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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique</title>
   <pubDate>Thu, 21 May 2026 09:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Matthieu Barbin et son avatar féminin, Sara Forever, enflamment l'espace du théâtre – scène et salle comprises dans la même unité – électrisé par leur présence charismatique. Fardé à souhait et exhibant des tenues féminines à faire tomber en pâmoison les moins sémillants des séminaristes, convoquant des archives personnelles où sa chère mère occupera la place centrale, les mixant avec des archives peuplées d'icônes mythiques, entre pauses poétiques et musiques déferlantes, il/elle va se donner à voir dans un spectacle complet transcendant les frontières établies des genres, artistiques et autres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377608.jpg?v=1779348346" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Sous des dehors délibérément ludiques et avec la sincérité propre à la culture drag, le performeur aux multiples facettes va épouser, une heure et quart durant, le crédo nietzschéen de la déconstruction radicale pour embrasser de nouveaux horizons. Déconstruire les liens de filiation, les siens, mais aussi ceux des icônes de la pop music et du cinéma, pour mieux construire de nouvelles identités. À l'instar de sa propre mutation en Sara Forever, il n'aura de cesse de convoquer des archives projetées sur grand écran pour donner vie à cette exploration en 3D des destinées, dont la sienne. Destinées ponctuées de séquences performatives des plus explosives.       <br />
              <br />
       Ainsi du &quot;générique&quot; faisant défiler les noms de figures mythiques du cinéma, du pop art et de la pop music… On peut y lire les noms de Romy Schneider, Liza Minnelli, Judy Garland, Dolly Parton, Miley Cyrus, Prince, Michael Jackson… et, en très bonne place, le nom de celle qui sera la star incontournable de son show débridé : Marylis, sa génitrice, à laquelle il consacre des attentions privilégiées en projetant des rushs de films tournés dans la sphère familiale avec, cerise sur le gâteau, gros plan sur l'anniversaire partagé.       <br />
              <br />
       Le fil rouge tramant le spectacle étant visiblement à trouver du côté des relations entre les noms d'artistes cités et son histoire en devenir… Outre la notoriété des stars citées, ce qui les relie entre elles, c'est leur lien de parenté (mère fille pour Judy Garland et Liza Minnelli ; cousines de longue date avec sa filleule pour Dolly Parton et Miley Cyrus…), sans évoquer pour ces stars une addiction avérée aux médocs ayant causé la perte d'un certain nombre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377610.jpg?v=1779348370" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Le performeur n'hésitera pas non plus à manipuler les archives en projetant une vidéo dans laquelle il se métamorphose en Liza Minnelli fardée en Drag Queen et dialoguant avec Judy Garland. De même, dans le générique cité, il apparaîtra avec sa propre mère aux origines ouvrières au côté des Kings de la pop music qu'étaient Prince et Michael Jackson. Un jeu gratuit ? Non… une confrontation délibérée à l'enfance d'autres figures de la scène pour faire émerger ce qui, dans la mise en jeu de leurs filiations et devenirs, lui parle… Ainsi, pour éclairer ses propres désirs de transformation – comment Matthieu Barbin est devenu Sara Forever, un avatar qui lui va pour toujours… – aura-t-il besoin de ces rencontres hors-champ, lui qui privé de sorties au théâtre dans sa prime jeunesse a découvert le monde (des arts) au travers de la petite lucarne du récepteur maternel.       <br />
              <br />
       Rembobinage… Entrée fulgurante dans sa chambre d'enfant… Comme lors d'un accouchement, déchirant le drap tendu verticalement, il/elle jaillit au monde en chantant à tue-tête. Drapée d'une cape d'un rouge flamboyant dont les pans ne sont pas sans évoquer les lèvres d'une vulve géante, serrée dans un corset portant haut sa poitrine et porte-jarretelles exhibé, Sara Forever, la magnifique, apparaît alors dans la splendeur de ses exubérances. Se saisissant d'un baigneur en celluloïd posé là – avatar de lui enfant – elle le balance derrière elle après avoir dansé avec lui, le tenant à bout de bras pour célébrer sa renaissance sur les fonts baptismaux d'un plateau de théâtre… Réminiscence de &quot;scènes originaires&quot; où, dans le cocon de sa chambre à coucher, il jouait à se travestir en imitant les vedettes du petit écran, cette fenêtre par laquelle elles pénétraient pour rejoindre ses fantasmes.       <br />
              <br />
       Le décor étant planté, &quot;il&quot; ayant accouché d'&quot;elle&quot;, va alors se succéder comme dans un kaléidoscope géant, une mosaïque de tableaux survitaminés débordant de musique pop sur fond d'écrans cinématographiques. Ainsi du destin – réinterprété librement – de Sissi Impératrice, alias Romy Schneider, assorti des commentaires iconoclastes du performeur, dansant comme elle en commentant sans fioritures l'oppression causée par la robe enserrant l'icône. Une oppression visible en cachant une autre plus intime ; le fardeau d'une mère allemande, star sous Hitler. Une oppression dont le performeur la libérera dans une interprétation trash où, coiffé d'une perruque rouge sang, il se lancera dans une chorégraphie frénétique sous les hurlements de la musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377716.jpg?v=1779348396" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Ou encore le destin – fabuleusement artistique – du couple mère-fille que formaient Judy Garland et Liza Minnelli, invitant le performeur à interpréter, chapeau vissé sur le crâne et juché sur une chaise, un numéro sorti tout droit de &quot;Cabaret&quot;, film dont le rôle principal revenait à Liza Minnelli… Une invitation à rebondir sur le couple mère-fils que le performeur forme avec sa mère, ouvrière rêvant – en regardant les &quot;vedettes dans le poste&quot; – que son fils fasse du cinéma ; le septième art comme ascenseur social. À chacun son destin, à chacun de le reproduire… ou d'y échapper en se projetant dans d'autres que soi.       <br />
              <br />
       Jouer, rejouer, se déjouer… Parmi ses figures d'identification, deux superstars, Prince et Michael Jackson. Mais que prendre de ces héritages mythiques ? Garder le strass et les paillettes, garder le talent, l'énergie géniale et l'excentricité rompant avec toutes les injonctions. Refuser les écarts mettant en jeu d'autres formes d'asservissement. Faire le tri dans les successions, conserver l'essentiel pour naître à soi-même dans un mouvement ininterrompu… Ainsi, drapé superbement dans une cape brodée des napoléons économisés par sa chère maman, il disparaitra – royalement – en fond de scène, accompagné par un délire d'applaudissements.       <br />
              <br />
       Dans une chambre-cabaret flamboyante, une Drag Queen électrique du nom de Sara Forever (âme sœur scénique de Matthieu Barbin) subjugue à coups de sincérité filiale et d'interprétations artistiques effrénées, où les tenues vestimentaires et les wigs échevelées, les lipsyncs tonitruants et la mise en jeu décomplexée des codes de l'univers singulier du Drag (Cf. la séquence où Matthieu/Sara rejoint les spectateurs, travesti en doigt en mousse géant et distribuant généreusement des drags dollar…) vont s'allier aux accents de la pop music déchainée. Un cocktail assurément explosif de nature à rompre les chaines de la pensée conventionnelle, rappelant – si besoin était – que le Drag est par essence &quot;un genre&quot; performatif à vertu subversive.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 7 mai 2026, Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dynasties"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377723.jpg?v=1779348417" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Création 2024.       <br />
       Mise en scène et performance : Matthieu Barbin/Sara Forever.       <br />
       Collaboration à l'écriture et création vidéo : Florent Gouëlou.       <br />
       Regard extérieur : Dalila Khatir.       <br />
       Lumières et régie générale : François Boulet.       <br />
       Son : Géraldine Belin.       <br />
       Costumes : Aymerick Zana et Lion Ascendant Connasse.       <br />
       Wigs, headpieces : Hitsublu.       <br />
       Traitement des vidéos : Aurélien Binault.       <br />
       Effets pyrotechniques : Marc Chevillon.       <br />
       Habillage : Cara Benassayag.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Représenté du 5 au 7 mai 2026, Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine à Bordeaux (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>        <br />
       <span class="fluo_jaune">28 et 29 mai 2026 :</span> Le Manège - Scène Nationale, Reims (51).       <br />
       Du 10 au 13 et du 16 au 19 décembre 2026 : MC93, Bobigny (93).       <br />
       Du 4 au 6 mars 2027 : Bonlieu - Scène Nationale, Annecy (74).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96659983-67377608.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dynasties-D-une-chambre-a-soi-a-un-grand-cabaret-queer-la-revue-intime-et-spectaculaire-d-une-Drag-Queen-electrique_a4563.html</link>
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   <title>"Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant</title>
   <pubDate>Tue, 12 May 2026 13:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Elle s'appelle Marie-Fleur. Une gamine rigolote qui partage des bonbons acides avec ses copines en prélude à la pièce avant d'aller chanter dans le chœur de l'église. Une gamine que l'on retrouve quelques années plus tard dans la salle d'un tribunal accusée de consommer d'autres stimulants que des bonbons acides, condamnée à porter un bracelet et à suivre un parcours de désintoxication. Marie-Fleur va être le lien entre les différents personnages de "Hautes Perchées".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293542.jpg?v=1778585526" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Car il est question dans ce spectacle de se pencher sur les structures qui suivent et aident les personnes en addiction aux substances psychoactives, mais sans oublier également les autres addictions, les légales, qu'elles soient alcooliques ou médicamenteuses. Ainsi Marie-Fleur va tour à tour être confrontée à une juge d'application des peines, à la directrice d'un Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers(ères) de drogue (CAARUD) et aux embûches que la vie et la société sèment sur les existences des marginalisés.       <br />
              <br />
       Maurin Ollès, auteur et metteur en scène, s'interroge sur l'application effective de la Politique de Réduction des Risques décidée en France dans les années quatre-vingt pour lutter contre l'épidémie de sida. L'un de ces volets sera de lutter contre la propagation du virus en distribuant des seringues neuves aux droguées et drogués. L'autre volet : ouvrir dans les grandes villes des salles où les drogués à la rue pourront s'injecter le poison en toute sécurité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293561.jpg?v=1778585686" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Sans jamais être moralisateur, le texte de Maurin Ollès parvient à révéler les atermoiements des politiques de la ville en mettant en avant le travail de l'association qui gère la CAARUD et en particulier sa directrice incarnée. Le choix politique entre pénalisation et accompagnement des consommateurs de drogue est clairement mis en question, avec cœur et distance. Le spectacle résonne d'humour et de musique, plutôt que de condamnation. Il ondule entre comédie musicale assumée (sans chorégraphie, mais avec une présence musicale intense et performante) et théâtre, avec une fin qui resplendit d'espoir – même si cette fin est totalement fictive, hélas, avec une vraie mise en œuvre d'aide aux plus défavorisés.       <br />
              <br />
       Une énergie farouche, volontaire, ancrée anime tous les personnages, malgré leurs faiblesses, leurs manques affichés. Tout prend ici une allure de résistance engagée : résistance aux drogues, résistance aux dénigrements du voisinage et d'une certaine presse, résistance aux violences dues à la consommation de drogues, d'alcool ou autre, résistance surtout à l'indifférence et à l'absence de sentiments, car les quatre personnages principaux (quatre femmes) sont autant de combattantes pour la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293567.jpg?v=1778585731" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Grâce à un dispositif scénique mobile, la pièce se déroule dans les locaux de l'association, soit dans le bureau de la juge, soit dans la rue. Sur la droite de la scène, l'orchestre intervient régulièrement, pour soutenir les scènes ou pour accompagner les chansons. Des chansons pour la plupart tirées du répertoire d'Aznavour, d'Alicia Keys, de Lucio Battisti, de Nicoletta, mais totalement réorchestrées pour la batterie, le clavier et la basse du groupe formé de Bedis Tir, d'Arnold Zeilig et de Simon Avérous qui pulse jazz et insuffle à la pièce une distance musicale puissante. Trois musiciens qui endossent également les rôles de personnages masculins, tandis que les comédiennes deviennent toutes à tour de rôle chanteuses ou choristes.       <br />
              <br />
       La distribution, originale, investie et talentueuse, contamine allègrement toute la salle de sa belle énergie. Des interprètes de talent aussi bien dans le jeu, le chant et la musique qui portent haut cette volonté de résistance à l'inertie administrative. Une belle façon de jeter un coup de pied dans la fourmilière.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu à La Criée, CDN de Marseille, le 12 mars 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hautes Perchées"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293603.jpg?v=1778587630" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Maurin Ollès, avec l'ensemble de l'équipe artistique.       <br />
       Collaboration artistique : Clara Bonnet.       <br />
       Mise en scène : Maurin Ollès.       <br />
       Assistant mise en scène et dramaturgie : Hugo Titem-Delaveau.       <br />
       Avec : Simon Avérous, Clara Bonnet, Émilie Incerti Formentini, Mathilde-Édith Mennetrier, Bedis Tir, Arnold Zeilig, Mélissa Zehner.       <br />
       Dramaturgie : Simon Avérous, Clara Bonnet et Maurin Ollès.       <br />
       Composition musicale : Bedis Tir, Arnold Zeilig, Simon Avérous.       <br />
       Son : Mathieu Plantevin.       <br />
       Scénographie : Zoé Pautet.       <br />
       Lumière : Bruno Marsol.       <br />
       Costumes : Marnie Langlois.       <br />
       Régie générale : Clémentine Pradier, Maureen Cleret.       <br />
       Regard scientifique : Marie Dos Santos.       <br />
       Par la Compagnie La Crapule.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 2 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 5 juin 2026.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h.       <br />
       La Comédie - CDN, L'Atelier, 13, rue du Moulin Brûlé, Reims (51).       <br />
       Infos/billetterie : 03 26 48 49 10.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lacomediedereims.fr/selection/event/date?productId=10229366002938&amp;gtmStepTracking=true" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lacomediedereims.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lacomediedereims.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       En cours de construction :       <br />
       MC2 - Scène Nationale de Grenoble, Les Célestins à Lyon, Théâtre National de Nice, CDN de Colmar, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96521491-67293542.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hautes-Perchees-Un-shoot-sain-et-sans-risque-d-addiction-pour-rever-un-peu-a-un-monde-moins-discriminant_a4553.html</link>
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   <title>"Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2024 16:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   D'une histoire vraie qui a eu lieu en 1968, Pauline Bureau a écrit et met en scène une pièce dans laquelle le football féminin est mis à l'honneur. Aujourd'hui, le fait est acquis, il a gagné ses lettres de noblesse, même si, par rapport aux hommes, les enjeux et l'attention médiatique sont sans aucune commune mesure. C'est en revenant à ses origines que "Féminines" décrypte une époque avec son sexisme et son machisme en nous le replaçant dans un cadre des plus humoristiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58051744.jpg?v=1716302363" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur une scénographie découpée en deux parties avec, au premier étage d'un bâtiment, de grosses lettres lumineuses &quot;Entreprise Gravix&quot; ornées au fronton. Derrière celles-ci, se trouvent trois établis sur lesquels trois femmes travaillent à la chaîne. Au rez-de-chaussée se situe une salle qui va devenir un vestiaire avec un entraîneur (Nicolas Chupin) et son adjoint (Yann Burlot). Durant toute la représentation sont projetés les entraînements et les matchs sur un écran en lieu et place des établis et des grosses lettres lumineuses du bâtiment. Nous sommes ainsi dans trois lieux différents de la ville de Reims, l'usine, le stade et aussi, le temps d'une scène, la chambre à coucher d'une joueuse, ouvrière aussi de son état.       <br />
              <br />
       Nous sommes en 1968. La date n'est pas choisie au hasard, car elle est celle, réelle, d'une aventure qui a démarré à Reims avec une équipe de footballeuses qui s'est montée dans le cadre d'une première partie d'une représentation, qui devait divertir les foules comme celle de l'année précédente avec un combat de nains. Sauf que leur maîtrise a fait qu'elles sont devenues les ambassadrices du football féminin en allant dans tout l'Hexagone, en faisant des émules et engendrant un début d'adoption dans les esprits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58051748.jpg?v=1716302402" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
     </div>
     <div>
      Ce qui est mis en avant, et qu'on ne peut oublier, est qu'en 1968, la femme était considérée comme inégale à l'homme d'un point de vue politique et social. Dans le foyer familial, elle était estimée comme mineure par rapport à son mari qui, de son côté, était considéré comme le chef de famille exclusif. Elle avait pour destinée, celle de devenir une épouse et une mère.       <br />
              <br />
       La fable rend compte de l'état d'esprit d'une époque, par le biais de l'humour, de l'inégalité de la femme par rapport à l'homme même si, encore aujourd'hui malheureusement, de fortes inégalités subsistent. Se dessinent donc ce machisme et ce sexisme, monnaies courantes à l'époque, le football étant considéré comme sport masculin et devenant ainsi un baromètre autant politique que social d'une société.        <br />
              <br />
       La musique joue un rôle important en apportant une touche fraîche, dansante et comique dans plusieurs scènes. Un aspect cinématographique, via des films, est utilisé pour montrer les entraînements et les matchs, créant ainsi d'autres ruptures de jeu permettant de donner une vue autant côté cour que dans les coulisses de la construction de cette équipe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58051808.jpg?v=1716302432" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
     </div>
     <div>
      Différents segments dramaturgiques sont découpés en scènes, faisant basculer le spectacle de l'univers du sport, avec le vestiaire et le stade, à celui du travail à la chaîne dans une usine, et dans celui plus intime du domicile d'une footballeuse. Sont ainsi déclinées des vues intimes, extimes et extérieures de nos protagonistes face autant aux adversaires à rencontrer durant les matchs que celui de l'époux, du père, du patron et du public pendant les matchs, ainsi que celui tout aussi important du rapport à soi-même. Plusieurs thèmes se marient donc qui débordent sur les champs autant sociaux que psychologiques.       <br />
              <br />
       Il y a toujours un ou plusieurs personnages qui se retrouvent à cheval entre ces différents univers en incarnant chacun le visage d'une lutte, afin de trouver une place pleine et entière sur un terrain, au travail et chez soi.       <br />
              <br />
       Nous sommes symboliquement en face de deux rives qui se font face. D'un côté, les hommes, de l'autre côté les femmes avec, au milieu, un entraîneur qui mène cette équipe de footballeuses vers une prise de conscience de leur identité sportive dans un champ investi par les hommes, portée par un jeu théâtral où différents visages apparaissent. Soit celui de débutantes qui se jettent à l'eau pour se découvrir finalement, soit celui de continuer une passion (Camille Garcia), soit celui de s'évader d'un univers contraint et violent, soit celui de poursuivre une pratique afin d'en faire son métier (Marie Nicolle).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58051821.jpg?v=1716302464" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
     </div>
     <div>
      Dans ces différentes trames, l'équilibre se joue entre le texte, la musique et la danse. Le texte et la mise en scène de Pauline Bureau arrivent à marier différentes perceptions d'un sport et de celles qui le jouent. Dans le jeu, nous sommes sur plusieurs registres. Celui avant tout du comique dans les attitudes, les propos, la gestuelle. Puis, avec la danse, dans le cadre de déhanchements effectués comme sur une piste d'un club, le combat sportif devient politique, celui &quot;d'entrer dans la danse&quot; afin de trouver sa place dans un monde qui les exclut. C'est avec cet art que les corps se libèrent, trouvent leur équilibre, leur épanouissement et leur amplitude.       <br />
              <br />
       La pièce bascule d'un plan à un autre, d'une scène à une autre en passant de l'essai à la maîtrise, de la défaite à la victoire, des rires aux pleurs, de la colère à l'enthousiasme et de la violence à l'entraide. Ce sont sur ces différentes ruptures et évolutions de jeu que ce beau spectacle est construit, offrant ainsi un plaisir autant des situations que du tempo.       <br />
              <br />
       <b>Les représentations ont eu lieu du 14 au 17 mai 2024 à la Grande Halle de la Villette.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les féminines"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58052132.jpg?v=1716303408" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Pauline Bureau.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Léa Fouillet.       <br />
       Avec : Yann Burlot, Nicolas Chupin (de la Comédie-Française), Rébecca Finet, Sonia Floire, Léa Fouillet, Camille Garcia, Marie Nicolle, Anthony Roullier, Claire Toubin, Catherine Vinatier.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Roy.       <br />
       Costumes et accessoires : Alice Touvet.       <br />
       Composition musicale et sonore : Vincent Hulot.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol.       <br />
       Lumière : Sébastien Böhm.       <br />
       Dramaturgie : Benoîte Bureau.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Zanibelli, Gaëlle Hausermann.       <br />
       Direction technique : John Carroll.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">22 mai 2024 :</span> Théâtre Alexandre Dumas, Saint-Germain-en-Laye (78).       <br />
       5 juin 2024 : La Filature – Scène nationale,  Mulhouse (68).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58052134.jpg?v=1716303474" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80422947-58051744.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-feminines-droles-professionnelles-et-feministes-_a3911.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine</title>
   <pubDate>Wed, 01 Feb 2023 07:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ça commence limite "foutage de gueule", genre numéro de cirque en guise d'attraction préambulaire… Après le combat de catch de nains, pourquoi pas un match de foot féminin pour ouvrir la kermesse annuelle du journal L'Union à Reims ! Sauf que… les choses vont prendre une tournure inattendue… Avec une coupe du monde à la clé ! C'est la nouvelle et formidable histoire de femmes que nous racontent Pauline Bureau et sa compagnie La Part des Anges.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162289.jpg?v=1675188246" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Reims, été 68. Dans la perspective d'un événement footballistique important, coach et cadres de l'équipe locale cherche une attraction en préambule de la confrontation sportive… Et pourquoi pas des femmes courant après un ballon, c'est original et rigolo, du jamais vu ! Des filles sur un terrain de foot, voilà un divertissement apte à régaler les mâles… majoritaires sur les gradins.       <br />
              <br />
       S'ensuit un appel à candidates qui, à la grande surprise de l'initiateur, fonctionne et plusieurs répondent présentes. Mais son étonnement est total quand il les voit taper dans le ballon ; et jouer avec enthousiasme, aisance, rapidité et une immense liberté, sans retenue. Elles ont entre 16 et 32 ans, venant d'horizons différents, et sont bien décidées à faire de cette mauvaise plaisanterie divertissante l'aventure de leur vie.       <br />
              <br />
       Et, ici, Pauline Bureau nous rappelle que l'histoire du football féminin est indissociable de l'évolution de la société et de ses luttes. Femmes footballeuses, femmes ouvrières, l'un peut être l'échappatoire de l'autre, enquête historique, en quête d'histoire… Plusieurs aspects de la condition de la femme sont abordés, montrés. Et dans les années soixante, de la famille à l'usine, les exemples ne manquent pas, actualités sociales sur fond de rendement à la chaîne, de taux horaires, flagrantes et énormes disparités de salaires entre les hommes et les femmes (ça a changé ?), etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162290.jpg?v=1675188983" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Décor astucieusement conçu sur deux niveaux : en haut, c'est l'atelier prolétaire, le bas étant dédié au foot, aux coulisses, les vestiaires. Troisième élément qui prend vite son importance, l'écran format horizontal qui se déploie sur le niveau haut (usine) sur lequel est projeté un film (réalisé par Pauline Bureau et Nathalie Cabrol), face extérieure de la vie des footballeuses, en images sportives d'entraînements et de matchs filmés… en &quot;opposition&quot; à l'aspect pile de la vie intérieure de celles-ci, tant dans les vestiaires que dans des lieux plus intimes telle la chambre de Rose, l'une d'entre elles, ou la salle à manger familiale de Marinette.       <br />
              <br />
       À l'étage industrieux, ouvrières affectées à la presse hydraulique, à la chaîne, mains attachées par sécurité… oui, mais aussi expression d'une symbolique forte, attachées/détachées par le contremaître, maître… forcément masculin. Inégalités dans tous les domaines, celle salariale, historique archaïsme maintenu ; ou celle du couple où le conjoint à la posture dominante peut en venir aux viols/violences sous le prétexte d'une demande en mariage s'écrasant lamentablement devant le refus d'une compagne qui, dans sa démarche d'indépendance sportive, voit poindre une liberté sociale et morale à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162291.jpg?v=1675189066" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      En intermèdes des jeux de vestiaires, discrètement, se mêlent en contrepoint des moments plus intimes. Notamment quand Françoise, gardienne du stade et joueuse, ne sachant pas lire, demande à Marinette de lui dire ce qu'est la lettre qu'elle vient de recevoir. Par la suite, cette dernière lui apprendra petit à petit. Se joue ici aussi une partition de la solidarité… L'équipe est un groupe de femmes solidaire qui s'entraide. Idem pour Rose lorsqu'elle est battue - par celui qui aurait pu être son époux s'il avait été moins con - car elle ne veut pas devenir une épouse soumise. Elle sera accueillie, après avoir quitté le domicile des ébats et battues, par Joana.       <br />
              <br />
       L'une des grandes réussites de Pauline Bureau est de nous proposer une association ingénieuse, claire et précise, de la vie sportive et de l'intimité de ces femmes où paraît, avec comme toujours une vraie et talentueuse implication des membres de la compagnie, l'évolution de chacune d'entre elles, en reflet de ce que fut sans doute la réalité à cette époque-là… Difficile de concilier le rôle de mère de famille et une activité sportive prenante !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162292.jpg?v=1675189157" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Marinette, par exemple, au départ lycéenne, va grandir, changer, aller vers plus de maturité. Elle change de look, de coiffure (coupe ses cheveux), devient &quot;femme&quot;, quittant l'adolescence (du début). Dans le même temps, elle a appris à lire à Françoise. Parallèlement, les ouvrières de l'usine se mettent en grève. Elles revendiquent notamment l'égalité salariale. Tenant bon, les négociations finissent par devenir intéressantes pour elles. Le combat se transforme en victoire… But !       <br />
              <br />
       1978, Taipei. L'équipe de France (joueuses majoritairement issues de l'équipe de Reims) gagne la coupe du monde. Elles sont sacrées championnes du monde !       <br />
              <br />
       Les femmes ont pris de l'importance. L'équipe peut penser différemment. Certaines se sont libérées du carcan familial, d'autres ont appris à lire, à penser sans les hommes, à faire bouger les lignes. C'est l'histoire d'une libération, celle des femmes s'affranchissant du pouvoir des mâles. L'apport de la féminité victorieuse au sein des vieux préjugés machistes. Dans un sport qui ne s'écrivait, ne s'envisageait qu'au masculin, des femmes ont commencé à graver leurs noms, à démontrer, à mettre en avant, leur indépendance et la force obstinée de leur combat... qui doit encore - car malheureusement rien n'est définitivement acquis - se poursuivre aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Féminines"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162293.jpg?v=1675189205" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Pauline Bureau.       <br />
       Assistante à la mise en scène et régie plateau : Léa Fouillet.       <br />
       Avec : Yann Burlot, Rébecca Finet, Sonia Floire, Léa Fouillet, Camille Garcia, Mounir Margoum, Marie Nicolle, Anthony Roullier, Claire Toubin, Catherine Vinatier.       <br />
       Dramaturgie : Benoîte Bureau.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Roy.       <br />
       Composition musicale et sonore : Vincent Hulot.       <br />
       Lumière : Sébastien Böhm.       <br />
       Costumes et accessoires : Alice Touvet.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Perruques : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Zanibelli et Gaëlle Hausermann.       <br />
       Cheffe opératrice : Florence Levasseur.       <br />
       Cadreurs : Christophe Touche et Jérémy Secco.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
       Par la Compagnie La Part des Anges.       <br />
       Créé le 5 novembre 2019 à la Comédie de Caen - CDN de Normandie.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 18 février 2023.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h et dimanche à 16 h.       <br />
       TQI CDN du Val-de-Marne, La Fabrique, Salle Adel Hakim, Ivry-sur-Seine (94), 01 43 90 11 11 .       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-quartiers-ivry.com/saison/spectacle/feminines.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatre-quartiers-ivry.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 février 2023 :</span> Centre Culturel Robert Desnos - Scène nationale, Evry (91).       <br />
       24 février 2023 : Pôle En Scènes - scène conventionnée, Bron (69).       <br />
       28 février 2023 : Théâtre du Jura, Delémont (Suisse).       <br />
       7 mars 2023 : Le Quai des Arts, Argentan (61).       <br />
       Du 25 au 28 avril 2023 : Théâtre national Bordeaux Aquitaine - CDN, Bordeaux (33).       <br />
       8 et 9 mai 2023 : Le Radiant, Caluire-et-Cuire (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70492970-49162289.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Feminines-Le-foot-en-version-feminine-pour-une-etonnante-aventure-humaine_a3501.html</link>
  </item>

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   <title>"Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine</title>
   <pubDate>Fri, 02 Oct 2020 09:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ça commence limite "foutage de gueule", genre numéro de cirque en guise d'attraction préambulaire… Après le combat de catch de nains, pourquoi un match de foot féminin pour ouvrir la kermesse annuelle du journal L'Union à Reims ! Sauf que… les choses vont prendre une tournure inattendue… Avec une coupe du monde à la clé ! C'est la nouvelle et formidable histoire de femmes que nous racontent Pauline Bureau et sa compagnie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50261580-38844385.jpg?v=1575635976" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Reims, été 68. Dans la perspective d'un événement footballistique important, coach et cadres de l'équipe locale cherche une attraction en préambule de la confrontation sportive… Et pourquoi pas des femmes courant après un ballon, c'est original et rigolo, du jamais vu !* Des filles sur un terrain de foot, voilà un divertissement apte à régaler les mâles… majoritaires sur les gradins.       <br />
              <br />
       S'ensuit un appel à candidates qui, à la grande surprise de l'initiateur (Nicolas Chupin), répondent présentes. Mais son étonnement est total quand il les voit taper dans le ballon ; et jouer avec enthousiasme, aisance, rapidité et une immense liberté, sans retenue. Elles ont entre 16 et 32 ans, venant d'horizons différents, et sont bien décidées à faire de cette mauvaise plaisanterie divertissante l'aventure de leur vie.       <br />
              <br />
       Et, ici, Pauline Bureau nous rappelle que l'histoire du football féminin est indissociable de l'évolution de la société et de ses luttes. Femmes footballeuses, femmes ouvrières, l'un peut être l'échappatoire de l'autre, enquête historique, en quête d'histoire… Plusieurs aspects de la condition de la femme sont abordés, montrés. Et dans les années soixante, de la famille à l'usine, les exemples ne manquent pas, actualités sociales sur fond de rendement à la chaîne, de taux horaires, flagrantes et énormes disparités de salaires entre les hommes et les femmes (ça a changé ?), etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50261580-38844386.jpg?v=1575636015" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Décor astucieusement conçu sur deux niveaux : en haut, c'est l'atelier prolétaire, le bas étant dédié au foot, aux coulisses, les vestiaires. Troisième élément qui prend vite son importance, l'écran format horizontal qui se déploie sur le niveau haut (usine) sur lequel est projeté un film (réalisé par Pauline Bureau et Nathalie Cabrol), face extérieure de la vie des footballeuses, en images sportives d'entraînements et de matchs filmés… en &quot;opposition&quot; à l'aspect pile de la vie intérieure de celles-ci, tant dans les vestiaires que dans des lieux plus intimes telle la chambre de Rose (Louise Orry-Diquero), l'une d'entre elles, ou la salle à manger familiale de Marinette (Camille Garcia).       <br />
              <br />
       À l'étage industrieux, ouvrières affectées à la presse hydraulique, à la chaîne, mains attachées par sécurité… oui, mais aussi expression d'une symbolique forte, attachées/détachées par le contremaître, maître… forcément masculin. Inégalités dans tous les domaines, celle salariale, historique archaïsme maintenu ; ou celle du couple où le conjoint à la posture dominante peut en venir aux viols/violences sous le prétexte d'une demande en mariage s'écrasant lamentablement devant le refus d'une compagne qui, dans sa démarche d'indépendance sportive, voit poindre une liberté sociale et morale à venir.       <br />
              <br />
       En intermèdes des jeux de vestiaires, discrètement, se mêlent en contrepoint des moments plus intimes. Notamment quand Françoise (Sonia Floire), gardienne du stade et joueuse, ne sachant pas lire, demande à Marinette de lui dire ce qu'est la lettre qu'elle vient de recevoir. Par la suite, cette dernière lui apprendra petit à petit. Se joue ici aussi une partition de la solidarité… L'équipe est un groupe de femmes solidaire qui s'entraide. Idem pour Rose lorsqu'elle est battue - par celui qui aurait pu être son époux s'il avait été moins con - car elle ne veut pas devenir une épouse soumise. Elle sera accueillie, après avoir quitté le domicile des ébats et battues, par Joana (Marie Nicolle).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50261580-38844387.jpg?v=1575636090" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      La grande réussite de Pauline Bureau est de nous proposer une association ingénieuse, claire et précise, de la vie sportive et de l'intimité de ces femmes où point, avec comme toujours une vraie et talentueuse implication des membres de la compagnie, l'évolution de chacune d'entre elles, en reflet de ce que fut sans doute la réalité à cette époque-là… Difficile de concilier le rôle de mère de famille et une activité sportive prenante !       <br />
              <br />
       Marinette, par exemple, au départ lycéenne, va grandir, changer, aller vers plus de maturité. Elle change de look, de coiffure (coupe ses cheveux), devient &quot;femme&quot;, quittant l'adolescence (du début). Dans le même temps, elle a appris à lire à Françoise. Parallèlement, les ouvrières de l'usine se mettent en grève. Elles revendiquent notamment l'égalité salariale. Tenant bon, les négociations finissent par devenir intéressantes pour elles. Le combat se transforme en Victoire… But !       <br />
              <br />
       1978, Taipei. L'équipe de France (joueuses majoritairement de l'équipe de Reims) gagne la coupe du monde. Sont sacrées championnes du monde !       <br />
              <br />
       Les femmes ont pris de l'importance. L'équipe peut penser différemment. Certaines se sont libérées du carcan familial, d'autres ont appris à lire, à penser sans les hommes, à faire bouger les lignes. C'est l'histoire d'une libération, celle des femmes s'affranchissant du pouvoir des mâles. L'apport de la féminité victorieuse au sein des vieux préjugés machistes. Dans un sport qui ne s'écrivait, ne s'envisageait qu'au masculin, des femmes ont commencé à graver leurs noms, à démontrer, à mettre en avant, leur indépendance et la force obstinée de leur combat... qui doit encore - car malheureusement rien n'est définitivement acquis - se poursuivre aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Pas tout à fait puisque le 1er match de football féminin disputé en France s'est déroulé en 1917. Puis en 1920, 1er match international disputé par les françaises en Angleterre.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Féminines"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50261580-38844388.jpg?v=1575636328" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Pauline Bureau.       <br />
       Assistante à la mise en sène : Léa Fouillet.       <br />
       Avec : Yann Burlot, Nicolas Chupin, Rébecca Finet, Sonia Floire, Léa Fouillet, Camille Garcia, Marie Nicolle, Louise Orry-Diquéro, Anthony Roullier, Catherine Vinatier.       <br />
       Dramaturgie : Benoîte Bureau.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Roy.       <br />
       Composition musicale et sonore : Vincent Hulot.       <br />
       Lumière : Sébastien Böhm.       <br />
       Costumes et accessoires : Alice Touvet.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol, assistée de Christophe Touche.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Zanibelli et Gaëlle Hausermann.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
       Par la Compagnie La Part des Anges.       <br />
       Créé le 5 novembre à la Comédie de Caen - CDN de Normandie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">2 octobre 2020 :</span> Le Volcan - Scène nationale, Le Havre (76). <b>&gt;&gt; Diffusion en direct à 20 h 30 sur France.tv</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 et 9 octobre 2020 :</span> L'Espace des arts - Scène nationale, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 octobre 2020 :</span> La Comète - Scène national, Chalon-en-Champagne (51).       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 octobre 2020 :</span> L'ACB - Scène nationale, Bar-le-Duc (55)       <br />
       Du 10 au 12 novembre 2020 : Théâtre de Cornouaille - Scène nationale, Quimper (29).       <br />
       17 et 18 novembre 2020 : La Filature - Scène nationale, Mulhouse (68).       <br />
       22 novembre 2020 : Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand (93).       <br />
       24 novembre 2020 : Le Rive Gauche - Scène conventionnée, Saint-Etienne-du-Rouvray (76).       <br />
       27 novembre 2020 : Le Quai des arts, Argentan (61).       <br />
       Du 2 au 4 décembre 2020 : Théâtre de Sartrouville - Centre dramatique national, Sartrouville (78).       <br />
       8 et 9 décembre 2020 : La Passerelle - Scène nationale, Saint-Brieuc (22).       <br />
       12 décembre 2020 : Théâtre de Saint-Maur, Saint-Maur (94).       <br />
       17 décembre 2020 : Théâtre de Laval - Scène conventionnée, Laval (53).       <br />
       5 et 6 janvier 2021 : Le ZEF - Scène nationale, Marseille (13).       <br />
       8 janvier 2021 : Théâtre municipal - Scène nationale, Sète (34).       <br />
       13 et 14 janvier 2021 : TNBA - Centre dramatique national, Bordeaux (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Feminines-Le-foot-en-version-feminine-pour-une-etonnante-aventure-humaine_a2799.html</link>
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