<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-06T03:33:53+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96737177</guid>
   <title>"Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse</title>
   <pubDate>Wed, 27 May 2026 15:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Juliette Drouet, amie et amante, complice et muse de Victor Hugo, se tient là dans sa petite chambre d'hôtel bruxellois. Elle a soixante-sept ans et retrace son histoire captivante, le fil d'une vie hors norme, une destinée surprenante, mais aussi ses blessures de femme encore très présentes. Elle a tant de secrets à confier. Entre rires et larmes, c'est donc la vie de Juliette Drouet et de Victor Hugo qui s'égrène, invitant ainsi à s'immiscer dans l'intimité d'une folle et tumultueuse passion. Un amour de plus de cinquante années durant lesquelles elle lui adressera plus de 2 200 lettres…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96737177-67434238.jpg?v=1779889983" alt=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" title=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" />
     </div>
     <div>
      Rien de simple, bien souvent, que d'adapter sur les planches un texte romanesque, quand bien même l'auteur et le metteur en scène ne sont qu'une seule et même personne. Peut-être plus particulièrement dans ce cas, d'ailleurs. Il semblerait qu'ici, néanmoins, la chose se soit faite de la plus belle manière….et pour le plus grand plaisir des spectateurs.  Loin de nous de chercher à creuser ici ce pan de l'acte créateur en soi, et savourons simplement le résultat.       <br />
              <br />
       Rien d'étonnant à ce que cette pièce soit prolongée au Théâtre des Mathurins, ni que des dates de programmation en régions s'échelonnent rapidement. Car il s'agit là d'un moment de théâtre comme on les aime, incarné avec brio et porté par un texte raffiné de la plus belle teneur.       <br />
              <br />
       Auteur de nombreux ouvrages (romans, essais, récits, pièces de théâtre), docteur en sciences politiques à Panthéon-Sorbonne, Patrick Tudoret enseigne aussi la rhétorique à l'ESCP notamment. Alors, ne cherchons plus. Le texte porte à merveille cette relation incandescente que fut celle de Juliette Drouet et Victor Hugo. L'intensité lyrique et émotionnelle, la place accordée à la mémoire et aux souvenirs, l'exaltation du sentiment amoureux, la parole intérieure largement confessionnelle sont bien là, bien présents sur scène et remarquablement incarnés par la comédienne Marie Lussignol ! C'est un savoureux moment de théâtre intime auquel le spectateur assiste ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96737177-67434240.jpg?v=1779890009" alt=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" title=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" />
     </div>
     <div>
      La dramaturgie de l'intimité est renforcée par la sobriété de la scénographie et par une mise en scène dépouillée : une chambre d'hôtel, un lit, un miroir, une table, quelques objets. Dans ce décor mis en valeur par des extraits musicaux judicieusement choisis et les lumières raffinées de Idalio Guerreiro, Marie Lussignol virevolte tel une elfe en pleine lumière, offrant son talent de comédienne avec grande élégance. Tantôt jeune amante ardente, femme blessée, muse ironique ou compagne vieillissante, parfois Victor Hugo lui-même, elle captive littéralement le public. Émotion sublimée encore davantage lorsqu'elle chante à capella de sa magnifique voix de mezzo-soprano !       <br />
              <br />
       En dehors de l'histoire bouleversante et passionnelle de la relation entre Juliette Drouet et Victor Hugo, connue de toutes et tous, ce seul en scène met aussi en lumière les places dans l'ombre de bien d'autres femmes, cachées derrière la popularité de leur mari ou compagnon. Femmes ignorées, cependant dévouées et passionnées, trompées de temps en temps, mais tenaces dans leurs convictions, meurtries, parfois abandonnées. Il est vrai que seul Patrick Tudoret pourrait valider notre approche artistique de son écriture et de sa mise en scène.       <br />
              <br />
       Peu importe, à vrai dire. Car &quot;Juliette, Victor Hugo mon Fol amour&quot; est un bien bel écrin duquel dépasse la dimension simplement biographique, quand bien même cette dernière saute au regard captivé des spectateurs. C'est du romantisme amoureux dont il est question aussi, celui qui dirige le monde et les êtres, celui sans lequel notre monde ne tourne plus rond même quand les choses dérapent. Il semblerait que la comédienne l'ait bien saisi, à en juger par son incarnation mesurée, intense et forte à la fois.       <br />
       Un bien joli moment de théâtre.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 janvier 2026 avec Marie Lussignol dans le rôle de Juliette Drouet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Juliette, Victor Hugo mon Fol amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96737177-67434259.jpg?v=1779890041" alt=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" title=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Confidences d'une femme de l'ombre&quot;</b>       <br />
       Texte : Patrick Tudoret (d'après son roman &quot;Juliette&quot;, Éditions Tallandier).       <br />
       Mise en scène : Patrick Tudoret et Marie Lussignol.       <br />
       Avec : Marie Lussignol ou Marguerite Kloeckner.       <br />
       Costumes : Claire Jacob.       <br />
       Lumières : Idalio Guerreiro.       <br />
       Musiques : extraits de Robert Schumann, Franz Schubert, Hidegarde de Bingen, Jean-Baptiste Pergolèse, Pandora Selfridge, Edvard Grieg, Frédéric Chopin.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       A été représenté du 19 janvier au 25 mai 2026.       <br />
       <b>Sera repris du 14 septembre au 28 décembre 2026, le lundi à 19 h.</b>       <br />
       Théâtre des Mathurins, Studio, 36, rue des Mathurins, Paris 8ᵉ. – Métros Havre-Réservations : 01 42 65 90 00.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0483/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0483&amp;EventId=283&amp;request=QcE+w0WHSuBg2lju3D9Qpk6GXC1yXx9c3YXe/SFIkOA4ikTbIxJWTEG/gcoopKvUBUOj9okxWnFT1n3z3qibqCpNY5XH9l23KzE+WfSKr88=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesmathurins.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesmathurins.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 mai 2026 : Mauriac (15).</span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 juin 2026 : Cesson Sévigné (44).</span>       <br />
       1er juillet 2026 : Baugé (49).       <br />
       10 juillet 2026 : Besançon (25).       <br />
       20 juillet à2026 : Vendôme (41).       <br />
       31 juillet 2026 : Romorantin (41).       <br />
       6 août 2026 : Grignan (26).       <br />
       22 août 2026 : Lorient (56).       <br />
       24 septembre 2026 : Mouchamps (85).       <br />
       3 octobre 2026 : La Baule (44).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96737177-67434238.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Juliette-Victor-Hugo-mon-Fol-amour-Une-adaptation-theatrale-tout-en-douceur-et-delicatesse_a4569.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-80880661</guid>
   <title>Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…</title>
   <pubDate>Tue, 11 Jun 2024 07:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa trente-deuxième édition, le Festival du Carré-Colonnes prend ses quartiers dans le cadre verdoyant du Parc Fongravey à Blanquefort. Durant quatre jours (les deux premiers étant consacrés au public scolaire) et après une inauguration circassienne de haut vol ("Clan Cabane" de la Cie La Contrebande), les festivaliers sont invités à découvrir des formes balayant un large spectre de la création. Toutes ces propositions se conjuguent pour faire entendre la petite musique festive des arts partagés en familles et groupes d'amis. Parmi les vingt-trois performances, quelques-unes vues au hasard de la déambulation…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58310307.jpg?v=1718045504" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"PSG4EVER"</strong></span> de la Cie du Terrain (de foot). Un one man show footballistique mettant en jeu les rapports d'une famille ordinaire avec l'équipe star parisienne rachetée par le Qatar en 2011. Au travers de la mémoire vive de ce supporter lambda, se rejouent (maillot et short enfilés) les heurs et malheurs de ce club mythique ayant brillé dans toutes les épreuves, sportives et autres… et se joue parallèlement leur impact sur un clan familial, soudé à la vie à la mort autour du destin de ses idoles, objets d'un culte inconditionnel. Quelques moments (Sócrates, le capitaine brésilien qui n'hésita pas à tacler la dictature militaire de son pays… mais a-t-il joué au PSG ? ) échappent aux attendus d'un récit qui s'essouffle trop vite, les passes – téléguidées à notre goût – manquant d'inventivité dramaturgique pour pouvoir susciter "for ever" la ferveur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58310308.jpg?v=1718045554" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Couleur bitume"</strong></span> de la Cie La tendresse du Gravier, la bien nommée tant sa performance théâtrale allie la douceur des sentiments à l'aspect rugueux d'une critique sans concession… Deux pauvres hères aux allures clownesques nous font partager de manière joyeusement colorée leurs anecdotes de vie passée à la rue… La rue, leur territoire peuplé d'inventions de survie où se laver, faire ses besoins, mobilise des trésors d'imagination… Ainsi abrités par un parapluie faisant office de toit et d'un caddy servant de carriole, drapés dans leurs costumes en haillons et accompagnés de leur fidèle chien monté sur roulettes, ils vont parcourir de manière immobile leur rêve le plus fou : Aller voir la mer !       <br />
              <br />
       Un "sur place" émaillé d'épisodes hauts en couleur composés de tubes entonnés gaiement et de sacs plastiques attachés les uns aux autres afin de créer une robe d'Ariel haute couture… Mais aussi un voyage statique traversé par des remarques (im)pertinentes sur l'accueil réservé aux SDF : <span style="font-style:italic">"Pour faire disparaître la misère, il suffit de ne pas la regarder… ou de la déplacer"</span> (commentaire résonnant avec l'actualité av. J-O annonçant le "nettoyage social" de l'Île-de-France). D'autres réflexions, empreintes, elles aussi, de bonne humeur clownesque, fusent comme des balles à blanc : <span style="font-style:italic">"Je remercie ma mère qui se battait pour l'avortement, alors qu'elle me portait"</span>, ou encore des jeux de rôle où le couple de déshérités s'amuse à singer les mimiques maniérées, le phrasé pointu et les réflexions hors sol des gens ordinaires.       <br />
              <br />
       Et puis, foin de la bêtise environnante, la colère rentrée de ces deux illuminés sans domicile finira par éclater au grand jour, libérant le trop-plein accumulé face à la superbe affichée par "le monde qui va bien". Emprunter les codes du grotesque clownesque pour, en déclenchant les rires, percuter sans en avoir l'air nos (bonnes) consciences de gens (bien) installés… tel est le ressort dramaturgique de cet éblouissant numéro d'artistes accomplis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58310443.jpg?v=1718045610" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce que les dieux nous ont laissé"</strong></span> du Collectif Kahraba propose une parenthèse enchantée… Celle où deux hommes, l'un jouant divinement de la flûte libanaise, l'autre dansant au rythme des notes suaves libérées par son complice, s'adonnent à une cérémonie envoûtante… Un hymne à l'apesanteur des corps et des âmes. Un éloge de la lenteur… Transportés loin de nous-mêmes dans un espace-temps animé par le seul bruit du vent ou de la mer, bercés par la douceur enivrante qui en émane, nous vivons une expérience sensible de nature à nous faire oublier – un instant – l'agitation du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58317613.jpg?v=1718097995" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les conférences de poche/Les mondes possibles"</strong></span> de la Cie Nokill. Un drôle de conférencier, Léo Lenclos, échappe à son nom pour libérer, de la manière la plus sérieuse qui soit (donc hilarante), ses visions du monde sous-tendues par des logiques implacables. Telle l'illusion de l'impossible générée par la célèbre lithographie "Relativité" de l'artiste néerlandais Escher, crayon à la main, le conférencier nous embarque dans des "dé-lires" du monde réel propres à faire vaciller notre raison biberonnée au cartésianisme réducteur de sens.       <br />
              <br />
       Construire des ponts entre mondes possibles et impossibles, réinterroger le concept de mensonge à la lumière de celui de vérité est pour le moins aussi déboussolant… qu'exaltant ! Sous nos yeux écarquillés, un empilement de traits donne ainsi naissance à la locomotive des frères Lumière déboulant en gare de La Ciotat sans pour autant effrayer les badauds (ça c'est du cinéma et ils le savaient les bougres de 1895 !), tout le reste étant une légende urbaine transformée en vérité consensuelle…       <br />
              <br />
       De même de la Guerre des mondes racontée en direct sur les ondes en 1938 par un certain Orson Welles à partir d'une adaptation du roman éponyme de l'écrivain H. G. Wells. Pour savourer en frissonnant ce canular génial, une suspension de l'incrédulité s'impose tout en sachant que ce que l'on entend n'est pas réel. Et ainsi de suite… À l'heure de l'IA fabriquant des vraies fake news, une immersion hilarante dans les dédales d'une logique apparemment absurde est plus que rafraichissante… pour ne pas dire salutaire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58317630.jpg?v=1718098142" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mirage (Un jour de fête)"</strong></span> de la Cie Dyptik. Huit danseurs (quatre hommes et quatre femmes) animés d'une énergie fulgurante vont au rythme de musiques, toutes autant débridées, occuper le centre de l'espace circulaire à la périphérie duquel se presse un public captif… et captivé. Adeptes d'un hip-hop acrobatique, les artistes de haut vol parcourent en 3D l'espace, utilisant les agrès comme des tremplins les soustrayant à la loi de la pesanteur. Quant aux musiques électroniques à fond la caisse, elles prennent corps au travers des soubresauts transperçant de part en part. Un moment super énergisant, tissé autour d'une narration extraite de l'univers festif. À recommander aux adeptes, sans modération aucune.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58317635.jpg?v=1718098182" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Misérables"</strong></span> de la Cie Les Batteurs de Pavés. Brandissant à bout de bras deux épais volumes de la collection Folio regroupant l'intégrale de l'œuvre de Victor Hugo, l'un des acteurs de rue interpelle malicieusement le public massé à ses pieds… <span style="font-style:italic">"Tous les personnages sont là, mis à plat dans les pages. Au début on est deux, après…"</span>. Après, effectivement, au fur et à mesure du déroulement de l'action, des spectateurs judicieusement choisis sont invités à les rejoindre. Figurants d'un casting improvisé, ils viendront compléter avec grand bonheur la "distribution"…       <br />
              <br />
       L'épopée des "Misérables" prend ainsi corps de manière totalement débridée… Une adorable petite fille toute frêle deviendra l'affreux garde national, tirant le bras dressé devant elle sur les insurgés lors des barricades de juin 1832. Un motard en combinaison noire incarnera lui l'affreux inspecteur Javert disposant de deux seuls mots répétés à l'envi : <span style="font-style:italic">"Police ! Prison !"</span>. Le tout aussi affreux tenancier Thénardier grognera lui dès que son nom sera cité…       <br />
              <br />
       Ainsi incarné par des figurants en liesse et passé à la moulinette par les deux complices très en verve, le récit progresse jusqu'à l'épiphanie de son dénouement, voyant Jean Valjean rendre l'âme (qu'il a bonne) sous le regard empli de bonté filiale de Cosette et de Marius unis grâce à lui… Cette fin mélodramatique en diable nous étant délivrée par la lecture d'une spectatrice ayant récupéré au passage le folio du début… Une fête des sens, ludique et intelligente, dynamitant l'idée répandue par certains que la saga monumentale de près de mille cinq cent pages serait de nos jours indigeste… Les deux compères suisses nous ont fait la démonstration in vivo que ces misérables-là se fourrent le doigt dans l'œil jusqu'au coude…       <br />
              <br />
       <b>Vu samedi 1er juin 2024 lors du festival Échappée Belle, dans le Parc de Fongravey à Blanquefort (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58318678.jpg?v=1718105242" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"PSG4EVER"</strong></span>       <br />
       La Compagnie du Terrain - Île-de-France.       <br />
       Écriture et jeu : Julien Prevost.       <br />
       Co-mise en scène : Mathilde Carreau.       <br />
       Aide à l’écriture : Alexis Nys.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Couleur bitume"</strong></span>       <br />
       La Tendresse du Gravier - Nouvelle-Aquitaine (Blanquefort).       <br />
       De et avec : Eve Martin et Luc Auriol.       <br />
       Regard extérieur, écriture et mise en scène : Louis Grison, Cie L'Arbre à Vache.       <br />
       Création costumes : Anne Vergeron.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce que les dieux nous ont laissé"</strong></span>       <br />
       Le Collectif Kahraba - Liban.       <br />
       Conçu et interprété par Aurélien Zouki et Éric Deniaud.       <br />
       Durée : 15 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les conférences de poche/Les mondes possibles"</strong></span>       <br />
       Nokill - Occitanie.       <br />
       Auteur et interprète : Léon Lenclos       <br />
       Production NOKILL       <br />
       Créations : "Comment ça va", créée en octobre 2023 sur invitation du Trédunion (GEM de Gaillac) et de la ville de Gaillac dans le cadre des SISM ;       <br />
       "De ce qui provoque l’étonnement à ce que l’étonnement provoque", créée en septembre 2023 sur invitation des Scènes Croisées de Lozère ;       <br />
       "Le changement climatique", créée en mai 2024 sur invitation du PNR Millevaches.       <br />
       Durée : 20 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58319077.jpg?v=1718105303" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mirage (Un jour de fête)"</strong></span>       <br />
       Compagnie Dyptik - Auvergne-Rhône-Alpes.       <br />
       Direction artistique et chorégraphie : Souhail Marchiche et Mehdi Meghari.       <br />
       Interprétation : Anabella Pirosanto, Alexandra Jezouin, Carla Munier, Yohann Daher, Charly Bouges, Camilla Melani, Konh Ming Xiong, Santiago Codon Gras.       <br />
       Création musicale : Patrick De Oliveira.       <br />
       Scénographie : Charles Boinot.       <br />
       Costumes et univers visuel : Julie Cherki.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Misérables"</strong></span>       <br />
       Les Batteurs de Pavés - Suisse.       <br />
       D'après Victor Hugo.       <br />
       Conception et jeu : Emmanuel Moser et Laurent Lecoultre       <br />
       Production, administration : Julie Bloch.       <br />
       Graphisme : Alex-B.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Festival Échappée Belle</b>       <br />
       A eu lieu du 30 mai au 2 juin 2024 à Blanquefort Bordeaux Métropole (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.carrecolonnes.fr/festivals/programme.htm" target="_blank">>> carrecolonnes.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80880661-58317630.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Echappee-belle-Quand-une-scene-nationale-se-met-au-vert_a3939.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-75798777</guid>
   <title>"Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre</title>
   <pubDate>Thu, 12 Oct 2023 07:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ruy Blas, un valet de pied ambitieux, tombe amoureux de la reine d'Espagne et décide de se venger de la noblesse espagnole qui opprime le peuple. Parallèlement, don Salluste de Bazan, un noble déchu par la reine, cherche à se venger et, pour ce faire, va utiliser Ruy Blas en le faisant passer pour noble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367560.jpg?v=1697051003" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Est-il encore nécessaire de présenter Olivier Mellor et la Compagnie du Berger ? Parmi les grands(es) amateurs et amatrices des planches – ou les moins grands d'ailleurs –, qui ne le connaît pas ? En trente ans d'existence, sa compagnie a déjà présenté trente-huit spectacles et son constant esprit de troupe, de musique, d'énergie et de textes n'a jamais failli. Bien au contraire.       <br />
              <br />
       Implantée à Amiens depuis 2010, la compagnie a pour partenaire fidèle le Théâtre de l'Épée de Bois de la Cartoucherie de Vincennes ainsi que la Compagnie de Picardie. Par ailleurs, c'est une longue histoire qui l'unit aussi à la musique, persuadée de l'impact émotionnel de cette dernière sur les spectateurs. Depuis 2007, la compagnie collabore avec Toskano et son orchestre et, cette fois-ci à nouveau, la magie de la combinaison des images et du son opère fort agréablement.       <br />
              <br />
       &quot;Pour nous, la musique devient aussi naturelle et manifeste sur le plateau que le texte joué par les comédiennes et comédiens. Souvent, ces derniers(ières) chantent aussi ou jouent d'un instrument, et les musiciens se mettent à jouer&quot;,]i Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367561.jpg?v=1697051029" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Ruy Blas&quot;, nouvelle adaptation du célèbre texte de la littérature française, ce &quot;théâtre musical&quot;, auquel la troupe est très attachée, ravit à nouveau le public sans commune mesure. Après l'électro de Vladimir Vernay entendu dans &quot;L'Établi&quot;, les chansons écrites spécialement pour &quot;Les Apologues&quot; d'Alain Knapp ou encore la formation type &quot;baloche&quot; de &quot;La Noce&quot;, la place est donnée cette fois-ci aux traditionnels violoncelle et contrebasse. Mais c'est sans compter sur l'originalité sans failles de la troupe qu'un accordéon et un saxophone sont aussi présents sur scène, apportant à ce célèbre mélodrame un regain de modernité et d'élévation &quot;un peu comme au cinéma&quot; (sic).       <br />
              <br />
       Le propos de la pièce qui traite, à bien y regarder, de transfuge de classe et, comme c'est souvent le cas à ce titre, d'amour impossible ou encore d'inégalité sociale, ne nous apparaît pas si éloigné que ça de notre époque contemporaine !       <br />
              <br />
       &quot;Dans un monde où &quot;saisir sa chance&quot; est une expression répétée à l'envi, où les peuples sont constamment opposés les uns aux autres, ainsi que les différentes communautés qui les composent, où on encourage les jeunes générations à corriger nos erreurs tout en préservant nos intérêts, on peut dire que &quot;Ruy Blas&quot; cherche à susciter l'émotion (…). On feint d'ignorer les inégalités, mais elles sont pourtant bien présentes, partout et toujours&quot;, Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367680.jpg?v=1697051060" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      La salle était très calme en ce lundi 9 octobre au Centre Jacques Tati d'Amiens. Une représentation réservée aux scolaires et à quelques rédacteurs(trices), chroniqueurs(euses). Une grande toile rouge carmin tombe du plafond devant laquelle trône une simple chaise. Puis des musiciens comédiens font leur entrée, apportant à ce début de spectacle un bien joli moment hors de nos temps contrariés et tourmentés.       <br />
              <br />
       Ensuite, les changements de décors se font à vue avec agilité et fine organisation. Il s'agit là d'un choix scénographique affiché qui n'enlève rien à la bonne conduite du propos de la pièce… Le texte en alexandrins est maîtrisé brillamment pour l'ensemble des comédiennes et comédiens, avec une mention particulière, pour leur interprétation, à Marie-Laure Desbordes dans le rôle de la duchesse, et d'une duègne, et à Emmanuel Bordier dans celui de Ruy Blas.       <br />
              <br />
       &quot;Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là (…) qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile (…) et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367716.jpg?v=1697051197" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec cette nouvelle adaptation de &quot;Ruy Blas&quot;, via des trouvailles scénographiques et de décors originaux, Olivier Mellor et sa troupe réveillent les propos de Victor Hugo et permettent bien des échos sur notre société contemporaine : l'Espagne de l'époque qui n'est pas en grande forme et qui n'est pas sans rappeler certains pays aujourd'hui, le cas des trans-classes et des inégalités, l'élitisme, l'injustice, les satisfactions personnelles au détriment de l'intérêt de la nation, etc.       <br />
              <br />
       L'intégralité du texte n'a pas été conservée et nous ne le déplorerons pas, car le résultat est là : fluide, juste et fidèle à ce monument de la littérature française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367725.jpg?v=1697051226" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Musique originale : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Avec : Marie-Laure Boggio, Emmanuel Bordier, Christophe Camier, Caroline Corme, François Decayeux, Marie-Laure Desbordes, Fred Egginton, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor, Adrien Noble, Louis Noble, Rémi Pous et Stephen Szekely.       <br />
       Musiciens : Christophe Camier (accordéon), Séverin Toskano Jeanniard (contrebasse), Adrien Noble (violoncelle), Louis Noble (sax ténor).       <br />
       Scénographie : François Decayeux, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor avec le concours de la Courte Échelle.       <br />
       Son : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Costumes : Bertrand Sachy assisté de Gunjidmaa Loucheut, avec le concours des élèves de BTS Métiers de la mode du lycée Édouard Brany à Amiens et de leurs professeurs Cécile Estienne et Véronique François.       <br />
       Durée : 3 h 10 (entracte compris).       <br />
              <br />
       Spectacle créé les 23, 24 et 25 mai 2023 à la Maison de la Culture d'Amiens - Scène nationale.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 octobre 2023.</span>       <br />
       Lundi 9 et mardi 10 à 14 h, mercredi 11 à 19 h 30, jeudi 12 à 14 h, vendredi 13 à 10 h, dimanche 15 à 16 h, lundi 16 à 14 h et mardi 17 à 19 h 30.       <br />
       Centre culturel Jacques Tati, Amiens (80), 03 22 46 01 14.       <br />
       <a class="link" href="https://ccjt.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ccjt.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 novembre au 3 décembre 2023.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, La cartoucherie, Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75798777-53367560.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-revisite-du-celebre-melodrame-tout-en-delicatesse-et-subtilite-ou-comment-trop-aimer-et-s-y-perdre_a3742.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-74490666</guid>
   <title>"Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !</title>
   <pubDate>Tue, 08 Aug 2023 14:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une superbe interprétation de Delphine Grandsart, la Goulue revit sur scène ! Dans un beau monologue écrit par Delphine Gustau, sa personnalité, sa truculence, sa vie, ses idées, sa gouaille nous invitent pendant une heure à nous faire redécouvrir ce qui a fait l'attrait, l'intérêt et la surprise des spectateurs, entre autres, du Moulin Rouge, du tout Paris et des chroniqueurs de l'époque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74490666-51807781.jpg?v=1691499183" alt=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" title=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" />
     </div>
     <div>
      Il est important de saluer avant tout une superbe prestation de Delphine Grandsart servi par le texte de Delphine Gustau qui ressuscite Louise Weber (1866-1929), alias La Goulue. Un sacré personnage qui hante encore aujourd'hui l'histoire du Moulin de la Galette, de l'Élysée-Montmartre et surtout du Moulin Rouge ; et qui est restée immortelle grâce à Toulouse-Lautrec (1864-1901). Devant nous, elle raconte son enfance, son métier, ses amours, son public, ses revendications politiques et sociales.        <br />
              <br />
       Sur scène se déploient une gouaille et une verve avec une voix forte, un peu perchée et appuyée, qui va chercher dans l'intonation des mots et les attitudes un brin de provocation. La prestation scénique est avant tout celle de postures et de gestiques où la voix et le corps sont mis en avant. Il s'agit autant de verve que de maintien, porté par des répliques où Delphine Gustau a taillé dans la langue un vocable autant populaire et châtié que brut et comique.       <br />
              <br />
       Elle était surnommée La Goulue en référence à son mentor Gaston Goulu Chilapane. Ou peut-être car elle finissait les verres des clients à chaque fin de représentation. On ne sait trop. Sa spécialité était le Chahut, une danse dérivée de la cachucha d'origine andalouse où les interprètes se cambrent en faisant voler leurs jupes au-dessus des genoux. Elle dansait aussi le quadrille et le &quot;French Cancan&quot; qu'elle a popularisé. Elle a été la première artiste à oser retrousser ses jupons jusqu'à la taille. C'est avant tout une artiste hors pair connue aussi pour ses frasques, son impertinence et ses mœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74490666-51807792.jpg?v=1691499236" alt=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" title=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Gustau et Grandsart découpe le plateau en trois parcelles spatiales et temporelles, délimitées par des éclairages, sombres d'un côté et lumineux de l'autre, et des décors avec une table ronde, deux bouteilles et un miroir sur pied, côté cour, quant au milieu trône une sorte de paravent habillée de rouge. Ces parcelles représentent des tranches de vie de la célèbre danseuse, soit sur scène, soit dans les coulisses, soit dans une retraite miséreuse, côté jardin, dans un lieu noir un peu désolé, adossé contre un mur, où nous la voyons peinant à se mouvoir, la démarche ainsi que les propos hésitants, butant sur le sol et les mots. Entre autres événements, sa fin fut tragique avec la mort brutale de son fils âgé de 27 ans en 1923 qui la fit sombrer dans l'alcoolisme.       <br />
              <br />
       Ce sont trois grandes séquences séparées par quelques décennies qui sont jouées sur le plateau. La voilà donc âgée de 6 ans avec ses petits souliers, sa voix aiguë et haut perchée et son sourire timide où elle débute en 1872 devant Victor Hugo, coprésident du bal public de l'Élysée-Montmartre. C'est enfin et surtout en femme mature pétillante, qui nous fait face tout le long de la représentation, après avoir été à l'antenne du spectacle dans une scène où, âgée, sa situation était des plus précaires socialement et physiquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74490666-51807800.jpg?v=1691499297" alt=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" title=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" />
     </div>
     <div>
      Selon les tableaux, ce sont des bégaiements, des lenteurs de débit ou quelque chose de dominateur, voire de timide et naïf, qu'on entend. La voix peut être fluette, fragile, tâtonnante comme enjouée. Féministe, elle le revendique ouvertement dans ses propos. Derrière le paravent en ombre chinoise, avec une aiguille à tricoter, elle simule son propre avortement. Provocation ou réalité, la scène pose le personnage en faisant écho à ses convictions.       <br />
              <br />
       C'est dans une échelle de temps des plus réduites qu'est construit ce caractère et qui inscrit la performance de Delphine Grandsart dans un registre de jeux des plus remarquables. Car on y croit de bout en bout. Elle campe son corps dans un espace où la gestuelle prend du volume, sans exagération, appuyée par une voix où se mêlent gouaille et maintien dominateur qui met en exergue le caractère de la Goulue libre et rebelle.       <br />
              <br />
       C'est donc l'artiste, la reine des planches, que nous voyons quasiment pendant tout le spectacle. On l'oublie, mais elle fut aussi, entre autres, dompteuse et actrice. Son intimité est mise à l'écart même si son rapport aux spectateurs, du Lucernaire cette fois-ci, est franc et direct. C'est aussi l'autre personnage avec lequel elle joue. Car le public, c'est aussi son &quot;histoire&quot;, celle de sa célébrité où même les plus grands noms du monde politique et de l'art venaient la voir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74490666-51807811.jpg?v=1691499347" alt=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" title=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" />
     </div>
     <div>
      Il y a donc une double focale entre un public du passé dont elle parle avec ses grandes figures connues telles Renoir et Mistinguett et celui ici présent et qu'elle rend complice de sa truculence lors de la représentation comme un miroir de ce qu'elle projette de provocant par ses excès. Au jardin de Paris, elle a même apostrophé le prince de Galles, le futur Edouard VII : <span style="font-style:italic">&quot;Hé Galles ! Tu paies l'champagne ! C'est toi qui régales ou c'est ta mère qui invite ?&quot;</span>. Il deviendra son amant.       <br />
              <br />
       Dans ce pré carré scénique où se joue près de soixante ans de vie, nous redécouvrons un personnage haut en couleur qui a fait chavirer par son audace et ses danses le Tout Paris. Ainsi, les ruptures de jeu donnent une forte dynamique à la représentation. C'est un monologue, mais pluriel par ces différents visages temporels. Autant la narration que les répliques, l'artiste que la provocatrice, la jeune enfant que la femme âgée, la danseuse que la féministe, la femme du peuple que la diva du Moulin Rouge, le récit que l'action cohabitent en alternance. Elle fait aussi quelques pas de danse et chante &quot;La butte rouge&quot; (1923). On entend aussi, en voix-off, Octave Mirbeau ou Anquetin qui le premier l'a croqué artistiquement.       <br />
              <br />
       C'est une vraie performance scénique qui fait de ce monologue un véritable plaisir théâtral où nous replongeons dans une vie à la fois riche, tragique et mouvementée… où artistes, politiques, chroniqueurs et quidams étaient admiratifs ou choqués par les multiples saillies de Louise Weber… ici dans une réincarnation talentueuse servie avec humour, audace et par un texte vif et bien écrit. Et gare aux deux premiers rangs !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Louise Weber dite la Goulue"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74490666-51807824.jpg?v=1691499399" alt=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" title=""Louise Weber dite la Goulue"… Du mordant et du talent !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Delphine Gustau.       <br />
       Mise en scène : Delphine Grandsart et Delphine Gustau.       <br />
       Avec : Delphine Grandsart (prix de l'artiste interprète féminine - Trophée de la Comédie musicale  2018).       <br />
       Musique : Matthieu Michard.       <br />
       Lumière : Jacques Rouveyrollis assisté de Jessica Duclos.       <br />
       Costumes et décors : Delphine Grandsart.       <br />
       Production : Les petites vertus.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 juin au 20 août 2023.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74490666-51807781.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Louise-Weber-dite-la-Goulue-Du-mordant-et-du-talent-_a3716.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-43312325</guid>
   <title>"Hernani" Rejoindre le présent de la jeunesse… de toutes les jeunesses !</title>
   <pubDate>Tue, 03 Mar 2020 16:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette bataille d'Hernani ! Quel tohu-bohu ! Quel hourvari ! Cette affaire médiatique d'agitation-propagation, Jean Barlerin, Odile Ernoult et Étienne Luneau, dans "Hernani, brigand de la pensée", ont entrepris de la démêler pour le grand bonheur du spectateur. Et ce, dans la passion et la précision d'un théâtre du présent, dans le souci du texte, de son contexte et du sens… Avec humour, sens du drame.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43312325-35782733.jpg?v=1583249115" alt=""Hernani" Rejoindre le présent de la jeunesse… de toutes les jeunesses !" title=""Hernani" Rejoindre le présent de la jeunesse… de toutes les jeunesses !" />
     </div>
     <div>
      La scène est réduite à son point d'engendrement : celui de la table et du papier. Les trois comédiens développent, dans l'espace du plateau vide, les liens entre la fiction et la réalité, les concrétisent, endossent les rôles des protagonistes historiques de cette &quot;bataille&quot; pour mieux la comprendre ainsi que ceux de personnages de la pièce. Le jeu multiplie ainsi les approches. Ce faisant les comédiens interprètent les entre-deux, les coulisses du dialogue, de Soi, du Personnage, du récit.       <br />
              <br />
       Le spectateur est capté par les différentes métamorphoses, les fantômes, les figures qui s'offrent à lui. Il y a Polignac, le ministre veillant à l'Ordre, et son épouse qui aime le théâtre avec son valet Firmin. Il y a les censeurs, le bon baron Taylor, Victor et Adèle, les amis militants comme Théophile Gautier, mademoiselle Mars, la diva, mais aussi, dans le jeu lui-même, les hésitations d'aujourd'hui des comédiens face à l'écriture et l'interprétation. La musique nécessaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43312325-35782751.jpg?v=1583249148" alt=""Hernani" Rejoindre le présent de la jeunesse… de toutes les jeunesses !" title=""Hernani" Rejoindre le présent de la jeunesse… de toutes les jeunesses !" />
     </div>
     <div>
      Et le spectacle, travaillé par un sens de l'humour évident, démêle la pelote des souvenirs, prend des chemins de traverse, des raccourcis et rejoint l'histoire pleine de rebondissements d'un seigneur devenu brigand qui se bat pour sa liberté, son honneur et son amour et son double, Victor Hugo lui-même.       <br />
              <br />
       Mine de rien, cette pièce rejoint aussi le présent de la jeunesse, toutes les jeunesses. De celles qui rompent avec les règles pour éprouver leurs propres forces, aspirant à la liberté et à l'amour. À qui Victor Hugo dit encore et toujours &quot;Jeunes gens, ayons bon courage ! Si rude qu'on nous veuille faire le présent, l'avenir sera beau.&quot;       <br />
              <br />
       Le public mené au point de cristallisation, à la scène finale, applaudit cette manière si amoureuse du Théâtre et de ses effets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hernani ! Brigand de la pensée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43312325-35782858.jpg?v=1583249506" alt=""Hernani" Rejoindre le présent de la jeunesse… de toutes les jeunesses !" title=""Hernani" Rejoindre le présent de la jeunesse… de toutes les jeunesses !" />
     </div>
     <div>
      D'après Victor Hugo.       <br />
       Autrice et auteurs : Jean Barlerin, Odile Ernoult et Étienne Luneau.       <br />
       Mise en scène : Jean Barlerin, Odile Ernoult et Étienne Luneau.       <br />
       Avec : Jean Barlerin, Odile Ernoult et Étienne Luneau.       <br />
       Mise en lumière : Malek Kitouni.       <br />
       Production : Compagnie Grand Théâtre       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       A partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 15 mars 2020.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Lavoir Moderne Parisien, Paris 18e, 01 46 06 08 05.       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavoirmoderneparisien.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43312325-35782875.jpg?v=1583249582" alt=""Hernani" Rejoindre le présent de la jeunesse… de toutes les jeunesses !" title=""Hernani" Rejoindre le présent de la jeunesse… de toutes les jeunesses !" />
     </div>
     <div>
      28 avril 2020 : Théâtre Municipal Berthelot-Jean Guerrin, Montreuil (93).       <br />
       4 et 5 mai 2020 : Lycée Notre-Dame de Sion, Istanbul (Turquie).       <br />
       6 mai 2020 : Lycée Tevfik Fikret, Ankara (Turquie).       <br />
       17 et 18 juin 2020 : Mois Molière, Versailles (78).       <br />
       2 août 2020 : Festival de Théâtre, Seilhac (19).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43312325-35782733.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hernani-Rejoindre-le-present-de-la-jeunesse-de-toutes-les-jeunesses-_a2674.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
