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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale</title>
   <pubDate>Wed, 25 Aug 2021 17:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la dernière pièce de Pauline Sales (écriture et mise en scène) qui a été présentée au Théâtre Paul Scarron du Mans devant un public professionnel restreint. Un privilège que d'assister à cette histoire que l'on sent chevillée au corps de sa créatrice. Il y est question de femmes artistes. Question également des femmes non artistes. Question de la liberté que les femmes ont peu à peu conquis depuis bientôt un siècle. Arrachant bribe après bribe le droit d'agir, de s'exprimer, le droit sur leur corps, leur sexualité, leurs choix. Et trouver enfin la puissance pour se détacher du diktat masculin si bien bétonné.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58514643-43138964.jpg?v=1610992773" alt=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale" title=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale" />
     </div>
     <div>
      L'histoire des &quot;femmes de la maison&quot; commence dans les années cinquante et se termine de nos jours. Elle va mettre en jeu une dizaine de personnages féminins sur trois périodes symboliques : les années cinquante, les années soixante-dix et 2022. Pour cela, Pauline Sales invente une maison qui sera le moyen de traverser le temps et l'espace. Cette maison est celle de Joris, un amoureux, par ailleurs cinéaste militant contre les méfaits des guerres. Il achète cette maison par amour pour une photographe, l'amour s'en va, il ne sait qu'en faire, alors il la prête à des artistes. Le hasard veut au départ que ce ne soit que des femmes - peintres, poètes, sculptrices… et cela se transforme en règle : seules des femmes artistes pourront venir un temps pour créer ici.       <br />
              <br />
       Première période, maison fermée entourée de bois. C'est l'après-guerre et l'artiste que Joris installe dans la maison dessine. Dessine en mode combat contre elle-même. Contre la pensée que chez elle, son mari, sa fille sont là comme une destinée de femme au foyer qu'elle refuse. Combat contre le mal que cela peut faire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58514643-43138965.jpg?v=1610992821" alt=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale" title=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale" />
     </div>
     <div>
      La deuxième période nous emporte en Californie, 1972. La maison s'ouvre à tous vents, le féminisme commence à briser des chaînes et des tabous (une situation calquée sur l'événement Womanhouse qui eut lieu en 72 sous l'impulsion d'artistes pionnières de l'art féministes - la pièce est d'ailleurs sous-titrée Womanhouse)… et les réactions mâles deviennent violentes, allant jusqu'au viol pour briser cet élan de liberté. Période de frénésie, de folie, d'ivresse, débridée.       <br />
              <br />
       Pour la troisième période, la maison s'assagit, elle est un peu âgée. Joris y a convié trois autrices qui seront en  résidence d'écriture. D'âges divers, elles ont aussi des visions différentes d'elles-mêmes, du monde, du féminisme qui devient plus vaste, plus universel, en se posant la question du genre.       <br />
              <br />
       La belle écriture de Pauline Sales est à la fois précise et amusée, documentée mais s'échappant totalement de tout documentaire. Elle permet ainsi de partir avec elle dans son imaginaire. Dans cette mise en scène très classique, le jeu des comédiennes et du comédien est mis en avant. Quatre très bons interprètes qui rebondissent de personnages en personnages et de costumes en costumes avec talent, d'autant que ceux-ci sont totalement différents d'une scène à l'autre. Ils s'amusent même à varier le style d'interprétation varie suivant l'époque à laquelle se déroule la scène.       <br />
              <br />
       Même si parfois le texte sème quelques longueurs, dues le plus souvent à la volonté de l'autrice de donner une vision multiple de l'évolution du féminisme. Elle intègre ainsi les oppositions de points de vue des femmes artistes mais aussi avec Joris, le seul homme de la pièce, ce qui allonge et explicite de façon parfois superflue l'histoire. La très bonne idée reste d'avoir ajouté, aux aventures de ces artistes, des femmes plus communes, comme cet agent immobilière ou ces femmes de ménage qui passent et donnent, en plus du coup de serviette, un contre-point essentiel.       <br />
              <br />
       Hélène Viviès, présence incroyablement forte, Anne Cressent, capable de passer du hautain mépris à la fragilité du doute, Olivia Chatain, à la fois force, énergie et rire masqué, sans oublier Vincent Garanger, sans défaut, sensible et délicat. Les quatre interprètes semblent trouver, dans ces rôles, matière à beaucoup d'inventions, de rayonnement, de plaisir de jouer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les femmes de la maison"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58514643-43138966.jpg?v=1610992859" alt=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale" title=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale" />
     </div>
     <div>
      Écriture et mise en scène : Pauline Sales.       <br />
       Avec : Olivia Chatain, Anne Cressent, Vincent Garanger, Hélène Viviès.       <br />
       Scénographie : Damien Caille Perret.       <br />
       Création lumière : Laurent Schneegans.       <br />
       Création sonore : Fred Bühl.       <br />
       Costumes : Nathalie Matriciani.       <br />
       Coiffure, maquillage : Cécile Kretschmar.       <br />
       Régie son : Jean-François Renet ou Fred Buhl.       <br />
       Régie générale et lumière : François Maillot.       <br />
       Habilleuse et entretien perruques : Nathy Polak.       <br />
       Durée : 2 heures.       <br />
              <br />
       Texte à paraitre aux Solitaires Intempestifs, printemps 2021.       <br />
              <br />
       <b>Création ayant eu lieu du 11 au 14 janvier 2021.</b>       <br />
       Théâtre de l'Éphémère - Scène conventionnée pour les écritures théâtrales contemporaines, Théâtre Paul Scarron, Le Mans (72), 02 43 43 89 89.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58514643-43138967.jpg?v=1610993569" alt=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale" title=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">17 au 23 octobre 2021 :</span> Théâtre de L'Éphémère, Le Mans (72).       <br />
       26 au 29 octobre 2021 : La Comédie de Reims, Reims (51).       <br />
       30 novembre 2021 : Théâtre Jacques Carat, Cachan (94).       <br />
       14 décembre 2021 : Scènes du Jura - Scène nationale, Lons-le-Saunier et Dole (39).       <br />
       11 au 22 mai 2022 : TGP - Centre Dramatique National, Saint-Denis (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/58514643-43138966.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-femmes-de-la-maison-L-epopee-des-luttes-feminines-sous-le-prisme-d-une-maison-tres-speciale_a3048.html</link>
  </item>

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   <title>"Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées</title>
   <pubDate>Mon, 24 May 2021 18:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chaque être humain est une énigme, une équation à plusieurs inconnues que les situations finissent par révéler en partie : les trois personnages de cette histoire inquiétante vont en être la preuve, en direct. Le vrai, le faux, le caché, l'omis, l'apparent et le soupçonné en sont les moteurs dramatiques et la source de tensions, d'incertitudes, de stupeurs par moments. Une pièce qui ne se permet aucune seconde de relâchement d'intensité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56566208-42091044.jpg?v=1621876566" alt=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" title=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" />
     </div>
     <div>
      En premier lieu, il y a l'écriture de Samuel Gallet qui a su poser ses personnages dans une situation originale et développer son intrigue en laissant planer les doutes jusqu'aux dernières minutes. Ses dialogues qui, sous l'apparence de la quotidienneté, se révèlent riches de non-dits, de silences et d'esquives, distillent scène après scène autant de doutes que de certitudes. Un véritable art du suspens est ici mis en œuvre intriguant autant les personnages que les spectateurs. Mais l'intelligence de son texte ne s'arrête pas à la forme, la situation où il fait se dérouler sa trame donne à son texte une envergure beaucoup plus vaste et une matière plus touchante, plus profonde.       <br />
               <br />
       Tout se déroule dans un centre de vacances du bord de mer transformé en centre d'accueil pour mineurs isolés venus des pays d'Afrique et d'Europe de l'Est. C'est l'hiver. Les maisons secondaires sont vides, fermées, et les habitants restent à l'écart de cette vingtaine de jeunes, pour la plupart noirs, qui ont pris possession du centre où les éducateurs les aident à apprendre le français et à se former pour tenter d'obtenir la nationalité française. C'est sous l'auspice de cette &quot;crise des migrants&quot; et de la manière dont ceux-ci sont accueillis par les méfiants autochtones que se déroule la pièce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56566208-42091070.jpg?v=1621876597" alt=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" title=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" />
     </div>
     <div>
      En plus de cette situation aux tensions perceptibles, le texte de Samuel Gallet ajoute les tensions induites par les trois personnages, eux-mêmes chacun en crise personnelle. Élise, la jeune éducatrice, s'apprête à quitter le centre pour aller s'occuper de sa mère malade ; André, la cinquantaine, arrive en début de pièce pour prendre son poste d'éducateur après avoir fui avec dégoût son emploi en Ehpad ; et Harouna, jeune réfugié, rescapé de la mer, tellement rongé par la peur qu'il est persuadé que les habitants du village veulent le tuer. Il faut encore ajouter à cette gerbe de tension, la disparition depuis quelques jours de Drissa, le compagnon de périple et d'exil d'Harouna.       <br />
               <br />
       Voilà le tableau. Inutile de raconter plus avant le déroulement de la pièce construite comme un thriller. Il faut maintenant parler de la mise en scène remarquable de Vincent Garanger. Celui-ci ne s'est pas contenté de suivre l'intelligence du texte de Samuel Gallet, il parvient à créer sur scène un univers qui finit par englober toute la salle et tout le public. Il utilise pour cela des moyens visuels et sonores extrêmement ciselés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56566208-42091078.jpg?v=1621877621" alt=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" title=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" />
     </div>
     <div>
      Le décor (scénographie de Damien Caille-Perret), qui représente la salle commune du centre, s'ouvre en grand sur une baie vitrée derrière laquelle l'océan, le ciel, le vent, la pluie, les mouettes et les navires donnent le ton et le temps. Le dispositif de projection ainsi que les vidéos graphiques sont d'une force à la fois onirique et réaliste impressionnante. On ressent cette vision large qui semble ouvrir totalement le fond de la scène comme un horizon infini, mais aussi comme le mur liquide d'une prison. Et puis cette constante présence de l'eau, réaffirmé sans cesse par une bande-son (création sonore de Fred Bühl) très précise et très efficace, elle aussi, ramène à chaque instant l'image inconsciente de ces terribles noyades que les migrants risquent dans leur traversée. Elle est pleinement un ressort tragique de la mise en scène.       <br />
              <br />
       La création lumière de Stéphane Hulot et Rafi Wared est également très léchée. Elle permet entre autres d'extraire par moments les interprètes de la réalité pour les emporter dans un monde onirique, un monde de pensées. Ceux-ci incarnent leur personnage de façon très juste, sans relâche, avec une énergie constante. Didier Lastère, en nouvel éducateur arrivant, possède une belle aisance de jeu qui lui permet de donner à son personnage une partition large, pleine de couleurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56566208-42091119.jpg?v=1621877470" alt=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" title=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" />
     </div>
     <div>
      Cloé Lastère, sa fille à la ville, crée une Élise extrêmement juste, qui rassemble dans son personnage les doutes et les drames de cette jeune génération prise dans les incertitudes de notre époque, impliquée et perdue, elle distille une tension émouvante qui la rend fragile comme cristal. Djamil Mohamed est également très vrai. Incarnant Harouna, il sème la fougue de la jeunesse, mais aussi la violence du drame que son personnage porte. Il parvient lui aussi à incarner au-delà de son rôle, tous les enfants, tous les jeunes qui viennent échouer sur les côtes de l'Europe, à qui il faut donner du temps et du respect pour soigner les terribles blessures.       <br />
               <br />
       Avec &quot;Mon visage d'insomnie&quot;, Vincent Garanger et son équipe parviennent à créer une véritable histoire, visuelle, sonore, narrative qui touche un sujet grave sans jamais alourdir le propos ni tomber dans le pathétique, mais en restant toujours tracté par l'intrigue liant les personnages. Un spectacle qui restera dans la mémoire pour l'harmonie de sa forme autant que pour la tendresse et le tragique de son propos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon visage d'insomnie"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56566208-42091320.jpg?v=1621877743" alt=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" title=""Mon visage d'insomnie" Nager sous l'inquiétante surface des consciences troublées" />
     </div>
     <div>
      Texte : Samuel Gallet.       <br />
       Mise en scène : Vincent Garanger.       <br />
       Avec : Cloé Lastère, Didier Lastère, Djamil Mohamed.       <br />
       Création lumière : Stéphane Hulot et Rafi Wared.       <br />
       Création sonore : Fred Bühl.       <br />
       Scénographie : Damien Caille-Perret.       <br />
       Collaboration artistique : Jean-Louis Raynaud.       <br />
       Costumes : Natasha Massicotte.       <br />
       Durée : 2 heures.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 19 au 23 mai 2021.</b>       <br />
       Mercredi, jeudi et vendredi à 18 h 30, samedi à 17 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Paul Scarron, Place des Jacobins, Le Mans (72).       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-ephemere.fr/infos-pratiques/le-theatre-paul-scarron/" target="_blank">&gt;&gt; Théâtre Paul Scarron</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/56566208-42091044.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-visage-d-insomnie-Nager-sous-l-inquietante-surface-des-consciences-troublees_a2941.html</link>
  </item>

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   <title>"Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines à travers le prisme d'une maison très spéciale</title>
   <pubDate>Mon, 18 Jan 2021 18:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la dernière pièce de Pauline Sales (écriture et mise en scène) qui a été présentée au Théâtre Paul Scarron du Mans devant un public professionnel restreint. Un privilège que d'assister à cette histoire que l'on sent chevillée au corps de sa créatrice. Il y est question de femmes artistes. Question également des femmes non artistes. Question de la liberté que les femmes ont peu à peu conquis depuis bientôt un siècle. Arrachant bribe après bribe le droit d'agir, de s'exprimer, le droit sur leur corps, leur sexualité, leurs choix. Et trouver enfin la puissance pour se détacher du diktat masculin si bien bétonné.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53177959-40326079.jpg?v=1610992773" alt=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines à travers le prisme d'une maison très spéciale" title=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines à travers le prisme d'une maison très spéciale" />
     </div>
     <div>
      L'histoire des &quot;femmes de la maison&quot; commence dans les années cinquante et se termine de nos jours. Elle va mettre en jeu une dizaine de personnages féminins sur trois périodes symboliques : les années cinquante, les années soixante-dix et 2022. Pour cela, Pauline Sales invente une maison qui sera le moyen de traverser le temps et l'espace. Cette maison est celle de Joris, un amoureux, par ailleurs cinéaste militant contre les méfaits des guerres. Il achète cette maison par amour pour une photographe, l'amour s'en va, il ne sait qu'en faire, alors il la prête à des artistes. Le hasard veut au départ que ce ne soit que des femmes - peintres, poètes, sculptrices… et cela se transforme en règle : seules des femmes artistes pourront venir un temps pour créer ici.       <br />
              <br />
       Première période, maison fermée entourée de bois. C'est l'après-guerre et l'artiste que Joris installe dans la maison dessine. Dessine en mode combat contre elle-même. Contre la pensée que chez elle, son mari, sa fille sont là comme une destinée de femme au foyer qu'elle refuse. Combat contre le mal que cela peut faire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53177959-40326105.jpg?v=1610992821" alt=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines à travers le prisme d'une maison très spéciale" title=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines à travers le prisme d'une maison très spéciale" />
     </div>
     <div>
      La deuxième période nous emporte en Californie, 1972. La maison s'ouvre à tous vents, le féminisme commence à briser des chaînes et des tabous (une situation calquée sur l'événement Womanhouse qui eut lieu en 72 sous l'impulsion d'artistes pionnières de l'art féministes - la pièce est d'ailleurs sous-titrée Womanhouse)… et les réactions mâles deviennent violentes, allant jusqu'au viol pour briser cet élan de liberté. Période de frénésie, de folie, d'ivresse, débridée.       <br />
              <br />
       Pour la troisième période, la maison s'assagit, elle est un peu âgée. Joris y a convié trois autrices qui seront en  résidence d'écriture. D'âges divers, elles ont aussi des visions différentes d'elles-mêmes, du monde, du féminisme qui devient plus vaste, plus universel, en se posant la question du genre.       <br />
              <br />
       La belle écriture de Pauline Sales est à la fois précise et amusée, documentée mais s'échappant totalement de tout documentaire. Elle permet ainsi de partir avec elle dans son imaginaire. Dans cette mise en scène très classique, le jeu des comédiennes et du comédien est mis en avant. Quatre très bons interprètes qui rebondissent de personnages en personnages et de costumes en costumes avec talent, d'autant que ceux-ci sont totalement différents d'une scène à l'autre. Ils s'amusent même à varier le style d'interprétation varie suivant l'époque à laquelle se déroule la scène.       <br />
              <br />
       Même si parfois le texte sème quelques longueurs, dues le plus souvent à la volonté de l'autrice de donner une vision multiple de l'évolution du féminisme. Elle intègre ainsi les oppositions de points de vue des femmes artistes mais aussi avec Joris, le seul homme de la pièce, ce qui allonge et explicite de façon parfois superflue l'histoire. La très bonne idée reste d'avoir ajouté, aux aventures de ces artistes, des femmes plus communes, comme cet agent immobilière ou ces femmes de ménage qui passent et donnent, en plus du coup de serviette, un contre-point essentiel.       <br />
              <br />
       Hélène Viviès, présence incroyablement forte, Anne Cressent, capable de passer du hautain mépris à la fragilité du doute, Olivia Chatain, à la fois force, énergie et rire masqué, sans oublier Vincent Garanger, sans défaut, sensible et délicat. Les quatre interprètes semblent trouver, dans ces rôles, matière à beaucoup d'inventions, de rayonnement, de plaisir de jouer.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les femmes de la maison"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53177959-40326113.jpg?v=1610992859" alt=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines à travers le prisme d'une maison très spéciale" title=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines à travers le prisme d'une maison très spéciale" />
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      Écriture et mise en scène : Pauline Sales.       <br />
       Avec : Olivia Chatain, Anne Cressent, Vincent Garanger, Hélène Viviès.       <br />
       Scénographie : Damien Caille Perret.       <br />
       Création lumière : Laurent Schneegans.       <br />
       Création sonore : Fred Bühl.       <br />
       Costumes : Nathalie Matriciani.       <br />
       Coiffure, maquillage : Cécile Kretschmar.       <br />
       Régie son : Jean-François Renet ou Fred Buhl.       <br />
       Régie générale et lumière : François Maillot.       <br />
       Habilleuse et entretien perruques : Nathy Polak.       <br />
       Durée : 2 heures.       <br />
              <br />
       Texte à paraitre aux Solitaires Intempestifs, printemps 2021.       <br />
              <br />
       <b>Création ayant eu lieu du 11 au 14 janvier 2021.</b>       <br />
       Théâtre de l'Éphémère - Scène conventionnée pour les écritures théâtrales contemporaines, Théâtre Paul Scarron, Le Mans (72), 02 43 43 89 89.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée (sous réserve de réouverture des théâtres)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53177959-40326299.jpg?v=1610993569" alt=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines à travers le prisme d'une maison très spéciale" title=""Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines à travers le prisme d'une maison très spéciale" />
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     <div>
      Du 20 au 23 janvier 2021 : La Comédie – CDN, Reims (51).       <br />
       Du 27 au 29 janvier 2021 : La Comédie de Saint-Étienne – CDN, Saint-Étienne (42).       <br />
       3 février 2021 : Théâtre Jacques Carat, Cachan (94).       <br />
       2 et 3 mars 2021 : Les Scènes du Jura - Scène nationale, Lons-le-Saunier(39).        <br />
       Du 10 au 13 mars 2021 : TnBA - CDN, Bordeaux (33).       <br />
       Du 3 au 16 avril : TGP - CDN, Saint-Denis (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53177959-40326079.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-femmes-de-la-maison-L-epopee-des-luttes-feminines-a-travers-le-prisme-d-une-maison-tres-speciale_a2863.html</link>
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