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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-22T16:36:03+02:00</dc:date>
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   <title>•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…</title>
   <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 17:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   S'emparant d'un sujet ô combien intranquille – celui de la fin de vie et du droit à mourir dans la dignité –, Tiphaine Raffier propose une fiction aux accents hyperréalistes de nature à transcender le réel pour nous en livrer une version distanciée… Derrière la grande baie vitrée d'un salon-salle à manger d'une maison isolée, située proche de la Fontaine des Chimères, va se jouer le drame dont elle rendra "conte" avec l'acuité du regard dont elle est porteuse. Et nous, spectateurs des tensions déchirant la fratrie réunie autour de leur sœur condamnée, nous deviendrons (à notre insu) partie prenante de ce conflit existentiel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783053.jpg?v=1783697412" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Placés à la place de &quot;voyeurs&quot;, on découvre la vue en écorché de cette maison avec Laura, de dos dans son fauteuil. Ses deux frères, Simon le plus jeune, Soren l'aîné, et Suzanna, la grande sœur, ont fait le voyage à Morsan pour accompagner le temps qui lui reste à vivre. D'emblée une atmosphère lourde plane sur ce huis clos étouffant, chacune et chacun s'efforçant de feindre la décontraction alors que l'effroi les ronge. Seule la malade semble paradoxalement habitée sereinement la situation, en confiant son choix du graphisme d'un arbre de vie pour décorer son urne funéraire.       <br />
              <br />
       S'occuper, occuper le temps pour combler le silence où bruit l'inexorable échéance. L'un va raconter une anecdote vécue dans le train, l'autre va s'affairer à monter une chaise médicalisée pour la toilette, l'autre obsédé par le temps va se plonger dans &quot;La Montagne magique&quot; de Thomas Mann. Et déjà les mots commencent à manquer à Laura qui, à table, a du mal à porter la cuillère à sa bouche avant de s'étouffer suite à une fausse route. <span style="font-style:italic">&quot;- Éric, ton ancien amoureux, a repris contact ! Il a dû apprendre que… - Que quoi ?&quot;</span>, bientôt suivi d'un cri déchirant les convenances : <span style="font-style:italic">&quot;Arrêtez de me regarder comme ça ! Asseyez-vous et mangez !&quot;.</span> Tout est dit de la souffrance morale de celle qui refuse que sa fratrie la voie déjà comme une morte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783054.jpg?v=1783697443" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Des micros placés dans la cuisine délivreront les conversations de la fratrie concernant le refus de leur sœur d'une place en soins palliatifs, et son choix assumé d'un lit médicalisé à son domicile. Une caméra saisira un gros plan du questionnaire de fin de vie, où se détachent, écrits de la main de Laura, les mots &quot;Je refuse&quot; pendant qu'elle éclatera de rire en écoutant une musique de sa jeunesse. Des morceaux choisis de &quot;La fontaine des Chimères&quot;, l'Argos local – celui qui voit tout – seront lus par le plus jeune frère alors que son aîné résumera lui &quot;La Montagne magique&quot;, tandis que la grande sœur n'arrêtera pas de parler du &quot;baby phone&quot; trahissant l'infantilisation de la malade.       <br />
              <br />
       On sera confronté en direct à la dégradation de l'état de santé de Laura, à ses cris de douleur, à l'exposition de ses pieds nécrosés. L'interrogatoire mené par un médecin et une infirmière révélera, au-delà des signes inquiétants de perte cognitive de la patiente, les points de vue des soignants sur la fin de vie. Faire la promesse d'éteindre avec une précision toute chirurgicale les zones de douleur… sans pour autant en délivrer la malade en lui permettant d'être libre d'y mettre fin. Mais alors qu'en est-il des dernières volontés de Laura, pourtant consignées noir sur blanc par ses soins ? Pour pouvoir les prendre en compte, faudrait-il encore qu'elle soit &quot;en mesure&quot;, or ses facultés intellectuelles étant endommagées, l'aide à mourir lui sera refusée. Cet interrogatoire exposera aussi au grand jour les dissensions au sein de la fratrie, dissensions sur fond d'angoisse dévorante, chacun coupant la parole à Laura pour dire ce qui relève de ses préoccupations à lui. Ainsi du frère aîné, plus attentif semble-t-il aux désirs de Laura, que la grande sœur, n'ayant de cesse de se substituer à la malade pour tout &quot;gérer&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783104.jpg?v=1783697469" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Le paroxysme de leurs oppositions &quot;fratricides&quot; éclatera autour d'un flacon contenant la potion létale confiée par Laure. Son plus jeune frère qui, pour sa part à refuser le test de dépistage de la maladie neurodégénérative dont va mourir Laura, se fait l'apôtre de la vie à tout prix, en accusant sa sœur et son frère d'être incapables d'assumer le vertige de l'existence en prétendant l'interrompre. On sera témoins aussi du revirement de la grande sœur, déchirant les directives de Laura… qui l'avait pourtant désignée comme &quot;la personne de confiance&quot;.       <br />
              <br />
       Il sera question aussi d'une mystérieuse juge dépositaire d'un &quot;secret de vie&quot; obsédant, venue se réfugier loin du monde dans ce village de Morsan… dont le nom claque comme un indice. Mais aussi d'une histoire mise en abyme, comme celle contenue dans la curiosité du village, &quot;La Fontaine des Chimères&quot;, dépositaire du mythe d'Argos, surveillant de ses mille yeux la nymphe Io transformée par Jupiter en vache, et aspirant à en être délivrée. Ou encore d'un architecte, découpant les maisons du village en ruine pour ouvrir des fenêtres vers l'extérieur.       <br />
              <br />
       Il sera fait appel également à des &quot;tableaux vivants&quot;, précipitant sur le plateau des flash-back dévoilant de manière sensible le parcours suivi par Laure… Exit les bâtonnets, pour humidifier la bouche, proposés par les bons soins de l'infirmière soucieuse du confort pré-mortel… Exit les phrases d'usage prononcées par les accompagnants, <span style="font-style:italic">&quot;Elle ne souffre pas, elle va partir en toute tranquillité&quot;</span>, mais que sait-on de ce qui se joue derrière le visage déjà absent de l'agonisant ?... Critique de l'IA et des nouvelles technologies mises au service d'une médecine de pointe présentée comme panacée… Place à un être de chair et d'os, amoureuse éperdue d'un baiser entrevu et revenant sur les mutilations infligées à son corps de femme dans l'espoir de la vie sauve… Place à son effroi face aux souffrances qui s'annoncent et son désir de la regarder en face, la mort, sans le recours aux mots convenus servant de cercueil… La mort, c'est dégueulasse, ça la fait hurler de rage, aussi sa demande adressée à ses frères et sœur sera sans ambiguïté, le plus beau cadeau qu'ils pourront lui faire en l'aidant à mourir.       <br />
              <br />
       Chacun, confronté à ses propres angoisses, laissera éclater sa rage impuissante. Le plus jeune frère se lancera dans une danse frénétique pour célébrer l'illusion de la vie. Le frère aîné, lui qui s'évertuait à vouloir contrôler le temps, sera en prise avec un déchainement de violences dirigées contre Thomas Mann. La mort, c'est la peau bleue, les ongles noirs et l'odeur de pourriture, <span style="font-style:italic">&quot;Laure tout ce que tu redoutais, c'est produit&quot;.</span> Les hurlements de la sœur aînée la conduiront, elle, à prendre la place de sa sœur sur le lit médicalisé vide de sa présence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783111.jpg?v=1783697505" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Et jusqu'à la lumière blanche finale, aveuglante, mais le soleil et la mort peuvent-ils se regarder en face… Nous spectateurs, impliqués dans le drame in situ, vivront en direct les affres de Laure et de sa fratrie. Confrontés à l'innommable de la fin de vie, à des questions touchant à l'essentiel, nous sommes comme irradiés par cette forme théâtrale, artistiquement et dans son récit, au-dessus de tous soupçons. Un soleil noir propre à dessiller nos yeux sur l'humanité de l'aide revendiquée à mourir. Un dernier acte de liberté qui ne peut nous être refusé par d'autres que nous-mêmes.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 8 juillet 2026 à La FabricA d'Avignon, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783155.jpg?v=1783697787" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      France. Création 2026.        <br />
       En français surtitré en anglais.       <br />
       Texte et mise en scène : Tiphaine Raffier.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Mathilde Saillant.       <br />
       Avec : Emma Bolcato, Teddy Chawa, Thomas Gonzalez, Paula Luna, Édith Mérieau, Catherine Mestoussis, Thierry Paret et Adrien Rouyard.       <br />
       Participation vidéo : Hélène Raimbault, Patrick Harivel.       <br />
       Dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Lumière : Kelig Le Bars.       <br />
       Vidéo : Vincent Pinckaers.       <br />
       Cadrage : Raphaël Oriol.       <br />
       Son : Hugo Hamman.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Costumes : Caroline Tavernier, assistée de Paloma Donnini.       <br />
       Maquillage et perruques : Judith Scotto.       <br />
       Régie générale : Olivier Floury.       <br />
       Régie plateau : Nicolas Bignan, Pierre Frenkel.       <br />
       Régie vidéo : Nicolas Morgan.       <br />
       Régie son : Hugo Hamman.       <br />
       Régie lumière : Christophe Fougou.       <br />
       Régie maquillage et perruques : Emmanuelle Flisseau.       <br />
       Construction du décor : Atelier du Nouveau Théâtre Besançon CDN.       <br />
       Traduction anglaise pour le surtitrage : Sophie Troyna-Martins/La Pixelière.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 5, du 7 au 10 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 11 h.       <br />
       La Fabrica, La FabricA, 11, rue Paul Achard, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783157.jpg?v=1783697818" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 23 septembre au 10 octobre 2026 : Nanterre-Amandiers - CDN, Nanterre (92).       <br />
       14 octobre 2026 : L'Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       Du 3 au 5 novembre 2026 : Comédie de Saint-Etienne – CDN, Saint-Etienne (42).       <br />
       17 et 18 novembre 2026 : Comédie de Clermont - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       25 et 26 novembre 2026 : Comédie de Valence, CDN Valence (26).       <br />
       Du 1ᵉʳ au 5 décembre 2026 : TNP, Villeurbanne (69).       <br />
       Du 8 au 10 décembre 2026 : Nouveau Théâtre Besançon - CDN, Besançon (25).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-L-hors-presence-ou-Chimeres-du-pays-de-Morsan--Mourir-cela-n-est-rien-mourir-la-belle-affaire-mais-souffrir_a4613.html</link>
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   <title>"La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains</title>
   <pubDate>Thu, 22 Dec 2022 11:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La bonté divine est fabuleuse, chose entendue depuis l'an 01 de notre ère. Ainsi sa générosité est-elle sensée racheter les fautes du genre humain en réalisant, en coopération avec les pécheurs réels ou potentiels, des actes de bienfaisance pour soutenir les plus éprouvés… Des quinze œuvres de Miséricorde prescrites par l'Évangile de Saint-Matthieu, Tiphaine Raffier (dont le prénom vient de Théophane, "Dieu" et "lumineux") en retient neuf qu'elle met en jeu avec une belle liberté… Mais qu'annonce cette mystérieuse affiche présente à toutes les étapes du chemin terrestre, "Nous sommes désolés" : désolés de quoi, et de qui ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714322.jpg?v=1671708213" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
     </div>
     <div>
      Les pieds ancrés dans des &quot;réalités fictionnelles&quot; à faire vaciller les plus mécréants des hommes, elle invente avec ses comédien(ne)s complices des tableaux saisissants d'humanité en actes. D'&quot;Assister les malades&quot;, à &quot;Visiter les prisonniers&quot;, en passant par &quot;La Sauvegarde de la Création&quot; (ajout miséricordieux du Pape François en 2016), elle réinterroge avec maestria les actes d'entraide humaine. Pour ce faire, elle a recours à des saynètes grandeur nature, certaines filmées en gros plan et projetées en direct, soutenues par une envoûtante musique baroque et électro jouée en live par les musiciens au plateau. Cousus entre eux par des éléments récurrents (dont le retentissement d'une inquiétante sirène), ces tableaux vivants forment un ensemble fascinant conduisant… à une chute radicale.       <br />
              <br />
       D'emblée une jeune femme git, filmée sur son lit d'hôpital. La couronne florale qu'on lui scelle sur le crâne dans son cauchemar est à l'image de sa souffrance psychique. Autour d'elle vont se relayer une infirmière, un médecin, une sage-femme, un psychologue et même un photographe appelé là pour tenter de revaloriser en elle l'image d'une maternité vécue comme morbide. En effet, engagée corps et biens auprès du Programme Alimentaire Mondial, elle se sent submergée par les crises alimentaires de plus en plus nombreuses, de plus en plus sévères. Alors &quot;Donner à manger aux affamés&quot; envahit son champ psychique, obligeant à un choix draconien (qui nourrir ? qui laisser mourir ?) la laissant sans ressources… pour alimenter son propre bébé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714323.jpg?v=1671708239" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
     </div>
     <div>
      Une machine émet ses &quot;bip-bip&quot; réguliers tandis qu'un jeune homme attend fébrilement que son téléphone sonne. En quête d'une greffe vitale, ses dialyses occupent plus d'un tiers de son existence esseulée depuis que son compagnon l'a quitté. Le reste du temps, il le passe en visionnant des vidéos, parmi elles celle culte de Fred Astaire. Seule la mort d'un inconnu pourrait le sauver en lui procurant le précieux rein nécessaire à sa survie… &quot;Prier Dieu pour les vivants… et pour les morts&quot;.       <br />
              <br />
       La cérémonie du jeu familial - consistant à devoir offrir le cadeau que l'on a reçu à qui en fera la demande - met à l'épreuve de la réalité la générosité de chacun. Don contre don, sans calcul aucun… Qu'en sera-t-il alors, pour la mère, de la reproduction du Caravage &quot;Les Sept Œuvres de miséricorde&quot;, vues à Naples en l'Église du Pio Monte della Misericordia, ou, pour le père, du brûlant secret de famille… Échangeant en boucle le carburateur de moto, la boussole cassée du grand-père ayant sauvé l'ancêtre d'une balle meurtrière, ou encore une bouteille de gin, ce jeu explore in vivo les arcanes du don (dés)intéressé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714325.jpg?v=1671708270" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
     </div>
     <div>
      L'enjeu de &quot;Visiter les prisonniers&quot; prend corps dans un face à face édifiant entre un visiteur de prison miséricordieux dans l'âme et un repris de justice à l'intelligence déliée. De leurs vifs échanges resurgit - au travers de l'itinéraire d'une vertueuse visiteuse pénitentiaire, devenant meurtrière pour n'avoir pu supporter que l'on s'affranchisse de ses soins &quot;généreux&quot; - la question essentielle de &quot;l'intérêt&quot; du don.       <br />
              <br />
       Deux frères - l'un docteur en psychologie, l'autre en musicologie - se livrent à une joute épique dont les enjeux métaphoriques abordent les tensions entre sacré et profane, entre sacré et sacrilège. Car, si la musique sacrée est soumise aux soubresauts de la crise qui la traverse, elle véhicule dans ses plis des secrets inavoués, naviguant entre harmonie recherchée et disharmonie vécue. Ainsi d'&quot;Assister les malades&quot; où l'on voit des pédophiles au profil des plus variés - certains souffrent atrocement, d'autres restent coincés dans le déni, d'autres encore en sont à revendiquer leur attirance au nom de l'amour sincère - bénéficier d'une écoute ouverte, seul comptant le cheminement conduisant à une prise de conscience des pulsions prédatrices afin d'accompagner cette humanité souffrante, sans jugement (dernier).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714394.jpg?v=1671708319" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
     </div>
     <div>
      D'autres scènes encore de la vie humaine, tel dans un kaléidoscope géant fourmillant d'inventivité, se donneront à voir jusqu'à éclairer le dernier précepte, celui de la &quot;Sauvegarde de la création&quot;. La chute - spectaculaire - sera propre à dévoiler le sens du &quot;Nous sommes désolés&quot;, accompagnant de tableau en tableau ce voyage émouvant au centre de l'humain… L'humain libéré de la sujétion au divin et devant désormais compter sur lui seul pour sa survie (ou pas). L'humain immergé dans une scénographie idoine, un décor oppressant exaltant superbement les enjeux présents et à venir. Bouleversant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 16 décembre 2022, Grande Salle Vitez du TnBA Bordeaux.       <br />
       A été représenté du 14 au 17 décembre.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La réponse des Hommes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714400.jpg?v=1671708354" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Tiphaine Raffier       <br />
       Avec : Sharif Andoura, Salvatore Cataldo, Éric Challier, Teddy Chawa, François Godart, Camille Lucas, Édith Mérieau, Judith Morisseau, Catherine Morlot, Adrien Rouyard.       <br />
       Et l'Ensemble Miroirs Étendus : Guy-Loup Boisneau, Émile Carlioz, Clotilde Lacroix en alternance avec Amélie Potier, Romain Louveau en alternance avec Flore Merlin.        <br />
       Dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Musique : Othman Louati.       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Son : Frédéric Peugeot et Hugo Hamman.       <br />
       Lumière : Kelig Le Bars.       <br />
       Vidéo : Pierre Martin Oriol.       <br />
       Cadreur : Raphaël Oriol.       <br />
       Costumes : Caroline Tavernier, assistée de Salomé Vandendriessche.       <br />
       Chorégraphie : Pep Garrigues et Salvatore Cataldo.       <br />
       Production : La femme coupée en deux ; La Criée - Théâtre national de Marseille.       <br />
       Production musicale : Miroirs Étendus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714401.jpg?v=1671708400" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
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      Durée : 3 h 20 entracte compris.       <br />
              <br />
       <b>Tournées</b>       <br />
       26 et 27 avril 2023 : La Coursive, La Rochelle (17).       <br />
       11 et 12 mai 2023 : L'Archipel, Perpignan (66).       <br />
       23 et 24 mai 2023 : Maison de la Culture, Bourges (18).
     </div>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69720965-48714322.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-reponse-des-Hommes-Repliques-humaines-aux-commandements-dits-vains_a3479.html</link>
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