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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-16T13:07:43+01:00</dc:date>
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   <title>BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant</title>
   <pubDate>Fri, 18 Apr 2025 10:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis 2001, la Biennale Internationale des Arts de la Marionnette (BIAM) rayonne en Île-de-France grâce à de nombreux partenaires complices et surtout grâce au Centre National de la Marionnette – Le Mouffetard à Paris (CNMa) qui porte, depuis toujours, ce projet avec déterminisme et grande conviction.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329074.jpg?v=1744878201" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      Cette nouvelle édition de la BIAM rassemble 16 spectacles, 48 représentations, 16 compagnies et huit pays différents. Durant deux semaines, les artistes présents sillonneront le territoire parisien pour partager leur vision du monde et, surtout, offriront un véritable tour d'horizon de la création et de la diversité des tendances marionnettes de notre époque. La plupart des créations présentées sont de tout nouveaux projets pour la plupart des compagnies.       <br />
              <br />
       Art pourtant millénaire et préhistorique, et mode d'expression populaire, il a fallu attendre 2007 pour que la marionnette, en France, soit reconnue de façon pérenne à l'occasion d'un Manifeste sous la présidence de Daniel Girard (&quot;Les Saisons de la Marionnette&quot;). Trop souvent isolées du reste des autres arts, à l'occasion de ces &quot;Saisons&quot; (2007-2010), de nombreuses compagnies souhaitaient un enjeu plus large de leurs pratiques et que différentes personnalités extérieures au spectacle vivant s'y intéressent (anthropologues, plasticiens, philosophes, scientifiques, etc.). &quot;Il s'agissait de dépasser le simple &quot;j'aime, je n'aime pas&quot; pour exposer des points de vue divers sur ces arts distincts tels qu'ils se déclinent aujourd'hui&quot;. (sic)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329075.jpg?v=1744878239" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      Cette édition 2025 offrira à Paris et en petite couronne des spectacles venus du Canada, de Slovénie, de Norvège, de la République tchèque, de Pologne et de Belgique pour compléter la programmation française.       <br />
              <br />
       Dans un monde fracturé et chaotique, les artistes nous invitent à rejoindre des contrées dans lesquelles les humains se sont peu aventurés : au sommet d'un glacier, sur la Lune, sous Terre, dans l'air, dans des mondes virtuels ou magiques, ou encore dans le temps. Les figures marionnettistes y trouvent leur espace et nous invitent, par ce décalage, à questionner le monde qui est le nôtre.       <br />
              <br />
       L'imaginaire est donc plus que jamais de mise cette année dans ces différents lieux.       <br />
       <b>À Paris :</b> Le Mouffetard - CNMa, le Théâtre Sylvia Monfort, le Théâtre aux Mains nues, le Théâtre Dunois et le Centre tchèque de Paris,       <br />
       <b>À Pantin :</b> le Centre Culturel Nelson Mandela, La Nef, la Place de la Pointe, la Salle Jacques Brel et le Théâtre du Fil de l'Eau.       <br />
       <b>À Fontenay-sous-Bois :</b> le Théâtre Halle Roublot.       <br />
       <b>À Ivry-sur-Seine :</b> le Théâtre Antoine Vitez.       <br />
       <b>À La Courneuve :</b> le Centre Culturel Houdremony, le Parc Georges-Valbon.       <br />
       <b>À Montreuil :</b> le Théâtre municipal Berthelo Jean-Guerrin.       <br />
       <b>À Noisy-le-Sec :</b> le Théâtre des Bergeries.       <br />
              <br />
       Seize spectacles sont programmés cette année autour de ce thème de l'imaginaire dont (liste non exhaustive) :       <br />
       &quot;Body Concert&quot; (marionnettes), Québec ;       <br />
       &quot;Loco&quot; (marionnettes), Belgique ;       <br />
       &quot;La Méthode du Dr Spongiak&quot; (théâtre d'ombres), Belgique ;       <br />
       &quot;Cosmohills&quot; (théâtre d'objets et marionnettes), République Tchèque ;       <br />
       &quot;Somewhere else&quot; (théâtre d'objets et arts visuels), Slovénie et République Tchèque ;       <br />
       &quot;Poussières&quot; (théâtre de matière et marionnettes), Nord-Pas-de-Calais ;       <br />
        &quot;Jean Clone&quot; (objets et arts visuels), Bretagne ;       <br />
        &quot;Subjectif Lune&quot; (théâtre d'objets), Loire-Atlantique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329097.jpg?v=1744878277" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      La BIAM propose aussi, parallèlement aux spectacles eux-mêmes :       <br />
       <b>Un stage week-end au CNM</b>, les 23, 24 et 25 mai autour de la construction d'une marionnette.       <br />
       Une rencontre professionnelle, <b>le B.A.BA hashtag 2- THEMA</b>, le vendredi 16 mai autour de la programmation des spectacles de marionnettes et les collaborations envisageables avec les établissements culturels.       <br />
       <b>Une seconde rencontre professionnelle</b> autour de la formation artistique et culturelle, les mercredi 21 mai et jeudi 22 mai.       <br />
              <br />
       Lors de la soirée de lancement, le lundi 28 avril au CNMa, un spectacle intitulé &quot;Ma P'tite Dame&quot;, de et par Claire Heggen (Compagnie &quot;Le Théâtre du mouvement&quot;), sera présenté. Pionnière du théâtre de geste et formatrice émérite de générations de marionnettistes, la metteuse en scène propose un spectacle sur son propre vieillissement, en manipulant son double &quot;marionnette&quot; avec une grande poésie non dépourvue d'humour. Depuis plus de quarante ans au service du corps, l'artiste veut donner à voir son corps ouvragé, et pousse le public au détournement des conventions sociales et de l'obsolescence programmée. Un vrai moment d'émotions partagées, doux et fluide malgré la thématique convoquée.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>BIAM 2025</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62332842.jpg?v=1744896602" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      <b>Biennale internationale des Arts de la marionnette et du Théâtre d'objets       <br />
       Paris et Île-de-France</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 28 mai 2025.</span>       <br />
       Le Mouffetard - CNMa, 73, rue Mouffetard, Paris 5e.                    <br />
       Réservations : 01 84 79 44 44.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@lemouffetard.com')" >contact@lemouffetard.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lemouffetard.com/" target="_blank">&gt;&gt; lemouffetard.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87968731-62329074.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !</title>
   <pubDate>Mon, 10 Feb 2025 07:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adapter la fresque littéraire d'Eugène Sue (1804-1857) – plus de mille pages et une multitude de personnages – est un pari audacieux. Sous la forme d'une comédie musicale et sur une scène grande comme un mouchoir de poche, carrément une folie. Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly ont pourtant su relever le défi avec maestria.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430939.jpg?v=1739128050" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Si le Théâtre de la Huchette à Paris est célèbre dans le monde entier pour y jouer depuis 1957 &quot;La Cantatrice chauve&quot; et &quot;La Leçon&quot; d'Ionesco dans leurs mises en scène d'origine, il affiche également, en troisième partie de soirée, un spectacle de création, le plus souvent musical. Franck Desmedt, son intrépide directeur, aimant les aventures théâtrales peu banales, ce n'est rien moins qu'une adaptation du célèbre roman d'Eugène Sue, récit à rallonge publié sous forme de feuilleton dans Le Journal des débats, entre juin 1842 et octobre 1843, qui se joue aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Il est vrai que le petit plateau en a vu d'autres et l'on se souvient notamment d'une mémorable adaptation des &quot;Aventures de Huckleberry Finn&quot; (1884), le grand roman picaresque de Mark Twain (1835-1910). &quot;Huckleberry Finn, le musical&quot; nous entraînait, à la suite des deux fuyards Huck et Jim, dans le sud esclavagiste et raciste de l'Amérique, quelques dizaines d'années avant la guerre de Sécession. La magie opérait pleinement et nous quittions sans plus de questionnement le Vᵉ arrondissement de Paris pour les rives du Mississippi, avec ses tempêtes, ses brouillards terrifiants, ses maisons flottantes, et les nombreux personnages rencontrés en chemin par les deux héros.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430945.jpg?v=1739128079" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Didier Bailly et Éric Chantelauze étaient déjà de la partie, le premier, co-auteur de l'adaptation, signait les musiques, et le second, les paroles des chansons. Plonger aujourd'hui dans les ruelles parisiennes infestées par la pègre au milieu du XIXᵉ siècle pour suivre les aventures du beau et mystérieux Rodolphe n'avait donc rien d'impossible pour les deux compères. Et puis qui a dit <span style="font-style:italic">&quot;Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.&quot;</span> ? Mark Twain. Tiens donc…       <br />
              <br />
       Mais revenons aux &quot;Mystères de Paris&quot;. Conçu initialement comme un roman en deux volumes, le récit est finalement publié, on l'a dit, sous forme de feuilleton, marquant l'émergence du concept de &quot;série&quot; dans la presse de l'époque. Et le succès populaire est tel que l'histoire se prolonge In infinitum, pour former, en fin de compte, dix volumes. Le récit regroupe près de 80 protagonistes à travers une trentaine d'intrigues. Toutes les couches de la société y sont représentées, de la plus haute aristocratie à la fange la plus vile. Le mélodrame amoureux y côtoie le thriller horrifique ; le suspense policier fait part égale avec la réflexion politique. Pamphlet social sur la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, il s'agit aussi d'un roman d'aventures dans lequel, de rebondissement en rebondissement, les événements s'y succèdent à un rythme ininterrompu.       <br />
              <br />
       Pour porter sur scène cette profusion d'intrigues, les adaptateurs ont gardé les situations qui leur paraissaient les plus intéressantes, et formé une seule histoire aux multiples rebonds et ramifications. Deux comédiens et une comédienne, tous trois chanteurs, donnent ainsi vie à une quinzaine de personnages, articulés autour de trois protagonistes principaux : Rodolphe, énigmatique aristocrate germanique, Fleur de Marie, fille des rues abandonnée, et Maître Ferrand, notaire crapuleux aux manigances coupables.       <br />
              <br />
       Mais de quoi s'agit-il au juste ? Car si ce roman fut un énorme succès en son temps, il faut bien avouer qu'il est un peu tombé dans l'oubli et que rares, aujourd'hui, sont ceux à l'avoir lu, même si certains ont peut-être vu l'adaptation qu'en fit André Hunebelle en 1962 avec Jean Marais.       <br />
              <br />
       Rodolphe, un riche homme déguisé en ouvrier, arpente les ruelles sombres de Paris à la recherche de François-Germain, le fils de Madame Georges, la fermière chez qui il a placé Fleur-de-Marie, une orpheline qu'il a arrachée des griffes d'un couple d'escrocs (dans le genre Thénardier). Tandis que l'aristocrate découvre les bas-fonds de la capitale, affronte escrocs et criminels, son passé ressurgit sous les traits de la comtesse Sarah Mac Gregor, son ancienne maîtresse… Il y a du Hugo et du Dumas dans l'air…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430958.jpg?v=1739128102" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Saluons la mise en scène inventive de Patrick Alluin qui a l'art de nous faire oublier l'exiguïté du plateau, autorisant même rixes et combats ! Plutôt qu'une vision réaliste des rues sordides de Paris ou des salons surannés dans lesquels évolue la bonne société, l'univers visuel du spectacle est construit sur les sensations. De jolis drapés, en guise de scénographie, sur lesquels se déploie un savant jeu de lumières, évoquent tantôt l'intérieur, tantôt l'extérieur.       <br />
              <br />
       Quelques rares éléments de mobilier (une assise, une porte mobile) viennent de temps à autre rappeler une réalité plus concrète. Une petite lanterne judicieusement placée joue de la perspective, donnant un sentiment de profondeur. L'utilisation d'une porte latérale de la salle de théâtre pour les entrées et sorties des personnages permet d'agrandir l'espace, et de maintenir un tempo soutenu. Les idées ne manquent pas pour démultiplier les personnages et accentuer un rythme déjà bien présent dans l'interprétation.       <br />
              <br />
       Les passages musicaux apportent des respirations pleines de poésie, et aussi d'humour.       <br />
       Les comédiens chanteurs (Lara Pegliasco, Simon Heulle et Olivier Breitman), tous trois excellents, sont tout aussi justes dans le jeu que dans le chant et leur agilité à passer d'un rôle à l'autre (et de costumes !) est impressionnante ! Aucun temps mort !  Ce magistral roman d'aventures ne pouvait trouver meilleure adaptation.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Mystères de Paris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61431888.jpg?v=1739129623" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      D'après Eugène Sue.       <br />
       Adaptation : Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly.       <br />
       Mise en scène : Patrick Alluin.       <br />
       Musique : Didier Bailly.       <br />
       Livret : Éric Chantelauze.       <br />
       Avec : Lara Pegliasco, Simon Heulle, Olivier Breitman ou Arnaud Léonard.       <br />
       Orchestrations : Paul Cépède, Marie-Anne Favreau.       <br />
       Décor : Sandrine Lamblin.       <br />
       Costumes : Julia Allègre.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
       Combats : Philippe Penguy.       <br />
       Régie : Yves Thuillier.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 31 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ, 01 43 26 38 99.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86342785-61430939.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Mysteres-de-Paris-L-incroyable-adaptation-du-roman-fleuve-d-Eugene-Sue-_a4149.html</link>
  </item>

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   <title>"Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !</title>
   <pubDate>Wed, 04 Sep 2024 10:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une superbe création où le dramaturge, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad marie imagination et vécu, nous nous retrouvons dans une chronologie de près de 75 ans dans des lieux aussi différents que Beyrouth, Montréal, Paris, Rome et Livingstone avec, au cœur de celle-ci, la double explosion tragique du port de Beyrouth en 2020. Dans ces épisodes bousculés, le dramaturge pose un regard aussi lucide, poétique que scientifique sur ces impondérables qui ponctuent et peuvent influer toute une vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220937.jpg?v=1667980515" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur une scénographie sombre balayée par des clartés blanches dans un jeu de clairs-obscurs. Elle est mouvante durant toute la représentation et laisse découvrir, selon les moments, des salles construites en forme de triangle toujours ouvertes pour inviter le regard du public à entrer dans celles-ci, tout autant que dans l'intimité des protagonistes. Cette dernière est verbalisée aussi par des mots, des colères et des silences. Tout est à nu. On se livre au travers de souffrances parfois tues, mais toujours dites.       <br />
              <br />
       Ce sont plusieurs générations de familles qui se rencontrent ou se retrouvent à des endroits et des époques différents. Paris, Montréal, Livingstone, Beyrouth, les scènes s'échelonnent dans un espace-temps et dans des lieux géographiques étendus. Celui-ci s'étire d'août 1978 où Talyani a 10 ans jusqu'en août 2052 où il a 74 ans avec un centre dramatique démarrant le 4 août 2020, avec la double explosion dans le port de Beyrouth, jusqu'au 8 août 2020. Le bilan a été de 215 morts et 6 500 blessés. Cet espace-temps s'étale sur une durée dramaturgique d'une semaine, la pièce étant découpée du lundi au dimanche avec, pour chacun des jours, une action, une date et plusieurs lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220938.jpg?v=1667980552" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Dans cette étendue autant temporelle, psychologique que culturelle, reste accrochée la souffrance des caractères qui s'exprime autour de la colère, de l'incompréhension, du manque d'amour, du mépris, de la violence, de l'amour non exprimé, de l'amour qui s'exprime. Ce que montre Mouawad est qu'au travers des événements, souvent marqués par l'impondérable même quand la tragédie ne s'y mêle pas, fait que l'histoire d'une vie ou d'une famille peut être changée, voire transfigurée complètement. Une maladie qu'on pourrait croire cancéreuse alors que c'est un simple furoncle où l'horaire d'un vol pour Paris ou Rome a transformé la vie de nos personnages ainsi que celle de Wajdi Mouawad qui se raconte aussi dans cette création.       <br />
               <br />
       Le jeu des comédiens est très physique et est axé sur la voix qui est souvent projetée, lancée. On se crie dessus, on se bouscule, on s'ignore ou on s'aime. Talyani (Wajdi Mouawad, Jérôme Kircher) est incarnée par deux protagonistes aussi différents l'un de l'autre comme le blanc l'est du noir ou le coton de la soie. Et donc nous sommes à la croisée de deux histoires. Quand l'un est calme, serein, l'autre est violent, méprisant, divorçant de la vie quand le premier en est attaché. L'histoire de chacun, leur rapport à soi et aux autres sont marqués de coups, de béquilles, d'entorses à leur vie avec un rapport au père, fréquemment absent physiquement ou symboliquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220939.jpg?v=1667980654" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Le hasard, une rencontre, un instant font que les ruisseaux se séparent pour se jeter dans un autre fleuve. C'est dans ce tournoiement des événements que la création prend de l'épaisseur avec son voile de mystère. Tout tourne autour de la souffrance et d'amours non dites ou échouées dans les écueils du mutisme.       <br />
              <br />
       &quot;L'important n'est pas de guérir mais de vivre avec ses maux&quot;, ces mots de Camus (1913-1960) peuvent être l'écho de la trame dramaturgique de la seconde partie, car, dans celle-ci, les personnages font face à leurs problèmes là où la première partie les faisait voir comme les subissant et en souffrant sans que ceux-là ne disparaissent pour autant. Autre moment est ce cours donné sur la relativité restreinte d'Einstein (1879-1955) par Joane (Julie Julien) qui donne un éclairage au titre de cette œuvre avec le chiffre irrationnel, √2, comme tout irrationnel qui recouvre toute une infinité de nombres dans un espace mathématique extrêmement réduit entre deux décimales. L'infiniment grand logé dans l'infiniment petit comme le cours d'une vie influé par un petit hasard.       <br />
              <br />
       La voix est l'aiguillon des émotions et s'apparente à un baromètre de celles-ci, des sentiments tiraillés par des conflits internes qui traversent continuellement la vie de tous les protagonistes. Les planches deviennent, au travers de déplacements importants et de rares pauses, le lieu de figuration et de transformation de ces conflits où, autour de courts solos de trompettes qui accompagnent avec beaucoup de suavité certaines fins de scènes, ils closent la pièce dans un rare, voire le seul, moment d'espoir et de gaité.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Racine carrée du verbe être"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220940.jpg?v=1667980687" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Valérie Nègre et Cyril Anrep.       <br />
       Avec : Maïté Bufala, Madalina Constantin, Jade Fortineau, Jérémie Galiana, Delphine Gilquin, Julie Julien, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac Olanié, Wajdi Mouawad, Lucile Roche et Anna Sanchez en alternance, Nathanaël Rutter, Richard Thériault, Raphael Weinstock.       <br />
       Et les enfants en alternance : Colin Jolivet, Meaulnes Lacoste, Théodore Levesque, Balthazar Mas-Baglione, Ulysse Mouawad, Adrien Raynal, Noham Touhtouh.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet et Stéphanie Jasmin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée de Léa Delmas.       <br />
       Couture : Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220941.jpg?v=1667980722" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Conception vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Dessins : Wajdi Mouawad et Jérémy Secco.       <br />
       Musique : Pawel Mykietyn.       <br />
       Conception sonore : Michel Maurer, assisté de Sylvère Caton et Julien Lafosse.       <br />
       Accompagnement des enfants : Achille di Zazzo.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 6 h, soit trois parties ponctuées de deux entractes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 14 septembre 2024 :</span> Festival La Bâtie, Château Rouge - Scène conventionnée, Annemasse (74).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre au 22 décembre 2024.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 17 h 30, samedi à 16 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       • Durée 6h incluant 2 entractes.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220942.jpg?v=1725465858" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82586994-59220939.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Racine-carree-du-verbe-etre-Demonstration-magistrale-_a4038.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !</title>
   <pubDate>Thu, 25 Jul 2024 08:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Focus sur deux spectacles de la 8ᵉ édition du festival "Paris l'été" qui s'est déroulée du 3 au 16 juillet avec, pour cette dernière édition, toujours Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel aux commandes (aujourd'hui à la direction du théâtre du Rond-Point). Comme chaque année, rendez-vous avec la danse, le théâtre, le cirque, la musique et, dans notre article, "La saga de Molière", une création déjantée et joyeuse, ainsi que, dans un tout autre registre, "Jazz club", une odyssée musicale allant de Lester Young à Mulatu Astatke autour de superbes Maquettes de clubs et d'intérieur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840297.jpg?v=1721892320" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Le festival &quot;Paris l'été&quot;, c'est aussi son décor et ses tréteaux avec une régie souvent très dépouillée et qui transforment des endroits de Paris, comme le lycée Jacques Decour, en lieu culturel et artistique.        <br />
               <br />
       Créée en septembre 2021, &quot;La saga de Molière&quot; est un formidable pied de nez comique et, ô combien déjanté, au Classique. Du moins à Molière. Le propos est avant tout affabulateur, même s'il se nourrit de parts de vérité historiques. Aussi, l'histoire est bousculée, la légende rhabillée, le mythe Molière renversé pour dessiner l'homme à travers une projection toute personnelle de l'autrice et metteuse en scène Johana Giacardi. La distance est maquillée par une légèreté salvatrice de la vie d'un homme qui a transformé le 6ᵉ art en le marquant de son empreinte indélébile au travers de situations, que peut rencontrer toute troupe, rehaussées toujours d'humour.       <br />
               <br />
       C'est vif et joyeux. On assiste à la naissance de Molière, sa rencontre amoureuse avec Madeleine Béjart, puis son amour pour Armande Béjart, la fille de celle-ci. Sa prime jeunesse aussi avec son désir de la scène entre les souhaits d'un père afin qu'il reprenne son métier de tapissier et les compréhensions d'une mère face à son fils. Puis la maturité de l'homme avec ses doutes, ses échecs et ses succès sur les planches. Molière est souvent occulté par Jean-Baptiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840303.jpg?v=1721892384" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      La troupe des Estivants, composée d'Anne-Sophie Derouet, Nais Desiles, Johana Giacardi, Édith Mailaender et Olivia Ouki, vient de Marseille. Alors que le public n'a pas fini de s'installer, chacune explique les scènes aux spectateurs, situés face à elle, qui ne vont pas être jouées dans une pièce qui, au premier abord, semble ne pas avoir commencé. Et pourtant, elle a déjà démarré. Les comédiennes deviennent des protagonistes pour redevenir l'instant d'après des interprètes. Via ces bascules et à dessein, il n'y a souvent pas de frontière nette entre scène et gradins, comédiennes et spectateurs, les unes se mariant aux autres. Le théâtre dans le théâtre est aux premières loges.       <br />
               <br />
       On découvre des &quot;manifestantes de droite&quot;, comme dit dans le texte, scandant <span style="font-style:italic">&quot;Faîtes des enfants, pas des intermittents. Tous à Lourdes, tous à Lourdes !&quot;,</span> les comédiens n'étant pas considérés à l'époque de Molière. Cette fausse plongée historique complètement décalée est un joli pied de nez aux manifestations contre le mariage pour tous et met en écho les peurs et rejets qui sont rencontrés contre toute forme de minorité.       <br />
              <br />
       Les costumes sont parfois facétieux, voire lunaires, comme dans le dernier tableau où les comédiennes vont en direction de la lune. Quel rapport avec Molière ? Aucun sauf que la trame s'y prête absolument bien, car elle lie l'absurde et le décalé, portée par une réelle qualité de jeu. Les artistes rentrent, sortent, se maquillent de rouge pour illustrer la mort et de noir et blanc pour incarner la vieillesse. Même la musique est là avec son tout petit clavier noir que l'on voit à peine et sur lequel s'épanchent des doigts pour nous sortir quelques simples mélodies. La représentation est un très beau moment de théâtre frais et joyeux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840304.jpg?v=1721892927" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Autre création avec &quot;Jazz Box&quot; de Cécile Léna qui, dans des espaces réduits de 3m² fermés par un rideau, laisse découvrir de superbes maquettes où le jazz se fait entendre. C'est une véritable odyssée musicale à laquelle nous sommes conviés. On entend ainsi, dans l'un d'eux, une lecture de &quot;L'écume des jours&quot; (1947) de Boris Vian qui a contribué à introduire cette musique en France. Les maquettes sont des intérieurs tels que ceux d'un club de jazz, d'un domicile, d'une sorte de saloon ou un extérieur, comme un toit parisien ou l'entrée du club &quot;Landbird&quot;. Tout un univers feutré s'en dégage, aux lumières changeantes guidant le regard du spectateur sur tel ou tel élément. De grands cartels devant chaque espace racontent quelques moments du Jazz. La création est originale et de très belle facture avec ses maquettes qui dégagent une atmosphère à la fois intime et très personnelle.       <br />
               <br />
       Nous sommes à Chicago, New-York, Casablanca avec son film dans lequel l'on voit, entre autres, Humphrey Bogart et Ingrid Bergman sur une musique de Dooley Wilson, ou à Paris, Cuba ou encore Tokyo. C'est une immersion dans un univers qui laisse place à la propre projection que chacun peut se faire dans un espace aussi réduit qu'intime. Casque aux oreilles, une voix et une atmosphère enveloppent l'écoute quand souffle dans un décor presque cinématographique des plus américains avec ses couleurs sombres et ses lumières tamisées une musique de Lester Young, Barney Willen, Billie Holiday, Charlie Parker, Duke Ellington, Jelly Roll Morton ou Mulatu Astatke pour accompagner rêveries ou pensées. Un délice !       <br />
              <br />
       Les représentations de &quot;La saga de Molière&quot; se sont déroulées les 10, 11 et 12 juillet et &quot;Jazz box&quot; a été exposé du 3 au 13 juillet, le tout au lycée Jacques Decour.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La saga de Molière"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840367.jpg?v=1721892966" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Librement inspiré de &quot;Le Roman de monsieur de Molière&quot; de Mikhaïl Boulgakov.       <br />
       Écriture et mise en scène : Johana Giacardi.       <br />
       Avec : Anne-Sophie Derouet, Nais Desiles, Johana Giacardi, Edith Mailaender, Olivia Oukil       <br />
       Décors et accessoires : Camille Lemonnier.       <br />
       Assistée de Julie Cardile et Edith Mailaender.       <br />
       Création lumière : Lola Delelo.       <br />
       Création costumes : Albane Roche Michoudet, Naïs Desiles, Johana Giacardi et Camille Lemonnier.       <br />
       Collaboratrice artistique : Lisiane Gether.       <br />
       Compagnie Les Estivants.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       6 et 7 mars 2025 : Le Safran - Scène Conventionnée, Amiens (80).       <br />
       8 mars 2025 : Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France (93).       <br />
       11 mars 2025 : Communauté de Communes du Mont des Avaloirs, Pré-en-Pail (53).       <br />
       12 au 14 mars 2025 : La Faiencerie - Scène conventionnée, Creil (60).       <br />
       28 et 29 mars 2025 : Théâtre Brétigny, Brétigny (91).       <br />
       8 au 10 avril 2025 : L'Azimut, Antony (92).       <br />
       22 avril 2025 : Théâtre de La Licorne, Cannes (06).       <br />
       24 avril 2025 : Théâtre de La Colonne, Miramas (13).       <br />
       29 avril 2025 : Théâtre Le Carreau - Scène nationale, Forbach  (57).       <br />
       5 au 7 mai 2025 : Le Cratère - Scène Nationale, Alès (30).       <br />
       17 mai 2025 : Théâtre Le Sémaphore, Irigny (69).       <br />
       20 au 22 mai 2025 : MC2 -Scène Nationale, Grenoble (38).       <br />
       27 au 31 mai 2025 : Théâtre de Namur, Namur (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jazz box"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840368.jpg?v=1721896395" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Conception et réalisation : Cécile Léna.       <br />
       Bande sonore : Loic Lachaize.       <br />
       Création lumière et conception technique : José Victorien.       <br />
       Textes et propositions musicales : Philippe Méziat.       <br />
       Conception et réalisation du module extérieur : Marc Valladon.       <br />
       Administration de production : Morgan Helou.       <br />
       Voix : Elleni Barral Virna, Jonathan Beagley, Christophe Brioul, Alain Chaniot, Cécile Léna, Stéphanie Moussu, Masahide Otani, Étienne Rolin.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       Production : Léna d'Azy.       <br />
       Coproduction OARA - Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Conseil général des Landes, Théâtre des Quatre Saisons de Gradignan.       <br />
              <br />
       <b>Festival Paris l'été</b>       <br />
       A eu lieu du 3 au 16 juillet 2024.       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">&gt;&gt; parislete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81773255-58840297.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Paris-l-ete-un-puissant-souffle-d-air-frais-artistique-_a4018.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-75066179</guid>
   <title>"Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !</title>
   <pubDate>Wed, 06 Sep 2023 16:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme chaque année, "Jazz à la Villette" nous offre un riche plateau musical provenant de différentes contrées géographiques et courants musicaux. Cette année, pour sa 22e édition, sont au rendez-vous l'Amérique du Nord avec, entre autres, Delvon Lamarr Organ Trio et la saxophoniste newyorkaise Lakecia Benjamin, le vieux continent avec, notamment, nos anglais d'Ezra Collective et le français Henri Texier, le continent africain avec, parmi d'autres, les Nana Benz du Togo ou le créateur de l'éthio-jazz, l'éthiopien Mulatu Astatke, et pour finir les artistes cubains Harold López-Nussa et Gonzalo Rubalcaba.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75066179-52490361.jpg?v=1694012753" alt=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" title=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" />
     </div>
     <div>
      C'est une soirée riche et des plus cadencées qui s'est déroulée ce 2 septembre au festival de Jazz de la Villette avec à l'affiche Steam Down, Delvon Lamarr Organ Trio et Ezra Collective. La soirée débute donc avec Steam Down qui est, à l'origine, le nom de soirées musicales qui faisaient tanguer les foules à Deptford dans le sud-est londonien. De ces soirées, une communauté s'est organisée qui a donné lieu à la création d'un groupe en 2017 par le poly-instrumentiste Ahnansé. Steam Down a sorti son premier EP, &quot;Five fruit&quot; en 2022 avec un album en cours de préparation dont certains morceaux ont été joués le soir de la représentation.        <br />
              <br />
       Au milieu de la scène, saxophone à son cou, en lead, Ahnansé lance la mesure, prêtant sa voix aussi à quelques chansons. Derrière son instrument qui laisse s'envoler chorus et accords à cascade, le rythme est balancé, à cheval entre jazz et soul avec une pointe de hip-hop pour saupoudrer le tout. Il est soutenu par la batterie avec ses différentes cymbales à effets dont l'une à la tonalité grave et sèche qui marque les temps forts accompagnés ensuite par celles aux tonalités plus aiguës, les djembés sont derrière en appui. La batterie devient une ligne mélodique, comme celle d'une basse. Ce contrepoint musical donne à la rythmique une cadence qui permet à Ahnansé de libérer une énergie musicale portée autant par son instrument à vent que par la batterie, même si le premier est plus souvent en lead.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75066179-52490362.jpg?v=1694012777" alt=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" title=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" />
     </div>
     <div>
      Suit ensuite Delvon Lamarr Organ Trio qui est un groupe de soul Jazz américain fondé en 2015. Ils ont composé trois albums dont un live. &quot;Close but no cigar&quot; (2016) a connu un franc succès en se plaçant en tête dans les charts américains, dans la rubrique Jazz contemporain. Depuis, avec &quot;I told you so&quot; (2021) et &quot;Cold as Weiss&quot; (2022), le succès ne se dément plus. Delvon Lamarr était initialement batteur et trompettiste, mais c'est derrière son orgue qu'il règne en maître, imprimant aux compositions un accent à la fois jazz, avec des relents symphoniques, et rock, grâce à la guitare mordante de Ben O'Neil.       <br />
              <br />
       La musique happe le tempo, tendue presque dans un même flux, autant par le guitariste que par l'organiste, deux faces d'une même pièce qui roule ses accords dans une tonalité aiguë et planante. La batterie de Sam Groveman, avec ses frappes sèches qui battent la mesure, apporte une touche percutante quand la guitare et l'orgue sont dans une nuance aérienne. Le son semble d'une seule modulation, les instruments ne se démarquant pas nécessairement avec le rythme mené par les grooves de l'orgue de Delvon Lamarr qui donnent à leurs compositions une originalité des plus puissantes. Les accords de Ben O'Neil les appuient, ses solos restant glissants et fluides. Sentiment presque surprenant de se retrouver face à une vague de musique qui se déverse dans une tonalité qui vous porte et difficilement classable entre Soul, Jazz avec des accents blues.       <br />
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       Puis Ezra Collective clôt cette soirée dans un rythme des plus endiablés. Dans ce groupe londonien, fondé en 2016 par le batteur Femi Koleoseo, il y a son frère cadet à la basse, TJ Koleoseo, Joe Armon-Jones aux claviers, Dylan Jones à la trompette et James Mollison au saxophone. Leurs créations sont un véritable melting pot venu de différents horizons venant du hip-hop, du jazz moderne, de l'afrobeat et du grime anglais qui, pour ce dernier courant musical, bien que sa popularité soit grandissante, reste toujours underground. Ça démarre sur un tempo des plus chaloupés lancé par les instruments à vent. Le saxophoniste James Mollison fait à plusieurs reprises quelques chorus bien sanglés avec en appui la trompette de Dylan Jones qui bascule ensuite en lead sur un autre morceau.       <br />
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       C'est une sorte de ping-pong musical, chacun se renvoyant la balle rythmique en y ajoutant ses accords et son souffle, donnant à la musique sa tonalité dynamique et tranchante. Ce qui caractérise celle-ci est sa fraîcheur, son enthousiasme, seul le clavier de Joe Armon-Jones apporte une ligne directrice tout en douceur, comme socle solide d'un groupe où ses autres acolytes sont dans un rapport plus vif et spontané. Derrière sa batterie, Femi Koleoseo est d'une grande fougue avec des passages de tempo rapides, tête aux trois quarts baissée sur ses toms, micro à côté pour haranguer la foule. C'est vivant et rayonnant. Chaque musicien prend le lead un moment en faisant un chorus. La musique est très entraînante avec le saxophone et la batterie et une basse qui galope d'accords en accords. Un véritable régal !
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75066179-52490409.jpg?v=1694012808" alt=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" title=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" />
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      <b>Jazz à la Villette</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 août au 10 septembre 2023.</span>       <br />
       Soirée du samedi 2 septembre 2023 à la Grande Halle de la Villette       <br />
       Durée : 4 h.       <br />
       1) Steam Down.       <br />
       2) Delvon Lamarr Organ Trio.       <br />
       3 / Ezra Collective.       <br />
              <br />
       Programme complet sur <a class="link" href="https://jazzalavillette.com/fr/programme" target="_blank">&gt;&gt; jazzalavillette.com</a>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Jazz-a-la-Villette-Jazz-Soul-Blues-et-Hip-Hop-un-reel-regal-pour-les-oreilles-_a3724.html</link>
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