<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-12T01:46:10+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-67745029</guid>
   <title>Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"</title>
   <pubDate>Mon, 03 Oct 2022 07:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le cycle de Esch 2022 - Capitale européenne de la culture du grand Est, Le NEST, Centre Dramatique National Transfrontalier de Thionville, a transformé le village d'Aumetz en machine festive, spectaculaire et onirique. C'était la deuxième phase de ce projet géant qui s'est proposé de se pencher sur les rêves des habitants de la région. Le premier chapitre s'est déroulé en mars dernier à Rumelange au Luxembourg avec "La Foire du Sommeil", ce samedi s'intitule "Fête des Rêves".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67745029-47828915.jpg?v=1664732886" alt="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" title="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" />
     </div>
     <div>
      De ce premier temps, ont été recueillis des dizaines, des centaines de témoignages d'habitants (plus de mille personnes ont participé). Leurs rêves ont été collectés par les équipes artistiques lors d'ateliers, de rencontres, d'échanges. Et c'est sur la grande place du village où ont été déployés en éventail huit longues travées de tables capables d'accueillir cinquante personnes chacune que ces rêves vont devenir histoire, veillée et théâtre.       <br />
              <br />
       Au centre de ce dispositif en forme de cadran d'horloge, un parquet circulaire où un maître de cérémonie présente la soirée à venir tandis qu'à chaque longue table, des comédiens viennent susurrer des rêves piochés au hasard. Vont alterner alors les narrations, des chants, mais aussi les interventions de spécialistes des rêves et du sommeil, dont celle, passionnante, de l'anthropologue Arianna Cecconi.       <br />
              <br />
       Cette dernière s'est penchée sur les coutumes d'un village du Pérou où les rêves sont collectifs, c'est-à-dire qu'ils sont racontés le matin de maison en maison et sont autant d'indices prémonitoires que les habitants suivent. Dans d'autres pays, les rites vis-à-vis des mauvais rêves diffèrent : au Maroc, il faut offrir à manger à un inconnu ; au Maghreb, il faut s'en débarrasser via l'eau qui coure ou les toilettes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67745029-47828916.jpg?v=1664733323" alt="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" title="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" />
     </div>
     <div>
      Mais les rêves peuvent être les mêmes d'un continent à l'autre, parfois, comme de se retrouver nu ou nue dans l'univers de son travail.       <br />
              <br />
       La soirée (totalement gratuite) offre alors en repas un plat chaud préparé par une douzaine de chefs sur le bord de la place, puis la nuit étant tombée, les comédiens entraînent les spectateurs sur le flanc de l'église où une cérémonie musicale et chantée se déroule avant que la foule ne reparte dans une marche aux flambeaux, toujours à la suite de la chanteuse qui semble être soit une victime, comme l'un de ces mauvais rêves qu'il faut jeter au bûcher pour s'en défaire, soit une guide fantomatique. Ainsi s'effectue le tour du village avant la traversée d'un champ énigmatique où une dizaine de lits lumineux ont poussé avec leurs dormeurs dedans… une installation de Claire Ruffin de la Compagnie l'Insomnante.       <br />
              <br />
       La soirée s'achève par un retour sur la place du village où chant, danses et bal closent la Fête des rêves qui aura mobilisé trente comédiens et musiciens, quatre-vingts choristes, cuisiniers et participants.       <br />
              <br />
       <b>Cette Fête des rêves à eu lieu le samedi 24 septembre 2022 de 18 h 30 à 22 h.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ekinox"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67745029-47829027.jpg?v=1664733737" alt="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" title="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" />
     </div>
     <div>
      Fête des rêves à Aumetz (57), dans le cadre d'Esch2022 - Capitale européenne de la culture.       <br />
       Orchestration des rêves : Fabienne Aulagnier, Sophie Langevin, Alexandra Tobelaim.       <br />
       Assistant mise en scène : Julien Duval.       <br />
       Compagnie l'Insomnante : Claire Ruffin, David Bouvard, Aline Maclet, Catherine Exbrayat et Vincent Beaume.       <br />
       Compagnie Rara Woulib : Julien Marchaisseau, Pierrick De Salvert, Garance Rolland, Alexandra Satger, Vincent Salagnac, Soraya Boudraa, Sebastien Castelain.       <br />
       Comédiens : Lucile Oza, Carlos Martins, Aude-Laurence Biver, Brice Montagne, Magaly Teixeira, Laure Roldan, Isabelle Bonillo, Stéphane Brouleaux.       <br />
       Comédiens de l'Académie de l'Union de Limoges : Siméon Ferlin, Youness Polastron, Adelaïde Bigot, Richard Dumy, Joris Rodriguez, Luka Mavaetau, Roxane Coursault-Defrance, Robinson Courtois, Marianne Doucet.       <br />
       Comédiens amateurs : Anne Mercier, Sylvie Barre, Aurore Antoine, Jean-Paul Delgrange, Catherine Decombas, Joël Scholler, Philippe Cordel, Laetitia Oison, Particia Henry.       <br />
       Comédiens enfants amateurs : Manon Reeb, Juliette Sillaume, Insaf Nekaa, David Manukyan, Naïm Mersni, Fatma Mersni, Acelya Chaoui, Soline Bolognini.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67745029-47829097.jpg?v=1664733952" alt="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" title="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" />
     </div>
     <div>
      Musiciens : Claire Vailler, Vincent Ferrand, Yoann Buffeteau, Lionel Laquerrière.       <br />
       Scénographie : Hervé Coqueret.       <br />
       Compositeur : Olivier Mellano.       <br />
       Participation exceptionnelle de Jean-René Lemoine, auteur.       <br />
       Pyrotechnie : Pierre De Mecquenem.       <br />
       Conseiller artistique : Julien Marchaisseau.       <br />
       Création et régie lumière : Alexandre Martre.       <br />
       Création et régie son : Émile Wacquiez.       <br />
       Anthropologue : Arianna Cecconi.       <br />
       Plasticienne : Tuia Cherici.       <br />
       Cuisiniers : Alexandre Monce et Pierre Schaeffer.       <br />
       Costumes : Karine Marques Ferreira.       <br />
              <br />
       Création initiée par le NEST - CDN Transfrontalier de Thionville-Grand Est.       <br />
       <a class="link" href="https://www.nest-theatre.fr/saison/22-23/ekinox-796" target="_blank">&gt;&gt; nest-theatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67745029-47831947.jpg?v=1664781113" alt="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" title="Un village entier devient une immense scène de rêves pour "Ekinox"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67745029-47828915.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-village-entier-devient-une-immense-scene-de-reves-pour-Ekinox_a3400.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-53362526</guid>
   <title>"Face à la mère" Chant mémoriel, d'amour et d'adieu, d'un fils à sa mère disparue</title>
   <pubDate>Mon, 25 Jan 2021 08:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le texte de Jean-René Lemoine est une longue et sensible harangue d'un fils à sa mère, morte il y a peu. Il tente de mettre en mots tous ces échanges qui n'ont pu exister par crainte, par omerta, par silence imposé. Plus qu'un monologue ou qu'une ode, il ressemble à la matérialisation d'un dialogue amputé d'un des deux protagonistes et décline toute la palette des sentiments entre un fils et sa mère avec ses tombereaux de regrets, de rancunes et d'amour tu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53362526-40415448.jpg?v=1611562765" alt=""Face à la mère" Chant mémoriel, d'amour et d'adieu, d'un fils à sa mère disparue" title=""Face à la mère" Chant mémoriel, d'amour et d'adieu, d'un fils à sa mère disparue" />
     </div>
     <div>
      Une mère particulière pourtant, car celle-ci, originaire d'Haïti au moment du règne des Duvalier - qui saignèrent l'île durant des décennies jusqu'en 1986 -, fuit son île natale à la suite de son mari, se retrouva au Zaïre puis s'installa seule et éleva ses deux enfants en Belgique pour enfin retourner à Haïti à la mort de son père, et y mourir, assassinée. C'est sur le fond de cette histoire violente et politique que ce fils va s'éveiller et grandir, à la fois impliqué et à distance, imprégné et étranger.       <br />
              <br />
       Il ne nommera cette île que sous le groupe nominal : ce pays. &quot;À quoi pensiez-vous en quittant ce pays ?&quot; demande-t-il à cette mère qu'il vouvoie. Et ce vouvoiement ajoute encore à l'éloignement dans lequel ces deux êtres ont vécu malgré des liens filiaux fort, mais jamais avoués. Ce pays, il ne le nomme pas dans le texte. Ce pays pourtant revient comme une figure obsédante, moitié maléfique, moitié redoutée, un pays qui d'une certaine manière lui a volé cette mère.       <br />
              <br />
       Pour donner vie à cette histoire tout en en élargissant la portée universelle, Alexandra Tobelaim a choisi de lui donner trois corps, trois voix. Stéphane Brouleaux, Geoffrey Mandon et Olivier Veillon seront simultanément ce fils qui apostrophe cette mère disparue en faisant renaître les souvenirs de l'enfance en une sorte de jeu choral, imbriqué, hydre où l'énergie circule de l'un à l'autre, les comédiens formant parfois un seul corps puis s'échappent ailleurs en errances supposées, moments de fulgurances, moments d'incertitudes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53362526-40415464.jpg?v=1611562802" alt=""Face à la mère" Chant mémoriel, d'amour et d'adieu, d'un fils à sa mère disparue" title=""Face à la mère" Chant mémoriel, d'amour et d'adieu, d'un fils à sa mère disparue" />
     </div>
     <div>
      Avec ces trois comédiens, trois musiciens - Astérion à la contrebasse, Yoann Buffeteau à la batterie et Lionel Laquerrière à la guitare et voix - occupent un plateau à la scéno spartiate, faite de matières (sable, bois, tissus qui renvoient à la Terre) et de clarté (sol et tentures blanc pâle). Un univers presque vierge qui adoucit le propos du spectacle et apaise. La musique très belle, précise, aux accents rock, et la présence des musiciens sont essentielles dans cette mise en scène. Ceux-ci interviennent tout au long, jouent avec les comédiens, portent et développent émotions, sentiments, ruptures.       <br />
              <br />
       Difficile d'émettre un commentaire critique face à un tel spectacle et un tel texte. La démarche est généreuse, l'ambition apaisante ; et la réalisation présente ses interprètes comme des absolus de sincérité contre lesquels il serait vraiment mal venu d'émettre des doutes. Toute la conception du spectacle ainsi que la direction d'acteurs sont également estampillés du sceau : &quot;rien n'est caché&quot;. Pourtant, le système extrêmement bien rodé de travail choral, de dialogue musical, de circulation des interprètes sur scène étouffe souvent le sens des mots et fait tendre le rythme vers la répétition, un système dont on aurait aimé que le spectacle sorte pour mordre mieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Face à la mère"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53362526-40415471.jpg?v=1611562841" alt=""Face à la mère" Chant mémoriel, d'amour et d'adieu, d'un fils à sa mère disparue" title=""Face à la mère" Chant mémoriel, d'amour et d'adieu, d'un fils à sa mère disparue" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-René Lemoine.       <br />
       Mise en scène : Alexandra Tobelaim.       <br />
       Création musicale : Olivier Mellano.       <br />
       Avec : Astérion (contrebasse), Yoann Buffeteau (batterie), Stéphane Brouleaux, Lionel Laquerrière (guitare et voix), Geoffrey Mandon, Olivier Veillon.       <br />
       Scénographie : Olivier Thomas.       <br />
       Lumières : Alexandre Martre.       <br />
       Travail vocal : Jeanne-Sarah Deledicq.       <br />
       Costumes : Joëlle Grossi.       <br />
       Son : Émile Wacquiez.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre de la Tempête, Paris 12e, le 20 janvier 2021 dans le cadre de représentations réservées aux professionnels et à la presse.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       1er février 2022 : Anthéa, Antibes (06).       <br />
       4 février 2022 : Bords 2 Scènes, Espace Simone Signoret, Vitry-le-François (51).       <br />
       24 et 25 février 2022 : Centre Dramatique National de l'Océan Indien, Théâtre du Grand Marché, Saint-Denis, La Réunion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53362526-40415448.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Face-a-la-mere-Chant-memoriel-d-amour-et-d-adieu-d-un-fils-a-sa-mere-disparue_a2866.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-40565175</guid>
   <title>"Dislex" Respecter les rythmes, les manières de développement propres à chaque individu</title>
   <pubDate>Mon, 09 Dec 2019 06:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Dislex" (le dernier spectacle d'Isabelle Ronayette), le théâtre joue son rôle bienheureux et plein de tact dans la conjugaison des contraires. Dans la forme et dans le contenu, la pièce concrétise les difficultés de vivre, renvoie aux petites humiliations subies dès l'école, aux grandes difficultés cachées, tous ces apprentissages, ces paliers dans l'évolution qui font échec pour certains et pas les autres, tous qui vous font paraître différents des autres. Marqués par le diagnostic fatal. Dyslexie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40565175-34410249.jpg?v=1575827425" alt=""Dislex" Respecter les rythmes, les manières de développement propres à chaque individu" title=""Dislex" Respecter les rythmes, les manières de développement propres à chaque individu" />
     </div>
     <div>
      Entre sens du drame et sens de l'humour, le spectacle porté par deux comédiens élégants de simplicité décline le silence, l'expression des peurs et leur recouvrement par des avatars grimaçants. Il exprime aussi et à l'inverse l'espoir de symbiose avec un monde qui vibrerait à l'unisson de soi, comme une échappée dans une île rêvée entre la terre et l'eau, les écueils et la plage. &quot;Dislex&quot; illustre de manière très souple en suivant cette métaphore de l'île merveilleuse où les tours et contours d'un chemin d'un douanier retracent les péripéties d'une vie.       <br />
              <br />
       Glissant de Soi sur scène, à Soi imaginaire, les comédiens entretiennent avec l'espace scénique une complicité amusée comme un vrai-faux vrai, un mentir-vrai. De la prise individuelle de parole à la table de maquillage qui est aussi la table des soliloques webcamés, du double dénaturé et grimacé (reflet de son rapport au monde) à son double rêvé, créé, projeté dans une aventure filmique tout autant que scénique, le spectateur voit défiler les différents stades du blocage des comportements, se dissoudre ces distorsions de l'être, ces inadaptations, ces hésitations du langage, du comportement, (identifiées, marquées, diagnostiquées).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40565175-34410270.jpg?v=1575827523" alt=""Dislex" Respecter les rythmes, les manières de développement propres à chaque individu" title=""Dislex" Respecter les rythmes, les manières de développement propres à chaque individu" />
     </div>
     <div>
      Comme spontanément, le jeu fait miroiter la réalité d'un rêve tout autant intérieur que réel, il suit les cheminements, développe la présence au monde, la présence sur scène. Elle est celle de deux personnes, deux personnalités, deux caractères qui, maîtrisant le dire, le &quot;présenter&quot; et le représenté, et devenant duo, savent impliquer les spectateurs dans un dialogue impromptu.       <br />
              <br />
       Partis à la recherche de leur île intérieure, à la découverte de l'art dramatique, les comédiens abolissent une ligne de démarcation symbolique. Le jeu passe de manière invisible la rampe. Les fables et métaphores par l'effet théâtre se rejoignent pour créer de l'empathie et du sens. Celui de la rencontre apaisée et heureuse entre des imaginaires. La sensation de solitude ressentie par les personnages s'évapore au profit des sentiments partagés.       <br />
              <br />
       La scène devient cheminement de l'échappée. La tête dans les nuages. Entre terre et eau, entre récifs et plages. Au cœur d'un archipel accueillant. Celui du Théâtre. Si proche des acteurs et leur représentation…       <br />
              <br />
       &quot;Dislex&quot;, par son rousseauisme discret, lance un appel à respecter les rythmes, les paliers et les manières de développement propres à chaque individu.       <br />
               <br />
       Le spectateur fondu au sein du public unanime entend cet appel à la découverte d'autrui.       <br />
              <br />
       Dans sa singularité, sa fragilité et sa richesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dislex"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40565175-34410276.jpg?v=1575827574" alt=""Dislex" Respecter les rythmes, les manières de développement propres à chaque individu" title=""Dislex" Respecter les rythmes, les manières de développement propres à chaque individu" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Isabelle Ronayette, artiste associée du NEST.       <br />
       Avec : Martin Staes-Polet et Isabelle Ronayette.       <br />
       Dramaturgie : Olivier Chapuis.       <br />
       Scénographie : Laurence Villerot.       <br />
       Son : Jean Damien Ratel.       <br />
       Lumière : Ivan Mathis.       <br />
       Vidéo : Thomas Guiral.       <br />
       Cinéaste : Laurence Rebouillon.       <br />
       Production : compagnie LRIR.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       A été créé au NEST Théâtre - CDN Transfrontalier du Grand Est du 27 novembre au 1er décembre 2019.       <br />
       <a class="link" href="https://www.nest-theatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; nest-theatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40565175-34410282.jpg?v=1575827626" alt=""Dislex" Respecter les rythmes, les manières de développement propres à chaque individu" title=""Dislex" Respecter les rythmes, les manières de développement propres à chaque individu" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée 2019/2020</b>       <br />
        10 et 11 décembre 2019 : La Halle aux Grains - Scène nationale, Blois (41).       <br />
       17 et 18 mars 2020 : Théâtre-Maison d'Elsa (en coréalisation avec le Centre Culturel Pablo Picasso), Jarny (54).       <br />
       25 mars 2020 : Les Rotondes, Luxembourg ville.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/40565175-34410249.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dislex-Respecter-les-rythmes-les-manieres-de-developpement-propres-a-chaque-individu_a2617.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
