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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-14T15:12:35+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière</title>
   <pubDate>Mon, 04 May 2026 11:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Certains spectacles… on a du mal à les quitter. Le noir efface la scène, la lumière revient, les comédiennes et les comédiens saluent sous les applaudissements, une fois, deux fois, pas assez, et l'on se retrouve dans la rue droite avec toute cette réalité qui veut nous rentrer à nouveau dans le crâne. Alors, aussitôt, une forme de nostalgie étreint. L'envie de retourner dans la salle, de retrouver ce "je-ne-sais-quoi" qui réchauffe. C'est l'effet produit par "Lost in Vatican".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96387997-67213675.jpg?v=1767028823" alt="•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" title="•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" />
     </div>
     <div>
      Une uchronie (et il a fallu que je recherche dans le dico la signification de ce mot que, même le correcteur Word, ignore), c'est ainsi que le spectacle se présente dans les premières répliques, c'est-à-dire (pour mes sœurs et frères aussi ignorants que moi) : un récit imaginaire qui prend comme base de départ un fait réel, historique. Le fait historique se nomme ici, les &quot;Sœurs de la Perpétuelle Indulgence&quot;, un mouvement catholique né à San Francisco en 1979 qui essaima sa mission dans les grandes capitales de la planète au fil des années qui suivirent. La fiction, elle, commence en 1990 à Rome, dans la cité du Vatican, et se poursuit à Paris avec la création du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle indulgence. Alléluia !       <br />
              <br />
       Sur scène, face à nous, trois prie-Dieu qui seront en jeu plusieurs fois dans le spectacle, en plus d'une table à maquillage géante. Trois religieuses en chasuble et cornette agenouillées prient ou prient à peu près, écouteurs aux oreilles pour deux d'entre elles, leur dévotion se détourne vers des musiques qui ne sont absolument pas liturgiques. Le ton du spectacle commence à prendre corps, l'ironie teinte d'emblée une première scène qui montre l'éviction d'une jeune novice française du couvent italien où elle a trouvé refuge pour pleurer la perte de sa Mère-Supérieure adorée, une éviction sous prétexte qu'elle pleure trop cette perte.       <br />
              <br />
       À trois jours de prononcer ses vœux, elle se retrouve expulsée du Saint-Siège, jetée dans son habit de novice dans les rues de Rome comme si elle s'était retrouvée expulsée du paradis, tombée dans l'enfer brûlant des païens, des vices et des mauvaises rencontres non divines.       <br />
              <br />
       Et c'est un peu cette chute qui va lui arriver, à cette naïve jeune nonne. Elle se retrouve dans une sorte d'épopée rock and roll qui sera pour elle la longue initiation d'un monde dont elle ignore tout et la découverte d'elle-même dont elle ignore tout également. Pourtant, ce sont deux bonnes sœurs surgies de nulle part qui vont la sauver de l'errance dans les ruelles romaines en lui proposant de revenir avec elles en voiture à Paris. Commence alors un roadtrip ébouriffant, suivi d'une plongée dans la vie nocturne parisienne, de la rencontre avec les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence et de la découverte de leurs actions, de leurs rires, de leurs provocations, de leurs cœurs énormes et de leurs transformations qui vont illuminer la scène et l'avenir de la novice Christine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96387997-67213676.jpg?v=1767028861" alt="•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" title="•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" />
     </div>
     <div>
      Oui, transformations à vue pour ces deux sœurs qui sont en fait deux hommes travestis, maquillés, gays, au langage sans barrières, sans tabous qui seront le premier choc de la novice avant la rencontre avec d'autres LGBT+, dont une femme queer, lesbienne, qui se joindra à eux pour initier l'aventure de cette petite communauté du Couvent de Paris. Une communauté qui, au lendemain des premières années sombres du SIDA, agit au cours de la vie nocturne parisienne en intervenant dans tous les lieux interlopes, par des distributions de capotes, des conseils et surtout un esprit de show, de performance qui s'accompagne du travestissement en bonne sœur, avec cornette et chasuble portées sur des sous-vêtements pas très apostoliques et des maquillages sur fond de fard blanc comme des personnages du théâtre kabuki, mais avec beaucoup plus de fantaisie et de provocation.       <br />
              <br />
       Il y a un esprit farce dans ce spectacle dans lequel les trois personnages du couvent de Paris usent d'une vague de langage où percent sans arrêt des écueils solidement sexuels, des allusions &quot;fornicables&quot; et des jeux de mots à faire pâlir les bigots, car, comme elles disent volontiers : <span style="font-style:italic">&quot;la Foi de chacune ne regarde que le cul de chacune...&quot;</span>. Il reste que ces sœurs ne prétendent nullement s'attaquer à la Foi, même si elles égratignent gentiment les moralistes à l'esprit fermé et les rigoristes de tous poils.       <br />
              <br />
       Il y a aussi une gravité qui givre par instant l'incandescence de ces sœurs en transe dans les rues de Paris lorsque le sida vient jeter ses morts dans leurs pattes. Et puis, tout au long du récit, ces extraits de l'enregistrement de l'une de ces sœurs, Krypton, &quot;garde-cuisse&quot; des Sœurs du Couvent de Paris qui viennent comme des chapitres subjuguer la scène avec sa gravité simple, une interview où celui-ci raconte sa jeunesse dans un diocèse colombien, son désir de devenir prêtre pendant de nombreuses années, sa rencontre en 1990 avec l'Archi Mère Rita du Calvaire de Marie-Madeleine à la fondation du Couvent de Paris, ses réticences initiales à rejoindre le groupe, son émotion lors des premières actions, les deuils successifs durant l'épidémie de SIDA, et sa foi catholique qui demeure intacte aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Je peux avouer, sans me faire détester des créatrices du spectacle, être profondément athée, mais être aussi profondément croyant dans ce que transmet &quot;Lost in Vatican&quot; : que l'alliance de quelques individus pour une cause peut lutter, s'opposer et agir contre l'inertie, contre une injustice, contre un pouvoir policier ou judiciaire – d'ailleurs, nos quatre héroïnes &quot;encornettées&quot; se retrouvent vite en tôle, ce qui ne brise pas leur motivation. Et c'est ce qui fait que ce spectacle est à la fois un cri de révolte, une déclaration de liberté et gémissement de plaisir. Avec beaucoup d'amour en chantilly par-dessus. Bref, une belle provocation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour inventer cette histoire, Alice Étienne s'est immergée au sein du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Puis ce seront ses comédiennes et comédiens qui viendront apprendre auprès des sœurs l'art du maquillage et du travestissement qu'elles reproduisent avec talent, en live. Une métamorphose en action, pleine de vie, qui fait aussi partie de ce sentiment de libération qui parsème toute la représentation. Libération de l'image de soi par les paillettes, libération du tragique et du jugement d'autrui par le rire, libération des désirs quels qu'ils soient pour assommer la haine, terrasser l'homophobie, défier l'ordre moral et redonner enjouement à une communauté meurtrie par l'épidémie du sida.       <br />
              <br />
       Toute la grâce de &quot;Lost in Vatican&quot;, sa force de vie, est à découvrir sur scène, voir ces cinq interprètes inonder de feu, de lumière et de rire la noirceur de la vie, écouter le texte vif, inventif et parfois subversif de Lilas Roy et d'Alice Étienne, et sortir de là convaincu qu'une grappe de personnes résolues est capable de défier en tout temps l'ordre établi, la hiérarchie, la morale, pour sauver quelques vies.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Sortie de résidence vu le 6 décembre 2025 à Lilas en Scène, 23 bis, rue Chassagnolle, Les Lilas (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lost in Vatican"</b></div>
     <div>
      Texte : Lilas Roy, avec la collaboration d'Alice Étienne.       <br />
       Mise en scène : Alice Étienne.       <br />
       Collaboration artistique : Lilas Roy.       <br />
       Dramaturgie : Elsa Provansal.       <br />
       Avec : Clarisse Chatillon, Alice Étienne, Amélie Husson, Martin Nadal, Jeanne Ros.       <br />
       Costumes : Antoine Réjasse.       <br />
       Scénographie : Anaïs Brancaz.       <br />
       Création lumière : Mona Marzaq.       <br />
       Création sonore : Anna Rohmer.       <br />
       Production Compagnie Lesœurs.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 10 mai 2026 :</span> Théâtre La Reine Blanche, Paris 18ᵉ.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 21 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 25. Relâche le jeudi.        <br />
       La Manufacture, L'Extra, 1, rue de Montfavet, Avignon.       <br />
       Billetterie Téléphonique : 04 90 85 12 71.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lamanufacture.org/home?lng=1" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lamanufacture.org/" target="_blank">>> lamanufacture.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96387997-67213675.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Lost-in-Vatican-Des-paillettes-et-des-habits-de-nonnes-dans-les-nuits-parisiennes-pour-une-escapade-d-amour_a4544.html</link>
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   <title>Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable</title>
   <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 17:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'ange du foyer, c'est la mère, la mama, "L'Angelo del Focolare" dans le titre original de cette pièce en dialecte des Pouilles, c'est elle qu'on nomme la maîtresse de maison qui est plutôt l'esclave de tous ceux qui y habitent pour la cuisine, la vaisselle, le linge, les courses et le ménage, entre autres, mais aussi pour recevoir les insultes et les coups d'un mari en "mâle" de pouvoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93780150-65485362.jpg?v=1768840899" alt="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" title="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" />
     </div>
     <div>
      C'est le cas dans l'histoire racontée ici : une famille traditionnelle sicilienne comme on les imagine. La belle-mère, le fils, la belle-fille qui fait tout et le mari qui ne fait rien, sinon dominer ce petit monde avec ses muscles et sa grande gueule, son ivrognerie et sa violence. Avec cette nouvelle création, Emma Dante s'intéresse au petit cercle familial, la cellule familiale, celle qui, multipliée par milliers, forme les pays et leurs cultures et qui, multipliée par millions, forme quasiment l'humanité entière et sa civilisation. Une cellule qui fait partie d'un tout, mais qui, dans un autre sens, est un lieu clos, d'enfermement, de punition.       <br />
               <br />
       Pour la mama, l'ange du foyer, c'est bien d'une sorte de punition que cette cellule familiale où elle est une sorte de poupée de chiffon ballotée entre tous les membres de la famille. Elle est piégée comme beaucoup de mères sans autonomie financière, désireuse de protéger son enfant, son fils de l'influence brutale de son père et de la complaisance de sa grand-mère. Elle fait écran, elle prend les coups.       <br />
               <br />
       Pour s'attaquer au thème radicalement cru et brutal des féminicides, Emma Dante ne prend aucun gant. Tout est extrême dans la conception de cette pièce. Brut comme de la matière taillée à la pioche. Rugueux et décapant comme de l'acide. Les personnages d'abord : la mère du mari, vieille bourrique qui passe son temps à grommeler, défendre son fils, assise dans son fauteuil avec sa boîte à couture pleine de sucrerie et de cash. Le fils, une vingtaine d'années, couché, endormi, geignard, incapable de tout, même de se faire réchauffer une tasse de lait. Le mari, arrogant, chômeur, coureur, masculiniste dans toute son horreur. Et la femme, la mama, soumise, mais volontaire, sans espoir sinon de voir son fils s'en sortir, bafouée, mariée par devoir, parce qu'enceinte après la première sortie en boîte de sa jeunesse, mariée avec son violeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93780150-65485363.jpg?v=1768840930" alt="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" title="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" />
     </div>
     <div>
      Les costumes aussi sont d'un réalisme crasse, presque inquiétant. Costumes du père et du fils, identiques. Tee-shirt marcel blanc sur slip kangourou blanc. Cela dépasse la caricature, comme si la metteuse en scène se refusait de donner une once de délicatesse, de manières, de nuances pour montrer la vulgarité, la laideur, la bêtise et la violence qui préside toujours aux drames des féminicides.       <br />
              <br />
       Ici, l'homme semble être le fils direct du Néandertal (pardon pour les hommes de bien de cette période préhistorique). Le premier mammifère venu possède plus de sensibilité, d'affectivité et de douceur que le personnage incarné avec une énergie incroyable par Ivano Picciallo. Il se résume lui-même comme n'étant que des muscles et une minchia (une bite).       <br />
               <br />
       Il est vrai que les âmes délicates, les spectatrices et spectateurs précieux du théâtre, et les intellectuels et intellectuelles de la culture risquent d'être rebutés par le rire gras populaire auquel le spectacle fait référence. Il n'empêche, la force mise en place ici, aussi brutale, incisive et sans fard soit-elle, conserve un esprit de farce et de grotesque qui est une filiation assumée du théâtre et de la culture italienne.       <br />
               <br />
       Reste à saluer les belles performances des quatre interprètes qui donnent autant de corps que de voix à la création de leurs personnages, parvenant pour chacune et chacun à si bien caricaturer ces fantômes qu'ils deviennent source, soit d'effroi, soit de rire, tant le parti pris de l'exagération est poussé à son maximum.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu à Châteauvallon- Liberté le 15 janvier 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Ange du foyer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93780150-65485364.jpg?v=1768840956" alt="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" title="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en dialecte des Pouilles surtitré en français.       <br />
       Texte et mise en scène : Emma Dante.       <br />
       Avec : Leonarda Saffi, Giuditta Perriera, Ivano Picciallo et Davide Leone.       <br />
       Scénographie et costumes : Emma Dante.       <br />
       Lumières : Cristian Zucaro.       <br />
       Coordination et distribution : Aldo Miguel Grompone, Rome.       <br />
       Organisation Daniela Gusmano       <br />
       Surtitrage : Franco Vena.       <br />
       Traduction du texte en français : Juliane Regler       <br />
       Technique : Marco Guarrera.       <br />
       Compagnie Sud Costa Occidentale.       <br />
       Tout public à partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Certaines scènes du spectacle peuvent affecter les personnes photosensibles.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 24 janvier 2026.</span>       <br />
       Mardi, jeudi et vendredi à 20 h, mercredi à 19 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre des Deux Rives - CDN de Normandie - Rouen, 48, rue Louis Ricard, Rouen (76).       <br />
       Téléphone : 02 35 70 22 82.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0679/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0679&amp;EventId=184&amp;request=QcE+w0WHSuAdDB7h0xmRSndI2eKv8D80fmVgAkqerjwX+9fgL8qfiBqYAFOrUJNuRoEz6hKfuYA=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.cdn-normandierouen.fr/" target="_blank">&gt;&gt; cdn-normandierouen.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 6 au 11 octobre 2026 : Théâtre des Célestins, Lyon (69).       <br />
       13, 14 et 15 octobre : Clermont-Ferrand  (63).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière</title>
   <pubDate>Mon, 29 Dec 2025 18:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Certains spectacles… on a du mal à les quitter. Le noir efface la scène, la lumière revient, les comédiennes et les comédiens saluent sous les applaudissements, une fois, deux fois, pas assez, et l'on se retrouve dans la rue droite avec toute cette réalité qui veut nous rentrer à nouveau dans le crâne. Alors, aussitôt, une forme de nostalgie étreint. L'envie de retourner dans la salle, de retrouver ce "je-ne-sais-quoi" qui réchauffe. C'est l'effet produit par "Lost in Vatican".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Une uchronie (et il a fallu que je recherche dans le dico la signification de ce mot que, même le correcteur Word, ignore), c'est ainsi que le spectacle se présente dans les premières répliques, c'est-à-dire (pour mes sœurs et frères aussi ignorants que moi) : un récit imaginaire qui prend comme base de départ un fait réel, historique. Le fait historique se nomme ici, les &quot;Sœurs de la Perpétuelle Indulgence&quot;, un mouvement catholique né à San Francisco en 1979 qui essaima sa mission dans les grandes capitales de la planète au fil des années qui suivirent. La fiction, elle, commence en 1990 à Rome, dans la cité du Vatican, et se poursuit à Paris avec la création du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle indulgence. Alléluia !       <br />
              <br />
       Sur scène, face à nous, trois prie-Dieu qui seront en jeu plusieurs fois dans le spectacle, en plus d'une table à maquillage géante. Trois religieuses en chasuble et cornette agenouillées prient ou prient à peu près, écouteurs aux oreilles pour deux d'entre elles, leur dévotion se détourne vers des musiques qui ne sont absolument pas liturgiques. Le ton du spectacle commence à prendre corps, l'ironie teinte d'emblée une première scène qui montre l'éviction d'une jeune novice française du couvent italien où elle a trouvé refuge pour pleurer la perte de sa Mère-Supérieure adorée, une éviction sous prétexte qu'elle pleure trop cette perte.       <br />
              <br />
       À trois jours de prononcer ses vœux, elle se retrouve expulsée du Saint-Siège, jetée dans son habit de novice dans les rues de Rome comme si elle s'était retrouvée expulsée du paradis, tombée dans l'enfer brûlant des païens, des vices et des mauvaises rencontres non divines.       <br />
              <br />
       Et c'est un peu cette chute qui va lui arriver, à cette naïve jeune nonne. Elle se retrouve dans une sorte d'épopée rock and roll qui sera pour elle la longue initiation d'un monde dont elle ignore tout et la découverte d'elle-même dont elle ignore tout également. Pourtant, ce sont deux bonnes sœurs surgies de nulle part qui vont la sauver de l'errance dans les ruelles romaines en lui proposant de revenir avec elles en voiture à Paris. Commence alors un roadtrip ébouriffant, suivi d'une plongée dans la vie nocturne parisienne, de la rencontre avec les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence et de la découverte de leurs actions, de leurs rires, de leurs provocations, de leurs cœurs énormes et de leurs transformations qui vont illuminer la scène et l'avenir de la novice Christine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93429043-65304439.jpg?v=1767028861" alt=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" title=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" />
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      Oui, transformations à vue pour ces deux sœurs qui sont en fait deux hommes travestis, maquillés, gays, au langage sans barrières, sans tabous qui seront le premier choc de la novice avant la rencontre avec d'autres LGBT+, dont une femme queer, lesbienne, qui se joindra à eux pour initier l'aventure de cette petite communauté du Couvent de Paris. Une communauté qui, au lendemain des premières années sombres du SIDA, agit au cours de la vie nocturne parisienne en intervenant dans tous les lieux interlopes, par des distributions de capotes, des conseils et surtout un esprit de show, de performance qui s'accompagne du travestissement en bonne sœur, avec cornette et chasuble portées sur des sous-vêtements pas très apostoliques et des maquillages sur fond de fard blanc comme des personnages du théâtre kabuki, mais avec beaucoup plus de fantaisie et de provocation.       <br />
              <br />
       Il y a un esprit farce dans ce spectacle dans lequel les trois personnages du couvent de Paris usent d'une vague de langage où percent sans arrêt des écueils solidement sexuels, des allusions &quot;fornicables&quot; et des jeux de mots à faire pâlir les bigots, car, comme elles disent volontiers : <span style="font-style:italic">&quot;la Foi de chacune ne regarde que le cul de chacune...&quot;</span>. Il reste que ces sœurs ne prétendent nullement s'attaquer à la Foi, même si elles égratignent gentiment les moralistes à l'esprit fermé et les rigoristes de tous poils.       <br />
              <br />
       Il y a aussi une gravité qui givre par instant l'incandescence de ces sœurs en transe dans les rues de Paris lorsque le sida vient jeter ses morts dans leurs pattes. Et puis, tout au long du récit, ces extraits de l'enregistrement de l'une de ces sœurs, Krypton, &quot;garde-cuisse&quot; des Sœurs du Couvent de Paris qui viennent comme des chapitres subjuguer la scène avec sa gravité simple, une interview où celui-ci raconte sa jeunesse dans un diocèse colombien, son désir de devenir prêtre pendant de nombreuses années, sa rencontre en 1990 avec l'Archi Mère Rita du Calvaire de Marie-Madeleine à la fondation du Couvent de Paris, ses réticences initiales à rejoindre le groupe, son émotion lors des premières actions, les deuils successifs durant l'épidémie de SIDA, et sa foi catholique qui demeure intacte aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Je peux avouer, sans me faire détester des créatrices du spectacle, être profondément athée, mais être aussi profondément croyant dans ce que transmet &quot;Lost in Vatican&quot; : que l'alliance de quelques individus pour une cause peut lutter, s'opposer et agir contre l'inertie, contre une injustice, contre un pouvoir policier ou judiciaire – d'ailleurs, nos quatre héroïnes &quot;encornettées&quot; se retrouvent vite en tôle, ce qui ne brise pas leur motivation. Et c'est ce qui fait que ce spectacle est à la fois un cri de révolte, une déclaration de liberté et gémissement de plaisir. Avec beaucoup d'amour en chantilly par-dessus. Bref, une belle provocation.
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     <br style="clear:both;"/>
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      Pour inventer cette histoire, Alice Étienne s'est immergée au sein du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Puis ce seront ses comédiennes et comédiens qui viendront apprendre auprès des sœurs l'art du maquillage et du travestissement qu'elles reproduisent avec talent, en live. Une métamorphose en action, pleine de vie, qui fait aussi partie de ce sentiment de libération qui parsème toute la représentation. Libération de l'image de soi par les paillettes, libération du tragique et du jugement d'autrui par le rire, libération des désirs quels qu'ils soient pour assommer la haine, terrasser l'homophobie, défier l'ordre moral et redonner enjouement à une communauté meurtrie par l'épidémie du sida.       <br />
              <br />
       Toute la grâce de &quot;Lost in Vatican&quot;, sa force de vie, est à découvrir sur scène, voir ces cinq interprètes inonder de feu, de lumière et de rire la noirceur de la vie, écouter le texte vif, inventif et parfois subversif de Lilas Roy et d'Alice Étienne, et sortir de là convaincu qu'une grappe de personnes résolues est capable de défier en tout temps l'ordre établi, la hiérarchie, la morale, pour sauver quelques vies.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Sortie de résidence vu le 6 décembre 2025 à Lilas en Scène, 23 bis, rue Chassagnolle, Les Lilas (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lost in Vatican"</b></div>
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      Texte : Lilas Roy, avec la collaboration d'Alice Étienne.       <br />
       Mise en scène : Alice Étienne.       <br />
       Collaboration artistique : Lilas Roy.       <br />
       Dramaturgie : Elsa Provansal.       <br />
       Avec : Clarisse Chatillon, Alice Étienne, Amélie Husson, Martin Nadal, Jeanne Ros.       <br />
       Costumes : Antoine Réjasse.       <br />
       Scénographie : Anaïs Brancaz.       <br />
       Création lumière : Mona Marzaq.       <br />
       Création sonore : Anna Rohmer.       <br />
       Production Compagnie Lesoeurs.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 janvier 2026 :</span> L'Étoile du Nord, Paris 18ᵉ.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 1ᵉʳ février 2026</span> : Lavoir Moderne Parisien, Paris 18ᵉ.       <br />
       Du 06 au 10 mai 2026 : Théâtre La Reine Blanche, Paris 18ᵉ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93429043-65304436.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Lost-in-Vatican-Des-paillettes-et-des-habits-de-nonnes-dans-les-nuits-parisiennes-pour-une-escapade-d-amour-dans-la_a4438.html</link>
  </item>

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   <title>Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles</title>
   <pubDate>Tue, 16 Sep 2025 13:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après un premier album, "Luz" – salué par la critique –, qu'elle interprète au sein du duo Sabumca (avec Roberto Stimoli), Irene Amata revient en ce mois de septembre avec un nouvel opus où l'on découvre onze compositions très personnelles. Ainsi démarre l'histoire d'un nouveau départ et d'une affirmation de soi, avec un projet dans lequel Irène Amata se révèle leadeuse d'un quartet de jazz, compositrice, autrice et chanteuse dans sa langue maternelle, l'italien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124911.jpg?v=1758021312" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
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      S'inscrivant dans la tradition du jazz vocal avec les instruments acoustiques que sont le piano, la contrebasse et la batterie, &quot;Sembianze&quot; dévoile immédiatement, dès les premiers morceaux, un univers sonore, instrumental, à la fois puissant et intime, élégant et lumineux, original et déjà essentiel. Chaque séquence musicale, entre partition très écrite et improvisation empreinte de liberté, dévoile un son épuré, sans artifices, avec des mélodies, des harmonies tout en finesse, voire tout en délicatesse émotionnelle. Les arabesques gracieuses du piano s'associent à la perfection avec le jeu, fringant, à la caisse claire et le phrasé de la contrebasse.       <br />
              <br />
       Quant à la voix d'Irene Amata, que dire si ce n’est qu’elle jaillit soudainement comme un éclair dans le ciel, avec un phrasé qui laisse pantois. Du bel ouvrage, pourrait-on dire. Rien ne lasse. Sans surenchère musicale. Beaucoup de fluidité et d'élégance, un esthétisme tout en subtilité, une voix sensible, attachante, à certains moments envoûtante, parfois empreinte d'une mélodie glissant sur une trame nostalgique, mais point de tristesse... chaque mot portant son sens sur le fil de l'accent chantant et ensoleillé de l'Italie.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124949.jpg?v=1758021386" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
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      <b>Gil Chauveau : Supposons que je n’ai rien lu sur vous, que je ne vous connaisse pas, comment pourriez-vous vous présenter ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Irene Amata :</b> Je suis italienne, en France depuis 2014, chanteuse, autrice et compositrice de jazz, avec une formation initiale de pianiste classique. &quot;Sembianze&quot; est mon deuxième album, mais le premier avec l'ensemble des titres composés et écrits par moi. Le fait de m'être installé à Paris m'a permis de concrétiser le projet (et le rêve) de devenir une artiste professionnelle. Le chant a toujours fait partie de ma vie et, plus jeune, j'ai participé à différents groupes, de reggae notamment. J'ai donc toujours pratiqué et cultivé le chant, mais je ne pensais pas alors que cela deviendrait mon travail, mon activité principale. Puis, au fil de mes voyages, à partir de 2006, petit à petit, la musique a pris de plus en plus de place. Après cette période de &quot;maturation&quot;, le choix de ne faire que ça s'est imposé.       <br />
              <br />
       Mon premier album, en duo avec le guitariste Roberto Stimoli, consacré à la musique brésilienne, m'a mis professionnellement le pied à l'étrier, grâce aussi aux concerts qui ont suivi la sortie de ce premier disque. C'était le début d'une carrière et j'en ai profité pour suivre des stages, des masterclass, participer à des jam-sessions. Le fait d'habiter à Paris a facilité mon entrée dans le milieu du jazz. J'ai alors commencé à écrire, non pas dans l'optique d'un projet discographique, mais comme un processus de création – de recherche également – sans l'ambition d'aboutir à un disque. Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que je composais des chansons. Je prenais énormément de plaisir à les chanter et, en public, cela marchait. C'est ainsi que le projet s'est construit et, en 2019, j'ai décidé de faire un album. Cela a pris du temps, bien sûr, mais il existe aujourd'hui.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124960.jpg?v=1758021451" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
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      <b>G. C. : Si vous en avez, comment pourriez-vous définir ou parler de vos influences principales ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Sûrement la musique du Brésil qui a été très importante à une époque de ma vie. J'en écoutais énormément. J'étais plongé dans cet univers de la bossa nova et de la samba, du jazz brésilien. C'est à partir de là que j'ai étudié et pratiqué le jazz vocal. En même temps, dès mon plus jeune âge, j'ai été ouverte à toutes sortes de styles différents, allant de la pop anglaise ou le reggae au classique, en passant par le jazz instrumental. Je pense que je me nourris de toutes ces influences sans en préférer aucune. &quot;Sembianze&quot; est le résultat d'un travail de recherche très intime, très personnel, où il y a le mélange, les inspirations de toutes ces ambiances, de tous ces genres musicaux.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Les parties de piano sont très importantes et je trouve qu'il y a beaucoup d'élégance et de finesse dans les orchestrations, de belles harmonisations. Est-ce dû à votre formation musicale classique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Oui. Tous mes morceaux naissent au piano. Dans le sens où mes musiques sont composées sur cet instrument, les mélodies apparaissent et les paroles arrivent à la fin. Ce sont des compositions avec du texte, mais la base reste &quot;moi&quot; devant le piano avec mes recherches et de l'harmonie entre tout ça. J'écris tout ce que je fais noir sur blanc sur les partitions que je procure ensuite aux musiciens. C'est à partir de celles-ci que va se faire la construction de l'orchestration en quartet avec eux.       <br />
              <br />
       J'ai la chance d'avoir des musiciens de qualité (Fady Farah au piano, Maurizio Congiu à la basse, JB Perraudin à la batterie) – compétents, sensibles et merveilleux humainement – qui ont su comprendre mon univers… J'adore leur laisser une place dans chaque morceau pour qu'ils expriment leur part d'improvisation. J'apprécie à la fois qu'ils respectent ma partition tout en aimant les écouter concrétiser leur désir d'explorations, de voyages dans chaque titre. Nous travaillons ensemble depuis 2019. C'est vraiment un parcours de construction effectué en commun que nous avons réalisé pour aboutir à ce CD, avec un son qui s'est élaboré au fil des concerts.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : En effet, on sent réellement une connivence entre vous ainsi que le plaisir que vous avez de jouer ensemble. Et cela sur tous les titres. Sans tous les aborder, peut-on parler de certains qui m'ont particulièrement touché comme &quot;Solu Tu&quot; qui ouvre &quot;Sembianze&quot;, dont on perçoit encore quelques accents brésiliens ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Oui, tout à fait… avec un rythme brésilien, comme un clin d'œil à ma passion première. C'est un morceau que j'ai dédié à mes amis en Italie. Il est né en pensant à mes amitiés de jeunesse. Ce &quot;Solo tu&quot; – seulement toi en français – est en réalité collectif, car je ne m'adresse pas à quelqu'un en particulier. Je m'adresse à plusieurs personnes qui ont partagé ma vie, sur qui je peux encore compter. Quand je retourne à Rome, nous nous appelons et nous nous voyons, nous discutons comme si nous nous étions quittés seulement la veille.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Comme pour se guérir d'une pointe de nostalgie…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Totalement. C'est quelque chose d'un peu &quot;douce-amère&quot;. C'est une musique dansante certes, mais il y a des consonances mélancoliques tout en gardant le sourire sur les souvenirs.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124963.jpg?v=1758021481" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
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      <b>G. C. : Sourire que l'on retrouve dans le titre suivant, &quot;Coloriamo&quot;, presque pétillant, son pot de couleurs tout neuf et sa rythmique appuyée et sautillante assurée par la caisse claire…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> C'est une chanson que j'ai écrite avec ma fille aînée un jour avant mon premier concert en relation avec le projet &quot;Sembianze&quot;, au Sunside (rue des Lombards à Paris, septembre 2021). Ce soir-là, je devais faire un seul set, une sorte de baptême de luxe, mais je n'étais pas sûr d'avoir assez de morceaux pour &quot;remplir&quot; celui-ci. Ne voulant pas faire de reprise, car je ne souhaitais chanter que ma musique, j'ai donc voulu travailler la veille sur une mélodie que je jouais en boucle au piano. Or, ce jour-là était un mercredi et ma fille n'allait pas à l'école. Elle voulait que je m'occupe d'elle comme tous les enfants. J'ai abandonné le piano, me suis mise sur le tapis avec elle pour dessiner avec des feutres… et c'est là que l'idée m'est venue. Nous nous sommes mises au clavier ensemble. Je l'ai fait participer… et c'est ainsi qu'est né &quot;Coloriamo&quot;…       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Magnifique jeu de Fady Farah au piano, à la fois vif, très présent et tout en légèreté, fluide et en subtil appui mélodique, et votre voix à la fois cristalline et d'une réelle intensité… sur &quot;Inizi&quot;</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Inizi… débuts… point de départ… C'est le premier morceau que j'aie écrit pour cet album en 2017. Il fait référence au décès de mon père en décembre 2016. Cette composition est restée longtemps dépourvue de texte. Lorsque je l'ai écrit, dans une période à la fois de deuil et pleine d'activité, j'ai voulu parler de lui, sans tristesse, comme une personne absente, mais très présente, qui reste auprès de moi. Mes pensées pour lui, mes souvenirs de lui sont des parties constituant ce que je suis aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : &quot;Sembianze&quot;… Une ambiance très organique, presque mystérieuse, féérique et également bien chaloupée au son aérien des cymbales et du phrasé romantique du piano… Est-ce une utopie pour la nature et une dystopie pour les humains ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> C'est ici ma préoccupation pour le changement climatique, les sujets liés à l'environnement, comme pour beaucoup de gens autour de moi. Cela fait malheureusement partie de notre actualité au quotidien maintenant, le fait de prendre conscience où en est notre humanité actuellement. C'est un texte court revenant plusieurs fois qui est une ode à la force de la nature, à sa capacité d'adaptation, de reprendre vie même dans le désert. C'est en fait un scénario post-humanité issu de mon imagination… J'ai mis des mots sur des images que je visualisais dans ma tête au moment où je composais la musique. C'est un peu comme une &quot;miniature&quot; textuelle posée sur un voyage musical, une exploration sur monde sans plus aucun signe de civilisation… portée par un regard qui aurait pris un peu de hauteur… Avec une approche pianistique très romantique, très émotionnelle.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Pour moi, deux titres correspondent parfaitement à ce regard que vous avez sur le monde : &quot;Parlami Di Te&quot; et &quot;La Vita Nel Mare&quot;, tant par les sujets abordés que par les particularités musicales. Le premier traite de la détresse humaine et fait appel à un tempo plus rapide, plus agressif, mais néanmoins lumineux… apportant un relief différent à l'album… très complémentaire…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> C'est effectivement la composition Uptempo du disque avec son rythme latin. Le texte est vraiment inspiré des rencontres très fréquentes que tout le monde peut faire dans les grandes villes, et que j'ai faites à Paris et en Île-de-France, de personnes en détresse, celles sans domicile fixe. Elles font partie de notre quotidien et ce n'est plus, en aucun cas, des figures romantiques du clochard… Maintenant, nous voyons des familles, des enfants dans la misère et dans la rue… Cela me semble horrible, insupportable. Dans mon texte, j'imagine un dialogue, comme une invitation à l'échange, comme une demande : &quot;raconte-moi ton histoire&quot;. Souvent, on passe devant, on les ignore… alors que ce sont des êtres humains, tous avec une histoire, un passé, une enfance… Et je pense aussi que ces situations peuvent aujourd'hui arriver à n'importe qui !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64126832.jpg?v=1758029744" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      <b>G. C. : Pour le second, le thème reste malheureusement d'actualité puisqu'il nous parle des migrants traversant la Méditerranée, avec une partition très riche, très dense, avec une grande finesse d'orchestration…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> L'écriture est ici très émotionnelle – mon dernier texte écrit en janvier 2024 –, partant tout d'abord de la pensée positive que j'ai de la Méditerranée, &quot;ma mer&quot;, de sa beauté, de sa diversité… Puis arrive ce qu'elle supporte, vit actuellement, et cela, depuis pas mal d'années, avec indissociable la notion de deuil, d'injustice, de tragédie… de tous ces morts qu'elle accueille involontairement. Et de tous ces rêves que portent les migrants qui traversent ou n'arrivent pas à traverser, avec l'espoir d'une vie meilleure…       <br />
              <br />
       Je considère que c'est ma composition la plus aboutie par rapport à mon travail général. L'intro ostinato, avec cette répétition qui finira par clore la partition. Cela a été fait note par note, que j'ai élaboré avec un immense plaisir. Cela m'a rendue très heureuse et c'est ce qui fait que c'est un opus très personnel où je me reconnais complètement…       <br />
              <br />
       <b>● Irene Amata &quot;Sembianze&quot;.</b>       <br />
       Label : Prodastar.       <br />
       Distribution : Inouïe Distribution.       <br />
       Sortie : 5 septembre 2025.       <br />
              <br />
       Irene Amata : voix, compositions et textes.       <br />
       Maurizio Congiu : contrebasse.       <br />
       Fady Farah : piano.       <br />
       JB Perraudin : batterie.       <br />
              <br />
       <b>Concert de sortie d'album :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 septembre 2025 à 20 h 30.</span>       <br />
       Au New Morning, 7-9, rue des Petites Écuries, Paris 10e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.newmorning.com/" target="_blank">&gt;&gt; newmorning.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/3mi5t8irEvA?si=IlhS4adgFpya6RYM" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Irene-Amata-Sembianze-Une-nouvelle-voix-pour-le-jazz-a-l-elegance-toute-italienne-aux-tonalites-chaleureuses-et_a4357.html</link>
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   <title>"Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !</title>
   <pubDate>Wed, 04 Sep 2024 10:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une superbe création où le dramaturge, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad marie imagination et vécu, nous nous retrouvons dans une chronologie de près de 75 ans dans des lieux aussi différents que Beyrouth, Montréal, Paris, Rome et Livingstone avec, au cœur de celle-ci, la double explosion tragique du port de Beyrouth en 2020. Dans ces épisodes bousculés, le dramaturge pose un regard aussi lucide, poétique que scientifique sur ces impondérables qui ponctuent et peuvent influer toute une vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220937.jpg?v=1667980515" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur une scénographie sombre balayée par des clartés blanches dans un jeu de clairs-obscurs. Elle est mouvante durant toute la représentation et laisse découvrir, selon les moments, des salles construites en forme de triangle toujours ouvertes pour inviter le regard du public à entrer dans celles-ci, tout autant que dans l'intimité des protagonistes. Cette dernière est verbalisée aussi par des mots, des colères et des silences. Tout est à nu. On se livre au travers de souffrances parfois tues, mais toujours dites.       <br />
              <br />
       Ce sont plusieurs générations de familles qui se rencontrent ou se retrouvent à des endroits et des époques différents. Paris, Montréal, Livingstone, Beyrouth, les scènes s'échelonnent dans un espace-temps et dans des lieux géographiques étendus. Celui-ci s'étire d'août 1978 où Talyani a 10 ans jusqu'en août 2052 où il a 74 ans avec un centre dramatique démarrant le 4 août 2020, avec la double explosion dans le port de Beyrouth, jusqu'au 8 août 2020. Le bilan a été de 215 morts et 6 500 blessés. Cet espace-temps s'étale sur une durée dramaturgique d'une semaine, la pièce étant découpée du lundi au dimanche avec, pour chacun des jours, une action, une date et plusieurs lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220938.jpg?v=1667980552" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Dans cette étendue autant temporelle, psychologique que culturelle, reste accrochée la souffrance des caractères qui s'exprime autour de la colère, de l'incompréhension, du manque d'amour, du mépris, de la violence, de l'amour non exprimé, de l'amour qui s'exprime. Ce que montre Mouawad est qu'au travers des événements, souvent marqués par l'impondérable même quand la tragédie ne s'y mêle pas, fait que l'histoire d'une vie ou d'une famille peut être changée, voire transfigurée complètement. Une maladie qu'on pourrait croire cancéreuse alors que c'est un simple furoncle où l'horaire d'un vol pour Paris ou Rome a transformé la vie de nos personnages ainsi que celle de Wajdi Mouawad qui se raconte aussi dans cette création.       <br />
               <br />
       Le jeu des comédiens est très physique et est axé sur la voix qui est souvent projetée, lancée. On se crie dessus, on se bouscule, on s'ignore ou on s'aime. Talyani (Wajdi Mouawad, Jérôme Kircher) est incarnée par deux protagonistes aussi différents l'un de l'autre comme le blanc l'est du noir ou le coton de la soie. Et donc nous sommes à la croisée de deux histoires. Quand l'un est calme, serein, l'autre est violent, méprisant, divorçant de la vie quand le premier en est attaché. L'histoire de chacun, leur rapport à soi et aux autres sont marqués de coups, de béquilles, d'entorses à leur vie avec un rapport au père, fréquemment absent physiquement ou symboliquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220939.jpg?v=1667980654" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Le hasard, une rencontre, un instant font que les ruisseaux se séparent pour se jeter dans un autre fleuve. C'est dans ce tournoiement des événements que la création prend de l'épaisseur avec son voile de mystère. Tout tourne autour de la souffrance et d'amours non dites ou échouées dans les écueils du mutisme.       <br />
              <br />
       &quot;L'important n'est pas de guérir mais de vivre avec ses maux&quot;, ces mots de Camus (1913-1960) peuvent être l'écho de la trame dramaturgique de la seconde partie, car, dans celle-ci, les personnages font face à leurs problèmes là où la première partie les faisait voir comme les subissant et en souffrant sans que ceux-là ne disparaissent pour autant. Autre moment est ce cours donné sur la relativité restreinte d'Einstein (1879-1955) par Joane (Julie Julien) qui donne un éclairage au titre de cette œuvre avec le chiffre irrationnel, √2, comme tout irrationnel qui recouvre toute une infinité de nombres dans un espace mathématique extrêmement réduit entre deux décimales. L'infiniment grand logé dans l'infiniment petit comme le cours d'une vie influé par un petit hasard.       <br />
              <br />
       La voix est l'aiguillon des émotions et s'apparente à un baromètre de celles-ci, des sentiments tiraillés par des conflits internes qui traversent continuellement la vie de tous les protagonistes. Les planches deviennent, au travers de déplacements importants et de rares pauses, le lieu de figuration et de transformation de ces conflits où, autour de courts solos de trompettes qui accompagnent avec beaucoup de suavité certaines fins de scènes, ils closent la pièce dans un rare, voire le seul, moment d'espoir et de gaité.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Racine carrée du verbe être"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220940.jpg?v=1667980687" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
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     <div>
      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Valérie Nègre et Cyril Anrep.       <br />
       Avec : Maïté Bufala, Madalina Constantin, Jade Fortineau, Jérémie Galiana, Delphine Gilquin, Julie Julien, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac Olanié, Wajdi Mouawad, Lucile Roche et Anna Sanchez en alternance, Nathanaël Rutter, Richard Thériault, Raphael Weinstock.       <br />
       Et les enfants en alternance : Colin Jolivet, Meaulnes Lacoste, Théodore Levesque, Balthazar Mas-Baglione, Ulysse Mouawad, Adrien Raynal, Noham Touhtouh.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet et Stéphanie Jasmin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée de Léa Delmas.       <br />
       Couture : Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220941.jpg?v=1667980722" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Conception vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Dessins : Wajdi Mouawad et Jérémy Secco.       <br />
       Musique : Pawel Mykietyn.       <br />
       Conception sonore : Michel Maurer, assisté de Sylvère Caton et Julien Lafosse.       <br />
       Accompagnement des enfants : Achille di Zazzo.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 6 h, soit trois parties ponctuées de deux entractes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 14 septembre 2024 :</span> Festival La Bâtie, Château Rouge - Scène conventionnée, Annemasse (74).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre au 22 décembre 2024.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 17 h 30, samedi à 16 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       • Durée 6h incluant 2 entractes.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220942.jpg?v=1725465858" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
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