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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux</title>
   <pubDate>Tue, 19 Apr 2022 12:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans cette pièce mal connue, Pirandello pose son regard ironique et inquiet sur la rumeur, les rumeurs. Celles qui courent un peu partout, de tout temps, qui naissent on ne sait où, se répandent comme une peste, sèment le mal qu'elles doivent semer et disparaissent aussi vite qu'elles sont venues. Pour cela, il invente l'arrivée d'un couple accompagné de la belle-mère dans une petite ville.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955629.jpg?v=1650365762" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      Les trois étrangers viennent du sud du pays, rescapés d'un village détruit par un tremblement de terre (Pirandello, Sicilien, connaît les colères du sous-sol). Le mari est secrétaire de la préfecture et, dès leur arrivée, les regards de toute la ville se posent sur ces nouveaux arrivants et s'étonnent de leur manière de vivre. Curiosité. Suivi d'hypothèses. Qui développent des interrogations, puis des soupçons, puis la nécessité de savoir ce qu'il en est réellement de ce couple et de cette belle-mère, à la fin !       <br />
               <br />
       Tout le monde s'en mêle donc. Et l'on suit la quête de ces bruits de couloir depuis la cage d'escalier qui sépare l'appartement de la belle-mère de celui de la famille de l'adjoint au préfet. Toute la pièce va se dérouler dans cet espace ingénieusement pensé par Thibaut Fack, un entremêlement d'escaliers sans fin qui ressemble aux escaliers infinis de Penrose. Le lieu de passage est magnifié et pousse les mouvements scéniques vers une sensation de vertige et d'absurde qui correspond bien à la folie qui s'empare de toute la société dans cette traque de la vérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955630.jpg?v=1650365794" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      Mais le but de Pirandello, en écrivant cette comédie vive et acide, n'est pas simplement de dénoncer cette avidité des humains à regarder dans l'assiette et dans le lit des autres. Il s'agit de pointer du doigt et de la langue le besoin de vérité. De la Vérité. Et, en face de cette &quot;vérité&quot; tant désirée par tous, l'horreur du &quot;doute&quot;. Cette gangrène de rumeur des plus comiques au départ, transforme tous les personnages de la pièce, qu'ils soient simples citoyens ou notables, en inquisiteurs. Comme si ce doute entretenu par les déclarations contradictoires des trois étrangers provoquait chez eux des démangeaisons insupportables.       <br />
               <br />
       L'écriture grossit les traits des personnages, la mise en scène de Julia Vidit accentue encore cette surenchère caricaturale. Le comique explose tant le ridicule de ces personnages est poussé. Un ridicule qui est sous-tendu de tragique. En particulier pour un des personnages, le beau-frère de la famille de notables, spectateur amusé (sorte d'esprit d'Arlequin) qui ironise sur la frénésie de savoir dont tous sont infectés. Il n'y a pas qu'une vérité, prône-t-il. Pourquoi ne pas laisser le doute vivre tranquillement ? La belle idée de mise en scène pour ce personnage qui défend la liberté des apparences est d'avoir vêtu le comédien en femme : une femme avec tous ses atours qu'aucun autre personnage ne semble voir tel qu'il est, comme la preuve en acte que la vérité n'est pas forcément dans le visible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955659.jpg?v=1650365840" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      Aux trois actes écrits par Pirandello, Guillaume Cayet ajoute un quatrième chapitre qui fait table rase du décor et nous propulse dans un &quot;après&quot; où cette quête de &quot;vérité&quot; pousse le peuple à la révolte, la recherche d'un coupable, d'un bouc émissaire (et quels meilleurs coupables que ces étrangers aux habitudes différentes venus du Sud comme aujourd'hui ceux que l'on nomme migrants ?). Alors tombent en poussière les apparentes règles sociales, transformant notables en pourceaux sauvages. Une façon de propulser la pensée corrosive de Pirandello dans le chaos futur des fake news, des dictatures du conformisme et des dangers de l'absolutisme et de l'intolérance.       <br />
              <br />
       Un développement qui fonctionne bien visuellement car il met en lumière le tragique souterrain de la pièce et rattache le propos de la pièce écrite il y a un siècle de nos préoccupations actuelles. Le huis clos éclate alors, on se retrouve dans une cave entouré par la révolte du peuple. Mais ce supplément, très pertinent, est affaibli par le côté un peu répétitif des thèmes que l'on avait déjà perçus dans les trois premiers actes.       <br />
               <br />
       Malgré cette petite lourdeur, ce spectacle fonctionne bien et toutes les comédiennes, tous les comédiens campent magnifiquement ces personnages ciselés dans l'absurde qui courent à perdre haleine dans une dynamique de pure comédie avec tempérament, talent et une bonne humeur communicative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"C'est comme ça (si vous voulez)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955661.jpg?v=1650365866" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      &quot;C'est comme ça (si vous voulez)&quot;       <br />
       Comédie d'après Luigi Pirandello.       <br />
       Nouvelle traduction : Emanuela Pace.       <br />
       Adaptation et écriture : Guillaume Cayet.       <br />
       Mise en scène : Julia Vidit.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Maryse Estier.       <br />
       Avec : Marie-Sohna Condé, Erwan Daouphars, Philippe Frécon, Étienne Guillot, Adil Laboudi, Olivia Mabounga, Véronique Mangenot, Barthélémy Meridjen, Lisa Pajon.       <br />
       Dramaturgie : Guillaume Cayet.       <br />
       Scénographie : Thibaut Fack.       <br />
       Lumières : Thomas Cottereau.       <br />
       Son : Bernard Valléry.       <br />
       Costumes : Valérie Ranchoux-Carta, assistée de Rose-Catherine Mariani, Alix Descieux Read, Ophélie Reiller, Jennifer Ball.       <br />
       Perruques et maquillages : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Accessoires : Antonin Bouvret.       <br />
       Construction décor : Bureau d'études Studio Cèdre, atelier de décor du Théâtre de la Manufacture de Nancy.       <br />
       Durée : 2 h 20.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 24 avril 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Serreau, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63872709-45955629.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Avignon In 2012 : Une leçon de théâtre, discrètement ironique, où les images virtuelles sont là... pertinentes</title>
   <pubDate>Wed, 25 Jul 2012 15:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   [Actuellement au Théâtre La Colline, Paris] En mettant en scène "Six personnages en quête d’auteur" de Luigi Pirandello, Stéphane Braunschweig insère l’œuvre de l’auteur dans le moment précis d’une répétition. Celui des premières lectures lorsque les comédiens avec leur personnalité sont perdus, perplexes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4565306-6836834.jpg?v=1343224473" alt="Avignon In 2012 : Une leçon de théâtre, discrètement ironique, où les images virtuelles sont là... pertinentes" title="Avignon In 2012 : Une leçon de théâtre, discrètement ironique, où les images virtuelles sont là... pertinentes" />
     </div>
     <div>
      C’est le moment où les défenses tombent, leurs préjugés s’effritent. C’est le moment où les personnages s’invitent à la table de lecture et imposent leur mystère et leur complexité. Où les comédiens cherchent le récit qui leur assurera un destin commun.       <br />
              <br />
       Dans ce dispositif est effectué par-delà le jeu un travail de confrontation et d’interrogation des langages et des concepts de la théorie théâtrale. C’est drôle intelligent, ironique. Et pédagogique. Pertinent.       <br />
              <br />
       Le spectateur entre de plain-pied dans une véritable leçon de théâtre. Discrètement ironique, la distribution des rôles laisse entrevoir quelques tics de la profession.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4565306-6836835.jpg?v=1343224473" alt="Avignon In 2012 : Une leçon de théâtre, discrètement ironique, où les images virtuelles sont là... pertinentes" title="Avignon In 2012 : Une leçon de théâtre, discrètement ironique, où les images virtuelles sont là... pertinentes" />
     </div>
     <div>
      Et Pirandello est sorti de son ornière historique qui le retenait prisonnier dans le débat du psychologisme et du réalisme. Les notions contemporaines de la communication et de l’image virtuelle sont replacées, articulées dans les notions de fictions de récit, de réalité. Les images sont, elles, projetées avec pertinence.       <br />
              <br />
       Et il est bon de sentir l’effet théâtre jouer à plein lorsque le spectateur tout ébahi voit passer par une vraie porte un fantôme plus que vivant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Six personnages en quête d’auteur ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4565306-6836836.jpg?v=1343224474" alt="Avignon In 2012 : Une leçon de théâtre, discrètement ironique, où les images virtuelles sont là... pertinentes" title="Avignon In 2012 : Une leçon de théâtre, discrètement ironique, où les images virtuelles sont là... pertinentes" />
     </div>
     <div>
      D'après Luigi Pirandello.       <br />
       Adaptation, mise en scène et scénographie : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Pauline Ringeade, Catherine Umbdenstock.       <br />
       Avec : Elsa Bouchain, Christophe Brault, Caroline Chaniolleau, Claude Duparfait, Philippe Girard, Anthony Jeanne, Maud Le Grévellec, Anne-Laure Tondu, Manuel Vallade, Emmanuel Vérité, avec la participation d'Annie Mercier.       <br />
       Collaboration artistique : Anne-Françoise Benhamou.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Alexandre de Dardel.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Vidéo : Sébastien Marrey.       <br />
       Costumes : Thibault Vancraenenbroeck.       <br />
       Lumière : Marion Hewlett.       <br />
       Durée (estimée) : 2 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4565306-6836842.jpg?v=1343224474" alt="Avignon In 2012 : Une leçon de théâtre, discrètement ironique, où les images virtuelles sont là... pertinentes" title="Avignon In 2012 : Une leçon de théâtre, discrètement ironique, où les images virtuelles sont là... pertinentes" />
     </div>
     <div>
      <b>Avignon In 2012</b>       <br />
       À été jouée du 9 au 19 juillet 2012 à 22 h,       <br />
       dans le Cloître des Carmes, Avignon.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle repris du 5 septembre au 7 octobre 2012.</span>       <br />
       La Colline - théâtre national, Paris, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="http://www.colline.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>En tournée d'octobre 2012 à janvier 2013.</b>       <br />
       • Du mercredi 10 au samedi 20 octobre 2012 : Théâtre national de Bretagne, Rennes.       <br />
       • Du mercredi 24 au vendredi 26 octobre 2012 : La Filature, Scène nationale, Mulhouse.       <br />
       • Jeudi 8 et vendredi 9 novembre 2012 : Théâtre de L’Archipel, Perpignan.       <br />
       • du mercredi 14 au vendredi 16 novembre 2012 : Théâtre de la Cité, Théâtre national de Toulouse-Midi-Pyrénées (TNT).       <br />
       À suivre...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4565306-6836834.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-In-2012-Une-lecon-de-theatre-discretement-ironique-ou-les-images-virtuelles-sont-la-pertinentes_a687.html</link>
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