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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T01:41:51+01:00</dc:date>
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   <title>"La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !</title>
   <pubDate>Thu, 25 Dec 2025 11:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "La Cage aux folles" est une fable devenue presque mythique. Olivier Py propose une mise en scène où la comédie musicale resplendit dans ses ornements autant lumineux et pailletés qu'intimes et politiques. Dans une distribution très talentueuse, Laurent Lafitte réalise un tour de force dans le chant, la danse, le mime et le théâtre.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93366598-65279495.jpg?v=1766660331" alt=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" title=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" />
     </div>
     <div>
      Voici une fable des plus célèbres dont le titre est devenu une expression et où la figure de ceux qui lui ont donné vie sur les planches, Jean Poiret et Michel Serrault, reste aussi mémorable dans l'histoire de la comédie que les trois coups mythiques qui ouvriraient un rideau théâtral.       <br />
              <br />
       L'histoire de &quot;La Cage aux folles&quot;, écrite par Jean Poiret (1926-1992), a eu plusieurs destinées artistiques : théâtrale à ses origines en 1973, cinématographique à partir de 1978, puis comédie musicale en 1983 pour Broadway avec Jerry Herman pour les paroles et les chansons sur un livret d'Harvey Fierstein. Une version française a été créée par Alain Marcel en 1999 au Théâtre Mogador.        <br />
              <br />
       Damien Bigourdan (Georges), ténor et comédien, démarre la représentation en costume blanc. Couleur lumineuse comme celle-ci, où tous les temps sont forts, avec peu de relâche dans le rythme et toujours une tension dans le jeu. C'est un feu d'artifice de talents, comme un monstre fantastique bien huilé, monté au cordeau et pour lequel les rares silences sont habillés d'un rire, d'une gestique comique ou d'un bon mot. La comédie musicale respire d'amour et de musique par tous ses pores, avec le chant, la comédie et la danse en points cardinaux. Cet amour est multiple et divers. C'est celui d'un père, Zaza (Laurent Lafitte), pour son fils Jean-Michel (Harold Simon), comme celui du clinquant et la passion de la scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93366598-65279493.jpg?v=1766660285" alt=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" title=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" />
     </div>
     <div>
      Se mêlent de l'humour, des chansons, des paillettes telles un tégument au spectacle avec des chorégraphies de Ivo Bauchiero et d'autres en claquettes d'Aurélien Lehmann. C'est vif, joyeux, truculent, pertinent, gouailleur, sensuel et provocateur avec malice. Laurent Lafitte campe un personnage haut en couleurs dans une performance faite de multiples contours artistiques et brassant une kyrielle de talents. Comme pour tous les protagonistes, son jeu est très physique, mais les ruptures de jeu avec lesquelles il doit composer pour basculer très rapidement de la danse, à l'imitation, au chant et au théâtre sont un véritable tour de force.        <br />
              <br />
       À la fois danseur, chanteur et comédien, il décline différentes facettes d'un personnage vif, fantasque, drôle en créant une connexion espiègle avec le public autant sur les planches que dans l'assistance. Dans cette interconnexion, ce n'est pas uniquement le protagoniste qui devient un moment proche physiquement du public, c'est aussi une figure LGBTQI+ qui se mélange au monde et porteur d'un combat pour exister. C'est un éternel recommencement à une époque où les virilistes s'essaiment pour marquer leur présence et consacrer une infériorité fantasmée et névrotique de leur sexe sur l'autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93366598-65279504.jpg?v=1766660392" alt=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" title=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène d'Olivier Py est pleine de rebondissements, avec des pieds de nez théâtraux qui donnent du rythme et où le propos et la posture deviennent des étendards politiques sous un vernis comique et fantasque. Il s'agit de quoi après tout ? D'exister par soi-même, avec les autres.       <br />
              <br />
       La cage aux folles, on la voit, on la découvre réellement sur les planches dans sa symbolique la plus nue. Elle apparaît en début de représentation, côté jardin. C'est un simple rangement, un vestiaire de couleur grise où, ouverte, apparaissent physiquement une jambe puis le corps d'un danseur travesti avec ses collants lumineux. Dans cette cache qui s'ouvre, se découvre ce qui fait la trame du spectacle, ou du moins l'une de ses composantes, à savoir les LGBTIQ+ au travers du monde de la comédie musicale avec ses couleurs et parfois ses caricatures. Ce qui avait valu de nombreuses critiques à la création de la pièce en 1973, mais elle est porteuse d'un message revendicatif d'une façon d'être non pas exclusivement genrée, mais aussi existentielle. On est ce que l'on est au-delà de nos orientations sexuelles, de nos habillements et de notre manière d'être.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93366598-65279505.jpg?v=1766660509" alt=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" title=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" />
     </div>
     <div>
      La comédie musicale est lumineuse face au public. Et un peu plus sombre côté coulisse, en écho à la scénographie. Ce qui est visible sur les planches est parfois un peu antinomique de ce qui est dans les coulisses. C'est aussi et surtout le double visage du monde de la comédie musicale, dans son expressivité joviale et souriante afin de gommer de tristes désaccords de la vie de tous. Nous avons ainsi l'envers et l'endroit du spectacle, de ce que vit personnellement, un moment, Zaza (Laurent Lafitte) et ce qu'il montre aux spectateurs. On le découvre ainsi avant de monter sur scène, dans une vue plongeante dans les coulisses, très chagriné, et ensuite arborant un large sourire sur le plateau.       <br />
              <br />
       La scénographie de Pierre-André Weitz est tournante et laisse découvrir alternativement une scène avec son escalier lumineux, ses loges, ses coulisses et ses escaliers de secours, un coin de bar avec ses tables et ses chaises, et le restaurant &quot;Chez Jacqueline&quot;. L'orchestre &quot;Les Frivolités Parisiennes&quot; accompagne tous les événements de la fable. Il est situé dans une fausse juste devant la scène et sous la hauteur de celle-ci.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93366598-65279606.jpg?v=1766661971" alt=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" title=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" />
     </div>
     <div>
      La trame a aussi son aspect politique, celle de revendiquer son identité et de l'acceptation de l'autre avec ses différences. On y voit monsieur Dindon, une figure politique d'extrême droite avec des convictions à l'opposé de ce qui a pour figures les LGBTQI+ et le transformisme. Dans ses relations multiples entre hommes et femmes, entre mari et épouse, c'est aussi un entrelacement relationnel dans ses multiples identités qui se croisent, chacun sachant où il est et où il va sans qu'un mouton avec des cornes, sauf le couple Dindon, puisse bêler son mécontentement.       <br />
              <br />
       &quot;La Cage aux folles&quot; est un superbe spectacle qui a plus de soixante ans d'existence et qui est resté sans âge. Il est porté par une très belle distribution où Olivier Py a réussi à donner un agencement au cordeau pour investir les différentes facettes de la comédie musicale, en faisant résonner avec éclat un combat politique toujours d'actualité.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Cage aux folles"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93366598-65279616.jpg?v=1766662003" alt=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" title=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" />
     </div>
     <div>
      D'après la pièce &quot;La Cage aux folles&quot; de Jean Poiret.       <br />
       Français, double surtitrage : anglais pour les dialogues et chansons, français pour les chansons.       <br />
       Musique et paroles : Jerry Herman.       <br />
       Livret : Harvey Fierstein.       <br />
       Traduction française : Olivier Py.       <br />
       Mise en scène : Olivier Py.       <br />
       Avec : Laurent Lafitte, Damien Bigourdan, Émeric Payet, Harold Simon, Gilles Vajou, Émeline Bayart, Lara Neumann, Maë-Lingh Nguyen, Édouard Thiébaut.       <br />
       Direction musicale : Christophe Grapperon, Stéphane Petitjean.       <br />
       Décors et costumes : Pierre-André Weitz.       <br />
       Chorégraphie : Ivo Bauchiero.       <br />
       Chorégraphie (claquettes) : Aurélien Lehmann.       <br />
       Lumières : Bertrand Killy.       <br />
       Sound design : Unisson Design.       <br />
       Orchestre : Les Frivolités Parisiennes.       <br />
       Durée : 2 h 35 avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 décembre 2025 au 10 janvier 2026.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi et dimanche à 15 h et 20 h.       <br />
       Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, Paris 1ᵉʳ.       <br />
       Téléphone : 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/programmation/25-26/la-cage-aux-folles/#event-date" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93366598-65279621.jpg?v=1766662040" alt=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" title=""La Cage aux folles" Vif, drôle, fantasque et toujours terriblement d'actualité !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93366598-65279493.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Cage-aux-folles-Vif-drole-fantasque-et-toujours-terriblement-d-actualite-_a4436.html</link>
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   <title>"Miss Knife" La vie en musique et en chansons !</title>
   <pubDate>Tue, 12 Nov 2024 17:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De ses talents de dramaturge, romancier, metteur en scène et comédien, Olivier Py passe de l'autre côté de la scène en incarnant, dans un tour de chant, Miss Knife, un personnage de "La nuit au cirque", sa 1ʳᵉ pièce, en étant aussi parolier et compositeur. Dans 18 compositions, elle chante avec mordant ses amours, sa vie avec ses désespoirs et ses rares joies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84188869-60151693.jpg?v=1731430061" alt=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" title=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" />
     </div>
     <div>
      C'est un concert, mais pas que. C'est beaucoup plus que cela. C'est aussi un one-woman-show. Tout s'y mêle et s'y emmêle à dessein, avec, dans le spectacle, différents champs artistiques qui se rejoignent sur scène tels que la musique, le théâtre, la chanson, la comédie et l'humour.       <br />
              <br />
       Olivier Py nous emmène à la découverte de l'un des caractères théâtraux de sa pièce &quot;La nuit au cirque&quot; (1992), Miss Knife, dans son tour de chant célébrant, entre autres, la théâtralité, les amours, le désespoir, les cafés parisiens du Vᵉ arrondissement de Paris, les rêves, la mort et les tourments. La poésie tisse les chansons accompagnées au piano et, parfois, au chant, par Antoni Sykopoulos. Olivier Py en est le parolier et a signé la musique pour la plupart d'entre elles.       <br />
              <br />
       Notre chanteuse incarne ses souffrances, ses espoirs, ses malheurs et ses désillusions dans, entre autres, &quot;Tango du suicide&quot;. Les compositions sont aussi à son image quand elle chante &quot;Mes amours défuntes&quot;, &quot;Le rôle est trop court&quot; ou &quot;J'ai trop joué mon personnage&quot;. De cet écho, elle semble avoir vécu mille vies. C'est théâtral, car elle l'est elle-même. Qui donc est-ce ? Nous la découvrons avec quelques histoires, traits d'esprit, drôleries et un rapport au public franc, direct et un tantinet provocateur. C'est une femme venue, peut-être, d'un rivage masculin, une transgenre, un troisième sexe où la gouaille outrepasse le genre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84188869-60151694.jpg?v=1731430096" alt=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" title=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" />
     </div>
     <div>
      Chaque chanson est un morceau d'elle-même et de sa vie. Elle est un personnage au-delà du réel, côtoyant des personnalités réelles sur un espace-temps qui s'étend sur plusieurs générations. Celui-là mélange imaginaire et réalité, fable et vérité, affabulation et truculence, où Maria Callas fait une incursion dans sa narration quand l'auteur de ses jours, Olivier Py, en fait de même.       <br />
              <br />
       L'auteur devient ainsi un personnage par un caractère qu'il a lui-même créé et qu'il incarne sur scène. C'est dans cet enchevêtrement de figures interposées où le jeu et la sincérité se disputent que Miss Knife dévoile sa profondeur. Puits sans fond où le seau peut être jeté de n'importe quelle hauteur, il en revient toujours une eau dans laquelle le spectateur peut en savourer la fraîcheur qu'il souhaite, toujours réelle, car fruit de l'imagination d'Olivier Py et de l'affabulation de sa créature.       <br />
              <br />
       Maquillée, costumée, elle est devant nous, mais est-ce elle, l'auteur qui l'incarne ou les deux à la fois ? La frontière est réellement ténue entre la création et la réalité. Elle porte avec elle cette double épaisseur de présences physique et imaginaire. C'est une ligne de crête où le masque tombe quand elle retire sa perruque. Les propos qu'elle tient semblent arrachés à son naturel quand ce qu'elle chante est le fruit d'une création. L'un est le reflet de l'autre, comme des états d'âme étalés où les chansons sont toujours accompagnées d'une humeur, d'un propos, d'une histoire et d'une gouaille.       <br />
              <br />
       L'humour est très présent. Miss Knife est mordante. Son attitude est rebelle et insolente face aux conventions sociales, le tout auréolé de traits d'esprit durant le concert. Côté costume, elle est habillée d'un bustier noir, dont elle joue avec beaucoup de gourmandise, prenant aussi la pose, par ironie et amusement. Elle réapparaît ensuite avec une fourrure rouge.       <br />
              <br />
       La présence scénique et vocale d'Olivier Py est à saluer. C'est un visage à la Janus qu'il nous montre, dramaturge et incarnant le propre caractère qu'il a créé. Il oscille par clin d'œil interposé entre l'un et l'autre, maquillant ainsi la réalité en la détournant de son cours pour donner une vérité à la fois de fable et réelle à &quot;Miss Knife&quot;. Dans cet entre-deux, l'un se marie à l'autre et fait faire, ironiquement, un baiser de Judas quand elle interpelle avec humour son créateur comme faisant partie de son univers social et artistique, telle une caution de sa réalité dans la fable qu'elle nous raconte. Et en faisant aussi, du même coup, de celle-là, une fabulation.       <br />
              <br />
       En plus des talents de metteur en scène, comédien, poète, écrivain, dramaturge d'Olivier Py, c'est aussi le compositeur et le chanteur que nous découvrons avec délice dans un véritable tour de force où il redonne naissance à une protagoniste de jeunesse, qui semble de toutes les époques car &quot;démodée avant même d'avoir commencé !&quot;.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Miss Knife"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84188869-60151746.jpg?v=1731430128" alt=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" title=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" />
     </div>
     <div>
      Chant : Olivier Py, Antoni Sykopoulos.       <br />
       Piano : Antoni Sykopoulos.       <br />
       Costumes : Pierre-André Weitz.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 12 novembre 2024.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Théâtre du Châtelet, Grand Foyer, Paris 1er, 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84188869-60151693.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Miss-Knife-La-vie-en-musique-et-en-chansons-_a4080.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique</title>
   <pubDate>Fri, 15 Jul 2022 09:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dix heures (entractes compris…) d'un tsunami à la gloire d'un théâtre prométhéen libéré de ses chaînes, pour boucler la boucle. Ainsi Olivier Py, avant de passer le témoin à Tiago Rodrigues, entend-il célébrer ses dix années à la tête du prestigieux festival en renouant, dans le même lieu, avec l'épopée de "La Servante" présentée ici même lors de ses débuts avignonnais, vingt-sept ans auparavant. Le souffle épique n'a en rien perdu de sa puissance. Porté par une troupe qui fait la part belle à la jeunesse exaltée trouvant en un Arlequin monté sur ressorts un aiguillon d'exception, le spectacle bat son (trop ?) plein.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66066182-47016574.jpg?v=1657871437" alt="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" title="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" />
     </div>
     <div>
      Dire que l'on ne sort pas indemne de ce marathon serait pur euphémisme… Soûlé des mots qui, comme les tirs d'une mitraillette enraillée, n'arrêtent pas de crépiter, charriant leurs considérations sur les faux-culs de tous poils, de la politique à la religion en passant par la culture, dont les portraits au vitriol mériteraient d'entrer au musée (de la Culture), mais aussi et surtout sur les aspirations à un théâtre total, &quot;planche de salut&quot; en ce sens que, quoi qu'il advienne, &quot;le salut a lieu à la fin de la représentation&quot;.       <br />
              <br />
       Gavé d'images en accéléré d'acteurs bondissant des hauteurs des avancées surplombantes pour &quot;posséder&quot; le plateau articulé en modules glissant à vue, tout en délivrant le flot ininterrompu de leur texte. Exalté par la performance hors raison d'un Arlequin rimbaldien -Bertrand de Roffignac - éblouissant, pour ne pas dire aveuglant, dans son costume rapiécé à losanges, les yeux exorbités et, comme sous cocaïne, enchaînant son texte démentiel et ses acrobaties abracadabrantesques sans faillir un seul instant… Enivré jusqu'à plus soif de ce précipité &quot;en tous sens&quot; d'une action fonçant vers l'incandescence des esprits, on sort de cette immersion en milieu perturbé, éberlué, ravi… et aussi dubitatif : Dionysos, dieu du vin, de l'ivresse, du théâtre et de la tragédie, et son représentant temporel, Py - il y a des noms qui prédestinent - seraient-ils devenus fous… à délier autant ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66066182-47016577.jpg?v=1657871555" alt="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" title="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" />
     </div>
     <div>
      En quatre séquences articulées chacune autour d'une facétie du génial Arlequin défiant sur leurs terrains les puissants, les masques tombent. Des récupérations des icônes littéraires à des fins mercantiles, aux fables contées à l'envi par la Sainte Religion pour asseoir sa domination sur l'ici-bas, en poursuivant par l'appétit d'ogre des représentants de l'Establishment dévoués au cannibalisme, et en concluant magistralement par une (fausse) descente aux enfers renversant la donne, Arlequin, fantasque maître du jeu, tire les ficelles d'une comédie humaine grotesque. Heureusement, le Théâtre (dans le Théâtre) reste l'espérance d'une ouverture sur un présent &quot;luxuriant&quot;.       <br />
              <br />
       Les marques de fabrique d'Olivier Py, ses obsessions - à ne pas prendre au sens péjoratif, mais à entendre comme ses pulsions créatives -, ponctuent les situations de scènes de défécation constipée, de masturbation joyeuse, de sodomisation tout aussi pénétrée, ou encore d'ingurgitation &quot;délectuelle&quot; de pénis, cervelles ou cœurs de jeunes vierges - &quot;ceci est mon corps&quot;, cf. le dernier repas du Christ immortalisé dans le tableau de l'autre scène, La Cène. Mais que l'on ne s'y méprenne pas : ses excès trouvent parfaitement leur place dans l'économie de l'action et les objectifs qui la sous-tendent. En effet, voir Le Président cynique contraint de déféquer sur l'avant-scène du Théâtre, l'évêque pornographe porter la culotte de la sainte sœur, le jeu de massacre du ministre de la Culture et de son conseiller, tous deux des outres vides emplies de prétentions, mis en demeure de se donner mutuellement la fessée en public (de théâtre), est source de jubilation purgative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66066182-47016660.jpg?v=1657871755" alt="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" title="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" />
     </div>
     <div>
      Mais plus encore que ces mises en situation des dérives de la Sainte-Trinité (Culture - Religion - Politique), ce qui traverse de bout en bout la représentation, c'est l'amour fou du Théâtre. Un théâtre qui, au-delà du rêve éveillé qu'il véhicule, devient agent performatif pour dynamiter le capitalisme sous tous ses visages, économique, médiatique, etc. Toutes les formes d'aliénation colonisant les esprits, son Arlequin n'a pas son pareil pour les démasquer. Sous l'influence spirituelle et amoureuse de son mentor lumineusement sombre - le vieux poète déchu Alcandre, joué brillamment par Xavier Gallais -, il excelle de drôlerie révolutionnaire dans son rôle d'&quot;agit-prop&quot; aguerri.       <br />
              <br />
       Ainsi Arlequin, encore plus qu'un personnage, est-il… Le Théâtre, son costume éclatant de couleurs se confondant avec le rideau de scène à losanges. Au final, s'il est vrai que ce formidable manifeste pour un théâtre insolemment libre ne peut laisser indifférent, l'excès porté à son excès pourrait finir par apparaître un peu contreproductif… Si ce n'est que - aporie théâtrale - comment pourrait-on mieux rendre palpable l'excès… que par l'excès ?       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 12 juillet au Gymnase du Lycée Aubanel, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ma jeunesse exaltée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66066182-47016683.jpg?v=1657871790" alt="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" title="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" />
     </div>
     <div>
      Création 2022.       <br />
       Texte : Olivier Py.       <br />
       &quot;Ma Jeunesse exaltée&quot; est publié aux éditions Actes Sud-Papiers.        <br />
       Mise en scène : Olivier Py.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Guillaume Gendreau.       <br />
       Avec : Olivier Balazuc, Damien Bigourdan, Céline Chéenne, Pauline Deshons, Émilien Diard-Detoeuf, Xavier Gallais, Geert van Herwijnen, Julien Jolly, Flannan Obé, Éva Rami, Bertrand de Roffignac, Antoni Sykopoulos.       <br />
       Scénographie, costumes et maquillage : Pierre-André Weitz.       <br />
       Assistant aux costumes : Nathalie Bègue.       <br />
       Lumière : Bertrand Killy.       <br />
       Son : Rémi Berger Spirou.       <br />
       Chansons originales (paroles et compositions) : Olivier Py.       <br />
       Composition et percussions : Julien Jolly.       <br />
       Composition et arrangements : Antoni Sykopoulos.       <br />
       Durée : 10 h, entractes compris.        <br />
       1ère partie : 2 h 05 ; 2e partie : 2 h 10 ; 3e partie : 2 h 10 ; 4e partie : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66066182-47016684.jpg?v=1657871835" alt="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" title="•In 2022• "Ma jeunesse exaltée" Déferlante d'arlequinades gorgées d'impétuosité tragico-comique" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 15 juillet.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h, relâche le lundi.       <br />
       Gymnase du Lycée Aubanel, 14, rue Palapharnerie, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 11 au 19 novembre 2023 : Théâtre Nanterre-Amandiers, Nanterre (92).       <br />
       Du 25 au 26 novembre 2023 : Théâtre National Populaire (TNP), Villeurbanne (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66066182-47016574.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-Ma-jeunesse-exaltee-Deferlante-d-arlequinades-gorgees-d-impetuosite-tragico-comique_a3345.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-59411232</guid>
   <title>FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…</title>
   <pubDate>Fri, 08 Oct 2021 07:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Outre les lieux de représentations situés aux antipodes (un banal parking de Saint-Médard-en-Jalles et le somptueux Grand Théâtre de Bordeaux classé monument historique), outre les instruments convoqués (klaxons, essuie-glaces de guimbardes et prestigieux concertistes de l'ONBA, Orchestre National Bordeaux Aquitaine), outre les livrets à l'écriture dissonante (Jérôme Rouger et Jean Cocteau/Olivier Py), ces deux formes apparemment opposées ont pourtant, l'une et l'autre, eu droit de cité (sic) sur… France Culture. Comme quoi la Culture n'a rien d'univoque et peut réserver de belles surprises…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59411232-43667982.jpg?v=1633673706" alt="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" title="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Symphonie pour klaxons et essuie-glaces"</strong></span>, forme musicale (auto)mobile pouvant être donnée dans différents lieux au gré des déplacements de Jérôme Rouger (auteur, metteur en scène comédien, lauréat du Prix Philippe Avron <span style="font-style:italic">"décerné à un artiste dont l'écriture apparaît essentielle à la compréhension du monde"</span>) et de son tout autant fantasque complice, Patrick Ingueneau (auteur-compositeur-interprète échevelé).       <br />
              <br />
       Sous la baguette (l'ire des clés) de leur chef, l'orchestre composé de neuf voitures disposées en demi-cercle et de leurs conducteurs-klaxonneurs assistés de leurs essuie-glaces va exécuter, en trois mouvements rondement menés, une symphonie urbaine commentée en direct-différé (l'émission est prévue pour être diffusée sur les ondes à une heure tardive de la nuit…) par le vrai-faux journaliste de France Culture ici présent. Disert et lyrique lorsqu'il présente le décor naturel avec la Jalle qui coule non loin sans altérer pour autant la tessiture des instruments, sa parole est teintée d'une ironie délicieuse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59411232-43667988.jpg?v=1633673764" alt="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" title="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" />
     </div>
     <div>
      Cette musique, certes élitiste, montre s'il en était besoin que la grande musique peut être populaire… Ainsi du public mélomane, wesh-wesh et baba cool, qui se presse en cet après-midi incertain de début octobre pour écouter religieusement ce don du ciel.       <br />
              <br />
       Le premier klaxon, formé dans les plus grands embouteillages du monde, donne le la au claquement en série des portières. Quant à la symphonie des essuie-glaces égrenant la même note obstinément, elle renvoie au mouvement de la cinquième symphonie de Beethoven et ouvre sur l'hymne à la mort (sur les routes). Le concert (de klaxons) débordera, comme il est noté noir sur blanc dans toute la littérature des partitions, sur une bordée d'injures allant crescendo, pouvant néanmoins, si affinités, se conclure en do(do) majeur.       <br />
              <br />
       De l'entrée majestueuse jusqu'au salut final, en passant par la présentation appliquée de chaque instrumentiste, tous les codes concertistes sont passés en revue (auto-mobile) pour créer un pastiche hilarant… aussi (im)pertinent que l'original. Oui, la grande musique peut être populaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59411232-43668388.jpg?v=1633675664" alt="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" title="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Voix humaine/Point d'orgue"</strong></span>, deux grands spectacles lyriques s'adossant l'un à l'autre pour faire résonner les voix somptueuses d'Elle (soprano), de Lui (baryton) et de L'Autre (ténor) dans un décor contemporain épuré s'enchâssant à merveille dans le théâtre à l'italienne créé par Victor Louis. Lorsque l'on aura rappelé que les auteurs de la première pièce sont, pour la composition musicale, Francis Poulenc, et pour l'écriture, Jean Cocteau, et pour la seconde, Thierry Escaich et Olivier Py dans une écriture contemporaine composée de vers libres de douze syllabes, on comprendra que tout ici n'est que luxe et volupté, une invitation au voyage au bout des sens…       <br />
              <br />
       Et il s'agit bien de cela, nous mener jusqu'aux frissons des amours passionnelles où la brûlure consume de l'intérieur ceux et celles qui s'y précipitent à corps perdus. Mais la réussite de ce montage hors-normes (chapeau bas à Olivier Py, l'architecte de ce projet ingénieux), c'est de présenter, à la suite de la sublime "Voix Humaine" réifiant la descente aux enfers d'une femme délaissée, le contrepoint amplificateur de "Point d'Orgue" dévoilant sans pudeur inutile la face cachée de ce drame en la personne de l'amant dévasté par "la maladie de la mort" aux échos durassiens. Une mise en abyme de ce qu'aimer suppose d'aveuglement destructeur lorsque, "Elle/Lui", pour fuir l'existence se confond avec l'objet d'amour jusqu'à s'y déliter dans un monde à la recherche du sens perdu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59411232-43668397.jpg?v=1633675728" alt="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" title="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" />
     </div>
     <div>
      Comme un gant dont on retournerait la peau, on vit le drame amoureux dans un renversement de points de vue propre à nous faire perdre nos &quot;pré-jugés&quot;, nos appuis, jusqu'à la chute imprévisible où &quot;Elle&quot; adviendra à elle-même. En effet, si dans le premier opus on avait été bouleversé par &quot;Elle&quot;, cette femme au bord du gouffre, naviguant pathétiquement entre l'image digne qu'elle voudrait laisser au téléphone à son amant et l'angoisse qui la mine de l'intérieur jusqu'à explosion l'amenant à déverser ce qu'elle voulait taire (sa tentative de suicide), le second tableau nous livre &quot;Lui&quot;, l'amant en prise avec les affres d'une douleur &quot;méta-physique&quot; insoutenable attaquant son intégrité physique. L'apparition récurrente d'un chien noir traversant l'avant-scène - guide pour conduire l'homme vers la mort - étant à prendre comme un rejeton de l'autre-scène, tant l'inconscient est structuré comme un théâtre.       <br />
              <br />
       Seule en scène, &quot;Elle&quot; est sublime autant dans sa voix de soprano modulant la moindre émotion que dans les jets de son corps surplombé par le tableau de la mort d'Ophélie. &quot;Lui&quot;, tout autant pertinent dans son interprétation, a affaire avec &quot;L'Autre&quot;, mystérieux bourreau de lui-même dont l'identité sifflante reste flottante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59411232-43668462.jpg?v=1633676037" alt="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" title="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" />
     </div>
     <div>
      Est-ce son amant le sadisant autant psychiquement que physiquement ? Est-ce un double de lui-même, sorte de &quot;sur-moi&quot; dépositaire des traces inconscientes d'une culpabilité maladive ? Ou est-ce une incarnation du Démon auquel il aurait vendu son âme ?... Peu importe, ce qui ressort, c'est qu'en &quot;Lui&quot; la folie destructrice est à l'œuvre. Lorsqu'il s'agit du sens à donner à l'existence rien n'est simple, l'échange avec cet &quot;Autre&quot; permet à &quot;Lui&quot; d'aborder des questions existentielles à faire chavirer toute raison.       <br />
              <br />
       Et, là encore, la scénographie, s'appuyant sur un décor &quot;réversible&quot;, épouse à l'envi les bouleversements d'Elle, Lui et l'Autre, emportant le spectateur dans un vertige lui mettant les idées &quot;sens dessus dessous&quot;, rebrassant salutairement les certitudes établies. Quant aux partitions musicales et leur exécution magistrale par les musiciens de l'ONBA, elles participent avec leur singularité chacune à la création de l'illusion théâtrale d'où s'échappent des effets de vérité humaine. Un grand moment esthétique, lyrique, théâtral, projetant les rhizomes de la voix humaine… jusqu'à son point d'orgue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Symphonie pour klaxons et essuie-glaces"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59411232-43668476.jpg?v=1633676506" alt="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" title="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" />
     </div>
     <div>
      Composition musicale : Patrick Ingueneau.       <br />
       Écriture : Jérôme Rouger.       <br />
       Avec : Jérôme Rouger (journaliste-producteur de France Musique).       <br />
       Chef d'orchestre : Patrick Ingueneau .       <br />
       1er klaxon : Armelle Dousset.       <br />
       Interprètes de l'orchestre : huit habitants du territoire.       <br />
       Régisseur d'orchestre et accordeur, Pio D'Elia.       <br />
       Compagnie La Martingale.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       Vu le samedi 2 octobre 2021 à 16 h, sur le parking Dupérier à Saint-Médard-en-Jalles, dans le cadre du FAB 2021 (autre représentation donnée, samedi 2 octobre à 17 h 30).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Voix humaine/Point d'orgue"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59411232-43668521.jpg?v=1633676648" alt="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" title="FAB 2021 "Symphonie pour klaxons et essuie-glaces" "La Voix humaine/Point d'orgue" Diversité harmonique, la symphonie et son double…" />
     </div>
     <div>
      Création 2021.       <br />
       &quot;La Voix humaine&quot;, tragédie lyrique de Francis Poulenc créée le 6 février 1959, d'après un monologue de Jean Cocteau créé à la Comédie-Française en 1930.       <br />
       &quot;Point d'orgue&quot;, opéra de Thierry Escaich créé le 6 mars 2021 au Théâtre des Champs-Élysées, livret d'Olivier Py.       <br />
       Direction musicale : Pierre Dumoussaud.       <br />
       Mise en scène : Olivier Py.       <br />
       Interprètes : Anne Catherine Gillet (Elle, soprano), Jean-Sébastien Bou (Lui, baryton), Cyrille Dubois (L'Autre, ténor).       <br />
       Collaborateur à la mise en scène : Daniel Izzo.       <br />
       Décors et costumes : Pierre-André Weitz.       <br />
       Lumières : Bertrand Killy.       <br />
       Orchestre National Bordeaux Aquitain.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       Vu le lundi 4 octobre 2021 à 20 h, au Grand-Théâtre de Bordeaux, dans le cadre du FAB 2021.       <br />
       Autres représentations : mercredi 6 à 20 h, <span class="fluo_jaune">vendredi 8 à 20 h et dimanche 10 à 15 h.</span>       <br />
              <br />
       <b>FAB – 6e Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 23 octobre 2021.</span>       <br />
       9 rue des Capérans, Bordeaux (33).       <br />
       Billetterie : 09 82 31 71 30.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@festivalbordeaux.com')" >contact@festivalbordeaux.com</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59411232-43667982.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2021-Symphonie-pour-klaxons-et-essuie-glaces-La-Voix-humaine-Point-d-orgue-Diversite-harmonique-la-symphonie-et-son_a3071.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•In 2021• "Hamlet à l'impératif !" "Un point c'est tout" Petites et grandes controverses autour d'un point de détail…</title>
   <pubDate>Fri, 09 Jul 2021 07:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Acte 1 du feuilleton théâtral en dix épisodes et cinq représentations d'"Hamlet". La citation emblématique du Théâtre universellement connue, "To be or not to be", ouvre de manière tonitruante la série… Doit-elle être entendue comme une vérité ontologique (la vie ou la mort, "ou" exclusif, point final à admettre) ou bien encore comme une question eschatologique (la vie et la mort, "ou" inclusif, point d'horizon à questionner). C'est autour de cette problématique éminemment sémantique que la boîte de Pandore théâtrale s'ouvre, laissant s'échapper les situations les plus burlesques servant d'écrins aux références savantes les plus pointues.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57588069-42642617.jpg?v=1625768584" alt="•In 2021• "Hamlet à l'impératif !" "Un point c'est tout" Petites et grandes controverses autour d'un point de détail…" title="•In 2021• "Hamlet à l'impératif !" "Un point c'est tout" Petites et grandes controverses autour d'un point de détail…" />
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      Midi sonnant, le Jardin Ceccano se met dans l'instant à vibrer sous l'effet de l'énergie trop longtemps contenue des personnages de &quot;la pièce des pièces&quot; et de leurs exégètes. Des acteurs de tous horizons - élèves de l'École régionale de Cannes et Marseille, comédiens professionnels, amateurs passionnés - vont arpenter &quot;en tous sens&quot; ce théâtre de tréteaux pour être (et non ne pas être) les insolents porte-parole non seulement des Hamlet, Horatio, Marcellus, Ophélie, sans oublier Yorick et sa prise de tête, mais aussi de leurs non moins célèbres commentateurs, Heidegger, Wittgenstein, Derrida, Sartre, Jankélévitch, Nietzsche, Freud, Lacan, Bonnefoy, un aréopage d'épatants penseurs patentés.       <br />
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       Effervescence corporelle et triturage de méninges garantis, ça dépote grave sur l'estrade autour de laquelle se sont pressés les chanceux ayant trouvé place… Un vent de folie créative déferle plus d'une heure durant sans jamais faiblir, faisant tourbillonner mots, citations et abracadabrantes improvisations corporelles. C'est que vouloir s'attaquer au sens de la réplique la plus rebattue de toute la littérature n'est pas de tout repos… D'ailleurs, cette question récurrente à jamais sans réponse - qui en recouvre d'autres, voir plus haut - n'est pas posée à Yorick auquel Hamlet semble s'adresser, son crâne en mains, mais à nous les vivants.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57588069-42642632.jpg?v=1625768640" alt="•In 2021• "Hamlet à l'impératif !" "Un point c'est tout" Petites et grandes controverses autour d'un point de détail…" title="•In 2021• "Hamlet à l'impératif !" "Un point c'est tout" Petites et grandes controverses autour d'un point de détail…" />
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      Alors, pour tenter d'y voir plus clair ensemble dans ce maelstrom, la rescousse de penseurs surtitrés peut être utile… à moins que la densité des cerveaux en surchauffe ajoute encore à la complexité de la situation (mais aucune frustration à avoir, le texte complet d'&quot;Hamlet à l'impératif&quot; est disponible chez Actes Sud à l'usage de ceux qui ressentiraient la nécessité d'une remise à niveau). Ce qui est en jeu, en plus du réel débat de fond étayé par des éclairages &quot;sur-plombants&quot;, c'est la vitalité débridée des comédiens et comédiennes qui se livrent à l'exercice livresque avec une fougue héritée du théâtre populaire comique.       <br />
              <br />
       Plongeant la tête la première dans la genèse (celle d'&quot;Hamlet&quot;, aussi monumentale et encore plus passionnée que la biblique), les irrésistibles baladins en exhument les trois éditions originales, deux quartos et un folio, pour tenter d'y trouver le sésame de la diction idoine de la réplique des répliques. En effet, c'est là dans l'intonation tombante (point final essentiellement tragique) ou montante (point d'interrogation ouvrant sur une énigme existentielle) que se love le point d'achoppement. L'être ou le non-être, l'être ou le néant, l'être de l'étant, etc. Et c'est &quot;justement&quot; au Théâtre que Shakespeare confie cette mission aussi essentielle qu'existentielle de fournir… une réponse… ouverte…
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57588069-42642638.jpg?v=1625768682" alt="•In 2021• "Hamlet à l'impératif !" "Un point c'est tout" Petites et grandes controverses autour d'un point de détail…" title="•In 2021• "Hamlet à l'impératif !" "Un point c'est tout" Petites et grandes controverses autour d'un point de détail…" />
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      Alors, les saltimbanques missionnaires vont s'en donner à cœur joie, n'épargnant aucune malice pour retenir notre attention. De la magistrale interprétation chantée de &quot;To be or not to be&quot; (Opéra d'Ambroise Thomas), à l'interprétation fracassante d'un Heidegger très Parti national-socialiste accoutré d'une salopette munichoise en cuir et s'empiffrant cuillère à la main tout en éructant afin de réveiller la question de l'être, en passant par un Derrida coiffé d'une perruque blanche d'une beauté redoutable, sans oublier l'inénarrable Lacan barré par la chaîne du signifiant disant toujours la vérité, tout est objet de ravissements.       <br />
              <br />
       Une fête &quot;des sens&quot; que l'exégèse collective de ce point (d'orgue) dont l'interprétation demeurera pour l'éternité une énigme. Intonation essentielle révélant en miroir l'essence du théâtre : lieu non dédié aux réponses prêt-à-porter, mais espace ouvert créant les conditions collectives d'une page blanche à écrire, réécrire toujours avec la même rage… de vivre. Ce premier épisode d'un feuilleton s'annonçant - en tout point - haletant, est porteur de promesses himalayennes : rappeler au distrait que le théâtre est &quot;essentiel&quot;, à ce titre aucun ne doit plus fermer… sous aucun &quot;pré-texte&quot;.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Un point c'est tout&quot;, épisode 1 du feuilleton théâtral, vu au jardin de la bibliothèque Ceccano, le mardi 6 juillet 2021 à midi (durée 1 h 15).</b>
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     <div><b>"Hamlet à l'impératif !"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57588069-42642815.jpg?v=1625769539" alt="•In 2021• "Hamlet à l'impératif !" "Un point c'est tout" Petites et grandes controverses autour d'un point de détail…" title="•In 2021• "Hamlet à l'impératif !" "Un point c'est tout" Petites et grandes controverses autour d'un point de détail…" />
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      <b>Feuilleton théâtral en 10 épisodes.</b>       <br />
       Traduction, texte original : Olivier Py.       <br />
       Mise en scène : Olivier Py.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Bertrand de Roffignac aidé de Julien Masso.       <br />
       Avec : Moustafa Benaïbout, Damien Bigourdan, Céline Chéenne, Redwane Rajel, Bertrand de Roffignac, Youssef Zendji, des citoyens amateurs de théâtre.       <br />
       Des élèves de l'ERACM : Zélie Gillet, Laurie Iversen, Roméo Mariani, Gaspard Raymond, Alexis Tieno, Sébastien Weber.       <br />
       Musicien : Julien Jolly.       <br />
       Composition, percussions : Julien Jolly.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 23 juillet 2021.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/edition-2021/programmation/hamlet-a-l-imperatif-66803" target="_blank">Voir les horaires sur le site du festival.</a>       <br />
       Jardin de la Bibliothèque Ceccano.       <br />
       Entrée libre sur réservation.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14 .       <br />
              <br />
       6 juillet - Épisode 1 – Un point c'est tout.       <br />
       7 juillet - Épisode 2 – L'impératif moral.       <br />
       9 juillet - Épisode 3 – Le temps est anachronique       <br />
       10 juillet - Épisode 4 – Exercice de métathéâtralité.       <br />
       13 juillet - Épisode 5 – La limite des mots.       <br />
       15 juillet - Épisode 6 – Procrastination.       <br />
       17 juillet - Épisode 7 – Œdipe et Gertrude.       <br />
       19 juillet - Épisode 8 – Ophélie ne s'est pas tuée.       <br />
       21 juillet - Épisode 9 – Encore un memento mori.       <br />
       22 juillet - Épisode 10 – La douleur suspendue.       <br />
       Les 8, 12, 16, 20 et 23 juillet - Tout Hamlet en 1 h 30.
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2021-Hamlet-a-l-imperatif--Un-point-c-est-tout-Petites-et-grandes-controverses-autour-d-un-point-de-detail_a2998.html</link>
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