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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie</title>
   <pubDate>Tue, 23 Jan 2024 07:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un plateau rouge sang – de la couleur de celui versé à flots lors de la prise de Troie par les Grecs, écho princeps des guerres contemporaines et de leurs effusions sanglantes – sur lequel les protagonistes tout de noir vêtus évolueront jusqu'à s'y perdre. Du quatuor mythique (Oreste, Hermione, Pyrrhus, Andromaque), marqué à jamais par le fatum cruel qui leur fait aimer celui ou celle qui ne veut pas d'eux, la rescapée du rôle-titre de Racine se détachera en revêtant la longue robe blanche des épousées… Une symphonie de couleurs éblouissantes, mise en scène superbement par Stéphane Braunschweig, afin de mieux nous dessiller les yeux sur les jeux éternels de l'amour fou et du trépas insensé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77949402-56612183.jpg?v=1705953349" alt=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" title=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" />
     </div>
     <div>
      Que sont les héros des tragédies antiques, issus d'un noble sang princier, si ce n'est les représentants de nos vies minuscules magnifiées par le haut rang qu'est le leur ? Si leur écho n'a rien perdu de leur puissance en traversant l'épaisse nuit qui nous sépare d'eux, c'est qu'ils cristallisent les ressorts de notre être au monde. <span style="font-style:italic">&quot;Brûler d'une possible fièvre, Aimer jusqu'à la déchirure, Aimer, même trop, même mal. Tenter d'atteindre l'inaccessible étoile&quot;</span>, le héros de &quot;la quête&quot;  de Jacques Brel se faisait aussi en son temps le porte-parole exalté des jeux cruels du désir amoureux…       <br />
              <br />
       À peine passée la scène d'exposition confiée à Oreste retrouvant son ami Pylade, advient le premier choc ressenti à l'apparition de Pyrrhus, le roi d'Épire. Géant sanguinaire, treillis militaire et rangers de combat aux pieds, son allure dégingandée et ses regards inquiétants ajoutant à la frayeur qu'il inspire lorsqu'il hurle son refus aux oreilles d'Oreste, venu au nom des Grecs lui réclamer Astyanax, le fils d'Hector.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77949402-56612189.jpg?v=1705953395" alt=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" title=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, le jeu de billards à trois bandes est institué… Oreste, amoureux fou de la princesse Hermione promise par ses illustres parents (Hélène et Ménélas) à Pyrrhus, a tout à perdre à ce que le fils d'Achille obéisse à sa requête en sacrifiant le jeune enfant d'Andromaque, sa captive troyenne dont il est fou amoureux… ce qui, sur le champ, sonnerait le glas des espoirs du roi d'Épire d'épouser la veuve d'Hector… et rouvrirait, à l'opposé, pour le fils d'Agamemnon le champ des possibles. Ainsi, exigeant en paroles ce qui condamnerait son hymen pour Hermione, Oreste accomplit-il sa mission d'ambassadeur des Grecs avec le secret désir… d'échouer, afin de pouvoir reconquérir celle qu'il aime d'une passion dévorante.       <br />
              <br />
       Trois amoureux fous de désir qui, dans des joutes où la passion annihilera toute raison, vont rejouer corps et âme leur existence sur un tapis rouge… où seule celle – Andromaque – qui a pour amour un mort, le défunt Hector, survivra (très beau tableau final). Quand les personnages entrent en scène, nous savons pourtant avec eux le sort qui les attend de toute éternité. Et cependant, magie de la représentation théâtrale incarnée, nous les &quot;découvrons&quot; en prise avec leur démon chevillé au corps…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77949402-56612211.jpg?v=1705953563" alt=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" title=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" />
     </div>
     <div>
      Pyrrhus à l'adresse d'Andromaque : <span style="font-style:italic">&quot;Songez-y bien : il faut désormais que mon cœur/S'il n'aime avec transport, haïsse avec fureur&quot;</span> ; Hermione à propos de Pyrrhus : <span style="font-style:italic">&quot;Lui qui me fut si cher, et qui m'a pu trahir/Ah ! je l'ai trop aimé pour ne le point haïr&quot;</span> ; Oreste à propos d'Hermione : <span style="font-style:italic">&quot;Je me livre en aveugle au destin qui m'entraine/La fléchir, l'enlever, ou mourir à ses yeux&quot;…</span>        <br />
              <br />
       Ballottés entre les deux versants opposés (et complémentaires) du même sentiment, les trois héros vont allègrement creuser leur perte, car, quand bien même devraient-ils en mourir, le désir fou de l'autre, qui comblerait en eux un manque consubstantiel à leur existence, est vécu dans leur imaginaire comme un &quot;viatique&quot;, un leurre partagé de tout temps. Dans la vie ordinaire, cela donnerait lieu aux titres racoleurs de journaux à sensations, mais lorsqu'on appartient à des lignées royales drapées dans les plis d'une noblesse de sang, les alexandrins magnifiques de Racine en exaltent le parfum sulfureux.       <br />
              <br />
       Et les confidents (Pylade pour Oreste, Cléone pour Hermione, Phœnix pour Pyrrhus et Céphise pour Andromaque) auront beau tenter de faire entendre à chacun et chacune la voix de la réalité qui insiste, rien n'y fera, chacun se précipitant sciemment vers son destin tragique comme si Thanatos faisait d'Eros son allié pour divinement triompher.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77949402-56612249.jpg?v=1705953617" alt=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" title=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, dans un tableau vivant évoquant ceux du Caravage, le tyran sanguinaire Pyrrhus, couvert du sang dans lequel il se vautre, se tordra de douleur aux pieds d'Andromaque, inflexible dans sa dignité de veuve fidèle à son amour défunt. Le rouge sang du sol striant son corps de brute épaisse, torturée par les affres d'une passion destructrice, se mêle au clair-obscur du plateau, pour créer une peinture au naturalisme appuyé, nous éclaboussant de sa force expressive.       <br />
              <br />
       De même, au dernier acte, lorsque tombe des cintres un cadre miroir dans lequel se reflètent comme des figures fantomatiques les héros en pleine perdition, le jeu des passions incandescentes se fera encore plus cruel avec, pour point d'orgue, la folie d'Oreste… Après avoir outrepassé ses valeurs en assassinant un roi qu'il vénère pour offrir à Hermione le récit triomphal de l'exécution de son rival, l'amoureux éconduit se voit rendu coupable de sa mort.        <br />
              <br />
       Fuyant dans la folie une réalité &quot;déraisonnable&quot;, il se débattra contre les Erynnies venues le torturer, et s'écriera, halluciné : &quot;Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?&quot;. En délivrant ici l'un des plus bels alexandrins du siècle classique, le visage de l'acteur distordu par l'effroi renvoie à un autre tableau expressionniste ô combien mythique, celui du &quot;Cri&quot; d'Edvard Munch. Seuls les bras de son ami Pylade pourront contenir la folie à l'œuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77949402-56612253.jpg?v=1706004735" alt=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" title=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" />
     </div>
     <div>
      Et lorsque l'apothéose finale présentera comme seule survivante Andromaque en majesté, magnifique en femme fatale au regard dévasté serrant dans ses bras le jeune Astyanax, hiératique dans sa robe immaculée tranchant sur l'immense tache rouge du plateau dépouillé des autres vies, on pourrait penser un instant que l'amour porté à un défunt garantit seul des vicissitudes funestes des passions vivantes. Musset nous en détrompe : <span style="font-style:italic">&quot;J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La mise en jeu d'une sobriété &quot;spectaculaire&quot;, la scénographie renvoyant à des tableaux de maître et l'interprétation délivrant les alexandrins avec un naturel saisissant, concourent à donner à l'&quot;Andromaque&quot; de Stéphane Braunschweig une puissance bouleversante. Comme si elle renaissait de ses cendres devant nos yeux dessillés.        <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 17 janvier, Grande salle Vitez du TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Andromaque"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77949402-56612254.jpg?v=1705953673" alt=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" title=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" />
     </div>
     <div>
      Création novembre - décembre 2023 à l'Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris 6e.       <br />
       Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Aurélien Degrez.       <br />
       Avec : Jean-Baptiste Anoumon, Bénédicte Cerutti, Boutaïna El Fekkak, Alexandre Pallu, Pierric Plathier, Chloé Réjon, Jean-Philippe Vidal, Clémentine Vignais.       <br />
       Collaboration artistique : Anne-Françoise Benhamou.       <br />
       Scénographie : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Alexandre de Dardel.       <br />
       Costumes : Thibault Vancraenenbroeck.       <br />
       Lumière : Marion Hewlett.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Coiffures et maquillage : Émilie Vuez.       <br />
       Réalisation du décor : Atelier de construction de l'Odéon-Théâtre de l'Europe.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 16 au 19 janvier 2024 au TnBA Bordeaux Aquitaine, Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Les 1er et 2 février 2024 : Théâtre de Lorient - CDN, Lorient (56).       <br />
       Du 8 au 14 février 2024 : Comédie de Genève, Genève (Suisse).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77949402-56612388.jpg?v=1705954347" alt=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" title=""Andromaque" Femme fatale… Une version flamboyante, en rouge, noir et blanc, de la mythique tragédie" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77949402-56612183.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Andromaque-Femme-fatale-Une-version-flamboyante-en-rouge-noir-et-blanc-de-la-mythique-tragedie_a3795.html</link>
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   <title>"Nous pour un moment" Une avancée vers le pire… au noir du plus bel effet</title>
   <pubDate>Sat, 23 Nov 2019 17:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Nous pour un moment", l'auteur norvégien Arne Lygre dresse le portrait de personnages contemporains sans qualités ni biographies particulières (hommes ou femmes). Neutres, ils ont besoin d'air, d'avoir l'air, besoin d'amour et d'eau fraiche. Ils "Se" racontent dans une suite de clichés assez navrants pour eux et sombrent dans des faits divers sordides (assassinat ou maladie).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39926654-34161626.jpg?v=1574527671" alt=""Nous pour un moment" Une avancée vers le pire… au noir du plus bel effet" title=""Nous pour un moment" Une avancée vers le pire… au noir du plus bel effet" />
     </div>
     <div>
      Il y a pour le spectateur dans &quot;Nous pour un moment&quot; quelque chose d'a priori agaçant, mais, originalité de l'écriture et maîtrise de la mise en scène, le spectacle mis en scène par Stéphane Braunschweig compose en six mouvements une manière de spectacle virtuose pour un roman noir tendu et haletant.       <br />
              <br />
       L'architecture narrative est réduite à sa plus simple expression : un triangle composé du &quot;dia logos&quot; et d'un tiers inclus bienfaisant ou d'un tiers exclu menaçant. Chaque personnage, à sa manière archétypale, transfère à l'autre ses réflexions, ses états d'âme, avant de disparaitre. Les histoires sont donc perlées, enchaînées l'une à l'autre.       <br />
              <br />
       Le cours de la parole est ponctué de tics d'écriture : &quot;disais- je&quot;, &quot;dit-elle&quot;, &quot;dit-il&quot;, &quot;saluais-je&quot;. Ces didascalies* intégrées apportent un effet de mise à distance dans le discours. Autant d'auto-commentaires de soi dans le récit que l'on rapporte de soi. Autant de possibilités ouvertes pour les comédiens.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce, les personnages vivent comme un enfermement, une solitude, un flottement, une volonté d'exister, une dimension d'amnésie, une inadaptabilité, une impatience au monde, un retard à l'évènement, une hantise, un doute, une angoisse. Centrés sur eux-mêmes, ils sont en retard sur l'événement et, quand il survient, soumis à sa fatalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39926654-34161630.jpg?v=1574527707" alt=""Nous pour un moment" Une avancée vers le pire… au noir du plus bel effet" title=""Nous pour un moment" Une avancée vers le pire… au noir du plus bel effet" />
     </div>
     <div>
      &quot;Nous pour un moment&quot; est un florilège de babillage, de commérage et confidences, de jeu des défiances et des fausses confiances, d'amis et vrais nuisants : autant d'avatars tristes et gris de Narcisse autoconstruits par auto-roman en attente d'instant faste.       <br />
              <br />
       La scénographie très sobre installe une convention forte d'opposition de noir et de blanc. La scène est un miroir d'eau sur lequel se déplacent les personnages. La dureté du propos est appuyée par cette eau portée au noir qui brille dans tous ses différents aspects. Opposant liquidités, irisations et ondulations de ses reflets à la dureté de sa surface. Accouplé à un carrousel invisible et rythmé par des levers de rideau silencieux, ce miroir mouvant offre une mesure du temps et, en distribuant les rôles, présente une dissolution des caractères des personnages. Persona.       <br />
              <br />
       La représentation traduit magnifiquement, dans une œuvre au noir de bel effet, l'avancée vers le pire, vers la mort fantasmée. À se noyer dans le canal. Dramatique dans tous les sens du terme. Du théâtre éternel donc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Détruire dit-elle&quot; écrivait en son temps Marguerite Duras…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nous pour un moment"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39926654-34161636.jpg?v=1574527922" alt=""Nous pour un moment" Une avancée vers le pire… au noir du plus bel effet" title=""Nous pour un moment" Une avancée vers le pire… au noir du plus bel effet" />
     </div>
     <div>
      Texte : Arne Lygre.       <br />
       Traduction française  : Stéphane Braunschweig et Astrid Schenka.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Yannaï  Plettener.       <br />
       Avec : Anne Cantineau, Virginie Colemyn, Cécile Coustillac, Glenn Marausse, Pierric Plathier, Chloé Réjon, Jean-Philippe Vidal.       <br />
       Collaboration artistique : Anne-Françoise Benhamou.       <br />
       Lumière : Marion Hewlett.       <br />
       Costumes : Thibault Vancraenenbrœck.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Maquillages, coiffures : Karine Guillem.       <br />
       Production Odéon-Théâtre de l’Europe avec le soutien de l'ambassade de Norvège à Paris et du Cercle de l’Odéon.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 novembre au 14 décembre 2019.</span>       <br />
       Du mardi au dimanche à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/#" target="_blank">&gt;&gt; www.theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39926654-34161626.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Nous-pour-un-moment-Une-avancee-vers-le-pire-au-noir-du-plus-bel-effet_a2606.html</link>
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   <title>"Soudain l'été dernier"… Meurtre et refoulement</title>
   <pubDate>Tue, 28 Mar 2017 08:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La mise en scène de Stéphane Braunschweig met en exergue l'essence psychique de la pièce de Tennessee Williams tout en soulignant son humour et le drame qui s'y joue dans un milieu familial où l'autre n'est que douleur et doute.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11478155-19175481.jpg?v=1490685401" alt=""Soudain l'été dernier"… Meurtre et refoulement" title=""Soudain l'été dernier"… Meurtre et refoulement" />
     </div>
     <div>
      Le rideau laisse apparaître une jungle aux troncs d'arbres longs et énormes avec des lianes qui vont du sol au plafond. C'est un univers où la place de l'homme est réduite à sa plus simple expression, sans pouvoir être maître d'un lieu, suffisamment massif pour donner un sentiment de finitude à l'existence humaine. Une finitude qui trouve un écho dans une solitude, des appels à vide de personnages broyés par la vie.       <br />
              <br />
       Une mort qui ne révèle pas tous ses mystères suivie d'une rumeur qui circule un peu trop vite avec une mère prête à tout pour la faire taire, jusqu'à interner sa cousine. C'est sûr… il y a des histoires de famille plus heureuses. La violence des sentiments, le silence des relations campent une atmosphère où les propos deviennent discours sans fin, paroles suspicieuses ou cris et bruits. Une parole tue par un meurtre, faite de douleur maternelle et bâillonnée chez une cousine. Elle est l'essence de la pièce car elle découvre l'univers psychique des personnages, et finit par se perdre dans un décor trop grand, à dessein.       <br />
              <br />
       Un large spectre émotionnel est exploité par Tennessee Williams (1911-1983) et la mise en scène de Stéphane Braunschweig articule très bien les rapports entre les différents protagonistes où s'y dévoile un théâtre d'ombres psychiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11478155-19175504.jpg?v=1490685695" alt=""Soudain l'été dernier"… Meurtre et refoulement" title=""Soudain l'été dernier"… Meurtre et refoulement" />
     </div>
     <div>
      De la nervosité de Mme Violet Venable (Luce Mouchel) aux propos calmes et raisonnables du docteur Coukrowicz (Jean-Baptiste Anoumon), d'une folie qui a toutes les raisons de ne pas l'être de Catherine Holly (Marie Rémond) à une attention suspicieuse de sa mère (Virginie Colemyn) et de son frère (Glenn Marausse), il y a tout un cocktail de sentiments à la crête de comportements verbaux où appréhender l'autre dans toute sa dimension devient accessoire.       <br />
              <br />
       &quot;Soudain l'été dernier&quot; est un leitmotiv qui a donné son nom à la pièce (1958). Les rapports de force sont alimentés par les voix, empreintes de moments, passés ou présents. Le texte de Tennessee Williams, de toute beauté, où se mêlent poésie et humour, est incarné remarquablement par les comédiens et ce avec rythme et modulation.       <br />
              <br />
       Chaque personnage est dans un pré carré émotionnel où sont maître à tour de rôle, la raison, la colère, l'émotion ou la névrose. Nous sommes dans des liens croisés où les routes de chacun se rencontrent pour se fuir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Soudain l'été dernier" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11478155-19175511.jpg?v=1490685695" alt=""Soudain l'été dernier"… Meurtre et refoulement" title=""Soudain l'été dernier"… Meurtre et refoulement" />
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     <div>
      Texte : Tennessee Williams.       <br />
       Traduction : Jean-Michel Déprats et Marie-Claire Pasquier.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Amélie Énon       <br />
       Avec : Jean-Baptiste Anoumon, Océane Cairaty, Virginie Colemyn, Boutaïna El Fekkak, Glenn Marausse, Luce Mouchel, Marie Rémond.       <br />
       Collaboration artistique : Anne-Françoise Benhamou.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Alexandre de Dardel.       <br />
       Assistante à la scénographie : Lisetta Buccellato.       <br />
       Lumière : Marion Hewlett.       <br />
       Costumes : Thibault Vancraenenbroeck.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Vidéo : François Gestin.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 mars au 14 avril 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40.        <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11478155-19175481.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Soudain-l-ete-dernier-Meurtre-et-refoulement_a1774.html</link>
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