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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T20:18:00+02:00</dc:date>
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   <title>"Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur</title>
   <pubDate>Mon, 26 Oct 2020 06:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pitchouns]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Visuel, sonore et narratif, "Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" joue de tous nos sens pour nous faire vivre une histoire qui rit et pleure dans la même seconde sur l'éphémère brièveté de la vie. Sur scène, une petite fille et une ancienne petite fille devenue âgée ainsi qu'une sorte d'envoyé de l'au-delà venu exiger le rendez-vous qui nous attend tous un jour ou l'autre. Ces trois personnages vont être les passeurs de mots, d'illusions et d'âme pendant une heure en quasi-suspension.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50895430-39180314.jpg?v=1603649075" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" />
     </div>
     <div>
      Plateau nu mais qui ne le restera pas longtemps. L'homme en veste noire passe en jetant quelques flammes de ses doigts maigres et filandreux comme des lianes. Noir. Lumière. Une petite fille d'à peu près 13 ans entre et crée l'espace &quot;Maison&quot; en disposant des pièces, des fenêtres, des couloirs, des meubles, des vues, l'univers. Noir. Lumière. Soixante-dix ans viennent de passer. La petite fille est maintenant une vieille dame au centre de l'espace délimité par l'étrange homme jeteur d'éclair, exigeant comptable du temps passé à vivre.       <br />
              <br />
       Allume ! Éteins ! Vont donner le rythme cardiaque de ce spectacle intime et déployé comme une épopée immobile : celle mentale qui cavalcade dans les souvenirs de toutes les mémoires au monde. Et le miracle du théâtre agit alors en créant la rencontre entre la petite fille qui a été et la vieille dame qui est. <span style="font-style:italic">&quot;Tous les enfants sont à l'intérieur d'une vieille personne, mais ils ne le savent pas encore&quot;</span>, dit Philippe Dorin, l'auteur.       <br />
              <br />
       Un texte aux mots simples. Évidents. Limpides. Poétiques dans l'acte plus que dans le phrasé. Philippe Dorin recrée ici l'expression mentale du souvenir d'une vieille femme sur le point de quitter la vie qui rêve encore d'elle-même, petite. Ce faisant, il construit un pont entre passé disparu et présent en abîme. Nostalgie, un peu. Rires doux. Et féérie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50895430-39180330.jpg?v=1603649127" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" />
     </div>
     <div>
      Pour mettre en scène cette aventure qui s'affranchit des frontières infranchissables du temps, Julien Duval et ses collaborateurs, à la scénographie, aux lumières, à la musique, ont dû faire preuve à la fois d'une grande inventivité mais aussi d'une méticulosité rare. Les éléments de décor, les jeux de lumière, les quelques flamboiements de magies concourent tous, à la seconde prêt, à maintenir l'attention des spectateurs en éveil. Un public, qui dès 8 ans, avale par les oreilles et les yeux toute l'histoire. Mais point besoin d'être un enfant pour savourer ce moment suspendu.       <br />
              <br />
       Comme la technique, les interprètes et le jeu d'acteur sont eux aussi d'une extrême rigueur car dans ce spectacle toutes les scènes sont vives, courtes, les changements très rapides, nombreux, et les apparitions précises. France Darry, qui incarne la femme âgée, touche par sa fragilité doublée d'une belle énergie ; et du métier, comme on dit, qui ici joue sur le fil de la simplicité et du sentiment.       <br />
              <br />
       Camille Ruffié est une petite fille absolument convaincante, même dans ses parties solo qu'elle joue avec une grande maîtrise et une totale crédibilité (elle est en alternance avec Juliette Nougaret). Le troisième personnage, comme sorti d'un cabaret de l'étrange, est dans sa gestuelle une lame qui trancherait le voile cachant le réalité, très juste, très expressif de tout son corps.       <br />
              <br />
       Il y a dans ce spectacle la plupart des capacités d'illusion dont est capable le théâtre. Avec très peu d'effets mais un rythme, une écriture, un travail précis, des accessoires inventifs et une esthétique affirmée, il parvient à s'extraire de la courbe inflexible du temps pour inventer sa propre mesure et créer un monde virtuel, une heure d'une poésie bienfaisante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50895430-39180337.jpg?v=1603649186" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" />
     </div>
     <div>
      Texte : Philippe Dorin.       <br />
       Mise en scène : Julien Duval.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Carlos Martins.       <br />
       Avec : France Darry, Carlos Martins et Juliette Nougaret, en alternance avec Camille Ruffié.       <br />
       Composition musicale : Kat May.       <br />
       Scénographie : Olivier Thomas.       <br />
       Lumières : Michel Theuil.       <br />
       Costumes : Édith Traverso.       <br />
       Création sonore : Madame Miniature.       <br />
       Régie générale : Anna Tubiana.       <br />
       Seconde assistante : Maud Martin.       <br />
       Régisseur : Samuel Poumeyrol.       <br />
       Doublure enfants : Zoé Gauchet.       <br />
       Compagnie Le Syndicat d'Initiative.       <br />
       Durée : 50 min.       <br />
       Dès 8 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50895430-39180339.jpg?v=1603649214" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 15 octobre au 1er novembre 2020.</span>       <br />
       28 et 29 octobre à 14 h 30, 30 octobre à 19 h, 1er novembre à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Paris-Villette, Paris 19e, 01 40 03 74 20.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-paris-villette.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-paris-villette.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2020/2021</b>       <br />
       26 et 27 novembre 2020 : L'Empreinte - Scène nationale Brive-Tulle, Tulle (19).       <br />
       11 au 14 décembre 2020 : Espace Culturel Larreko (représentations organisées par Kultura Bidean), Saint-Pée-sur-Nivelle (64).       <br />
       16 et 17 décembre 2020 : Salle Saint-Louis (représentations organisées par Kultura Bidean), Saint-Palais (64).        <br />
       8 janvier 2021 : Théâtre Ducourneau, Agen (47).       <br />
       15 janvier 2021 : Le Parvis, scène nationale Tarbes (65).        <br />
       21 et 22 janvier 2021 : Gallia Théâtre - Scène Conventionnée d'intérêt national - Art et Création, Saintes (17).       <br />
       27 et 28 janvier 2021 : Maison de la Culture, Bourges (18).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50895430-39180314.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-ma-maison-de-papier-j-ai-des-poemes-sur-le-feu-Quand-la-poesie-prend-corps-pour-nous-toucher-au-coeur_a2822.html</link>
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   <title>"Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"… Et, dans mon cœur, le temps n'en finit pas de battre…</title>
   <pubDate>Sun, 24 Nov 2019 13:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Réunir sur un même plateau deux comédiennes que pas moins de soixante-dix années séparent apparaît tenir de la gageure… C'est pourtant celle relevée par Julien Duval, trentenaire à l'enthousiasme juvénile, se saisissant poétiquement du texte éponyme de Philippe Dorin pour en livrer une mise en jeu transcendant l'intérêt de l'ouvrage initial.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39955785-34171137.jpg?v=1574598532" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"… Et, dans mon cœur, le temps n'en finit pas de battre…" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"… Et, dans mon cœur, le temps n'en finit pas de battre…" />
     </div>
     <div>
      La scénographie féérique, tout autant que la création musicale, participe grandement au sentiment &quot;d'émerveillement&quot; émanant de ce conte sans âge, lequel, outre ses belles fulgurances, n'est cependant pas exempt d'attentes - involontairement - non comblées.       <br />
              <br />
       Le sujet, certes pertinent - au moment où un promeneur incarnant la faucheuse vient lui annoncer, en fredonnant, que son temps est fini, une vieille dame négocie un répit pour rencontrer la petite fille qu'elle était afin de lui rendre ses chaussures d'enfant -, nous immerge dans un univers propre à cristalliser les souvenirs d'enfance enfouis en chacun.       <br />
              <br />
       Ouvrir grand &quot;les sens&quot;, pour permettre les projections identificatoires les plus libres possibles, relève d'un parti pris intéressant… sauf que, faute d'une écriture plus lisible et surtout plus percutante du thème &quot;princeps du temps qui passe&quot;, on reste en attente de ce qui n'advient que par touches.       <br />
              <br />
       Ainsi, lorsque la juxtaposition de saynètes se ponctue par le tableau de la vieille dame ayant déjà enfilé un peignoir sur ses habits de scène pour venir délivrer, en bord de plateau, un message final particulièrement abscons (sur les différences au réveil entre la tasse de café noir, dans laquelle se dilueraient les rêves des adultes, et le bol de lait froid, dans lequel le cauchemar des enfants surnagerait), on se demande où réside le message si profond qu'il ait été sciemment noyé dans une adresse sibylline.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39955785-34171149.jpg?v=1574598578" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"… Et, dans mon cœur, le temps n'en finit pas de battre…" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"… Et, dans mon cœur, le temps n'en finit pas de battre…" />
     </div>
     <div>
      Ceci étant dit, même si la réflexion proposée en filigrane sur le temps qui passe en chacun peut sembler inaboutie, la mise en jeu recréant l'univers onirique est de nature à séduire. La scénographie y contribue fort poétiquement en proposant de délicates maisons miniatures, éclairées de l'intérieur, et se détachant sur un plateau bleu nuit parfois recouvert de flocons où s'accrochent fantaisies éphémères destinées à fondre comme neige au soleil. La création musicale, faisant alterner piano et cordes, enveloppe d'une douce mélancolie les saynètes.       <br />
              <br />
       Petite fille et vieille dame se rencontrent autour d'une conversation mêlant l'imaginaire pétulant de la petite fille, recomposant le réel pour en faire matière de douces divagations, et l'insouciance heureuse de la vieille dame recouvrée au contact de sa petite enfance. <span style="font-style:italic">&quot;Là c'est la fenêtre, derrière c'est juste un désert, une montagne, une mer, un petit pré avec des moutons, des flocons et un berger… ça c'est le petit frère, pousse-toi (coup de pied à l'appui)… ça c'est mes chaussures et ça c'est moi qui attends…&quot;</span>, dira spontanément la petite fille, joueuse.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme elle est venue vite la nuit, comme elle est devenue petite ta maison. Bonne nuit, porte, table, mouton, berger, chien&quot;</span>, lui répondra en écho la vieille dame, un brin rieuse face à son existence revécue en un instant.       <br />
              <br />
       Et lorsque le sifflotant promeneur, aux gestes élégants de magicien bienveillant, vient &quot;tout naturellement&quot; annoncer sa mort à la vieille dame, celle-ci n'en paraîtra aucunement troublée demandant uniquement le délai &quot;d'une pensée&quot;. Ce sera le temps de (se) raconter d'étranges histoires (prémonitoires) où les choses disparaissent au fur et à mesure où elles sont nommées. Avec, en point d'orgue de cette tendresse complice entre les deux âges féminins, cette saisissante &quot;réplique&quot; du même : <span style="font-style:italic">&quot;(la petite fille) Moi je m'appelle Aimée. Et toi ? (la vieille dame) Moi c'est Emma. (la petite fille) Aimée, Emma, c'est presque le même nom. (la vieille dame) Oui, c'est juste le temps qui change&quot;</span>.       <br />
              <br />
       De beaux moments sensibles, interprétés par deux comédiennes et un comédien touchants, font de cette création un moment de grâce… pour peu que l'on ne s'attarde pas trop à la complaisance d'un texte &quot;impressionniste&quot; qui, tout en voulant ouvrir aux rêves et aux interprétations tous azimuts, élude soigneusement la question essentielle de l'angoisse de mort, vieille comme l'humanité. Les enfants ont droit aux rêves, tout en méritant que l'on ne les protège pas abusivement… de la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39955785-34171154.jpg?v=1574598609" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"… Et, dans mon cœur, le temps n'en finit pas de battre…" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"… Et, dans mon cœur, le temps n'en finit pas de battre…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Philippe Dorin (Éditions L'École des Loisirs - Théâtre).       <br />
       Mise en scène : Julien Duval, artiste compagnon, Compagnie Le Syndicat d'initiative.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Carlos Martins.       <br />
       Avec : France Darry (la vieille dame), Carlos Martins (le promeneur), Juliette Nougaret et Camille Ruffié (la petite fille, en alternance)       <br />
       Scénographie : Olivier Thomas.       <br />
       Composition musicale : Kat May.       <br />
       Lumières : Michel Theuil.       <br />
       Costumes : Edith Traverso.       <br />
       Création sonore : Madame Miniature.       <br />
       Régie lumière : Anna Tubiana.       <br />
       Seconde assistante : Maud Martin.       <br />
       Doublure enfants : Zoé Gauchet.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
       Compagnie Le Syndicat d'initiative.       <br />
              <br />
       <b>A été joué du 8 au 16 novembre au TnBA, Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2019/2020</b>       <br />
       5 décembre 2019 : L'Odyssée - scène conventionnée, Le Palace, Périgueux (24).       <br />
       10 au 14 décembre 2019 : Le Bateau Feu - scène nationale, Dunkerque (59).       <br />
       23 au 25 janvier 2020 : Théâtre de la Coupe d'Or - scène conventionnée, Rochefort (17).       <br />
       17 et 18 mars 2020 : Festival La Tête dans les nuages, Théâtre, Angoulême (16).       <br />
       26 et 27 mars 2020 : MCB° - Maison de la Culture, Bourges (18).       <br />
       10 avril 2020 : Théâtre Ducourneau - théâtre municipal, Agen (47).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39955785-34171137.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-ma-maison-de-papier-j-ai-des-poemes-sur-le-feu-Et-dans-mon-coeur-le-temps-n-en-finit-pas-de-battre_a2607.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-22137120</guid>
   <title>13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…</title>
   <pubDate>Fri, 11 May 2018 06:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'était le premier week-end de mai. Comme un bouquet d'ouverture, les spectateurs "happy few" de Besançon ont pu voir toutes les pièces de théâtre de la cuvée 2018 du Festival des Caves qui essaime maintenant dans toute la France jusqu'au 30 juin. Cette 13e édition consacre une pratique originale du théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22137120-24960478.jpg?v=1525992051" alt="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" title="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" />
     </div>
     <div>
      Les comédiens, les metteurs en scène choisissent ou écrivent les textes en toute liberté puis vont dans ces lieux à forte contrainte que sont les caves, à la rencontre de personnes, de spectateurs curieux. Pas forcément nombreux, les caves sont exiguës. Le Festival de Caves est une vraie mise à l'épreuve. C'est un voyage de comédiens qui se découvrent comme des manieurs d'ombres. De ces fantaisies qui glissent sans heurts de l'effroi à la fantaisie. Pour le spectateur, une occasion unique et singulière, hors toute boulimie. Un retour à soi.       <br />
              <br />
       C'est que la cave est un souvenir de la caverne, ce refuge de l'homme qui y a découvert la surpuissance de son imaginaire et sa fragilité. La cave, c'est là où l'on tâtonne, trébuche. Où se transforme la vision, se mesure le temps. Où l'on respire un autre air. Où s'échafaude la capacité des signes qui effacent les murs.       <br />
              <br />
       Le Festival de Caves est un apprentissage de l'intimité, du métier. Une pratique de conscience et de liberté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22137120-24960496.jpg?v=1525992111" alt="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" title="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" />
     </div>
     <div>
      Il n'est pas étonnant que les propositions soient si diverses, que figure par exemple dans l'ensemble des propositions une adaptation de la métamorphose de Kafka. Ainsi, dans &quot;Comme je suis terrain vague&quot;, Anaïs Marty joue-t-elle avec l'ambivalence des matériaux, l’instabilité des sensations. Les sacs en matière synthétique accumulés dans un coin de la cave apparaissent dans leur plasticité. Ou matière, ou reflet de rêve. Inanimé ou animé. Toute la problématique du festival est là. Dans son foisonnement et son commentaire.       <br />
              <br />
       Dans le Festival de Caves, on peut découvrir des monologues, des dialogues. Des voyages spatiaux temporels. Des comédies, des drames, des cabarets.       <br />
              <br />
       La Revue du Spectacle a repéré deux pépites. Mais cela n'est pas exhaustif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Deux mots"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22137120-24962791.jpg?v=1526016059" alt="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" title="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Deux mots&quot; de Philippe Dorin, Anne-Laure Sanchez est une jeune femme esseulée qui vide son sac, au vrai comme au figuré. Elle est au fond du trou en quelque sorte et ne mâche pas ses mots. Elle est de celles qui s'enfouissent en elle-même, se cachent, se terrent, soliloquent en quête d'écoute.       <br />
              <br />
       Le spectateur assis dans l'ombre de la cave regarde et entend un monologue en tentative de dialogue qui cherche à donner du sens aux banalités. Avec leurs charges de rêves et de colères, de solitude et de sourires, de bouffées d'émotivité.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Deux mots&quot; s'élabore, dans une forme de désarroi optimiste, une tragédie silencieuse pleine d'humour tendre. Une solitude, une révolte qui se déroulent sur fond d'étonnement au monde à la fois béat et révolté. Dans ce spectacle se joue la conscience de soi en tant que femme et l'adéquation à l'image de la femme.       <br />
              <br />
       Radieuse, mutine, mutique, triste et joyeuse, joueuse, mue par le sens de la justice, un souci d'évidence. Sous le voile des sentiments, les ombres du doute.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle, en ce lieu souterrain se mesure l’emboîtement des choses et des mots . Comme une poupée russe, la cave et la comédienne expriment la dialectique de l'enfermement du réel et de l'ouverture de l'imaginaire. Dans le tâtonnement du geste et du temps. L'éveil au monde. L'émerveillement au monde.       <br />
              <br />
       Texte : Philippe Dorin.       <br />
       Mise en scène : Monique Hervouet.       <br />
       Avec : Anne-Laure Sanchez.       <br />
       Création Festival de Caves en coproduction avec la Cie Banquet d'avril.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Méduse démocratique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22137120-24962856.jpg?v=1526016589" alt="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" title="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;la Méduse démocratique&quot;, le spectateur prend place autour d'une longue table de réunion, en chêne. Solide. De celles où l'on administre débats, où l'on plaide, motive, décide, tranche. Où se développent des arguments, des raisonnements.       <br />
              <br />
       Dans cette cave se déroule l'ultime réunion, postmortem, par-delà les siècles avec Maximilien Robespierre. Revenant de l'au-delà. Interviewé à distance. Le texte s'appuie sur les discours authentiques à la Convention et le travail d'une historienne (Sophie Wahnich) spécialiste de la période révolutionnaire.       <br />
              <br />
       Le spectacle se présente comme un temps dramatique. Un temps suspendu hors le déchaînement des passions, des préjugés, des idées simplificatrices.       <br />
              <br />
       La forme choisie rétablit la complexité et la force de la pensée d'un homme qui parle de République, d'Exigence, de Vertu, de cohérence. Qui relie les faits et les mots dans la rigueur des circonstances. Préconise la terreur comme prévention des trahisons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22137120-24962896.jpg?v=1526017120" alt="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" title="13e édition du Festival de Caves… Des voyages spatiaux temporels, des comédies, des drames, des cabarets…" />
     </div>
     <div>
      La cave, dans sa présence physique, joue pleinement son rôle. Geôle, bunker ou tribunal, elle est platonicienne, concentre les idées, l'intelligence, les impasses et les silences du discours. Le spectateur écoute avec attention, en son âme et conscience. C'est que Robespierre appelle à réfléchir à sa devise : &quot;Liberté, Égalité, Fraternité… ou la Mort&quot;.       <br />
              <br />
       Le comédien Damien Houssier est impressionnant. De justesse, de naturel.       <br />
              <br />
       Adaptation et mise en scène : Anne Montfort.       <br />
       Avec : Damien Houssier.       <br />
       Création Festival de Caves en coproduction avec la Cie Day-for-nigh.       <br />
              <br />
       <b>13e édition du Festival de Caves</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 mai au 30 juin 2018.</span>       <br />
       Siège et adresse de correspondance :       <br />
       Festival de Caves, La Friche artistique, 8/10, avenue de Chardonnet, Besançon (25).       <br />
       Tél. : +33 (0)3 63 35 71 04.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('festivaldecaves2@gmail.com')" >festivaldecaves2@gmail.com</a>       <br />
       Toutes les dates sur le site du festival       <br />
       <a class="link" href="http://www.festivaldecaves.fr/" target="_blank">&gt;&gt; festivaldecaves.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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