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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T16:39:41+02:00</dc:date>
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   <title>Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"</title>
   <pubDate>Wed, 04 Jan 2023 07:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voilà une représentation originale de la célèbre pièce de Molière. On pourrait presque parler de métamorphose. Et pourtant, on y respecte la moindre réplique du texte original. Il n'y est fait usage d'aucun effets ajoutés, trucs scéniques, sonores, spectaculaires… Au contraire, c'est dans une sobriété poussée à l'extrême, un plateau nu, des lumières essentielles et des costumes simples et sans époques que se déroule l'histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69905188-48823243.jpg?v=1672770849" alt="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" title="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" />
     </div>
     <div>
      En cela, la mise en scène de René Loyon se plie au discours d'Alceste réclamant plus de naturel et plus de simplicité dans le monde. Mais s'y ajoute un ingrédient passionnant et c'est cette particularité qui va d'une certaine manière transposer la pièce hors de son siècle et la propulser jusqu'à nous : tous les personnages ont soudain dépassé 50 ans… comme si ce manège de faux-semblants, de médisances et de passe-droits, qui règne sur le salon de Célimène, durait depuis des décennies. Une sorte d'enfer à la Sartre où cette fois Alceste n'est plus seul à se sentir piégé, mais où tous, Célimène, Arsinoé, Oronte, Eliante, Philinte et petits marquis compris, sont condamnés à tourner, tourner éternellement et revivre sans cesse la même histoire.       <br />
              <br />
       Soudain, Alceste semble moins étranger au monde qu'il dénonce et son <span style="font-style:italic">&quot;Je veux qu'on me distingue !&quot;</span> se révèle être une requête que d'autres autour de lui clament également. Car dans cette mise en scène, les personnages paraissent libérés de leurs propres caricatures. On voit clairement à travers le masque d'apparence et l'on découvre, je pense pour la première fois, qu'ils ne sont pas seulement faits d'orgueil démesuré, mais de sensibilité, de fragilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69905188-48823244.jpg?v=1672771093" alt="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" title="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" />
     </div>
     <div>
      Est-ce d'avoir fait soudain vieillir tous les personnages ou bien est-ce grâce à l'art du jeu maîtrisé dont tous les interprètes font preuve ? L'effet fonctionne à plein et l'on ne se cantonne pas à suivre la fougue et l'esprit des répliques fameuses de ce texte, on ressent ce qui se cache sous ces apparats : un besoin d'exister sans bornes.       <br />
              <br />
       Quant au couple Alceste, Célimène, il prend lui aussi une valeur différente. Et c'est la souffrance d'Alceste face à ce monde boursouflé d'hypocrisie qui saute aux yeux plus que sa colère démesurée, et c'est la force obstinée que développe Célimène pour conserver sa liberté qui nous touche plus que sa rouerie et ses amusements aux dépens des autres. C'est peut-être en cela que la pièce devient soudain très intemporelle avec un propos modernisé.       <br />
              <br />
       C'est une bien belle expérience à laquelle nous invitent René Loyon et ses valeureuses et valeureux comédiennes et comédiens (qui tous font partie de l'atelier René Loyon) : donner à voir et à entendre du neuf dans un texte merveilleux. Bref, c'est un sacré coup de jeune donné à la célèbre pièce de Molière et un régal renouvelé à voir et à entendre ce bal des faux-semblants, des perfidies et des fake news bien persistants dans notre temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Misanthrope"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69905188-48823294.jpg?v=1672771190" alt="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" title="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : René Loyon.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Évelyne Guimmara.       <br />
       Avec : Pierre Ascaride, Corinne Bastat, Cristine Combe, Francis Coz, Dominic Gras, Évelyne Guimmara, Claude-Bernard Pérot, Dominique Verrier, Thierry Vu Huu.       <br />
       Lumières : Laurent Castaingt.       <br />
       Régie générale : Igor Galabovski.       <br />
       Production : Compagnie RL.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 6 février 2023.</span>       <br />
       Les lundis à 20 h.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 14, 15, 20, 21 et 22 mars 2023 à 20 h. </span>       <br />
       Le 100ecs - Établissement Culturel Solidaire, Paris 12e, 01 46 28 80 94.       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; 100ecs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Et-un-regard-neuf-eclaira-Le-Misanthrope_a3484.html</link>
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   <title>"À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie</title>
   <pubDate>Tue, 24 Sep 2019 09:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   René Loyon présente "À deux heures du matin" de Falk Richter, fin observateur des us et coutumes contemporaines. Le texte, qui se présente comme un matériau théâtral à la libre disposition du metteur en scène, décrit l'état de dépendance à la Toile de différents personnages.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37575046-33128785.jpg?v=1569310613" alt=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" title=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" />
     </div>
     <div>
      En  recherches d'icônes, de babil, de com'de soi. Les situations, les mots sont quasiment  retranscrits de la réalité ainsi que leurs tourments liés à la Disparition de la représentation de Soi, de l'Autre.  À deux heures du matin, les dialogues et les monologues s'entrelacent, tournent en boucle. C'est bien évidemment un instant ironique ou tragique qui est proposé.       <br />
              <br />
       La mise en scène de René Loyon offre au spectateur comme un tournis. Sans vidéo-projection, avec les seuls moyens d'un éclairage bilatéral de bel effet prismatique et quelques sièges, les comédiens composent une suite de variations des faits et des gestes - du monde connecté - plus vrai que vrai. Tous les protagonistes passent à la sellette. To cross-examine to cross-question.       <br />
              <br />
       Le spectateur est en pays de co - naissance.  Il reconnaît ces personnes abreuvées d'images et de liens qui demeurent malgré tout insatiables.  Il est deux heures du matin et le monde ne répond plus à leur désir et à leur volonté. L'autre n'est plus celui qui les accompagne dans leur être en puissance. Le réveil au monde n'est plus qu'un bousculant tohu-bohu. Il est deux heures du matin, et tout l'être, ses certitudes se dissolvant, se recroqueville et pleure. Il est deux  heures du matin : heure poreuse, heure panique.       <br />
              <br />
       Les personnages sont agités, font des crises de manque, ne savent pas qu'ils cherchent le repos. Tous sont pris dans les filets de la communication électronique. Les liens forment bien des nœuds, ils sont étranglés. Tous entre-noués.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37575046-33128804.jpg?v=1569310830" alt=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" title=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" />
     </div>
     <div>
      La composition à cinq comédiens est rythmée, nerveuse, franche. Quasi musicale, elle met en valeur les corps, les expressions et les timbres des voix exprimant, avec beaucoup de fluidité et de précision, les situations, les gestuelles, les vocabulaires standardisés du nouveau monde. À chaque jeu de scène, le spectateur peut décrypter des petites fables : mon miroir, mon scénario, mon désir et ma volonté, mon parfaire en mouvement, &quot;my performance&quot;, &quot;my compétition&quot;, &quot;my challenge&quot;, &quot;my success&quot; postés, transpostés par &quot;Mon phone si smart&quot;, ma pomme à croquer, ma si belle réussite, mon &quot;ça m'sonne&quot; dans la tête.       <br />
              <br />
       Dans leur trajet, les comédiens de René Loyon poussent les personnages au stade de l'ébahissement, du trouble, de la déchirure, juste avant celui de la conscience et de l'action. Tous clivés. Tous ligotés. Pour le spectateur, autant de fragments de fascination égotistes, d'égoïcones travaillés par cinq caractères ayant leur itinéraire propre. De la stupeur de l'incompréhension à la colère, et à la peur.       <br />
              <br />
       Les acteurs échappent pourtant à la monstration du tragique et de la caricature. En nouveaux arlequins ils pratiquent un contre-jeu, distancié et efficace. Ils créent un instant de vitalité communicante, de plaisir et d'intelligence. Tenant le contrepied, ils créent une réalité. De ces insomnies hyper actives, ces corps assaillis non pas de cauchemars (comme avant) mais d'images devenues bien réelles parce que virtual et non plus virtuelles, de ces images en flux, ces images en boucles qui déréalisent, de ces besoins d'activités frénétiques, ces besoins de mises en échos permanentes, ils offrent une &quot;Re-Présentation&quot;. Sans images autres que celles des comédiens eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Au spectateur est posée une question. Comment s'échapper de ce maillage de toiles d'araignées…W W W. Comment trouver un nouveau langage ? Un nouveau silence ?       <br />
              <br />
       La réponse est toute trouvée. &quot;À deux heures du matin&quot; propose l'usage de la comédie. Un théâtre d'estrade bien tempéré qui dénonce les travers d'une société.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À deux heures du matin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37575046-33128846.jpg?v=1569310879" alt=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" title=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Falk Richter (chez L'Arche Éditeur).       <br />
       Traduction : Anne Monfort.       <br />
       Mise en scène : René Loyon       <br />
       Avec : Claire Barrabès, Charly Breton, Moussa Kobzili, Olivia Kryger, Hugo Seksig.       <br />
       Dramaturgie : Laurence Campet.       <br />
       Lumières : Laurent Castaingt.       <br />
       Compagnie René Loyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 75 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13/09 au 13/10 2019.</span>       <br />
       Lundi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi et samedi à 19 h,       <br />
       Les dimanches à 17h sauf le dimanche 13/10 &gt; représentation à 16h30!       <br />
       Théâtre L'Atalante, Paris 18e, 01 46 06 11 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-latalante.com/spectacle/a-deux-heures-du-matin/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-latalante.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37575046-33128785.jpg</photo:imgsrc>
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