2021.</b>       <br />
       Au Marché de Lerme, Bordeaux (18 h 30).       <br />
       Conception, chorégraphie, interprétation : Julie Coutant.       <br />
       Conception, chorégraphie : Éric Fessenmeyer.       <br />
       Conception installation sonore : Thomas Sillard.       <br />
       Régie, jeu (en alternance) : Thomas Sillard, Raphaël Guitton.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42470110.jpg?v=1624474437" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      Construction dispositif scénographique : Daniel Péraud.       <br />
       Conception dispositif lumière : Éric Seldubuisson.       <br />
       Regard complice : Anthony Thibault.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Époque&quot;       <br />
       De Volmir Cordeiro et Marcela Santander Corvalán.       <br />
       Création 2015.</b>       <br />
       À La Manufacture CDCN, Bordeaux (20 h 15).       <br />
       Chorégraphie, interprétation : Volmir Cordeiro et Marcela Santander Corvalán.       <br />
       Création lumière : Maël Guiblin.       <br />
       Durée : 40 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57287683-42469452.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Sto-Riz--Au-dela-vu-d-ici--Epoque--danse-en-trois-temps-sarabandes-deliees_a2977.html</link>
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   <title>"Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…</title>
   <pubDate>Mon, 19 Oct 2020 07:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La danse contemporaine multiplie les tentatives pour questionner le monde comme il va… ou comme il ne va pas. Loin d'une approche lisse confortant l'ordre établi, elle convoque sur le plateau les ressources des arts plastiques, de la vidéo, du théâtre, s'inspire d'écrits à teneur philosophique pour créer une dramaturgie singulière. Les corps en mouvement - ou en non-mouvement - deviennent alors "les porte-parole" de ces interrogations existentielles. Ainsi il en va de "Crépuscule" et "Trottoir", présentés dans une même soirée du FAB.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50718454-39079181.jpg?v=1603089531" alt=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" title=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Crépuscule&quot;</b>, de la Compagnie Auguste-Bienvenue, renvoie par son titre au &quot;Crépuscule des Dieux&quot; de Wagner, sauf que les Dieux ici ont changé de nature… Bienvenue Bazié et Auguste Ouédraogo s'emploient depuis l'an 2000 à promouvoir leur art chorégraphié tant au Burkina Faso, dont ils sont originaires, qu'en France où ils se sont établis. Leur curiosité les amène à questionner, au travers de corps &quot;grandeur nature&quot;, les thèses développées par l'historien Yuval Noah Harari sur le devenir de l'Homo Sapiens. Que deviendrait l'humanité (la nôtre) soumise au diktat des nouvelles technologies ?       <br />
              <br />
       Des lettres géantes en mouvement, &quot;IN GOD WE TRUST&quot;, surplombent en les écrasant de leur magnificence les cinq danseurs du plateau. Une danseuse, bras au ciel, semble tendre les mains en direction de ce Dieu numérique, objet de toutes les dévotions contemporaines, pendant que trois autres danseurs l'observent attentivement. Le cinquième entre alors en lice, un écran en guise de tête. Des chiffres projetés en vidéo déferlent, transformant les &quot;humains&quot; en panneaux d'affichage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50718454-39079194.jpg?v=1603089577" alt=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" title=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" />
     </div>
     <div>
      La musique s'emballe, se fait stridente, enjoignant l'homme à la tête d'écran de battre en retraite tandis que ses coreligionnaires tentent, non sans une belle énergie, de résister en exécutant des gestes heurtés. Comme si leur corps avait à souffrir du nouveau démiurge voulant prendre possession d'eux, ils se débattent en accomplissant des gestes répétitifs, saccadés, autant de mécaniques qui trahissent leur défaite à venir.       <br />
              <br />
       Mettant en abyme la gestuelle des danseurs, une vidéo projette en live des cercles lumineux concentriques qui finissent par déborder, comme des tsunamis irrépressibles, sur les premières rangées de spectateurs les incluant ainsi dans le désastre à l'œuvre. Engloutis par ce déluge numérique, les danseurs se débattent dans l'arène plongée dans un silence assourdissant annonçant l'estocade… Avant qu'un autre final soit proposé où l'humanité, loupiote à la main, tenterait de percer l'obscurité des âges farouches à la recherche d'une nouvelle aube.       <br />
              <br />
       Le propos inspiré par des préoccupations contemporaines développées par un penseur best-seller, l'esthétique irréprochable de la scénographie, tout comme l'engagement physique au-dessus de tout soupçon de danseurs aguerris, ne peuvent laisser indifférents. Pourtant - et même si une part du public a adhéré au &quot;spectacle&quot; - on peut rester partagé par cette démonstration appliquée, laissant au final trop peu de place à la fantasmagorie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50718454-39079370.jpg?v=1603090807" alt=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" title=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" />
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     <div>
      <b>&quot;Trottoir&quot;</b>, du Brésilien Volmir Cordeiro, impose une chorégraphie puisant son inspiration dans le processus libérateur filmé naguère par Jean Rouch dans &quot;Les Maîtres Fous&quot;. Une sarabande masquée et colorée déboule sur le plateau traversé par l'énergie débridée de ceux et celles qui, empruntant le lieu de &quot;passage&quot; du trottoir, vont jouer à l'envi - afin de les mieux déjouer - les assignations héritées conduisant aux oppressions &quot;en tous genres&quot;.       <br />
              <br />
       Si l'ethnographe s'était attaché à filmer, caméra à l'épaule, des rites d'exorcisme pratiqués par les immigrés nigériens dans un &quot;ciné-transe&quot; propre à rendre palpable l'oppression vécue au travers des figures de la colonisation, le chorégraphe contemporain crée des tableaux vivants de danseurs livrant combat à corps déployé pour recouvrer leur identité confisquée.       <br />
              <br />
       Dans une sorte de Carnaval improvisé, visages d'abord recouverts de collants écrasant les traits (comme &quot;dés-identifiés&quot;, tant leur être assujetti à une place assignée a perdu toute singularité propre), habits bariolés de couleurs vives portant la révolte qui couve en eux, ils vont s'étayer les uns les autres pour faire la nique aux oppresseurs de tous poils.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50718454-39079385.jpg?v=1603090838" alt=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" title=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" />
     </div>
     <div>
      Dans un premier tableau, on les découvre agglutinés sur le bord de scène, masse informe qui va s'ébrouer pour laisser émerger des jeux de rôle en chaîne. Singeant le jeu social dicté par un Big Brother omniprésent, les dépossédés d'eux-mêmes vont s'adonner à des rituels sans queue ni tête, répliques de la condition qui leur est réservée et qu'ils répètent à satiété.       <br />
              <br />
       Il faudra la voix de l'une d'eux pour que le déclic de la révolte s'enclenche. <span style="font-style:italic">&quot;Ce n'est pas plus papa, le pape ou le juge qui me feront la loi. Biologie n'est pas destin, mon corps est à moi&quot;.</span> Se délivrant alors mutuellement du couvercle/couvre-chef - casque, casquette, képi, etc. - qui pèse sur leur tête, l'interchangeant, ils prennent acte du pouvoir qu'est le leur : choisir son rôle sans se le laisser imposer par quelle qu'instance que ce soit.       <br />
              <br />
       Frénétiquement, ils se lancent dans des figures libératrices, arrachant les masques qui les étouffaient, piétinant les reliques de leur asservissement. Encouragés par les commentaires libertaires proférés par la voix au micro - <span style="font-style:italic">&quot;Rien n'est interdit&quot;</span> - ils réduisent en lambeaux les anciennes pelures pendant que d'autres bravent fièrement les interdits. Autant d'actes de rébellion les dépouillant du prêt-à-porter sociétal afin que la métamorphose libératrice advienne. Une version de l'&quot;Ecce Homo&quot; nietzschéen, comment on devient ce que l'on est…        <br />
       Oui, certes… Alors pourquoi ce délire carnavalesque aux vertus rédemptrices nous laisse-t-il en marge, &quot;spectateurs&quot; de cette fête orgiaque plus qu'invités à la partager ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Crépuscule"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50718454-39079415.jpg?v=1603090985" alt=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" title=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" />
     </div>
     <div>
      Compagnie Auguste-Bienvenue.       <br />
       Conception et chorégraphie : Bienvenue Bazié et Auguste Ouédraogo.       <br />
       Avec : Jessica Yactine, Louise Soulié, Ousseni Dabaré, Bienvenue Bazié, Auguste Ouédraogo.       <br />
       Création lumière : Fabrice Barbotin.       <br />
       Vidéo mapping : Jérémie Samoyault.       <br />
       Composition musicale : Khalil Hentati (AKA Epi).       <br />
       Création costumes : Vincent Dupeyron.       <br />
              <br />
       <b>Présentés les 8 et 9 octobre 2020 au Carré-Colonnes, Saint-Médard-en-Jalles (33), dans le cadre du FAB (2 au 17 octobre 2020).</b>       <br />
              <br />
       <b>Autre date</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 mars 2021 :</span> L'Avant-Scène, Festival Mars &quot;Planète Danse&quot;, Cognac (16).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trottoir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50718454-39079421.jpg?v=1603091034" alt=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" title=""Crépuscule" et "Trottoir"… deux chorégraphies inspirées, un accueil  partagé…" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Volmir Cordeiro.       <br />
       Avec : Volmir Cordeiro, Martin Gil, Isabela Fernandes Santana, Marcela Santander Corvalán, Anne Sanogo, Washington Timbó.       <br />
       Création lumière : Abigail Fowler.       <br />
       Création son : Arnaud de la Celle.       <br />
       Conception costumes : Volmir Cordeiro.       <br />
       Réalisation costumes : Vinca Alonso et Volmir Cordeiro avec la participation des danseurs.       <br />
       Textes extraits de &quot;Poems from Guantanamo&quot;, &quot;The Detainees Speak&quot; de Marc Falloff ; &quot;Un appartement sur Uranus&quot; de Paul B. Preciado ; &quot;Traité du Tout Monde&quot; d'Édouard Glissant ; &quot;Le Verbe&quot;, extrait du &quot;Chant de la Carpe&quot; de Ghérasim Luca ; extraits de &quot;Prendre Corps&quot; de Ghérasim Luca ; &quot;You Don't know Me&quot; de Caetano Veloso ; &quot;L'une chante, l'autre pas&quot; d'Agnès Varda.       <br />
              <br />
       Présenté le 9 octobre 2020 à La Manufacture CDCN de Bordeaux, dans le cadre du FAB (2 au 17 octobre 2020).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">9 décembre 2020 :</span> Théâtre de la Vignette et ICI, CCN de Montpellier (34).       <br />
       31 mars et 1er avril 2021 : Kaaitheater, Charleroi Danse, Festival Legs, Bruxelles (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50718454-39079181.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Crepuscule-et-Trottoir-deux-choregraphies-inspirees-un-accueil-partage_a2816.html</link>
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