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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T15:11:00+01:00</dc:date>
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   <title>"Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique</title>
   <pubDate>Tue, 13 Jan 2026 09:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si en son temps "Dieu créa la femme" (Roger Vadim), on peut sans forcer aucunement l'Histoire affirmer que le jeune metteur en scène de Lisbonne – qui créa en décembre 2014 au Centro Cultural de Belém ce long poème en prose, avant de le rejouer à Avignon l'été suivant – a (re)donné vie au couple dont Plutarque et Shakespeare bien avant lui avaient assuré la destinée. Création originale s'il en est, s'affranchissant des faits d'armes de ses aînés pour mieux instiller le charme ô combien irrésistible de l'amour fou, "Antoine et Cléopâtre" revient aujourd'hui sur l'avant-scène sans n'avoir rien perdu de son magnétisme envoûtant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93671960-65426502.jpg?v=1768292296" alt=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" title=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" />
     </div>
     <div>
      Tiago Rodrigues, devenu depuis directeur du festival d'Avignon, n'a pas son pareil pour subvertir les frontières entre réalité et fiction en s'inspirant de l'existant (qu'il soit humain ou littéraire) pour en faire œuvre personnelle. Ici, au travers de neuf Chants se déployant comme des chorégraphies de mots à résonances écholaliques soutenues par des corps à l'unisson, Antoine va dire Cléopâtre et Cléopâtre va dire Antoine tant l'attraction qui lie ces deux amants opère comme un agent floutant d'emblée leurs identités… Fondus enchainés, faisant entendre l'état fusionnel qu'est le leur, unis puis désunis et réunis jusqu'à la mort dans la singulière bulle de leur intense amour.       <br />
              <br />
       Des frontières annihilées, dessinées avec la seule forme du corps de l'aimée… <span style="font-style:italic">&quot;Antoine dit : Cléopâtre. Cléopâtre dit : Antoine. Antoine dit : L'Égypte est ma prison. Cléopâtre dit : Je suis l'Égypte. Antoine dit : Et j'aime ma prison&quot;…</span> Chaque réplique, dans un chassé-croisé créant le vertige des &quot;sens&quot;, étant prise en charge non par le personnage mais par celui à qui elle s'adresse… Tensions des bras se cherchant, des visages se dévisageant, et des mots s'enlaçant les uns aux autres dans un tourbillon propre à nous soulever vers des nuages où se recompose la poésie des corps et des termes ne formant qu'un, précieux élixir cristallisant la passion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93671960-65426503.jpg?v=1768292330" alt=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" title=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" />
     </div>
     <div>
      Dans le flux et reflux du langage, comme en surimpression, apparaissent de manière subliminale les traces de leur destin annoncé. Ainsi quand, dès le Premier Chant, Antoine remarque au poignet de Cléopâtre son &quot;bracelet en forme de serpent&quot;, on peut entrevoir le venin de celui par lequel, au Neuvième Chant, elle mettra fin à ses jours, lorsque Antoine (la croyant morte) aura auparavant passé son épée au travers de son corps sous l'effet du désespoir. De même, les frontières entre présent, passé et futur sont allègrement transgressées ; les personnages qui en ont conscience ayant à c(h)œur de rester dans leur présent, s'y accrochant comme à une bouée, une obsession les préservant – un temps – de leur chute annoncée.       <br />
              <br />
       &quot;L'amour La poésie&quot;, au diptyque de Paul Éluard, il faudrait ajouter ici &quot;La politique&quot;, ce tiers guerrier qui va séparer les deux amants en rappelant à Rome le vaillant général du triumvirat qu'il est, appelé auprès du jeune César pour défendre l'Empire romain menacé… Antoine, de retour à Rome, dégrisé, le croit-il, de l'emprise de Cléopâtre… Cléopâtre dans son palais d'Alexandrie, refusant la vérité du messager venu l'informer du mariage d'Antoine avec la sœur de César pour raison d'État… La folie furieuse de Cléopâtre dans tous ses états, poignardant les habits laissés par Antoine… Les amants séparés, ravagés… Leurs retrouvailles… La guerre côte à côte… Et Antoine décidant soudain de fuir en mer la bataille, de fuir son honneur en suivant le navire de Cléopâtre s'enfuyant devant lui… L'amour plus fort que l'honneur du général romain… Cléopâtre et Antoine rentrant ensemble dans le présent de leur amour…       <br />
              <br />
       De nouveau Antoine et Cléopâtre, Cléopâtre et Antoine, ne formant plus qu'une seule ombre lumineuse dans le halo qui les distingue en les réunissant… Antoine et Cléopâtre, Cléopâtre et Antoine se lançant dans un duo de mots rebondissant les uns sur les autres dans un flux continu digne d'une battle d'anthologie poétique, une battle dont l'un et l'autre seront les complices, entrainés qu'ils sont dans le délire amoureux les transperçant de part en part… Un ultime orgasme partagé dont ils ressortiront enivrés jusqu'à rendre séduisante la mort annoncée.       <br />
              <br />
       Sur un plateau nu recouvert d'une immense toile propice aux projections des déserts d'Égypte ou encore des étendues marines s'étendant au large des côtes romaines, les deux acteurs chorégraphes (Sofia Dias et Vitor Roriz, remarquables l'un et l'autre, faisant corps avec les mots qui surgissent d'eux pour rendre palpables les abysses de la passion dévorante) &quot;enchantent&quot; ces neufs Chants à haute intensité poétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93671960-65426551.jpg?v=1768292357" alt=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" title=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" />
     </div>
     <div>
      Lorsque leurs visages – ceux de Cléopâtre et Antoine – viennent à se refléter dans les cercles du mobile accroché aux cintres et que le jeu des lumières sculpte leur présence, on est littéralement subjugué par ce théâtre puisant ses seules ressources dans une économie parfaite. De même lorsque la musique du film de Joseph L. Mankiewicz, mettant en jeu le couple passionnel formé par Elizabeth Taylor et Richard Burton dans le rôle-titre, vient subrepticement s'inviter lors de pauses à vue, ses échos nous transpercent.       <br />
              <br />
       Tiago Rodrigues, né à Lisbonne trois ans après la Révolution des œillets, n'était encore qu'un jeune metteur en scène lorsqu'il a créé cette épure d'&quot;Antoine et Cléopâtre&quot;. Cristallisant l'essence de &quot;L'amour fou&quot; (André Breton) dans ce long poème en prose, à l'instar de Cléopâtre à qui il fait dire que les &quot;fautes d'Antoine sont la lumière qu'il projette sur les autres&quot;, on pourrait dire que les errements/errances de ses personnages – portés au plateau avec une grâce infinie – nous illuminent.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 7 janvier 2026, Salle Vauthier du tnba (Théâtre national de Bordeaux Aquitaine), Bordeaux.       <br />
              <br />
       Création originale de la compagnie Mundo Perfeito, en décembre 2014, au Centro Cultural de Belém, Lisboa (Portugal) et représenté du 12 au 18 juillet 2015 au Festival d'Avignon, version en portugais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Antoine et Cléopâtre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93671960-65426560.jpg?v=1768292383" alt=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" title=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" />
     </div>
     <div>
      Version en français.       <br />
       Traduction française : Thomas Resendes.       <br />
       Texte : Tiago Rodrigues.       <br />
       Mise en scène : Tiago Rodrigues (avec des citations d'&quot;Antoine et Cléopâtre&quot; de William Shakespeare).       <br />
       Avec : Sofia Dias et Vítor Roriz.       <br />
       Collaboration artistique : Maria João Serrão et Thomas Walgrave.       <br />
       Scénographie : Ângela Rocha.       <br />
       Costumes : Ângela Rocha et Magda Bizarro.       <br />
       Création lumière : Nuno Meira.       <br />
       Musique : extraits de la bande originale du film &quot;Cléopâtre&quot; (1963), composée par Alex North.       <br />
       Construction du mobile : Decor Galamba.       <br />
       Direction technique et régie lumière : Cárin Geada.       <br />
       Régie plateau : Catarina Mendes.       <br />
       Régie son : Frisson.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du mercredi 7 janvier au vendredi 16 janvier 2026.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre national de Bordeaux Aquitaine, Salle Vauthier, 3, lace Pierre Renaudel, Bordeaux.       <br />
       Téléphone : 05 56 33 36 60.       <br />
       <a class="link" href="https://tnba.org/billetterie" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93671960-65426502.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Antoine-et-Cleopatre-Et-Tiago-Rodrigues-re-crea-le-couple-mythique_a4450.html</link>
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   <title>"Chœur des amants" Une mise en scène minimaliste pour un récit à deux voix d'un couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais</title>
   <pubDate>Fri, 10 Oct 2025 10:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec "Chœur des amants", l'auteur et metteur en scène portugais Tiago Rodrigues nous offre une partition de haut vol. En disséquant ce qui fait couple, cette communion de deux âmes prêtes à défier la mort, le quotidien et le passage du temps, il nous parle de la vie elle-même. Tiago Rodrigues revient à sa première pièce écrite et créée 18 ans plus tôt à Lisbonne, en 2007. Reprenant ses personnages d'origine, il imagine leur vécu et les fait avancer côte à côte, en miroir l'un de l'autre, tel un couple d'inséparables.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91662260-64380233.jpg?v=1760085336" alt=""Chœur des amants" Une mise en scène minimaliste pour un récit à deux voix d'un couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais" title=""Chœur des amants" Une mise en scène minimaliste pour un récit à deux voix d'un couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais" />
     </div>
     <div>
      De minuscules morceaux de papiers blancs jonchent la scène semi-circulaire du Théâtre des Bouffes du Nord, tels du gravier ou de délicats flocons de neige immaculés. En fond de scène, une toile vert sapin, devant laquelle se trouvent une petite table, deux chaises dépareillées, une bouilloire et deux gobelets. Difficile de faire plus sobre. Il est vrai que les murs rouge pompéien, décrépis et fissurés par le temps de ce théâtre possèdent un charme tel, qu'un décor plus conséquent y trouve difficilement sa place. Le dépouillement y est de mise. Et puis, les fantômes y semblent toujours plus présents qu'ailleurs…       <br />
              <br />
       Les deux amants du titre s'avancent d'un pas décidé, face au public. Leurs tenues (pantalon, chemise et chaussures plates pour chacun d'entre eux) s'harmonisent dans des teintes automnales et leur confèrent une sorte d'unité partagée. Le duo se met d'emblée à raconter, en chœur, la crise d'étouffement qui prit la jeune femme des années auparavant, alors que le couple regardait &quot;Scarface&quot; à la télévision. Puis, le départ pour les urgences…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91662260-64380239.jpg?v=1760085366" alt=""Chœur des amants" Une mise en scène minimaliste pour un récit à deux voix d'un couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais" title=""Chœur des amants" Une mise en scène minimaliste pour un récit à deux voix d'un couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais" />
     </div>
     <div>
      Leurs récits sont similaires, les mots identiques, seuls les pronoms diffèrent. Elle, emploie le &quot;je&quot; et raconte à la première personne ; lui, utilise la troisième personne du singulier : le &quot;je&quot; devient &quot;elle&quot;. Tous deux nous regardent, se regardent, parlent de concert, précisent, reprennent, répètent… Puis, à l'hôpital, les récits se dédoublent, le tandem se trouvant soudain tragiquement séparé : elle, dans la chambre, entre la vie et la mort, lui, dans la salle d'attente. Chacun raconte alors l'événement tel qu'il le vit, à l'instant présent. Les paroles s'enchevêtrent toujours, le rythme ne décélère pas d'un iota, l'angoisse envahit tout l'espace.       <br />
              <br />
       Alors que le drame a été évité de justesse, que leur histoire aurait pu s'arrêter là, commence la deuxième partie de leur existence. En chœur, ils racontent le retour à la maison, la vie qui reprend, avec de nouvelles résolutions : apprendre un poème par cœur, jouer du piano… Tout est désormais possible puisque la vie leur a été redonnée ; ils &quot;ont le temps&quot;, comme ils aiment à se le répéter.       <br />
              <br />
       Les années passent. Ils déménagent. Leur fille devient ado. Elle va voir &quot;Scarface&quot; à la Cinémathèque. Eux, n'ont toujours pas vu la fin du film. Ils &quot;ont le temps&quot;. Et ne pas voir la fin de &quot;Scarface&quot;, ne serait-ce pas un moyen de prolonger le temps justement ? D'autres années passent encore. Leur fille quitte la maison. Eux se confinent, se déconfinent, se reconfinent, achètent une forêt pour y vivre, et continuent à faire du théâtre…       <br />
              <br />
       Puis, quarante ans après la première, une nouvelle scène d'hôpital. Les deux souffles ne font désormais plus qu'un, une voix s'est tue. Peu importe laquelle, puisque l'autre la porte en lui pour toujours, dans ses pensées. Quarante ans d'amour ont fini d'unir les amants à jamais. Et alors que l'un, puis l'autre, s'en retournent à la terre, une vie d'amour s'est écoulée qui aurait pu s'arrêter devant &quot;Scarface&quot; et ne jamais être vécue.       <br />
              <br />
       La vie ne tient qu'à un fil et l'amour aussi, nous dit Tiago Rodrigues. De ce récit polyphonique émerge un chemin de vie, avec ses hauts et ses bas, ses petits bonheurs et ses petits tracas, ses félicités et ses moments de tristesse où, ensemble, ils ont avancé, main dans la main. Une vie en tandem, deux moitiés qui ne font qu'un.       <br />
              <br />
       Tiago Rodrigues a décidément l'art de raconter l'indicible, de nous bouleverser au plus profond de notre âme. Comme il l'a montré encore récemment en Avignon avec sa dernière pièce &quot;La Distance&quot;, il sonde les relations humaines et familiales comme personne. Avec &quot;Chœur des amants&quot;, il signe là encore une œuvre délicate, tout en sensibilité, qui sonne juste, sans être dépourvue d'humour. (Quelques rires féminins n'ont pas manqué de se faire entendre lorsque la femme remarque &quot;Il a fallu que je sois presque en train de mourir pour qu'il range la maison tout seul.&quot; Un sentiment de vécu peut-être…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91662260-64380243.jpg?v=1760085397" alt=""Chœur des amants" Une mise en scène minimaliste pour un récit à deux voix d'un couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais" title=""Chœur des amants" Une mise en scène minimaliste pour un récit à deux voix d'un couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais" />
     </div>
     <div>
      La partition de l'auteur lisboète, magnifiquement composée, n'est pas aisée, et les comédiens – Grégoire Monsaingeon et Océane Caïraty, en alternance avec David Geselson et Alma Palacios – la maîtrisent en virtuoses, dirigés, on l'imagine, avec une précision d'orfèvre. Les mêmes phrases sont formulées tantôt de manière synchronisée, tantôt séparément, tantôt encore les acteurs parlent en même temps pour dire ou décrire des choses différentes… L'auteur semble s'être amusé à expérimenter l'infinité des possibles. À ce récit à deux voix s'entremêlent également des dialogues et des apartés…       <br />
              <br />
       Dans une mise en scène minimaliste, avec des déplacements réduits au strict minimum, il et elle sont ce merveilleux couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais, comme le souligne si joliment &quot;La chanson des vieux amants&quot; de Jacques Brel : <span style="font-style:italic">&quot;Mais mon amour/Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour/De l'aube claire jusqu'à la fin du jour/Je t'aime encore tu sais/Je t'aime&quot;.</span> Bouleversant !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>       <br />
              <br />
       Spectacle vu au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris, le 23 septembre 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Chœur des amants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91662260-64380244.jpg?v=1760085427" alt=""Chœur des amants" Une mise en scène minimaliste pour un récit à deux voix d'un couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais" title=""Chœur des amants" Une mise en scène minimaliste pour un récit à deux voix d'un couple d'inséparables, toujours côte à côte, soudés à jamais" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Scénographie : Magda Bizarro et Tiago Rodrigues.       <br />
       Lumières : Manuel Abrantes.       <br />
       Costumes : Magda Bizarro.       <br />
       Traduction française : Thomas Resendes.        <br />
       Avec : Alma Palacios ou Océane Caïraty (en alternance) et David Geselson ou Grégoire Monsaingeon (en alternance).       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 23 au 27 septembre 2025 au Théâtre des Bouffes du Nord, Paris.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">5 décembre 2025 :</span> La Ferme du Buisson - Scène nationale, cinéma, centre d'art contemporain, Noisiel (77).       <br />
       8 et 9 janvier 2026 : Théâtre de l'Aire Libre, Saint-Jacques-de-la-Lande (35)       <br />
       22 janvier 2026 : Centre d'art et de culture - Espace Culturel Robert-Doisneau, Meudon (92).       <br />
       24 janvier 2026 : Scène Nationale, Dieppe (76).       <br />
       27 janvier 2026 : Les Transversales - Église Jeanne d'Arc, Verdun (55).       <br />
       29 et 30 janvier 2026 : L'arc - Scène nationale Le Creusot (71).       <br />
       6 février 2026 : Le Molière - Théâtre de Gascogne, Mont-de-Marsan (40).       <br />
       27 mars 2026 : L'Entracte, Sablé-sur-Sarthe (72).       <br />
       2 au 4 avril 2026 : Théâtre de Liège (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91662260-64380233.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Choeur-des-amants-Une-mise-en-scene-minimaliste-pour-un-recit-a-deux-voix-d-un-couple-d-inseparables-toujours-cote-a_a4376.html</link>
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   <title>"La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues</title>
   <pubDate>Wed, 08 Oct 2025 19:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quelques troncs d'arbres abattus et un bloc de rocher séparent l'espace de jeu en deux. C'est la barrière réelle entre ce père et cette fille sur scène. Une distance qui devient vertigineuse dans le texte de Tiago Rodrigues, puisque ces deux personnages sont distants de 225 millions de kilomètres dans leur réalité. L'un sur une planète Terre en complète abandon, l'autre sur Mars en devenir de l'espoir d'une nouvelle humanité. Une histoire qui se déroule en 2077.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363863.jpg?v=1759947275" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Dans ce postulat d'avenir, la planète en est à son troisième effondrement, suite à des catastrophes sociales, systémiques et climatologiques qui détruisent tout, mais suite surtout à une catastrophe économique, causée essentiellement par la chute des républiques et le règne du grand capital synonyme du formatage des âmes, un peu dans l'esprit de 1984 d'Orwell. Voici pour la situation dans laquelle va se dérouler &quot;La Distance&quot;.       <br />
              <br />
       Distance spatiale et distance générationnelle. Tiago Rodrigues interroge le temps où nous vivons. Il s'interroge sur la vision de la jeunesse d'aujourd'hui, sur les certitudes que les générations précédentes se transmettaient, sur les mises en doutes que les jeunes émettent dorénavant un peu partout dans le monde sur ces certitudes. Il pose la question du dépassement : ce temps où le monde est à tel point détruit qu'il vaut mieux tirer un trait sur celui-ci et le passé qui l'a mené là, une bonne fois pour toutes. Abolir le passé pour créer du neuf à partir de rien… Question que toutes les nouvelles générations sont en droit de se poser, en particulier celle qui vient de prendre conscience des réalités de notre époque. Et de la destruction ininterrompue des ressources de la planète.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363875.jpg?v=1759947298" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      En contraste avec le chaos que porte la pièce, tout est harmonieux sur scène. Un cercle rond comme la circonférence d'une planète, des lumières chaudes, un cercle capable de tourner, tel un objet du cosmos, pour être alternativement la Terre (l'espace du père, symbolisé par ces troncs morts, des livres, une platine vinyle) soit Mars (l'espace de la fille, un grand bloc de roche rouge, une cloche de végétation sous oxygène artificiel). Si proches, si lointains…       <br />
              <br />
       Les deux concepts, proches et lointains, sont sans cesse en friction ici. Ce qui tient en haleine celui qui regarde, ce ne sont pas des questions kilométriques, mais l'éloignement progressif du père et de son enfant et, à la fin, sa perte définitive. Des messages distillés dans le texte à coups de messages vocaux envoyés entre la Terre et l'Espace, entre l'ancien et le futur monde. Le monde de cette jeunesse décidée à oublier définitivement le passé. Car elle a vu que connaître l'histoire pour éviter les erreurs du passé ne sert pas à grand-chose, l'actualité leur donne raison presque tous les jours.       <br />
              <br />
       Un des éléments forts de ce spectacle consiste dans la distribution choisie par Tiago Rodrigues. Les deux interprètes collent étonnamment à leurs rôles respectifs. Non seulement en raison de leurs âges, mais aussi en raison de leurs manières de jouer. Deux styles de jeu, deux manières d'appréhender leurs personnages et de les rendre. Adama Diop, formidable diseur capable de plonger dans l'âme de son caractère et d'en sortir en un éclair, Alison Dechamps, avec un jeu en adéquation avec la jeunesse de son personnage et la nouvelle génération d'actrices : frontale, volontaire, elle épouse son personnage avec un investissement radical, presque sans distance. Et pourtant tous deux parviennent à harmoniser leurs interprétations tout en suggérant, quasiment invisiblement, les différences qui sous-tendent l'éloignement de leur relation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363880.jpg?v=1759947331" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      L'écriture et la mise en scène de Tiago Rodrigues, ainsi que l'ingénieux dispositif scénique constitué d'un immense plateau tournant qui rythme tout le spectacle avec ses ralentissements et ses accélérations, symboles de la course du temps et de la rotation des planètes, créent un système quasi cosmique, emportant les personnages dans un manège qui leur impose sa cadence. N'était une volonté de détailler le récit du voyage et de l'habitabilité de Mars, qui sert peu la profondeur de la pièce, la thématique de la distance croissante entre générations, entre ce père aimant et cette fille aimée, entre ce garant de la mémoire et cette &quot;oubliante&quot; volontaire pour recréer la vie à partir de rien, cette thématique est passionnante et reste longtemps comme une ombre inquiétante dans l'esprit.       <br />
              <br />
       Et puis comment oublier le morceau formidable de Caetano Veloso qui revient à plusieurs reprises, &quot;Sonhos&quot;, et ses mélodies brésiliennes toujours porteuses de rêves, d'espoir et de nostalgie ?       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Distance"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363885.jpg?v=1759947364" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Texte : Tiago Rodrigues.       <br />
       Mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Assistant à la mise en scène : André Pato.       <br />
       Stagiaire à la mise en scène : Thomas Medioni.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes, Daniel Hahn (anglais).       <br />
       Avec : Alison Dechamps, Adama Diop.       <br />
       Collaboration artistique Sophie Bricaire.       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique : Pedro Costa.       <br />
       Dramaturgie : Sophie Bricaire.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 et 11 octobre 2025 :</span> De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 et 17 octobre 2025 :</span> Maillon Théâtre de Strasbourg - Scène européenne, Strasbourg (67)       <br />
       22 au 24 octobre 2025 : Teatro stabile di Napoli, Naples (Italie).       <br />
       5 au 7 novembre 2025 : La Comédie - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       13 - 23 novembre 2025 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       26 – 27 novembre 2025 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       1er décembre 2025 : Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       15 au 18 janvier 2026 : Centro Dramatico Nacional, Madrid (Espagne).       <br />
       21 au 25 janvier 2026 : Teatre Lliure, Barcelona (Espagne).       <br />
       29 et 30 Janvier 2026 : Le Bateau Feu – Scène Nationale, Dunkerque (59).       <br />
       3 et 4 février 2026 : Le Volcan Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
       7 au 10 mai 2026 : Onassis Steg, Athènes (Grèce).       <br />
       15 et 16 mai 2026 : Piccolo Teatro di Milano – Teatro d'Europa, Milan (Italie)       <br />
       21 et 22 mai 2026 : Théâtre de Grasse - Scène conventionnée d'intérêt national Art et Création, Grasse (06).       <br />
       27 et 28 mai 2026 : Scènes et Cinés - Scène conventionnée d'intérêt national Art en territoire, Istres (13).       <br />
       2 et 3 juin 2026 : Théâtre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91622400-64363863.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Distance-Les-planetes-aussi-bien-que-les-etres-s-eloignent-au-fil-du-temps-sous-la-plume-et-l-oeil-de-Tiago_a4374.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-89845164</guid>
   <title>•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"</title>
   <pubDate>Fri, 11 Jul 2025 10:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Douche froide à L'Autre Scène où l'on se réjouissait d'avoir à découvrir la dernière création du prolifique Tiago Rodrigues… Sur un plateau tournant, un père et sa fille, séparés par des distances interstellaires, rétablissent un contact codé sous la forme de messages entrecroisés. La fille, aspirant à couper les amarres avec un père aimé, mais peu disponible, a choisi en effet l'opportunité de rejoindre une cohorte d'"oubliants" partis peupler une lointaine planète coupée du vieux monde délé-terre. Le père aimant, blessé au plus profond de sa chair par ce choix astronomique, tente de la faire atterrir en la persuadant de mettre un terme à ce voyage annoncé sans retour… Question des rapports d'incompréhension entre père et fille, et question de fuir ou ne pas fuir ce monde sans horizons d'attente… Voilà, tout est dit de l'originalité - à donner le vertige - de ce spectacle programmé dans le In.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469016.jpg?v=1752222936" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      &quot;By heart&quot;, &quot;Antoine et Cléopâtre&quot;, &quot;Bovary&quot;, &quot;Souffle (Sopro)&quot;, &quot;Dans la mesure de l'impossible&quot;, ou plus près de nous &quot;Hécube, pas Hécube&quot;, pour ne citer que quelques-unes des créations de Tiago Rodrigues, nous avaient transportés dans des univers &quot;ouvreurs de questionnements potentiels&quot; sur le genre humain. Là, dans cette forme cherchant sa place entre essai dystopique et roman-photo &quot;Nous deux&quot;, on est saisi par la sensation de rester collé à l'horizon des pâquerettes, pour ne pas dire en dessous de la ligne de flottaison, tant sont enfoncées à l'envi des portes ouvertes jusqu'au happy end, fleuron de bons sentiments.       <br />
              <br />
       Un tronc noueux gisant sur le sol, du bois flotté délavé par les flots dont la blancheur contraste avec l'écorce noircie de l'arbre, et une roche rouge érigée leur faisant face ou leur tournant le dos, c'est selon. Tel se présente le décor esthétisant des deux mondes opposés, séparés par quelque deux cent vingt-cinq millions de kilomètres et rendus visibles ici au gré de la rotation plus ou moins rapide du plateau. Là prendront rôle – sans se voir, ou seulement une fois en rêve – le père et celle qui a joué la fille de l'air…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469027.jpg?v=1752222978" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      Ils en ont sur le cœur l'un et l'autre… Lui, le père, ne comprenant pas, mais pas le moins du monde, pourquoi sa fille chérie avait pu mettre une telle &quot;distance&quot; entre eux, et sans prévenir de surcroît… Elle, la progéniture échappant à son géniteur, qui, dès ses sept ans, avait tenu à affirmer son indépendance en jouant avec les limites du cocon (trop) douillet tissé par le père, veuf et soucieux de sécurité pour la prunelle de ses yeux… Certes, il était absorbé par son travail de médecin hospitalier et n'avait sans doute pas été assez disponible pour sa fille qui, bien que se sachant aimée, s'était à l'adolescence sentie bien seule face aux dérèglements de notre vieux monde battant de l'aile… Alors, elle s'était envolée la fille, un brin rebelle, vers un ailleurs situé dans l'espace sidéral, un ailleurs annoncé comme prometteur…       <br />
              <br />
       La solitude de l'homme, peuplée de souvenirs à vif, baigne le premier tableau… Le bain dans la mer infestée de méduses, le sourire de la fillette désobéissante sauvée des eaux, laissant apparaître déjà son caractère trempé sur les épaules du paternel apeuré… Le second tableau découvre, par une rotation du dispositif scénique autour de son axe, la jeune fille radieuse adoptant sur Mars le bruit géant de la pressurisation comme la condition de l'air à respirer en surface… Et les tableaux vont se succéder ainsi au rythme des messages échangés. Elle lui confiera les arcanes du protocole du processus d'amnésie progressive conduisant &quot;les oubliants&quot; à oblitérer toute trace de leur passé, lui tentera de la &quot;ramener sur terre&quot; en lui faisant écouter la chanson de sa maman morte lors de l'un des &quot;effondrements&quot;… Le rythme et la musique s'amplifieront, message après message, jusqu'à la saturation de la lumière rouge et des sons fracassants annonçant la chute prochaine.       <br />
              <br />
       Y avait-il lieu de faire spectacle de telles banalités ? Le In, lieu de créations à risques, où du monde entier l'on vient découvrir &quot;de nouvelles formes, sinon rien&quot; (dixit le jeune poète d'Anton Tchekhov), se devait-il d'honorer un tel alignement de bons sentiments allant jusqu'au &quot;coming out&quot; mental de ce père sacrificiel, acceptant in fine – la mort dans l'âme certes, mais acceptant, pour son bonheur à elle – le choix de sa fille ayant préféré payer le prix d'un lavage de cerveau irréversible pour oblitérer les souvenirs des horreurs terrestres…       <br />
              <br />
       Quant au message subliminal, il pourrait être que si l'on ne peut changer ce monde il est préférable de changer de monde… Comme ces milliardaires qui n'ont d'autres rêves que ceux de faire partie des élus de la première expédition sur Mars, la nouvelle Arche de Noé des friqués sans âme ?       <br />
              <br />
       Notre (abyssale) déception est à lire à l'aulne de la réelle considération que nous portons à l'auteur metteur en scène pétri de valeurs humaines qui, même après ce faux pas dans l'espace intersidéral, garde entier notre capital de confiance… sur Terre. Rendez-nous Tiago, sacrés Martiens farceurs !!!       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 9 juillet 2025 à L'Autre Scène du Grand Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Distance"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469117.jpg?v=1752223862" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      Création 2025. Surtitré en anglais.       <br />
       Texte et mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec : Alison Dechamps, Adama Diop.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes (français), Daniel Hahn (anglais).       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique et son : Pedro Costa.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Bricaire.       <br />
       Assistant à la mise en scène : André Pato.       <br />
       Stagiaire à la mise en scène : Thomas Medioni.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 7 et 8, du 13 au 15, le 18, du 20 au 23, les 25 et 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Représenté à 12 h. À 12 h et à 17 h 30 les 9, 12, 16 et 19 juillet.       <br />
       L'Autre Scène du Grand Avignon, Vedène.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469246.jpg?v=1752224067" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 septembre 2025 : Divadlo International Theatre Festival, Pilsen (Tchéquie).       <br />
       17 et 18 septembre 2025 : Plovdiv Drama Theatre, Plovdiv (Bulgarie).       <br />
       Du 1er au 3 octobre 2025 : Théâtre 71 - Scène nationale, Malakoff (92).        <br />
       10 et 11 octobre 2025 : De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       Du 15 au 17 octobre 2025 : Le Maillon - Scène européenne, Strasbourg (67).       <br />
       Du 22 au 24 octobre 2025 : Teatro Stabile, Naples (Italie).       <br />
       Du 5 au 7 novembre 2025 : La Comédie - Scène nationale,  Clermont-Ferrand (63).       <br />
       Du 13 au 23 novembre 2025 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       26 et 27 novembre 2025 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       1er décembre 2025 : Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       Du 15 au 18 janvier 2026 : Centro Dramático Nacional, Madrid (Espagne).       <br />
       Du 21 au 25 janvier 2026 : Teatre Lliure, Barcelone (Espagne).       <br />
       29 et 30 janvier 2026 : Le Bateau Feu - Scène nationale, Dunkerque (59).       <br />
       3 et 4 février 2026 : Le Volcan - Scène nationale, Havre (76).       <br />
       Du 7 au 10 mai 2026 : Onassis Stegi, Athènes (Grèce).       <br />
       15 et 16 mai 2026 : Piccolo Teatro di Milano – Teatro d'Europa, Milan (Italie).       <br />
       21 et 22 mai 2026 : Théâtre de Grasse – Scène conventionnée d'intérêt national Art et Création, Grasse (06).       <br />
       27 et 28 mai 2026 : Scènes et Cinés – Scène conventionnée d'intérêt national Art en territoire, Istres (13).       <br />
       2 et 3 juin 2026 : Théâtre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469247.jpg?v=1752224090" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89845164-63469016.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-La-Distance-Les-Terriens-parlent-aux-Martiens-Au-secours--Les-oubliants-ont-trepane-Tiago--Rendez-le-nous-on_a4300.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-88133854</guid>
   <title>"Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…</title>
   <pubDate>Fri, 25 Apr 2025 11:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Quand Tiago Rodrigues s'empare de monuments de la littérature (cf. son "Antoine et Cléopâtre", "Bovary", "La Cerisaie", "By Heart", etc.), c'est dans l'intention de faire résonner leur matière vivante avec notre contemporanéité. En effet, loin d'"adapter" Shakespeare, Flaubert, ou encore Tchekhov, il considère ces histoires mythiques comme la cristallisation dans notre mémoire vive de questions atemporelles, les "exploite" à l'envi pour créer les conditions d'un choc dramaturgique porteur de sens. Ainsi de sa dernière création, où une actrice qui répète au plateau le rôle d'Hécube, rencontre dans son existence personnelle une problématique-miroir reflétant celle de l'esclave d'Agamemnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421344.jpg?v=1720189950" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
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      Tournant le dos aux falaises hiératiques de la Carrière de Boulbon, les comédiens habillés de noir sont absorbés par leur travail à la table… C'est le tout début des répétitions de la pièce d'Euripide. Remarquant la présence du public, ils s'interrompent pour briser le quatrième mur en présentant de manière chorale l'intrigue vieille de 2 500 ans… <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes le Chœur… Au moment où commence la pièce, Polyxène, premier fils d'Hécube, a été sacrifié aux Dieux. Polydore, le second fils, a été assassiné perfidement par le roi de Thrace, Polymestor, auquel il avait été confié par Priam, roi de Troie. Hécube, reine déchue et mère ravagée de douleur, réclame justice et vengeance&quot;.</span> Ainsi rappelée, l'intrigue grecque est-elle prête à devenir caisse de résonance du drame à venir.       <br />
              <br />
       Pause pour revenir à la table où l'un des comédiens annonce que Nadia (l'interprète de la reine troyenne) devra s'absenter de la répétition pour des raisons personnelles. Le rythme s'accélère alors pour exploser dans une joyeuse cacophonie pointée non sans malice par l'un des acteurs choisis pour jouer Agamemnon (Denis Podalydes) : <span style="font-style:italic">&quot;Euripide méritait mieux&quot;</span>… Quant à la tirade de Polymestor qui fait suite, l'acteur errant les yeux crevés tout en vociférant son texte, elle sera assortie d'un nouveau trait d'humour – <span style="font-style:italic">&quot;Il parle beaucoup pour quelqu'un qui a les yeux crevés&quot;</span> – saillie en annonçant d'autres, créant des temps de respiration salutaires dans les deux drames qui se profilent.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421345.jpg?v=1720189992" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
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      Bascule de lieux… La table de travail des comédiens devient instantanément celle du Tribunal. On y retrouve Nadia venue là pour entendre le procureur suite à la plainte qu'elle a déposée contre l'institut spécialisé auquel elle avait confié son enfant autiste. Le magistrat lui communique le rapport accablant actant par le menu les maltraitances subies par les enfants autistes accueillis dans cette structure, <span style="font-style:italic">&quot;notamment par Otis (son fils) âgé de douze ans&quot;</span> (phrase répétée en boucle par le Chœur, comme une litanie obsédante).       <br />
              <br />
       Dès lors, deux régimes dramatiques (la tragédie d'Euripide et l'action en justice) vont continuellement se faire écho en se succédant sans aucune transition. Auxquels s'ajouteront les commentaires sur le vif des comédiens, suspendant leur personnage pour commenter &quot;théâtralement&quot; le théâtre en train de se faire… <span style="font-style:italic">&quot;Nadia est jouée par une actrice (Elsa Lepoivre) qui elle-même fait semblant de jouer Hécube&quot;</span>, ou encore <span style="font-style:italic">&quot;Le corps de Nadia est sur scène et elle dit les mots d'Hécube mais elle n'est pas vraiment là&quot;.</span> Un théâtre à multifacettes renvoyant chacune des effets de vérité mouvante.       <br />
              <br />
       Aspiré par ce mouvement tourbillonnaire, le spectateur est partie prenante des intrigues commentées en direct par le coryphée. Il sera, lui aussi, ému (jusqu'aux larmes) par la déposition de Nadia parlant avec amour de son fils disposant de quarante mots au plus pour communiquer avec elle : <span style="font-style:italic">&quot;Maman, pas maman ; pluie, pas pluie ; au revoir, pas au-revoir…&quot;.</span> Et quand le même coryphée interviendra pour dire que les larmes qui s'échappent des yeux de l'actrice lorsqu'elle joue Hécube (<span style="font-style:italic">&quot;Nadia joue Hécube et pleure sur Polydore assassiné&quot;</span>), ce sont celles qu'elle a retenues face au procureur, le trouble devient par porosité le nôtre.       <br />
              <br />
       Une autre histoire racontée par Nadia viendra s'inviter dans les plis des deux intrigues principales, rythmant ainsi celles de l'antique grecque et du tribunal contemporain appelé à juger l'impensable des maltraitances institutionnelles perpétrées sur des enfants handicapés… L'histoire d'une chienne ordinaire, héroïne d'une série qu'Otis – son fils autiste dont le prénom n'a rien à voir avec son trouble, mais avec le chanteur afro-américain Otis Redding – affectionne particulièrement. Que nous raconte-t-elle d'autre cette histoire de chienne, qui, d'épisode en épisode, erre jusqu'à retrouver en toute fin son chiot et éprouver l'indicible plaisir d'aboyer avec lui ?…       <br />
              <br />
       … si ce n'est l'écho réifié d'Hécube, métamorphosée en chienne – cf. sa statue monumentale dévoilée sur le plateau – et aboyant ad vitam æternam après s'être vengée du traître Polymestor en crevant avec des aiguilles les yeux de l'assassin de son fils aimé. Au théâtre, tout fait signe, et le metteur en scène nous le rappelle magistralement au détour de son écriture.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421346.jpg?v=1720190016" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
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      Dans la mise en cause du personnel de la maison d'accueil, le Chœur – toujours à l'avant-scène de la pièce – commentera : <span style="font-style:italic">&quot;Nadia n'est plus Hécube, mais joue son rôle de mère. Elle découvre le labyrinthe où sa vie se confond avec celle d'Hécube&quot;</span>. Nous suivrons &quot;en direct&quot; les péripéties de cet avant-procès où éclateront au grand jour, outre la perversité du tortionnaire incriminé, la pleutrerie scandaleuse des plus hauts dirigeants incapables d'assumer leurs manquements, plus encore coupables que les employés de terrain, dépassés par des conditions de travail impossibles.       <br />
              <br />
       Au terme de ces deux heures intenses de représentation du théâtre dans le théâtre, nous ressortons… comme éblouis. Éblouis par ces deux mères courages, ravagées par la douleur et mues par la fureur vengeresse réparatrice. Éblouis par le jeu des actrices et acteurs de la Comédie-Française (Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi) rivalisant de force tranquille pour incarner les différents rôles, passant allègrement d'un lieu et d'une époque à l'autre. Éblouis par l'intelligence (et l'humour !) de l'écriture de Tiago Rodrigues, chantre d'un humanisme décapant. Enfin, encore et toujours, éblouis par le cadre de la Carrière de Boulbon, offrant en toute générosité son &quot;écho&quot; aux tragédies humaines.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 2 juillet 2024 dans la Carrière de Boulbon dans le cadre du Festival d'Avignon.</b>
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     <div><b>"Hécube, pas Hécube"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421347.jpg?v=1720190040" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
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      En français surtitré en anglais.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes (français).       <br />
       Texte et mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec les interprètes de la Comédie-Française : Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi.       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique et son : Pedro Costa.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Bricaire.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       &quot;Hécube, pas Hécube&quot; de Tiago Rodrigues, traduction Thomas Resendes, est publié aux Éditions Les Solitaires intempestifs (juillet 2024).       <br />
       Avec des extraits de &quot;Hécube&quot; d'Euripide, traduction Marie Delcourt-Curvers, publié aux Éditions Gallimard.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421348.jpg?v=1720190065" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
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      <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 21 juillet 2025.</span>       <br />
       Lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 14 h.       <br />
       Comédie-Française, Salle Richelieu, Place Colette, Paris 1er.       <br />
       Réservations : 01 44 58 15 15.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
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