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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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   <title>"L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain</title>
   <pubDate>Fri, 24 May 2024 18:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Anton Tchekhov portait en lui le regard aiguisé de celui qui – ayant connu une éducation rude dispensée par un père épicier, fils de serf affranchi, violent et bigot – n'a eu de cesse de peindre sans concession les zones de failles du genre humain. Et si dès ses œuvres de jeunesse il s'y emploie, mêlant tendresse et humour au tragique du quotidien, le trait satirique n'en est pas moins fulgurant… Mais comment, près de cent cinquante plus tard, "représenter" ici et maintenant le monde de Tchekhov, russe du XIXe siècle, refusant toute illusion sur l'homme, la société et la religion ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80499254-58097766.jpg?v=1716569452" alt=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" title=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" />
     </div>
     <div>
      C'est le défi que se devaient de relever le metteur en scène Jean-Pascal Pracht et ses complices, Héloïse Lacroix, Christian Loustau et Alain Raimond, acteurs du Théâtre du Lieu sans nom. En effet, si le &quot;sujet humain&quot; des deux pièces de jeunesse du dramaturge russe n'a pas vieilli d'un iota, le décorum, lui, a pris quelques rides… Aussi, quand le rideau se lève sur &quot;L'Ours&quot;, la première pièce, découvrant un intérieur petit bourgeois à l'ancienne – celui de la veuve Elena Popova –, on se met à nourrir quelque appréhension : allait-on nous resservir une énième version en costumes d'époque, resucée à l'envi ? Et lorsque Louka, le vieux valet fidèle de Madame, allure altière, nœud papillon et tutti quanti, fait son entrée pour s'affairer autour du lustre en cristal descendant des cintres, on se met sérieusement à le redouter…       <br />
              <br />
       … sauf qu'il ne s'agit plus d'allumer les candélabres, mais de changer une ampoule grillée. On s'apercevra vite que les lourdes tentures ne sont là que tissus fluides de voile de crêpe noir, les mêmes dont se drape la séduisante jeune veuve éplorée pour, dans un montré-caché des plus suggestifs, (dé)voiler ses attraits troublants. Quant aux voiles des tentures, ils se révèlent de fragiles fétus de paille destinés à être volatilisés sous le souffle impétueux du désir gagnant contre toute attente Popova, la veuve inconsolable, et Smirnov, l'&quot;exploitant&quot; teigneux venu dare-dare lui réclamer l'argent que lui devait son mari défunt…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80499254-58097767.jpg?v=1716569498" alt=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" title=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" />
     </div>
     <div>
      De même, l'interprétation de Popova, psalmodiant en boucle, comme on égrène un chapelet, son attachement ad vitam aeternam à son défunt mari l'ayant trompé à tire-larigot, jusqu'à, frisant de peu la pâmoison, griffer de ses ongles impeccablement faits le portrait de son cher disparu, prend l'allure exquise d'une farce contemporaine. Et l'interprétation &quot;sauvage&quot; de l'ancien lieutenant d'artillerie, fait propriétaire foncier bourré de dettes, et parcourant en tous &quot;sens&quot; le plateau, n'a rien à lui envier tant elle fleure le parfum d'une dérision exquise. Quant au couplet sur la nature superficielle de la femme, tenu par celui-là même qui se targue d'avoir connu <span style="font-style:italic">&quot;plus de femmes qu'elle de moineaux&quot;,</span> des femmes, dit-il, qui <span style="font-style:italic">&quot;jeunes ou vieilles ne sont que des poseuses, des faiseuses d'embarras&quot;,</span> il vaut son pesant de kopecks.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de la chute – quelque peu réécrite, certaines de ses répliques étant mises au goût du jour du combat pour l'égalité des sexes –, elle met en scène un savoureux duel aux pistolets Smith &amp; Wesson propre à supplanter par son humour décalé les romances chères aux &quot;foules sentimentales&quot;. Pari gagné…       <br />
              <br />
       Et, dans la pure tradition de &quot;L'illusion comique&quot; – la tragicomédie d'un certain Corneille mettant en valeur les vertus de la comédie pour mieux dévoiler le réel –, le couple d'acteurs de &quot;L'Ours&quot;, travail accompli, traversera le plus ordinairement qui soit le plateau plongé dans la semi-obscurité de l'entracte pour rejoindre la sortie des artistes… Une vraie fausse sortie, jouée fort naturellement, propre à assurer une parfaite transition avec la seconde pièce mettant en jeu un vieil acteur imbibé d'alcool se réveillant au plus profond de sa nuit pour découvrir un théâtre vide…       <br />
              <br />
       Vassili Svetlovidov, le protagoniste du &quot;Chant du cygne&quot; passablement éméché, émerge peu à peu des ténèbres qui l'engloutissent au propre comme au figuré. Sculpté superbement entre ombres et lumières par Jean-Pascal Pracht, le corps de l'acteur donne voix à la détresse l'envahissant. Toussant, se raclant la gorge, crachant ses poumons, en bretelles et chemise dépenaillée, il offre entre rires et pleurs une image de l'artiste en décomposition.       <br />
              <br />
       Lucide, jusqu'en perdre la raison, il divague jusqu'à ressentir les frissons d'une vieillesse glaciale gagnant son être. <span style="font-style:italic">&quot;La vie, elle a passé&quot;,</span> entre rires et drame on croit entendre là de manière prémonitoire la dernière réplique du vieux domestique de &quot;La Cerisaie&quot;, ultime pièce du dramaturge. <span style="font-style:italic">&quot;La vie et la bouteille&quot;,</span> se rattrape-t-il… au mur tant son état lui offre l'équilibre instable propre à déclencher le rire du spectateur en manque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80499254-58097835.jpg?v=1716569726" alt=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" title=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" />
     </div>
     <div>
      Gueulant à tue-tête pour tenter de peupler sa solitude abyssale, il fait face à la fosse (du théâtre) où rôde la mort de ce qu'il fut : un artiste reconnu… Se parlant à lui-même, dans un flash-back retentissant, défilent alors ses quarante-cinq années données au Théâtre… En compagnie du souffleur, trouvant lui dans ce lieu un endroit où dormir, il va chevaucher les rôles qui lui ont fait tutoyer les étoiles… Le tsar Boris Godounov, le Roi Lear (le souffleur lui donnant la réplique du fou donne lieu à une séquence inénarrable de drôleries), et pour faire revivre le passé encore et encore, occulter le poids des ans et repousser la vieillesse ennemie, il incarne superbement Hamlet, le héros tragique par excellence…       <br />
              <br />
       Jusqu'à ce que la mémoire cruelle lui impose le souvenir de cette ravissante jeune femme, tombée raide amoureuse du jeune acteur qu'il était… mais se refusant pour autant à lui, l'homme jugé histrion grotesque. Depuis, il se vit comme un bouffon destiné à distraire un public tout aussi ingrat, &quot;épousant&quot; le regard de cet amour perdu à jamais. Et si le tragique prend alors le masque d'une franche rigolade entre les deux hommes, s'esclaffant de l'indécence qu'il y aurait eu à renoncer au Théâtre pour les yeux d'une belle, il n'en est pas moins palpable. Leurs rires résonnent comme celui de Dom Juan face à la statue du Commandeur, comme si l'anéantissement ne pouvait survenir que quand le rire se serait tu.       <br />
              <br />
       Pour notre part, nous rendrons grâce à cette représentation d'un Tchekhov plus vrai que nature dans son habillage faussement d'époque. En effet, la troupe du Lieu sans nom a su, avec grande justesse et superbe fantaisie, porter jusqu'à nous la lucidité corrosive du dramaturge russe recourant aux masques de la comédie pour distiller dans ses plis le tragique ordinaire.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 18 mai 2024 au Théâtre du Lieu sans nom à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Ours et Le Chant du cygne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80499254-58097836.jpg?v=1716569750" alt=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" title=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" />
     </div>
     <div>
      Texte : Anton Tchekhov.       <br />
       Mise en scène : Jean-Pascal Pracht.       <br />
       Avec : Héloïse Lacroix, Christian Loustau, Alain Raimond.       <br />
       Scénographie, lumière : Jean-Pascal Pracht.       <br />
       Par la Cie Tiberghien.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 26 mai 2024.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Le Lieu Sans Nom, 12, rue de Lescure, Bordeaux, 09 54 05 50 54.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lelieusansnom.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lelieusansnom.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…</title>
   <pubDate>Fri, 16 Dec 2022 16:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Samuel Beckett - cf. "En attendant Godot" - développe une inclination avérée pour les êtres pris dans les rets d'un temps statique n'arrêtant pas de passer en eux. Flux immobile, essentiel pour dire le rien d'existences minuscules, au point de promouvoir ces passants ordinaires au rang de prototypes du vide existentiel. Alors, ressassant en boucle trois journées, ressuçant avec envie des cailloux, l'homme et la femme confondus dans la même entité font résonner leur voix dans le désert du plateau du Lieu sans Nom. Dans une mise en scène très beckettienne de Christian Lousteau, elles vont nous parvenir, intactes…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666574.jpg?v=1671207005" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      Plongées dans une nuit éclairée par un ciel constellé d'étoiles fixes et d'une lune immobile, ces deux &quot;têtes mortes&quot; de l'écrivain irlandais vont dévider chacune leur tour leurs menus propos auxquels elles s'accrochent fébrilement comme les naufragés à leur bouée. Et comme être, c'est parler, elles vont parler, parler encore, parler avec l'obstination chevillée au corps de ne rien dire, les mots comme elles faisant du surplace. Dire l'échec à dire, tel semble être le mantra de ces êtres s'adressant à un décor, vide.       <br />
              <br />
       D'emblée, émergent de l'obscurité qui les recouvrait, dans une composition pouvant faire penser à l'univers de Pierre Soulages, deux êtres assis sur le même banc, se tournant le dos, irrémédiablement liés par leur condition commune. C'est &quot;lui&quot; d'abord qui va rompre le long silence. De son récit circulaire ressortent la primauté de la couleur blanche (la robe d'un cheval, le visage de sa mère…), de ses amours non-vécus sauf dans la contemplation d'animaux immobiles, de ses fulgurants accès de rage, pour finir par son seul regret - <span style="font-style:italic">&quot;tout ce que je regrette, c'est d'avoir vu le jour, c'est si long, mourir, si lassant à la longue&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666575.jpg?v=1671207042" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;À quoi ça sert de continuer cette histoire… Un jour, je dois finir, pourquoi pas maintenant ?&quot;.</span> Dans la tête du vieil homme - incarné par Christian Lousteau dans un rôle de composition lui collant parfaitement à la peau - comme un précipité chimique s'impose le tableau de ses géniteurs au paradis. Souhaiter l'enfer pour continuer à les maudire, surtout la mère qu'il aurait bien voulu tuer avant sa naissance… Et l'image encore et toujours de celle qui lui a donné le jour, <span style="font-style:italic">&quot;pendue à la fenêtre, pleurant et gesticulant&quot;</span>, le visage obsédant de cette mère maudite, sans que l'on sache vraiment si elle est vivante ou morte, figurant le point de capiton liant entre elles ces trois journées rigoureusement identiques, du lever du jour jusqu'au soir tombant.       <br />
              <br />
       Fait effraction dans le magma inerte de ce temps figé, advenant comme une parenthèse enchantée - il n'y a qu'à voir les visages des deux acteurs s'illuminer soudain - l'épisode des cailloux retrouvés au fond des poches de Molloy… En effet, si échapper au flux et reflux d'un temps se répétant à satiété consiste à trouver un &quot;passe-temps&quot; susceptible de l'anéantir, celui-ci est à trouver du côté d'une occupation absorbante faisant oublier justement que le temps n'arrête pas de charrier les mêmes obsessions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666888.jpg?v=1671207154" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      La monstration jusqu'à plus soif des cailloux à sucer, passant avec bonheur du pantalon au manteau à la bouche et vice versa, dans un ballet ludique ininterrompu, annihile la perception du temps, délivrant ainsi de son emprise. Mais le remède sera de courte durée. Ce temps de répit volé à la marche implacable des heures et des jours est un leurre, rien ne peut arrêter son cours… Rien donc à ajouter à cela que sauter des centaines, voire des milliers de journées avant d'arriver au &quot;rendez-vous&quot;, apaisé.       <br />
              <br />
       C'est maintenant au tour d'&quot;elle&quot;, l'incarnation de sa voix intérieure, d'occuper l'espace de sa parole vive… Intervertissant leur place sur le banc, elle va égrener - visage illuminé de la comédienne -, comme on le ferait des perles d'un chapelet, les vicissitudes de &quot;leur&quot; rencontre immobile. Histoire d'un vieux couple fusionnel, lui et sa voix traitée là comme une entité autonome. Dévouée corps et âme à celui qui l'abrite, elle s'adonne à des calculs abracadabrantesques pour faire des chiffres le métronome de leur existence à jamais solitaire… jusqu'à ce que l'on pourrait trop hâtivement prendre pour un dénouement heureux, vite démenti par le regard errant adressé à nous, leurs semblables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666903.jpg?v=1671207241" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      Cette représentation - mettant en jeu avec une grande pertinence, tant dans son interprétation millimétrée que dans sa scénographie dépouillée, les enjeux de l'univers beckettien - trouve ici l'écho recherché &quot;en meublant&quot; le vide abyssal de ces non-existences…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vivre est errer seul vivant au fond d'un instant sans bornes, où la lumière ne varie pas et où les épaves se ressemblent&quot;,</span> écrivait l'auteur dans son roman &quot;Molloy&quot;. Ainsi en va-t-il de cette belle soirée théâtrale où le verbe, à vide, suspendu à une voûte céleste parsemée d'étoiles fixes, s'est répété inlassablement pour faire résonner en abyme l'impensable vacuité de la condition humaine.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 8 décembre au Lieu sans Nom de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trois jours et des cailloux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666904.jpg?v=1671207424" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      D'après deux &quot;Têtes mortes&quot; de Samuel Beckett  : &quot;D'un ouvrage abandonné&quot; et &quot;Assez&quot;.       <br />
       Mise en scène : Christian Loustau.       <br />
       Avec : Cécile Laufman et Christian Loustau.       <br />
       Lumières : Jean-Pascal Pracht.       <br />
       Régie : Alain Raimond.       <br />
       Par la Compagnie Tiberghien.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du jeudi 8 au dimanche 11 décembre 2022.</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.lelieusansnom.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lelieusansnom.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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