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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-14T15:34:09+02:00</dc:date>
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   <title>13e édition du festival L'Esprit du Piano</title>
   <pubDate>Wed, 02 Nov 2022 10:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 9 novembre au 6 décembre 2022, le festival de piano dédié aux plus grands interprètes mais aussi à la découverte de jeunes talents invite une quinzaine d'artistes pour un rendez-vous incontournable à Bordeaux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68460808-48159071.jpg?v=1667381484" alt="13e édition du festival L'Esprit du Piano" title="13e édition du festival L'Esprit du Piano" />
     </div>
     <div>
      Un messie du clavier, Grigory Sokolov, pianiste né à Saint-Petersbourg, est l'un des invités les plus attendus de cette 13e édition. Qui mieux que lui pour incarner justement cet Esprit du Piano que veut faire vivre le rendez-vous des amoureux du clavier ? Ce sera la 19 novembre à l'Auditorium de Bordeaux pour un programme de récital très médité comme toujours consacré aux Suites et Pièces pour clavecin de Purcell, les Variations héroïques opus 35 de Beethoven et au dernier Brahms, celui de 3 Intermezzi opus 117.       <br />
              <br />
       Le 25 novembre, c'est le merveilleux poète norvégien du piano, Leif Ove Andsnes, qui jouera à l'Auditorium avec une belle intention - celle de faire dialoguer la Sonate 1.X.1905 de Janacek, Dvoràk (et ses rares &quot;Impressions poétiques&quot; opus 85) et la Sonate 31 opus 110 de Beethoven pour ses débuts au festival.       <br />
              <br />
       Si Lukas Geniusas a dû reporter à l'année 2023 sa venue à Bordeaux, les mélomanes auront le bonheur d'applaudir Lucas Debargue, révélé en 2015 au Concours Tchaïkovski. Il donnera la Sonate en la mineur H. 310 de Mozart, trois superbes pièces majeures de Chopin et le rare Concerto pour piano seul opus 39 (n8) de Alkan, cet autre beau représentant du piano romantique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68460808-48161991.jpg?v=1667397455" alt="13e édition du festival L'Esprit du Piano" title="13e édition du festival L'Esprit du Piano" />
     </div>
     <div>
      La jeunesse déjà acclamée sera bien représentée évidemment dans divers lieux bordelais outre l'Auditorium (Église Notre-Dame, Théâtre Femina, Université Bordeaux-Montaigne, entre autres). Le 9 novembre, le jeune pianiste sibérien Roman Borisov aura ainsi l'honneur d'ouvrir le festival. Lui succéderont d'autres jeunes instrumentistes prometteurs tels Irina Lankova (28/11), Nour Ayadi (Prix Cortot à seulement vingt ans, pour un concert le 29/11), mais encore le jeune artiste originaire de Sicile Giuseppe Guarrera qui a choisi Scarlatti, Beethoven, Chopin et Liszt pour se faire connaître des Français, le 13 novembre. Entre nombreux autres artistes à ne pas rater, on ira écouter Kotaro Fukuma (le 6/12), dix ans après ses débuts au festival. Le jeune virtuose offrira Chopin, Scriabine et créera mondialement trois pièces de Jacques Cerf, compositeur suisse disparu en 2019.        <br />
              <br />
       Mais il ne faudrait pas oublier la grande place laissée aux génies du jazz. Là encore stars et jeunes pousses déjà bien applaudies se produiront dans la capitale aquitaine. Outre le Mozart du jazz, Chucho Valdès (le 27/11), le public bordelais (ou venu d'ailleurs) découvrira Antonio Faraò Trio (et son fameux leader salué par Herbie Hancock le 12/11) et Joey Alexander Trio (le 14/11), du nom de ce jeune pianiste indonésien déjà remarqué sur la scène jazz. Une 13e édition de L'Esprit du Piano qui s'annonce donc vraiment explosive.       <br />
              <br />
       <b>Festival L'Esprit du Piano</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 novembre au 6 décembre 2022.</span>       <br />
       Les concerts se déroule dans différents lieux : Auditorium, Théâtre Fémina, Salle Point du Jour, Salle des Fêtes du Grand Parc, Église Notre-Dame, tous à Bordeaux ; Science Po Bordeaux et Université Bordeaux Montaigne à Pessac, Le Rocher de Palmer à Cenon.       <br />
       <b>Programme complet :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.espritdupiano.fr/" target="_blank">&gt;&gt; espritdupiano.fr</a>       <br />
              <br />
       Billets :       <br />
       Tél. : 05 56 00 85 95.       <br />
       <a class="link" href="https://www.opera-bordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-bordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix</title>
   <pubDate>Wed, 11 Jul 2018 08:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nouvelle production au Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence de l'opéra de Henry Purcell, "Didon et Enée". Enrichie d'un Prologue commandé à l'écrivaine Maylis de Kerangal replaçant la tragédie de la Reine de Carthage au plus près de l'effroyable actualité et son cortège d'exilés, la production de Vincent Huguet atteint avec une belle sobriété à l'universel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23637677-25834859.jpg?v=1531294251" alt="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" title="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Les circonstances de la composition et de la création de ce premier opéra (ou peut-être à l'origine un masque, genre éminemment anglais) du compositeur britannique sont obscures. Mais il est avéré qu'il fut joué en 1689 dans un pensionnat londonien de jeunes filles. Doté par Purcell d'un prologue mythologique dont la partition musicale est perdue - de même que certains passages de l'opéra lui-même, nous avons l'habitude d'assister à une œuvre resserrée d'une heure, retraçant avec une rare efficacité dramatique les amours malheureuses de la reine Didon et du prince Enée. Le livret de Nahum Tate s'inspire en majeure partie du Chant IV de &quot;L'Enéide&quot; de Virgile, épopée inachevée sur les circonstances de la fondation de Rome par le prince troyen après la destruction de Troie par les Grecs.       <br />
              <br />
       Vincent Huguet, assistant de Patrice Chéreau et académicien au Festival d'Aix en 2011 dans l'Atelier Opéra en Création, a eu l'excellente idée de donner une résonance nouvelle au chef-d'œuvre baroque. Il a donc commandé à Maylis de Kerangal un nouveau prologue explicitant le destin de Didon (dans l'opéra) à l'aune de son passé qu'une jeune femme raconte.        <br />
              <br />
       C'est l'émouvante chanteuse malienne Rokia Traore, voix blanche et trouée de silences, qui l'incarne. Reprenant les éléments que les historiens ont avancés sur les circonstances de la fondation de la colonie de Carthage, l'écrivaine donne la parole à une des compagnes anonymes enlevées à Chypre sur ordre de Didon (ou Elyssa pour les Historiens).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23637677-25834914.jpg?v=1531294285" alt="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" title="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Accompagnée par la harpe-luth mélancolique de Mamah Diabaté-N'Goni, cette récitante révèle les facettes les plus troubles de l'héroïne purcellienne. Elle retrace les faits susceptibles d'expliquer la haine inextinguible des sorcières, qui par leurs agissements provoqueront le départ d'Enée et le suicide de Didon dans l'opéra.       <br />
              <br />
       À l'heure où les constellations apparaissent dans le ciel de Provence (redoublées sur le rideau du plateau), quand quelques lucioles et le vol des oiseaux de nuit en marquent l'heure sacrée, un cortège de femmes s'avance face au public du Théâtre de l'Archevêché. Drapées à l'antique, elles sont les compagnes éprouvées de la Récitante ; ces victimes de toujours des guerres et des catastrophes africaines.        <br />
              <br />
       L'obscurité à peine déchirée par quatre lampes drape ces femmes, qui ont été obligées - comme des millions de migrants de notre époque - de prendre la route de l'exil. Cette référence au drame contemporain sur la scène aixoise (auquel nul n'aura pu éviter de penser) se révèle très forte. Elle inscrit pleinement la mise en scène et l'œuvre dans la lignée de ce que son directeur, Bernard Foccroulle, a mis en œuvre pour l'avenir de l'opéra et du festival depuis son arrivée en 2007 : créer un art et une manifestation en prise avec son temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23637677-25834924.jpg?v=1531294336" alt="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" title="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Quand le rideau se lève sur l'opéra de Purcell proprement dit, une émotion nouvelle plane donc sur l'histoire éternelle de Didon et Enée. Les choix de la scénographie sont simples et beaux, faisant signe d'un point de vue dramaturgique. Ainsi les personnages se déplacent dans le port de Carthage sur un ponton (avec inclusion d'un chapiteau corinthien et d'une colonne grecque rappelant le mythe) évoquant aussi les murs qui s'élèvent désormais aux frontières méditerranéennes.        <br />
              <br />
       Dans la mise en scène épurée et graphique de Vincent Huguet, le ponton occupe la moitié de la scène sur fond d'océan et de ciel, évoqués par les poétiques lumières de Bertrand Couderc. Les beaux costumes mi contemporains mi antiques de Caroline de Vivaise contribuent aussi à ancrer les déchirements de la reine, émigrée venue de Tyr, dans une universalité signifiante.       <br />
              <br />
       Dans la fosse l'Ensemble Pygmalion, dirigé par Vàclav Luks, séduit dans cette partition faisant se succéder avec la volubilité ou la gravité idoines le pur lyrisme des lamentos et le brio des scènes de danses. L'orchestre manifeste dès l'ouverture un sens inné des contrastes et des climats. Se distinguent notamment le Continuo de Pierre Gallon, le clavecin de Ronan Khalil et d'Angélique Mauillon (également à l'orgue), le théorbe de Diego Salamanca et Josh Cheatham et la viole d'Antoine Touche (trois d'entre eux ont été membres de l'Académie du festival).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23637677-25834931.jpg?v=1531294385" alt="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" title="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Kelebogile Pearl Besong est une charismatique Didon qui promet beaucoup. Mais en ce soir de première elle se trouve prise constamment en défaut de justesse (attaques, ligne musicale et déclamation). L'étendue des moyens vocaux de la soprano sud-africaine impressionne quoi qu'il en soit dans cette prise de rôle*.       <br />
              <br />
       Ses conseillères (Sophia Burgos, Rachel Redmond) livrent un beau chant, de même que l'inquiétante Sorcière de Lucile Richardot convainc en malfaisant agent du destin. Si l'Enée du baryton Tobias Greenhalgh se montre un peu raide, le chœur de l'Ensemble Pygmalion brille constamment par l'éclat d'une riche vocalité. Il offre une superbe incarnation du peuple ou des marins de Carthage.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Au moment de terminer cet article (le 9 juillet), nous apprenons que Kelebogile Pearl Besong se retire de la production pour raisons de santé. Elle sera remplacée par la mezzo Anaïk Morel.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23637677-25835608.jpg?v=1531294903" alt="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" title="La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 7 juillet au 23 juillet 2018 à 22 h. </span>        <br />
       Retransmission en léger différé sur le site d'Arte Concert le <span class="fluo_jaune">12 juillet à 22 h 35</span> et en direct sur France Musique à <span class="fluo_jaune">22 h.</span>       <br />
              <br />
       Théâtre de l'Archevêché.       <br />
       26, Rue Gaston Saporta, Aix-en-Provence (13).       <br />
       Tél. : 08 20 922 923.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-aix.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; festival-aix.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Dido and Aeneas&quot; (1689).</b>       <br />
       Opéra en un prologue et trois actes.       <br />
       Musique d'Henry Purcell (1659-1695).       <br />
       Livret de Nahum Tate. Nouveau prologue de Maylis de Kerangal.       <br />
       Durée : 1 h 30 sans entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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