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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-10T18:56:10+02:00</dc:date>
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   <title>"900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 08:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une recréation d'un spectacle in situ qui avait été construit en 2021 par le chorégraphe Némo Flouret. Sa démarche est de faire une immersion dans des espaces physiques qui ne se rattachent pas à des lieux de représentation. Dans des performances disséminées, la scénographie se fait jour au fil de l'eau dans un cadre qui définit progressivement une relation entre l'acte artistique et le regard spectateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788153.jpg?v=1735661410" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un grand espace, tous debout à déambuler. Il y a par intermittence du silence, des lumières et de la musique. Puis, à tour de rôle, des artistes en solo, duo puis en trio, engagent, de façon séparée, leur partition. Ils apparaissent furtivement dans une foule où les gens marchent, stationnent, attendent. Quand les interprètes s'animent de mouvements et/ou se déplacent, le public se répartit en petits groupes autour de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Les regards deviennent fixes et focalisés sur chacun d'entre eux. Ils sont dans une performance solitaire, reliés les uns aux autres par une multitude de personnes qui se positionnent par rapport à eux lorsque ceux-là font une gestique. Libre à chacun de les regarder, de les observer, de les ignorer ou de les louper, car non situés au bon endroit et au bon moment. Elle ne dure que quelques instants, juste le temps d'effectuer un déplacement rapide suivi d'une gestuelle, à dessein, peu gracieuse, pour ensuite disparaître ou être suivis par d'autres danseurs ailleurs dans la salle.       <br />
              <br />
       Les gens peuvent être perturbés ou dubitatifs par une disposition de l'espace qui leur est imposée… où c'est à eux d'être attentifs à tout déplacement vif qui peut être découvert sur le tard, car disséminé parmi eux. Ils peuvent être pris à rebrousse-poil, l'art étant diffus et non délimité dans une aire bien précise. Ils sont toutefois compris dans cette performance, devenant eux-mêmes spect-acteurs, de gré, mais à leurs dépens, de ce qui se joue autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788154.jpg?v=1735661439" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Les gestuelles peuvent être suspendues, comme pour l'un des danseurs quand il prend sa jambe en hauteur, le genou replié. Elles peuvent être aussi au sol, dans un mouvement rapide et bref. La performance est disséminée aux quatre coins de la salle, reliée toutefois par un même rythme et une même dynamique en tension.       <br />
              <br />
       La représentation prend réellement forme avec la délimitation d'une scène faite par les interprètes qui convient le public à prendre place autour d'eux. Le spectacle advient à ce moment-là, dans le sens que nous lui donnons communément, avec ses repères d'un lieu scénique autour d'un public et des artistes repérés comme tels, alors qu'auparavant, tout se jouait dans une affluence où chacun était relié à personne. Le seul lien, entre quelques personnes devenues un instant spectateurs d'une même gestuelle, était effectué par les danseurs qui prenaient en compte, dans leurs trajets, la foule qui déambulait ou stationnait afin de ne pas la bousculer.       <br />
              <br />
       À l'entame, la délimitation entre public et artistes n'est pas spatiale, mais d'allures et de formes par les gestiques effectuées par ceux-ci. Ensuite, les gens se considèrent dans ce pour quoi ils sont attendus, à savoir une assistance. Ceci est posé quand les interprètes mettent une distance en disposant en cercle l'affluence autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788273.jpg?v=1735661539" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un schéma inversé avec des artistes qui s'immiscent dans une foule pour faire de celle-ci un public et délimiter une scène, alors que, dans le système de production, l'assistance est déjà définie et située, et sa disposition scénique agencée.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, les danseurs existent par leurs gestes et gestiques pour se démarquer de la foule. Dans un deuxième temps, la démarcation est spatiale avec un public installé en cercle et trouvant enfin ses repères. Ainsi, la recherche de balises dans les deux cas, avec les artistes par rapport à l'affluence et les gens en fonction de ce qui se passe autour d'eux, crée un référentiel permettant le spectacle dans l'acceptation commune du monde industriel qui est le nôtre.       <br />
              <br />
       Et pourtant, le couple danse et la représentation a toujours eu lieu, dès les premiers instants et la première gestique. Némo Flouret bouscule les codes artistiques en faisant d'un lieu, ressemblant presque à une usine désinfectée, un cadre dans lequel l'art s'impose en intégrant une foule dans son univers. Les interprètes jouent avec les ombres et les lumières, portant parfois les secondes du sol jusqu'à leurs torses. De longs voiles gris-beige sont mis en exergue, sur lesquels des inscriptions au marqueur sont effectuées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788275.jpg?v=1735661477" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      La création est assez déroutante au début, du fait de la diffusion éparse de la chorégraphie dans un public qui peut ne pas avoir encore bien pris ses marques. Dans cette frontière floue entre acteurs et public, Némo Flouret bouscule ce qui fait art comme processus créateur d'un système en le mettant en dehors de tout pré-carré. Se retrouver dans un endroit, sans scène apparente, face à des gens éparpillés autour d'artistes qui interviennent par surprise, c'est déréglé le système de représentativité du 6ᵉ art comme l'avait fait, bien autrement et dans un autre contexte, Peter Brook (1925-2022) dans ses différents voyages en déposant à même le sol, dans n'importe quel endroit, un tapis pour délimiter une scène.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;900 jours passés au XXe siècle&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"900 Something Days Spent in the XXth Century" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788279.jpg?v=1735661504" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Initié par Némo Flouret.       <br />
       Créé et interprété par : Régis Badel, Eli Cohen, Synne Elve Enoksen, Némo Flouret, Rafa Galdino, Tessa Hall, Philomène Jander, Zoé Lakhnati, Camille Legrand, Iris Marchand, Jean-Baptiste Portier, Margarida Marques Ramalhete, Solène Wachter, Wan-Lun Yun.       <br />
       Conception lumières : Max Adam.       <br />
       Conception sonore : Milan Van Doren.       <br />
       Conception artistique et scénographie textile : Iris Marchand, assistée par Léa Debeugny.       <br />
       Scénographie : Kjersti Alm Eriksen.       <br />
       Implantation scénographie et régie générale : Rémy Ebras.       <br />
       Costumes : Jean Lemersre.       <br />
       Recherche et texte : Thomas Bîrzan, Tessa Hall, Camille Legrand, Némo Flouret, Assia Turquier Zauberman.       <br />
       Conseils artistiques : Keren Kraizer, Solène Wachter       <br />
       Production : Bleu Printemps.       <br />
       Durée : entre 45 minutes et 1 heure.       <br />
              <br />
       <b>La représentation a eu lieu du 17 au 22 décembre 2024 à la Grande Halle de la Villette, Paris 19ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Décembre 2025 : La Halle aux grains - Scène nationale, Blois (41).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85250260-60788153.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !</title>
   <pubDate>Mon, 30 Dec 2024 07:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sarah Kane, dramaturge anglaise, a marqué, sur une courte période, avec quatre créations, de sa signature artistique le monde théâtral. Florent Siaud met en scène la dernière pièce de celle-ci dans une superbe interprétation de Sophie Cadieux. Ce seul en scène crée, avec un vrai talent, un tourbillon autant intense qu'intime d'un être en proie à son questionnement et au désespoir qui en émane.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220511-60772470.jpg?v=1735502167" alt=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" title=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" />
     </div>
     <div>
      Elle arrive du public pour aller sur les planches, habillée de laine blanche des pieds à la tête. Elle se déshabille peu à peu de son costume durant toute la représentation. Elle, c'est Sophie Cadieux qui incarne les deux personnages de la dernière création de Sarah Kane (1971-1999), la dramaturge britannique qui a bouleversé en quelques années la scène théâtrale britannique et mondiale, et ce, dès sa première pièce, &quot;Blasted&quot; (&quot;Anéantis&quot;).       <br />
              <br />
       &quot;4.48 Psychose&quot; (4.48 Psychosis), qui fut terminée peu avant qu'elle ne se suicide à l'âge de 28 ans, est une œuvre forte, notamment par le thème traité, portée par une poésie qui ne recule devant aucun tourment pour lancer ses cris. C'est une mise à nu imagée, reflet de l'expression du tréfonds psychique d'un personnage, sans nom, qui peut être de tout sexe, face à lui-même et à un autre caractère, médecin de l'âme peut-être. Autour d'un impossible dialogue, les répliques sont comme des gâchettes qui fusent.       <br />
              <br />
       Dans ce verbe, qui sait se faire aussi corporel, la protagoniste, qui se dédouble dans le jeu entre les deux caractères qui portent respectivement sa maladie et sa possible résurrection, est à fleur de peau. La poésie s'écorche dans une gestuelle qui est parfois brutale, souvent profonde, car intérieure, la voix se faisant l'écho des tourments de celle-ci.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220511-60772471.jpg?v=1735502184" alt=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" title=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" />
     </div>
     <div>
      Elle sait qu'elle est définitivement seule et pourtant s'anime en elle des forces contraires où vient se nourrir un appel lancé derrière une porte fermée, comme cadenassée par un désespoir profond que rien ne peut conforter. Elle est tiraillée par une force qui la questionne sur son rapport au monde, aux autres et à soi. Et ces interrogations la font tenir debout. Comme un dernier cri jusqu'au drame final afin de trouver la clé cassée qui pourrait ouvrir une porte sans serrure.       <br />
              <br />
       Tout s'anime avec une voix et un corps, éléments de rupture, marqués par des évolutions et des transformations en écho à une parole écorchée. De ce personnage sur lequel semble s'écouler tout le désespoir d'une force ayant pour seul horizon un raccrochement à la vie qui glisse vers de sombres abîmes, c'est le combat d'un être devant l'existence. La dernière œuvre de Sarah Kane a été écrite quelques semaines avant qu'elle ne se suicide avec ses lacets dans les toilettes d'un hôpital.       <br />
              <br />
       Dramaturge brillante dont les critiques et exégèses commencent aujourd'hui à comprendre l'unicité et la qualité de son œuvre, sa poésie est à la fois douce, onctueuse et violente, car habillée d'une dynamique stylistique que les mots rassasient en étant colportés par un rythme heurté qui la sous-tend. Sophie Cadieux en est le flambeau. Elle est rayonnante de talent dans son interprétation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220511-60772479.jpg?v=1735502210" alt=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" title=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" />
     </div>
     <div>
      Sa voix interpelle, prend des directions différentes, quand le corps bouscule le décor, repousse une chaise et ouvre un rideau de chaîne dorée. Seule, elle embrasse toute la scène par sa présence. Unique et profonde, elle incarne les mots de Sarah Kane qui s'envolent en fuyant toute banalité. Cette envolée n'est pas que poétique, elle est surtout le reflet de ce qui pose question, presque existentielle, d'un rapport à soi et à l'autre. Chaque mot est un cri, sa poésie, une revendication contre soi, pour parler de soi, devant elle-même et face à un autre, bien qu'elle sache qu'elle ne peut être entendue.       <br />
              <br />
       Sophie Cadieux est dans un rapport scénique où son corps, silencieux, fait place à une voix caverneuse et profonde. Celui-ci intervient ainsi en premier, de façon silencieuse, puis beaucoup plus brutale, accompagné d'une parole de plus en plus animée, pour finir avec un corps physiquement inerte et une parole absente. Dans ce va-et-vient entre silence, rupture et tension, le personnage incarné par Sophie Cadieux est sur une ligne de crête entre la vie et la mort.        <br />
       C'est superbe et intense !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"4.48 Psychose"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220511-60772482.jpg?v=1735502235" alt=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" title=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" />
     </div>
     <div>
      Texte français : Guillaume Corbeil.       <br />
       Mise en scène : Florent Siaud.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Valéry Drapeau.       <br />
       Avec : Sophie Cadieux.       <br />
       Scénographie, costumes : Romain Fabre.       <br />
       Lumières : Nicolas Descôteaux.       <br />
       Vidéo : David B. Ricard.       <br />
       Conception sonore : Julien Éclancher.       <br />
       Compagnie Les songes turbulents.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>La pièce s'est jouée du 27 novembre au 7 décembre 2024 au Théâtre Paris-Villette, Paris.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 décembre : l'Espace Jean Legendre, Compiègne ​(60).       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 et 29 janvier :</span> Théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt, Paris 4e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85220511-60772470.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/4-48-Psychose-Un-cri-poetique-intense-existentiel-singulier-et-intime-_a4114.html</link>
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   <title>"Outsider" Sportif, léger et aérien… Comme un subtil mélange de tension et de grâce</title>
   <pubDate>Fri, 28 Jun 2024 11:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Autour des vingt-et-un danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève et de quatre sportifs de l'extrême, Rachid Ouramdane, accompagné de la musique du compositeur et pianiste américain Julius Eastman, propose une création avec des déplacements autant au sol que dans les airs et où le cirque se marie à la fois à la danse contemporaine qu'au sport extrême.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81247783-58556824.jpg?v=1719569952" alt=""Outsider" Sportif, léger et aérien… Comme un subtil mélange de tension et de grâce" title=""Outsider" Sportif, léger et aérien… Comme un subtil mélange de tension et de grâce" />
     </div>
     <div>
      Lumières blanches sur fond noir éclairent les entrées et sorties de danseurs qui viennent investir la scène, soit en groupe, soit de façon éparpillée. Dans ces va-et-vient multiples et variés, c'est un rapport à l'espace et à l'autre qui est posé. Les artistes sont, durant toute la représentation, à la fois seuls et accompagnés. À cette oscillation entre être-ensemble et être-seul, les planches en font écho dans des chorégraphies où chaque protagoniste se trouve être dans des configurations artistiques de solitude, de couple et de groupe.       <br />
               <br />
       De petits groupes se créent comme si la scène représentait la mer et ceux-là une incarnation de petites houles. Ils se forment en se détachant de-ci de-là du plateau. Les mouvements et trajets sont très variés. Sur quatre cinq rangées, les interprètes se déplacent de manière décalée et quasi en quinconce sur toute la longueur des planches. Ailleurs, ils rentrent de façon éparpillée quand ils ne glissent pas silencieusement dans les airs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81247783-58556825.jpg?v=1719569986" alt=""Outsider" Sportif, léger et aérien… Comme un subtil mélange de tension et de grâce" title=""Outsider" Sportif, léger et aérien… Comme un subtil mélange de tension et de grâce" />
     </div>
     <div>
      Il n'y a pas de synchronisation recherchée. Pourtant, la cohérence est très présente avec ce parti pris de détachements scéniques, comme si les groupes formés étaient des îles vaquant vers un horizon porté par la musique cyclique et répétitive de Julius Eastman (1940-1990). En écho de celle-ci, les chorégraphies de Rachid Ouramdane alternent gestiques contemporaines et circassiennes. Il y a un entre-deux artistique, comme si le spectacle naviguait entre deux eaux, symbolisé par une configuration scénique où les interprètes peuvent être simultanément en altitude et au sol. Le regard du public se retrouve déporté sur deux focales différentes dont chacune a sa gestuelle.       <br />
               <br />
       Il y a un mélange de tension et de grâce avec de grandes enjambées et des gestiques très souples et étendues. Des couples d'artistes se prennent par leur main droite respective, effectuant ainsi une légère rotation dans leur trajet. Dans les numéros circassiens, les corps se courbent comme des virgules, le tronc de quelques danseurs se pliant gracieusement, et respectivement pour chacun, au milieu d'un trio ou d'un quartet. Grâce aux jeux des lumières, de très jolis tableaux se dessinent sur des fonds noirs dans une lumière crue et plongeante. L'approche en devient presque photographique avec une gestuelle lente, donnant une impression d'un lent écoulement temporel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81247783-58556840.jpg?v=1719570393" alt=""Outsider" Sportif, léger et aérien… Comme un subtil mélange de tension et de grâce" title=""Outsider" Sportif, léger et aérien… Comme un subtil mélange de tension et de grâce" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans une sorte de danse méditative avec son tempo fluide et aérien, comme si chaque artiste était aussi léger qu'une plume. Les mouvements restent dans une dynamique tout en hauteur alors que les déplacements sont situés soit au sol, soit en altitude avec quatre highliners suspendus à plusieurs mètres au-dessus de la scène et attachés respectivement par un baudrier à une corde de sécurité suspendue côtés cour à jardin. Ils glissent sur celles-ci en allongeant leurs corps et leurs avant-bras. Ils marchent aussi dessus, donnant un aspect gymnique à leur trajet. Là, le propos artistique devient celui de l'équilibre quand auparavant la chute, avec les numéros circassiens, guidait le spectacle.       <br />
               <br />
       Les gestuelles sont portées musicalement par les compositions &quot;Evil nigger&quot; (1979) et &quot;Gay guerilla&quot; (1980) de Julius Eastman. L'avalanche de notes au piano des compositions du musicien américain, de façon cyclique et répétitive, s'écoule comme des cascades d'eau. Les banquines sont toutes proches avec des danseurs portés à même les épaules qui chutent gracieusement ensuite. Tout semble léger, la fluidité laissant sa place par intermittence à une tension comme un va-et-vient entre deux pôles aussi opposés que complémentaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Outsider"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81247783-58556845.jpg?v=1719570427" alt=""Outsider" Sportif, léger et aérien… Comme un subtil mélange de tension et de grâce" title=""Outsider" Sportif, léger et aérien… Comme un subtil mélange de tension et de grâce" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Rachid Ouramdane.       <br />
       Assistante chorégraphique : Mayalen Otondo.       <br />
       Highliners : Nathan Paulin, Tania Monier, Louise Lenoble, Daniel Laruelle.       <br />
       Intervenants : Hamza Benlabied, Airelle Caen, Clotaire Fouchereau.       <br />
       Scénographie : Sylvain Giraudeau.       <br />
       Costumes : Gwladys Duthil.       <br />
       Lumières : Stéphane Graillot.       <br />
       Musique : Julius Eastman.       <br />
       Danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève : Yumi Aizawa, Céline Allain, Jared Brown, Adelson Carlos, Anna Cenzuales, Zoé Charpentier, Quintin Cianci, Oscar Comesaña Salgueiro, Diana Dias Duarte, Armando Gonzalez Besa, Zoe Hollinshead, Julio León Torres, Mason Kelly, Ricardo Macedo, Emilie Meeus, Léo Merrien, Stefanie Noll, Juan Perez Cardona, Luca Scaduto, Sara Shigenari, Geoffrey Van Dyck, Nahuel Vega, Madeline Wong.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
       Production : Grand Théâtre de Genève.       <br />
       Coproduction : Chaillot – Théâtre national de la Danse.       <br />
       Production : La Plage.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle &quot;Chaillot hors les murs&quot; ayant eu lieu à la Grande Halle de la Villette du 21 au 24 juin 2024.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81247783-58556824.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Outsider-Sportif-leger-et-aerien-Comme-un-subtil-melange-de-tension-et-de-grace_a3976.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance</title>
   <pubDate>Wed, 15 May 2024 07:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La toute première de la pièce "Ne te promène donc pas toute nue" de Georges Feydeau a été présentée au Théâtre Femina, c'est drôle non ? "Femina"… Un siècle plus tard, Feydeau n'est plus de ce monde mais son théâtre continue à faire les belles heures du spectacle vivant…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80269141-57970352.jpg?v=1583336376" alt=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" title=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" />
     </div>
     <div>
      Et c'était au Théâtre Paris-Villette, un 27 février, en pleine déferlante de Coronavirus, dont on ne sait rien, mais on suppose tout, qu'une (nouvelle) adaptation de ce grand classique a fait son apparition. Mêmes personnages, même trame, mêmes ressorts et répétitions que l'œuvre originale mais le rock en plus !       <br />
              <br />
       Rock and Roll ! Il y a dans &quot;Toute Nue&quot; un rythme effréné que les comédiens assurent tout au long du jeu en occupant tous les recoins du plateau, in et off. Il y a aussi un batteur, au centre de la scène, qui suit les mouvements des acteurs ou les prolongent. Et il y a un décor sur lequel nous sommes, spectateurs, tous tombés d'accord : superbe ! Un décor rock, gris métal et aéré. Nouvelles technologies obligent, le futur ministre reçoit des appels vidéo, le maire arrive avec son Mac Book, les costumes sont tendance et la femme élégamment vêtue se dresse et entre en résistance ! Tenue coquette qu'elle va progressivement enlever, il fait si chaud !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80269141-57970353.jpg?v=1583336411" alt=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" title=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" />
     </div>
     <div>
      Et l'histoire, vous la connaissez, le mari préfère à la femme, la politique, la réussite, le pouvoir… Alors que la femme, elle, a juste envie qu'on la regarde et qu'on s'occupe d'elle. A minima… Ni sotte, ni idiote, comme il est fréquent encore de l'entendre lorsqu'une femme se montre en tenue légère et décolletée. Clarisse veut juste être considérée. C'est simple, si simple finalement. Tellement qu'on se demande comment en 2020 nous en soyons encore à défendre notre place ? À se positionner toujours, tout le temps ! Et à devoir se mettre &quot;à nu&quot; pour se faire remarquer. Et à remettre au goût du jour un classique qui n'a pas meilleure publicité que ce qu'on vit présentement.       <br />
              <br />
       Feydeau n'est pas démodé, la preuve. Le spectacle est réjouissant, on rit, on sourit face à toutes les partitions données. Qu'elles soient vocales, musicales ou mimées. Il y a un gros travail de direction d'acteurs et un autre, très chiadé, de synchronicité, c'est épatant.       <br />
              <br />
       On passe un moment délicieux à suivre cette histoire qui pourrait avoir été écrite hier, dont on pourrait dire qu'elle est : &quot;dans l'air du temps&quot; alors que… non finalement. On s'émeut face à cette femme qui exagère pour attirer le regard de son mari, on vit la scène avec eux puisqu'ils se baladent de bas en haut, de cour à jardin dans une élocution remarquable et un jeu d'acteurs admirable.       <br />
              <br />
       Ce soir-là, l'épidémie n'avait pas encore déferlé au Théâtre Paris-Villette et je conseille justement comme remède ce spectacle réussi pour contrer l'anxiété que les médias propagent, oubliant encore trop souvent, de parler culture, place des femmes, et spectacle bien vivant !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Toute nue"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80269141-57970354.jpg?v=1583336451" alt=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" title=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" />
     </div>
     <div>
      D'après Feydeau et Lars Norén.       <br />
       Conception et mise en scène : Émilie Anna Maillet.       <br />
       Avec : Arthur Chrisp, Sébastien Lalanne, Denis Lejeune, Marion Suzanne, François Merville (batterie), Noé Mercklé (cadrage vidéo).       <br />
       Scénographie : Benjamin Gabrié.       <br />
       Vidéo : Jean-François Domingues, Maxime Lethelier.       <br />
       Réseau : Thibaut Le Garrec.       <br />
       Musique : François Merville.       <br />
       Lumière et régie générale : Laurent Beucher.       <br />
       Construction du décor : Benjamin Gabrié, Yohann Chemmoul et les Ateliers de La Comédie de Saint-Étienne.       <br />
       Participation vidéo : David Migeot, Fabrice Pierre et François Kergoulay (dans le rôle de Georges Clémenceau).       <br />
       Par la Cie Ex Voto à la lune.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 26 mai 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30 et dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Copi, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="http://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80269141-57970355.jpg?v=1583336475" alt=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" title=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80269141-57970356.jpg?v=1583336509" alt=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" title=""Toute Nue" et le rythme and blues d'une femme qui entre en résistance" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80269141-57970352.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Toute-Nue-et-le-rythme-and-blues-d-une-femme-qui-entre-en-resistance_a3906.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"One shot"… Délice de danses urbaines !</title>
   <pubDate>Wed, 06 Dec 2023 09:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une superbe représentation où l'ombre tutélaire d'Osmane Sy reste encore très présente, le chorégraphe français a créé, dans ce spectacle, un mariage de danses urbaines qui offre un kaléidoscope de gestiques où la personnalité de chaque artiste devient surtout l'aiguillon de sa propre expressivité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77187025-55989315.jpg?v=1701851846" alt=""One shot"… Délice de danses urbaines !" title=""One shot"… Délice de danses urbaines !" />
     </div>
     <div>
      Place à huit femmes qui investissent la scène avec un DJ déjà présent (Sam One DJ ou DJ SP Sunny) côté jardin. Elles s'immiscent sur scène soit en groupe, soit séparément avec une gestuelle fluide ou massive, avec, pour celle-ci, des corps plus ancrés au sol. Durant toute la représentation, c'est un ensemble de tableaux qui est proposé avec, pour chacun, son style, son pinceau, son crayon, sa patte, sa plume, comme une partition avec ses différentes notes qui ont leur propre portée et qui composent une mélodie. Celle-ci ressemble à une symphonie tant la composition chorégraphique est d'une grande richesse stylistique… intégrant le wacking, le popping, la house dance et le hip-hop.       <br />
              <br />
       On glisse souvent dans des tempos musicaux aussi variés que celles des danses urbaines adoptées sur scène avec leurs allures glissées, fluides ou alors plus tranchées dans l'étirement des membres inférieurs et supérieurs. Difficile de lister tous les solos dont la qualité est indéniable. Aussi, nous n'en choisirons qu'un, celui de Cintia Golitin, superbe dans son popping où les bras s'étirent, s'allongent, son torse descendant et s'enroulant presque, ses membres inférieurs se repliant puis remontant. Tel un serpent, elle devient très élastique avec l'appui de ses bras qui s'étirent et s'allongent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77187025-55989332.jpg?v=1701851903" alt=""One shot"… Délice de danses urbaines !" title=""One shot"… Délice de danses urbaines !" />
     </div>
     <div>
      Plus loin, les jambes des artistes descendent, s'allongent, se replient selon les chorégraphies. Celles-ci sont multiples dans leurs gestuelles avec lesquelles le poids du corps peut osciller dans des latitudes qui allient souvent force et fluidité. Les déplacements sont effectués sur toute la longueur de la scène, allant un moment jusqu'à la table du DJ. Elles investissent ainsi un champ qui est une non-zone, une frontière vide entre danse et musique pour créer un lien direct entre ces deux arts.       <br />
              <br />
       Dans cette immixtion, on se retrouve symboliquement dans une fusion artistique. Il y a de bout en bout de la représentation un enchevêtrement chorégraphique entre le wacking, le popping, la house dance et le hip-hop. Bien qu'urbaines, leurs styles sont très différents. Ceux-ci construisent dans leurs tempos, leur rythme et dans leur fluidité différents tableaux qui se lient dans un espace-temps les uns aux autres, dégageant une cohérence plurielle entre eux. À prendre chacun d'eux, on se retrouve face à la mise en exergue de solos comme pièces d'un puzzle. Tout est différent, mais tout se relie.       <br />
              <br />
       Les danseuses se mettent parfois côté cour sur une partie légèrement surélevée. Les jambes sont élancées, oscillant, selon les tableaux, entre tension et souplesse leur permettant de descendre, pour certaines, leur taille presque au niveau des genoux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77187025-55989335.jpg?v=1701851925" alt=""One shot"… Délice de danses urbaines !" title=""One shot"… Délice de danses urbaines !" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle finit avec de la house dance où toutes les interprètes s'avancent en groupe en rythmant leurs déplacements vers l'avant-scène sur des appuis bien marqués de la plante des pieds, les jambes tapant le sol de façon énergique.       <br />
              <br />
       Comment ne pas penser à Ousmane Sy, alias Babson, mort prématurément en 2020 d'une crise cardiaque à Anthony (92) ? Parti beaucoup trop jeune, il laisse derrière lui une approche épurée comme aussi pour sa création &quot;Basic&quot; (2016), la grille de lecture à avoir est avant tout personnelle à chaque interprète. La gestique du corps engendre en effet l'allure des mouvements, car elle donne son tempo.       <br />
              <br />
       Le chorégraphe français, figure de proue du hip-hop, avait livré avec sa troisième et dernière pièce &quot;One shot&quot; un style où la transfiguration des gestuelles fait écho à la personnalité de chaque artiste. Les passages solos groupe sacrent une union tout en préservant la gestique de chacune. Ainsi ce mariage heureux dans ces différentes configurations fait résonner cette différence qu'une danse n'est pas que sujet d'une grammaire, mais surtout l'expressivité de chaque interprète. Faire cohésion ensemble tout en étant différent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"One shot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77187025-55989336.jpg?v=1701851948" alt=""One shot"… Délice de danses urbaines !" title=""One shot"… Délice de danses urbaines !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Ousmane Sy.       <br />
       Assistante chorégraphe : Odile Lacides.       <br />
       Création lumières : Xavier Lescat.       <br />
       Son et arrangements : Adrien Kanter.       <br />
       Costumes : Laure Maheo.       <br />
       Regards complices : Kenny Cammarota, Valentina Dragotta, Audrey Minko.       <br />
       Avec 8 danseuses parmi : Audrey Batchily, Allauné Blegbo, Cynthia Casimir, Marina De Remedios, Valentina Dragotta, Chris Fargeot, Johanna Faye, Nadia Gabrieli Kalati, Cintia Golitin, Linda Hayford, Odile Lacides, Audrey Minko, Anaïs Mpanda, Mounia Nassangar, Stéphanie Paruta.       <br />
       DJ (en alternance) : Sam One DJ, DJ SP Sunny.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Ce spectacle s'est déroulé du 23 au 25 novembre 2023.</b>       <br />
       Grande Halle de la Villette       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/programmation/1" target="_blank">&gt;&gt; Programmation La Villette</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77187025-55989315.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/One-shot-Delice-de-danses-urbaines-_a3774.html</link>
  </item>

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