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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-13T23:54:35+02:00</dc:date>
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   <title>"Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !</title>
   <pubDate>Mon, 06 Jan 2025 06:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une grande épopée dont Ariane Mnouchkine a prévu plusieurs époques, le théâtre du Soleil nous plonge, pour la première époque, dans la Révolution russe. La mise en scène est au plus proche des faits réels de celle-ci, en utilisant les langues anglaise, ukrainienne et russe pour être au diapason des figures célèbres qui y ont pris part, en la combattant ou en la menant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60835586.jpg?v=1736107219" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Toujours au rendez-vous, Ariane Mnouchkine, assistée d'Hélène Cixous dans une œuvre collective du Théâtre du Soleil, est fidèle à ses combats, à sa vision du 6ᵉ art et à son exigence artistique où est narrée, sur les planches, une grande épopée historique avec ses décors somptueux, son style de jeu, dans une première époque intitulée &quot;Ici sont les dragons&quot;, et qui en comportera d'autres.       <br />
              <br />
       Pour celle-ci, le spectre temporel s'étale entre 1916 et janvier 1918, diversement situé au Pas-de-Calais, en Picardie, à Kiev, à Petrograd, en Allemagne et en Ukraine de l'Ouest. La pièce relate les événements juste avant et pendant la Révolution russe de 1917, avec la chute du tsar Nicolas II (1868-1918) qui a donné lieu à l'éveil de la démocratie, suivi rapidement par la prise de pouvoir de Lénine (1870-1924) et de sa dictature.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre un front de guerre avec son terrain recouvert de nappes givrées et de neige qui tombe par un mécanisme à dessein visible, où un comédien, côté cour, actionne une corde qui fait bouger en hauteur un long plateau fin pour la faire descendre. Situées côté cour, les coulisses du spectacle sont visibles durant toute la représentation. Dans celles-ci, une chorale de chanteurs entonne, durant un moment, un très beau chant. Il y a du théâtre dans le théâtre à de très nombreuses reprises avec la protagoniste principale, la metteure en scène (Hélène Cinque en alternance avec Dominique Jamblet), qui monte parfois sur les planches pour diriger les interprètes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60835587.jpg?v=1736107256" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      La pièce est découpée en douze tableaux avec des décors changeants. Nous sommes en plein cœur d'un processus créateur artistique, la loge de la metteure en scène est située sous l'avant-scène, seul élément fixe dans la scénographie. Autour d'elle, il y a des manuscrits et des livres mettant en exergue un travail de recherche fait pour cette création. Elle doit choisir, ne pouvant tout montrer, comme elle le dit à l'un des personnages, soldat de son statut, qui l'interpelle lors d'une scène, car souhaitant qu'elle fasse référence à Karl Kautsky (1854-1938), homme politique germano-autrichien et théoricien marxiste, et à Nestor Makhno (1888-1934), révolutionnaire ukrainien.       <br />
              <br />
       Qui parle de Karl Kautsky et de Nestor Makhno ? Le comédien, citoyen de son art et porteur de l'engagement politique du Théâtre du Soleil, ou le combattant incarné luttant pour la souveraineté de son pays et militant auprès de Nestor Makhno ? L'interprète, soucieux de ce qu'il joue ou le personnage ? Le 6ᵉ art est mis en abyme sur ce qui relève de l'incarnation, de sa construction et de ses valeurs. Nous sommes ainsi situés dans un entre-deux de ce qui est théâtre dans le théâtre et théâtre dans son propos, de ce qui est joué et de ce qui est dit, les seconds termes bousculant toujours les premiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60835598.jpg?v=1736107293" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Autour de Churchill, Kerenski, Lénine, Staline et Trotski, une multitude de protagonistes apparaissent, dont beaucoup oubliés par l'Histoire. Les comédiens portent des masques pour incarner ces figures historiques. Ces accessoires font qu'ils ont un aspect froid et distant entre eux. L'expressivité faciale est donc absente, les humeurs et émotions ne pouvant transparaître. Le jeu verbal semble toujours en décalage entre le dit et le manifesté, mettant en exergue des hommes animés uniquement de calculs politiques. Elle montre ainsi le visage froid et implacable de l'Histoire.       <br />
              <br />
       En arrière-fond, la trame sonore du spectacle est basée sur des enregistrements en langues anglaise, russe et ukrainienne. Sauf pour la metteure en scène, le français est utilisé à de rares exceptions. Elles deviennent le lien essentiel qui relie les événements aux hommes qui les ont décidés. Elles sont ainsi supports d'immixtion d'une période dont elles sont le repère pour être au plus proche des faits. La langue devient ainsi un élément d'authenticité.       <br />
              <br />
       Dans ce rapport à l'autre que les comédiens entretiennent avec leurs personnages, tout passe par la présence physique et le jeu corporel. La fable, dans le cadre d'une optique baignée d'imagination, est ainsi mise en retrait par rapport aux faits réels. Le 6ᵉ art devient témoin historique permettant de combattre mensonges et &quot;faits alternatifs*&quot;. C'est ce qui est mis en exergue dans la première scène, quand la metteure en scène stoppe directement une interview télévisée de Poutine, projetée en arrière-scène, qui raconte sa &quot;vérité&quot;, en tordant les faits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60835611.jpg?v=1736107324" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Dans le dernier tableau, elle filme, avec son téléphone portable, le palais d'hiver de Petrograd où la démocratie avait pris ses quartiers pendant quelques mois. La projection est faite en même temps sur grand écran, nostalgique d'une courte période en URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) que l'on souhaiterait voir aujourd'hui en Russie, comme dans de nombreux pays sous égide dictatoriale et ailleurs où elle est de plus en plus malmenée par les fake news.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Alternative facts&quot; (en V.O.), expression utilisée par la conseillère du président américain Donald Trump, Kellyanne Conway, le 22 janvier 2017, pour minimiser les impacts de l'appréciation à dessein erronée de Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, du nombre de participants, la veille, à l'investiture du président.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ici sont les dragons"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60849882.jpg?v=1736183306" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      <b>Première époque, 1917 : La Victoire était entre nos mains.</b>       <br />
       Création collective du Théâtre du Soleil, en harmonie avec Hélène Cixous.       <br />
       Dirigée par Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique composée par Clémence Fougea, jouée à chaque représentation avec Ya-Hui Liang.       <br />
       Compositions musicales : Dimitri Chostakovitch, Sergueï Prokoviev et Yevhen Adamtsevytch, Ilia Chatrov, Fritz Cohen, César Franck, Reinhold Glière, Gustav Holst, Mykola Leontovytch, Edmund Meisel et Richard Wagner.       <br />
       Comédiens : Hélène Cinque, Dominique Jambert, Nirupama Nityanandan, Aline Borsari, Alice Milléquant, Omid Rawendah, Sébastien Brottet-Michel, Seear Kohi, Andréa Marchant Fernandez, Andréa Formantel Riquelme, Agustin Letelier, Farid Joya, Élise Salmon, Ève Doe-Bruce, Vincent Mangado, Samir Abdul Jabbar Saed, Judit Jancsó, Pamela Marin Munoz, Vincent Martin, Seietsu Onochi, Vijayan Panikkaveettil, Reza Rajabi, Jean Schabel, Shaghayegh Beheshti, Xevi Ribas, Dimitri Leroy, Duccio Bellugi-Vannuccini, Ariane Hime, Maurice Durozier, Astrid Grant, Tomaz Nogueira da Gama, Sava Lolov, Clémence Fougea.       <br />
       Voix : Ira Verbitskaya, Egor Morozov, Judit Jancsó, Martin Vaughan Lewis, Brontis Jodorowsky, Arman Saribekyan, Judit Jancsó, Alexey Dedoborsch, Cyril Boutchenik, Rainer Sievert, Johannes Hamm, Sacha Bourdo, Yuriy Zavalnyouk, Anna Kuzina.       <br />
       Musiciens de l'orchestre : Agustin Letelier, Ya-Hui Liang (percussions), Andréa Marchant Fernandez (saxophone), Vincent Martin (piano), Xevi Ribas (clarinette), Elise Salmon (basse).       <br />
       Durée : 2 h 45 avec l'entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60849904.jpg?v=1736183282" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 27 avril 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 15 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       Relâches exceptionnelles : 25 décembre 2024, puis du 1ᵉʳ au 7 janvier 2025 inclus.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12ᵉ, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85343620-60835586.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel</title>
   <pubDate>Tue, 07 May 2024 16:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Hamlet apprend par le spectre de son père défunt, roi du Danemark, que ce dernier a été assassiné par Claudius, son frère. Il simule alors la folie afin de rester au contact de la cour et, pour dénoncer l'assassin monté sur le trône, il organise une représentation du meurtre par des comédiens lors du remariage de sa mère, Gertrude.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80091062-57875104.jpg?v=1715095642" alt=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" title=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" />
     </div>
     <div>
      Polonius met en garde sa fille Ophélie contre les avances d'Hamlet et espionne une conversation, mais il se fait surprendre et poignarder. Ophélie, de désespoir, se suicide. Hamlet combat en duel Laërte, le frère d'Ophélie. Tous deux sont mortellement blessés, mais avant de mourir, Hamlet parvient à tuer son frère.       <br />
              <br />
       C'est dans les années 2000, avec l'émergence de la compagnie britannique Punchdrunk, fondée par Félix Barret, que le mouvement du &quot;théâtre immersif&quot; s'est affirmé définitivement. Avant lui, des artistes comme Luca Ronconi ou encore André Engel œuvraient déjà dans ce sens, loin des murs des théâtres classiques et du confort des fauteuils en velours rouge. Dans le présent concept, le spectateur se retrouve plongé dans un monde dont il ne maîtrise pas les contours et dont il ignore les règles.       <br />
              <br />
       C'est autre chose ! Toute autre chose ! Une revisite, en quelque sorte, à la fois du texte, des enjeux de la dramaturgie, du jeu des comédiennes et des comédiens, ou encore de la place du public qui, d'une certaine mesure, devient &quot;le héros du livre&quot; qui se déroule sous ses yeux et peut, à sa guise, suivre dans le dédale du donjon, plutôt Hamlet, ou la reine Gertrude ou encore Ophélie.       <br />
              <br />
       Plus de quatrième mur, en ce soir de Générale immersive du 25 avril, mais &quot;des&quot; quatrièmes murs partout, tout au long de la représentation qui permettent notamment aux spectateurs de se déplacer où ils le souhaitent, sauf pour la scène finale, en extérieur, dans la somptueuse &quot;cour au puits&quot; pavée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80091062-57875105.jpg?v=1715095670" alt=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" title=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Cette circulation du spectateur entre les scènes, aux côtés des personnages, est d'une nouveauté absolue. Cela ne gêne pas la compréhension, mais permet au contraire de revisiter l'œuvre d'une manière nouvelle, passionnante. C'est un travail énorme pour le metteur en scène et les interprètes, mais pour le public, c'est jouissif&quot;</span>, précise Magali Léris.       <br />
              <br />
       À nos yeux, il est quand même largement préférable de connaître l'histoire d'Hamlet si l'on veut appréhender un tant soit peu le spectacle, car le spectateur peut en perdre le fil par moment. Le lieu est déroutant et peut, peut-être, supplanter parfois le jeu des actrices et acteurs. Ou en tout cas dérouter. Cela dit, la magie est là, à plusieurs niveaux, et l'expérience théâtrale qui se déroule au château de Vincennes en ce moment est à ne rater sous aucun prétexte : la tragédie du spectre du Danemark vous embarque dans des couloirs labyrinthiques somptueux, vous fait grimper les dizaines de marches du donjon, fouler de magnifiques tapis d'époque et surtout assister à une proximité inégalée avec les comédiennes et comédiens.       <br />
              <br />
       L'adaptation de la pièce &quot;Hamlet&quot; par Léonard Matton est ici exceptionnelle. Nous avions beaucoup regretté de ne pas avoir pu assister à son adaptation du texte &quot;Le Fléau, mesure pour mesure&quot; de Shakespeare aussi, aux colonnes de Buren en septembre 2023, et pour rien au monde, nous n'aurions raté celle-ci !       <br />
              <br />
       Ce jeudi 25 avril, c'est Gaël Giraudeau qui interprétait le rôle d'Hamlet. Accordons-lui une mention toute particulière tant son jeu est captivant et éblouissant. Les autres interprètes ne sont pas en reste dont on sent très nettement leur plaisir d'être là aux côtés des spectateurs qu'ils frôlent, qu'ils bousculent parfois, aux oreilles desquelles ils hurlent de rage ou de douleur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ici, les parcours se déroulent en temps réel dans un espace à six dimensions : une salle du trône, trois chambres, une chapelle, un jardin d'hiver cimetière. L'espace du pouvoir, l'espace de la religion, l'espace de l'intime et les espaces de la tragédie. L'histoire se déroule sur plusieurs mois. L'action débute à la nuit tombée pour ne plus s'arrêter jusqu'à la fin. Plusieurs intrigues se jouent simultanées et s'entrecroisent sans une narration &quot;en arborescence&quot;. Les multiples points de vue entraînent le spectateur dans la tragédie esthétique et métaphysique d'Elseneur, renommée du nom original de la cité danoise : Helsingor&quot;.</span>       <br />
              <br />
       &quot;Être ou ne pas être&quot;, la fameuse réplique de la pièce de Shakespeare résonne de manière flamboyante en ce moment au château de Vincennes, sous la houlette professionnelle hautement expérimentée de Léonard Matton, et fait vivre aux spectateurs une expérience théâtrale unique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On peut parler de spectacle organique du fait que l'adaptation se forge sur une intuition en &quot;4D&quot;, l'espace et le temps s'imbriquent, la respiration de l'ensemble des scènes, de chaque personnage, des sons, des musiques, des mouvements (…). Le théâtre n'est pas un art poli : c'est l'art des bacchanales, et je ne souhaite rien tant que retrouver dans mes spectacles cette puissance épique séculaire&quot;,</span> indique encore Léonard Matton.       <br />
              <br />
       Le pari est hautement gagné, cher Léonard. Le spectateur est envoûté, sous le charme d'une pièce monumentale qu'il pourrait bien en plus redécouvrir ou appréhender différemment, voire en être subjugué.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Helsingor, Château d'Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80091062-57875109.jpg?v=1715095698" alt=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" title=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" />
     </div>
     <div>
      Création immersive d'après &quot;Hamlet&quot; de William Shakespeare.       <br />
       Adaptation et traduction : Léonard Matton.       <br />
       Mises en espaces : Léonard Matton.       <br />
       Collaboration artistique, dramaturgie : Camille Delpech.       <br />
       Avec (en alternance ) : Anthony Falkowsky ou Thomas Gendronneau, Roch-Antoine Albaladéjo ou Loïc Brabant, Zazie Delem ou Claire Mirande, Benjamin Brenière, Gaël Giraudeau ou Stanislas Roquette, Cédric Carlier ou Laurent Labruyère, Mathias Marty ou Matthieu Protin​, Jérôme Ragon ou Hervé Rey, Camille Delpech ou Marjorie Dubus, Dominique Bastien ou Jean-Loup Horwitz, Michel Chalmeau ou Jacques Poix-Terrier.       <br />
       Régie lumières : Mohammed Mokkaddemini, Ugo Perez, Chloé Roger.       <br />
       Création univers sonore : Enzo di Meo, Clément Hubert, Claire Mahieux.       <br />
       Création musicale : Claire Mahieux.       <br />
       Conception costumes : Jérôme Ragon, Mathilde Canonne, Antoine Rabier.       <br />
       Maître d'armes : Pierre Berçot.       <br />
       Décors et accessoires : A2R Compagnie - Antre de Rêves.       <br />
       Par la Compagnie Emersion (fondée en 2022).       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 avril au 25 mai 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30. Relâche : le lundi.       <br />
       Château de Vincennes, Centre des monuments nationaux (CMN).       <br />
       Entrée face au 18, avenue de Paris, Vincennes (94).       <br />
       <a class="link" href="https://www.emersionprod.com/helsingor-chateau-hamlet" target="_blank">&gt;&gt; emersionprod.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle a été créé en juin 2018 et s'est joué jusqu'en décembre 2018 au &quot;Secret&quot; à Paris 5ᵉ, une ancienne usine de 1200 m², et y a réuni plus de 10 000 spectateurs.       <br />
       Au Château de Vincennes, il s'agit d'une reprise jouée aussi en 2019 et en 2021.       <br />
       <a class="link" href="https://www.emersionprod.com/" target="_blank">&gt;&gt; Réservations uniquement en ligne</a>       <br />
              <br />
       À noter pour les futurs festivaliers d'Avignon 2024 que la pièce &quot;Le Fléau, mesure pour mesure&quot; se jouera au Fort-Saint-André, CMN de Villeneuve-lez-Avignon du 9 au 13 juillet 2024.       <br />
       Puis au Domaine National du Palais Royal (CMN) à Paris du 14 août au 7 septembre 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80091062-57875104.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Helsingor-Chateau-d-Hamlet-Un-condense-vertigineux-de-la-celebre-piece-dans-un-lieu-exceptionnel_a3896.html</link>
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   <title>"Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !</title>
   <pubDate>Tue, 20 Oct 2020 08:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Survolant cinquante années de résistances citoyennes, "Saccage" est une pièce militante qui raconte, dans un débridement assumé, les luttes contre un pouvoir étatique. Entre victoires et désillusions, le bilan de ces combats civils est à la fois désespéré et revivifiant. Une bonne goulée d'un poison souverain que l'on appelle la liberté citoyenne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50752244-39099177.jpg?v=1603178382" alt=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" title=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" />
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      Judith Bernard au texte, à la mise en scène et sur le plateau, prône un théâtre en acte. Elle s'intéresse à l'actualité politique, entre points de vue sociologique et réflexion philosophique. Dans cette pièce, ce sont les enclaves de résistances qu'elle met en scène. Celles qui se sont déroulées en France, mais aussi celles du Chiapas et d'autres moins connues comme l'organisation sociale du Rojave, en pays Kurdes. Mais c'est autour de deux grands événements proches de nous que se concentre le spectacle.       <br />
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       En 1970, après les révoltes de mai 68, l'État français accepte la création de l'Université de Vincennes qui s'installe en quelques mois dans le bois. Celle-ci va regrouper la plupart des intellectuels progressistes de l'époque et ouvrir ses bancs, non seulement aux étudiants mais aussi aux travailleurs. Des libertés jamais connues dans l'enseignement supérieur se développent alors : études politiques, philosophiques et artistiques foisonnent. Mais aussi une forme d'organisation collective inédite.       <br />
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       Dans les années 2010, l'État décide la construction d'un aéroport géant à Notre-Dame-des-Landes. Commence alors une résistance des habitants, fermiers pour la plupart qui seront bientôt rejoints par des militants de tous bords, écologistes ou autres. Cette mobilisation formera ce qu'on appelle une ZAD (Zone à Défendre) très créative. En quelques années, les zadistes vont développer une véritable organisation sociale, non commerciale et respectueuse de l'environnement, avec le but d'une vie en autarcie plus juste, plus égalitaire.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50752244-39099189.jpg?v=1603178418" alt=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" title=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" />
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      Bref, des bandes de gauchistes. C'est avec cette appellation qui fait peur aux bourgeois que ces expériences inventives vont être vilipendées par des campagnes de presse au service du pouvoir. L'université Paris-Vincennes subira les foudres d'une campagne bien pensante avant d'être &quot;délocalisée&quot; à Saint-Denis à la fin des années soixante-dix, perdant au passage toutes ses vertus, toutes ses exceptions et la moitié de ses étudiants ainsi que quasiment tous ses enseignants connus. Quant aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes, à l'abandon du projet d'aéroport en 2018, ils continueront à se retrouver confrontés aux forces de l'ordre et à une volonté de mettre fin à l'expérience.       <br />
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       &quot;Saccage&quot;, c'est la méthode employée dans ces deux cas particuliers par les gouvernements : en une nuit, l'université de Vincennes est détruite par des bulldozers protégés par la police tandis que dans la ZAD, les cabanes, les constructions, les plantations sont saccagées par les mêmes bulls.       <br />
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       Ce sont tous ces événements et bien d'autres que la pièce raconte dans une construction faite de sauts énergiques d'un lieu à l'autre. Les quatre comédiens incarnent tous les rôles nécessaires à cette narration, jouant les différents protagonistes de ces révoltes. Une disposition scénique simple emporte le propos d'une époque à l'autre avec quelques accessoires et costumes.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50752244-39099198.jpg?v=1603178444" alt=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" title=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" />
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      Ce qui est mis en avant, ce sont justement ces personnages, leurs quêtes de vérité, de liberté, de sociabilité, de justice. Se retrouvent, dans ces luttes, des intellectuels, des paysans, des écolos, des gens simples ou compliqués, un véritable microcosme social, complet. Une société en phase de re-création comme c'est encore le cas à Notre-Dame-des-Landes pour certains d'entre eux malgré les pressions incroyables du pouvoir pour faire rentrer tout le monde dans le rang et saccager leurs œuvres.       <br />
              <br />
       C'est un spectacle bienfaisant dynamisé par l'énergie et l'implication de tous les interprètes. Le côté instructif prend parfois le pas sur le jeu : le sujet lui-même, tendant à faire déferler les mots, quitte à noyer un peu le spectateur dans cet afflux de dialogues et d'apostrophes. Mais on comprend que c'est l'envie de tout dire, une envie impossible à rassasier, qui fait ainsi déborder le verbe. Mais pour un tel témoignage d'autres possibles fonctionnements sociaux, trop vaut sans doute mieux que pas assez.
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     <div><b>"Saccage"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50752244-39099223.jpg?v=1603178585" alt=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" title=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" />
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      Texte et mise en scène : Judith Bernard.       <br />
       Avec : Judith Bernard ou Pauline Christophe, Antoine Jouanolou ou Jean Vocat, Marc Le Gall ou David Nazarenko, et Caroline Gay.       <br />
       Création Lumières : Samuel Halfon.       <br />
       Création sonore : Caroline Gay.       <br />
       Scénographie : Aurore Dupuy-Joly.       <br />
       Compagnie ADA-Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 octobre au 29 novembre 2020.</span>       <br />
       En raison du couvre-feu, une seule représentation reste programmée chaque semaine,        <br />
       le dimanche à 12 h 15.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="https://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
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