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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-08T21:30:01+02:00</dc:date>
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   <title>"La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire</title>
   <pubDate>Fri, 02 Feb 2024 11:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Se raconter pour se réconcilier avec son passé, avec les siens, avec les absences assumées ou occultées… et éclaircir, comprendre, assimiler la problématique d'une identité compliquée à endosser, à vocation d'interdiction, celle d'être kurde (ou à moitié kurde, ici la différence n'a pas d'incidence) dans une Turquie qui applique encore une répression régulière (politique, militaire, sociale…) envers ce peuple dont même la langue fut longtemps considérée comme illégale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743498.jpg?v=1706871151" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Comment faire récit pour interroger la honte d'appartenir à un peuple, pour questionner les raisons d'un racisme au quotidien et pour réaliser un voyage salvateur sur son passé, aussi difficile soit-il lorsqu'il y est question de violences – tant dans la famille que dans la société où l'on s'est construite – et d'abandon. L'état d'autrice et de comédienne donne cette possibilité d'établir une histoire, un témoignage écrit et d'en faire sa transmission orale. Sultan Ulutas Alopé s'en est emparé pour concevoir une pièce inspirée de son propre parcours.       <br />
              <br />
       Sultan Ulutas Alopé est née à Istanbul en 1988 d’une mère turque et d’un père kurde. Comme son personnage, elle effectue le voyage vers la France en 2017 pour compléter un Master en cinéma et art dramatique. Comme toute étrangère, elle fait une demande de permis de séjour. Elle se saisit du temps de la procédure, durant lequel travailler lui est interdit, pour faire ce qu’elle n’avait pas osé jusqu’alors : apprendre le kurde, la langue de son père, dans un institut français. Au travers de cet apprentissage, elle exhume la honte d’être kurde, inconsciemment ressentie pendant l’enfance et l’adolescence, et effectue un voyage à l'envers dans sa mémoire, dans ses ressentis intimes, longtemps restés enfouis dans un passé confus et peu joyeux.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743499.jpg?v=1706871180" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Et ce texte autographique devient alors en toute logique celui documentaire de la vie en Turquie dans les années quatre-vingt-dix. Au fil des souvenirs personnels surgissent des détails propres aux pratiques de la société turque à cette époque.        <br />
              <br />
       Prenant le parti de commencer la narration avec sa voix en off, elle entame son récit dans une forme à la fois de mise en situation et de justification. <span style="font-style:italic">&quot;Rassurez-vous, je ne suis pas une terroriste&quot;</span>, précise-t-elle. Pourtant, elle est étonnamment souriante, lumineuse, faisant montre d'une forme d'humour… un peu grinçant. <span style="font-style:italic">&quot;Comment cela peut-il être dangereux de chanter, de parler dans sa langue ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme le français n’est pas ma langue maternelle, j’ai une manière différente de m’exprimer dans cette langue. Dans le texte, il y a un langage particulier qui vient d’une &quot;étrangère&quot;. Cela crée une cohérence avec la manière de parler de ce personnage immigré en France récemment. Les fautes et les anomalies de la langue du texte sont les bienvenues tant que le sens n’est pas altéré. Pour raconter cette histoire intime et politiquement très sensible dans mon pays, en Turquie, j’avais besoin de passer majoritairement par la langue française.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743511.jpg?v=1706871201" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Puis apparaissent, au fil de cette exploration orale, la notion de l'absence, celles du père, devenant une véritable habitude durant son enfance, parfois courtes, de quelques jours, parfois longues, pouvant durer des mois. D'autres souvenirs surgissent, de temps en temps plus douloureux… ou pas, comme la rencontre entre le père kurde et la mère turque, avec, en second plan, les relations quelques fois violentes entre les deux.       <br />
              <br />
       Ce parcours mémoriel, c'est aussi prendre conscience de certaines évidences peu aisées à comprendre lorsqu'on est une petite fille : <span style="font-style:italic">&quot;En tant qu’enfants Kurdes qui grandissent dans une région nationaliste Turque, nous comprendrons vite qu’il faut se camoufler comme des caméléons. Ma petite sœur, par exemple, le comprend en perdant sa meilleure amie parce que ses parents ont appris que notre père est Kurde. Moi, je n’ai pas envie de rester toute seule pendant toute ma vie. Donc, je me tais. Nous sommes deux de cette race dite &quot;maudite&quot; dans la classe, Salim et moi. Nous ne nous sommes jamais dits que nous sommes Kurdes, mais nous le savons.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743521.jpg?v=1706871224" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Bien plus tard, une fois partie à l'étranger, ici en France, viennent s'ajouter, comme de nouvelles épreuves, le statut de réfugiée et son cercle vicieux de l'obtention du permis de séjour. Mais, au travers de tout cela, est mis en exergue la problématique identitaire par la découverte d'une autre culture. Sultan Ulutas Alopé traite le sujet avec une réelle densité tout en gardant une certaine fraîcheur, tant dans le phrasé de son texte que dans son attitude ouverte et généreuse, osant parfois, avec le sourire, les adresses directes au public.       <br />
              <br />
       Ayant pris le parti d'une mise en scène sobre – excepté une séquence &quot;dancefloor&quot;, comme un défouloir et une prise de conscience de l'occidentalité –, d'une scénographie dépouillée – seule une chaise est présente sur le plateau –, Sultan Ulutas Alopé nous offre, sous couvert d'apprentissage légitime de &quot;La Langue de son père&quot;, une exploration instructive et documentée par l'expérience de ce que peut être une quête de l'identité. De l'autobiographie initiale à la fiction écrite et théâtralisée, elle rend cette problématique à nouveau universelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Langue de mon père"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743550.jpg?v=1706871251" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sultan Ulutas Alopé.       <br />
       Texte publié aux éditions L'Espace d'un instant, 2023.       <br />
       Conception et jeu : Sultan Ulutas Alopé.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Jeanne Garraud.       <br />
       Création et régie lumière : Vincent Chrétien.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h, samedi 27 janvier à 18 h.       <br />
       Relâche le dimanche 28 janvier.       <br />
       TNS, Espace Grüber, Strasbourg, 03 88 24 88 24.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tns.fr/" target="_blank">&gt;&gt; tns.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 février 2024 :</span> La Mouche, Saint-Genis-Laval (69).       <br />
       Du 12 au 14 mars 2024 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78141208-56743498.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Langue-de-mon-pere-Se-reconstruire-avec-l-absence-du-pere-dans-une-quete-linguistique-a-dessein-identitaire_a3809.html</link>
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   <title>•Off 2019• Le Fantôme d'Aziyadé À la recherche d'un fantasme survivant…</title>
   <pubDate>Sun, 14 Jul 2019 08:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2019]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La voix chaude et modulée de Xavier Gallais, assis derrière un pupitre et faisant face à un micro donnant à sa voix un timbre d'outre lieu, invite à accompagner Pierre Loti dans un voyage au bout du désir. Celui du jeune officier de marine qui vécut dix ans auparavant une passion amoureuse pour la fascinante Aziyadé, resurgissant soudain des limbes de l'oubli. Istanbul, la Porte de l'Orient, ses quartiers bigarrés, ses parfums entêtants, revivent dans les plis déployés des mots égrenés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35582005-32144302.jpg?v=1563086874" alt="•Off 2019• Le Fantôme d'Aziyadé À la recherche d'un fantasme survivant…" title="•Off 2019• Le Fantôme d'Aziyadé À la recherche d'un fantasme survivant…" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphiant le texte par la seule grâce des impulsions imperceptibles détachées de ses mains mouvantes, le comédien nous transporte dans un ailleurs digne des Mille et une Nuits. Nul besoin d'images projetées sur écran, notre imaginaire sollicité les distille en nous au rythme de la narration. Ce je qui raconte n'est plus seulement celui de Pierre Loti réincarné au travers de la voix énigmatique et chaleureuse du comédien, il devient aussi le nôtre tant nous sommes &quot;conquis&quot;.       <br />
              <br />
       L'odalisque aux prunelles vertes entraperçue naguère entre les barreaux du balcon d'un harem, le coup de foudre réciproque qui s'ensuivit et les rencontres clandestines dans les nuits chaudes d'Istanbul où les deux amants trouvaient à abriter leur amour au fil de l'eau… Mais aussi la transgression de part et d'autre des places assignées par la culture et la religion d'origine. Un Occidental à la peau blanche tombant amoureux d'une musulmane prisonnière d'un vieux Turc… Le retour sur les lieux d'une passion dévorante… Tous les ingrédients romanesques sont réunis, sauf qu'il s'agit là d'une vraie histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35582005-32144311.jpg?v=1563086897" alt="•Off 2019• Le Fantôme d'Aziyadé À la recherche d'un fantasme survivant…" title="•Off 2019• Le Fantôme d'Aziyadé À la recherche d'un fantasme survivant…" />
     </div>
     <div>
      Émergeant des nappes lumineuses et musicales composées avec la même subtilité que le style tout en rondeurs exquises de l'écrivain voyageur, l'Orient est là, palpable. La ville s'est transformée, même le vieux quartier de la Corne d'Or a subi les atteintes de la modernité. La quête d'Aziyadé prendra l'allure d'un thriller le conduisant à rencontrer toutes celles qui l'ont connue. Itinéraire tortueux à l'image même de cette ville aux ruelles entrelacées.       <br />
              <br />
       De vieilles femmes, détentrices de la mémoire d'une époque à jamais révolue, seront les relais pour conduire l'homme occidental pressé - il n'a que trois jours à consacrer à ce voyage en terres anciennes - vers la dernière demeure de celle qui a profondément et durablement troublé ses sens.       <br />
              <br />
       Un voyage sensible et d'une poésie enivrante, tout ici n'étant que raffinement, sensualité, et volupté… Mais derrière la nostalgie se profile, dans l'épure d'une &quot;représentation&quot; orientale aux parfums suaves, la recherche effrénée du temps retrouvé. Ce sel de la vie qui constitue l'essence même de toute existence méritant ce nom, un autre poète, Paul Eluard, lui a donné le beau nom de &quot;dur désir de durer&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Fantôme d'Aziyadé"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35582005-32144315.jpg?v=1563086919" alt="•Off 2019• Le Fantôme d'Aziyadé À la recherche d'un fantasme survivant…" title="•Off 2019• Le Fantôme d'Aziyadé À la recherche d'un fantasme survivant…" />
     </div>
     <div>
      Création 5 juillet 2019.       <br />
       D'après les romans &quot;Aziyadé&quot; et &quot;Fantôme d'Orient&quot; de Pierre Loti.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Florient Azoulay &amp; Xavier Gallais.       <br />
       Avec : Xavier Gallais.       <br />
       Création sonore : Olivier Innocenti.       <br />
       scénographie et création lumière : Luca Antonucci.       <br />
       Diffusion sonore et régie son : Florent Dalmas.       <br />
       Compagnie KGA.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h, relâche les 12 et 19.       <br />
       <b>Théâtre La Reine Blanche</b>        <br />
       16 rue de la Grande Fusterie.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17 et 06 38 15 78 16.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/calendrier/avignon" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       Du 8 janvier au 1er mars 2020 à 19 h.       <br />
       Théâtre du Lucernaire, salle rouge, 53 Rue Notre Dame des Champs, Paris 6e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35582005-32144302.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-Le-Fantome-d-Aziyade-A-la-recherche-d-un-fantasme-survivant_a2492.html</link>
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   <title>•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jul 2018 10:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2018]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un hôtel de Turquie, un père de famille de la France ordinaire attend son fils parti se battre dans les rangs de Daesh. Dans ce même hôtel de Turquie, une mère de famille kurde gagne sa vie en tant que femme de chambre, elle attend elle aussi quelque chose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23977255-26010816.jpg?v=1532423810" alt="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" title="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" />
     </div>
     <div>
      Ces deux êtres, au fil des jours où il ne passe rien, vont peu à peu s'apprivoiser, se découvrir, s'attacher dans cet espace vaguement intemporel de l'attente hors du quotidien, hors de l'intime, où pourtant l'intime va éclater de toute sa force.       <br />
              <br />
       Le français moyen inventé par Gilles Granouillet possède toutes les caractéristiques du genre : il est normal en tout. Marié, père d'une fille et d'un fils, il a pu construire une maison pour sa famille grâce à son travail de VRP en machines agricoles et offrir le confort, la sécurité et les études à ses enfants. Tout ce qui définit une existence banale, parfaitement ordinaire, idéalement ordinaire pourrait-on dire, il le réalise jusqu'au jour où son fils disparaît dans le désert pour se battre dans le camp d'un dieu dont il ignore tout, pour une cause inconnue de lui.       <br />
              <br />
       La disposition scénique présente la chambre, où se déroule l'action, comme un lieu très théâtralisé, comme pour s'extraire du documentaire. Les meubles et les murs sont autant d'écrans où l'obsession de la guerre explose sporadiquement. Un écran de télé retransmet également en continu des informations sur la guerre. C'est le lointain mais aussi l'espace mental du personnage que l'on partage. Un peu à l'écart, hors de l'action, Simon Chomel rythme la suite des jours de sa musique jouée en live. Une présence qui renforce la distance de cette chambre avec la réalité. Elle est malgré l'endroit où elle se trouve, en Turquie, une bulle pour l'instant épargnée du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23977255-26010849.jpg?v=1532423829" alt="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" title="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" />
     </div>
     <div>
      Et c'est dans cet esprit et ce no man's land virtuel que va se développer la découverte mutuelle des deux personnages. Le petit français ordinaire y perdra quelques préjugés (Ecer, la femme de chambre, est en fait une intellectuelle dont les connaissances dépassent de loin les siennes). Une manière fine et belle de mettre en avant, dans ce canevas tragique, l'humain plutôt que de discourir des raisons générales de cette guerre.       <br />
              <br />
       Pourtant, les deux personnages sont intégralement impliqués dans le conflit, et pas exactement dans le même camp. C'est une part primordiale de cette rencontre, une part souvent non dite mais largement exprimée par les actes. Il est le père d'un combattant de Daesh tandis qu'elle, information que l'on apprend bien plus tard, est combattante peshmerga, une kurde devenue guerrière contre Daesh.       <br />
              <br />
       &quot;Une Chambre en attendant&quot; raconte cette belle histoire, une rencontre improbable mais que les événements de la planète ont provoquée, une rencontre qui, dans un monde merveilleux, se terminerait dans l'espoir, mais qui dans la réalité qui nous occupe, et c'est toute la beauté de cette pièce, fait échouer pour l'instant cet espoir. Pour l'instant. Elle est aussi une manière de rendre hommage aux femmes, à leur courage, à leur implication dans la guerre, car ici, c'est Ecer qui agit.       <br />
              <br />
       Une mise en scène bien servie par le jeu brut, rugueux, presque nature des deux interprètes qui donne aux deux personnages une réalité palpable, une simplicité efficace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une chambre en attendant"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23977255-26010854.jpg?v=1532423849" alt="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" title="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gilles Granouillet.       <br />
       Mise en scène : Claudine Van Beneden.       <br />
       Assistant mise en scène : Raphaël Fernandez.       <br />
       Avec : François Font, Claudine Van Beneden, Rapahaël Fernandez, Simon Chomel.       <br />
       Musicien et compositeur : Simon Chomel.       <br />
       Scénographe : Blandine Vieillot.       <br />
       Création vidéo : Catherine Demeure.       <br />
       Lumières : Guillaume Lorchat.       <br />
       Son : Magali Burdin.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2018 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 Juillet 2018.</span>       <br />
       Présence Pasteur,       <br />
       13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Tous les jours à 12 h 05, relâche le lundi.       <br />
       Réservation : 04 32 74 18 54.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.compagnienosferatu.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagnienosferatu.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23977255-26010816.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Une-chambre-d-hotel-en-Turquie-comme-un-entre-deux-mondes-entre-l-Europe-et-le-Moyen-Orient-entre-un_a2217.html</link>
  </item>

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   <title>● Avignon Off 2018 ● "Une chambre en attendant" de Gilles Granouillet, Cie Nosferatu</title>
   <pubDate>Wed, 13 Jun 2018 08:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un père, originaire de l'Yonne, attend dans une chambre d'hôtel, Il est venu rechercher son fils, parti faire le djihad en Syrie. Sa morne solitude n'est ponctuée que par la visite quotidienne d'une mystérieuse femme de ménage Kurde…Il est seul en Turquie, à la frontière Syrienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22979969-25447388.jpg?v=1528872528" alt="● Avignon Off 2018 ● "Une chambre en attendant" de Gilles Granouillet, Cie Nosferatu" title="● Avignon Off 2018 ● "Une chambre en attendant" de Gilles Granouillet, Cie Nosferatu" />
     </div>
     <div>
      Point de débat géopolitique ou de choc de cultures frontal, ce sujet brûlant est abordé de manière subtile par le prisme du destin individuel d'un père qui pourrait être votre voisin de palier tellement il est archi-normal. On retrouve ici l'hypersensibilité aux codes sociaux qui traverse l'œuvre de Gilles Granouillet avec un jeu de rapports inversés : la femme de ménage kurde francophone et intello et le &quot;touriste&quot; occidental un peu &quot;beauf&quot;. De cette rencontre improbable naît une histoire de séduction et de tendresse comme seules des circonstances exceptionnelles peuvent en provoquer.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Une invraisemblance rendue vraisemblable par la sincérité du jeu des acteurs. François Font est parfaitement crédible dans le rôle du père de famille &quot;français moyen&quot; dépassé par la crise d'adolescence de son fils parti &quot;couper des têtes en Syrie&quot;. Et Claudine Van Beneden bouleversante dans le rôle de la combattante Peshmerga, à la fois figure maternelle et foncièrement rebelle.&quot;</span> Le petite Bulletin, Novembre 2017.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22979969-25447391.jpg?v=1528872564" alt="● Avignon Off 2018 ● "Une chambre en attendant" de Gilles Granouillet, Cie Nosferatu" title="● Avignon Off 2018 ● "Une chambre en attendant" de Gilles Granouillet, Cie Nosferatu" />
     </div>
     <div>
      <b>Extrait :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">On me demande où est mon fils. On me dit : &quot;Tiens, on ne voit plus, ton fils ?&quot;  Les autres répondent &quot;À la fac&quot;... chez Orange.&quot;  Moi je dis quoi ? Je dis qu'il est parti en voyage. Qu'à son âge, il faut profiter tant qu'on n'a pas d'enfant... je dis qu'il a 20 ans, que c'est le moment. Et puis je rentre chez moi. Je m'assois à la table de la cuisine et je pense : ton fils à toi, il est parti couper des têtes.  Évidemment la question qui vient juste après, assis à la table de la cuisine comme un con, c'est pourquoi le tien et pas un autre et qu'est-ce que tu as raté ?</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22979969-25447411.jpg?v=1528872610" alt="● Avignon Off 2018 ● "Une chambre en attendant" de Gilles Granouillet, Cie Nosferatu" title="● Avignon Off 2018 ● "Une chambre en attendant" de Gilles Granouillet, Cie Nosferatu" />
     </div>
     <div>
      &quot;Une chambre en attendant&quot;       <br />
       Mise en scène : Claudine Van Beneden.       <br />
       Assistant mise en scène : Raphaël Fernandez.       <br />
       Musicien et compositeur : Simon Chomel.       <br />
       Scénographe : Blandine Vieillot.       <br />
       Création vidéo : Catherine Demeure.       <br />
       Lumières : Christophe Pont.       <br />
       Son : Magali Burdin.       <br />
       Jeu : François Font, Claudine Van Beneden et Raphaël Fernandez.       <br />
       Diffusion : Murielle Silvestre/ Contact diffusion : 06 83 61 82 57.       <br />
       Administration : Béatrice Barthélémy.       <br />
              <br />
       La cie Nosferatu est soutenue par le Département de la Haute-Loire, la Drac Auvergne-Rhône-Alpes, La région Auvergne-Rhône-Alpes, l'agglomération du Puy-en-Velay, La ville de Brioude, La ville de Vorey, La ville de Brives-Charensac, L'ADAMI, la SPEDIDAM.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2018 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 Juillet 2018.</span>       <br />
       Présence Pasteur,       <br />
       13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Tous les jours à 12 h 05, relâche le lundi.       <br />
       Réservation : 04 32 74 18 54.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.compagnienosferatu.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagnienosferatu.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22979969-25447388.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2018-●-Une-chambre-en-attendant-de-Gilles-Granouillet-Cie-Nosferatu_a2151.html</link>
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