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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T17:03:35+02:00</dc:date>
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   <title>De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes</title>
   <pubDate>Fri, 22 May 2026 06:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une usine textile en France, Picard & Roche. L'arrivée de nouveaux investisseurs provoque une réunion entre la direction et les employées. Celles-ci, les deux cents ouvrières et les employées des bureaux, ont élu onze représentantes qui, à leur tour, ont désigné une porte-parole enfermée depuis des heures dans les locaux de la direction. Il s'agit de négociations au sujet des changements que cette nouvelle direction va décider dans l'organisation du travail. Et l'ambiance est tendue. Le climat du textile en France et en Europe est détestable depuis des années maintenant, et les fermetures d'usines, et les délocalisations foisonnent. Toutes craignent pour leur emploi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96669365-67386513.jpg?v=1779389435" alt="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" title="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" />
     </div>
     <div>
      Elles sont dix à attendre, dans la fébrilité et l'impatience, car la réunion avec les patrons n'en finit pas. Huit ouvrières et deux employées de tous âges. Certaines viennent d'être embauchées depuis peu, d'autres sont là depuis des dizaines d'années, de mère en fille, comme cela se passe dans certaines villes où l'usine locale est le principal employeur. La porte-parole aux prises avec les patrons, c'est la plus âgée du groupe, on pourrait dire l'aînée tant cette ambiance d'atelier ressemble à une famille. Une famille avec ses histoires jamais closes, ses dissensions, ses jalousies et malgré tout l'indéfectible besoin de rester ensemble, solidaire, qui revient toujours comme pour un groupe embarqué dans la même galère.       <br />
              <br />
       C'est dans une salle de l'entrepôt de stockage où s'empilent des murs de cartons que va se dérouler &quot;7 minutes (comité d'usine)&quot; où les élues sont réunies dans l'attente de ce qui va leur tomber sur la tête. Fébrilité et angoisse palpables jusqu'à ce qu'enfin revienne la porte-parole. Fébrilité accrue lorsqu'elle prend le temps de raconter la manière dont s'est déroulé son entretien avec la demi-douzaine d'hommes en costard-cravate, elle, simple ouvrière seule face à eux, financiers, décideurs ou technocrates qui ont l'avenir de toutes entre leurs mains.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96669365-67386518.jpg?v=1779389460" alt="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" title="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" />
     </div>
     <div>
      Passé l'explosion de joie quand elle leur annonce qu'aucune ouvrière ne serait virée et que l'usine ne serait pas délocalisée, passé l'explosion de rires lorsqu'un détail, un léger changement dans leurs habitudes, a été annoncé à la toute dernière minute de la réunion, un petit quelque chose qui, suite aux craintes d'un licenciement massif, paraît une broutille, une blague, rien, juste une question de 7 minutes ! Qu'est-ce que 7 minutes dans une journée ? Peanuts !       <br />
              <br />
       Là est donc tout l'enjeu du vote que ces onze déléguées doivent faire au nom des deux cents ouvrières de l'usine : 7 minutes par jour qui seront supprimées de la pause de 15 minutes à laquelle elles avaient droit jusqu'à ce jour.       <br />
              <br />
       La pièce de De Stefano Massini part de cette minuscule concession faite au profit des dirigeants pour explorer les incidences dangereuses que ce petit grain de sable peut engendrer et des répercussions que cela peut avoir sur la suite des décisions patronales. Avec un sens très aigu de la mise en scène, le débat entre les onze déléguées avance arguments après arguments, confidences après confidences, oppositions après conflits, en maintenant un suspens permanent qui tient le spectateur en haleine. Mis à part l'intelligent déroulement de l'action (dont le thème a été inspiré par des reprises et des fermetures réelles d'usines comme celle de Lejaby en 2010), le spectacle repose sur le jeu réaliste des comédiennes et la mise en scène précise et harmonieuse d'Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96669365-67386525.jpg?v=1779389544" alt="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" title="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" />
     </div>
     <div>
      Chacune des onze comédiennes réussit avec talent à planter leurs personnages dans le sol rugueux du monde ouvrier, créant ainsi des personnages attachants, drôles, tragiques qui sont d'une impressionnante présence pendant les presque deux heures où elles restent toutes en scène. Palme spéciale pour l'interprétation de Blanche, la porte-parole, par Karine Dedeurwaerder qui, dès son entrée, s'impose pour réussir un contrepoids suffisant à ses dix camarades de jeu.       <br />
              <br />
       Derrière le mur de carton qui clôt le fond de scène, un jazz-band de quatre musiciens donne du rythme et une dimension presque cinématographique à certains passages plus émouvants que d'autres. Un orchestre de musiciens qui joue à l'abri des regards pour laisser tout l'espace de jeu à l'univers féminin, volonté du metteur en scène de laisser pleinement la parole à ces femmes de combat qui parviennent à faire valoir la nécessité de garder les acquis sociaux (conquis souvent de haute lutte dans le passé) sous peine de voir les droits de chacun lentement grignotés par l'appétit de la finance et du patronat pour qu'à la fin, il n'en reste que des miettes et un retour à la jungle esclavagiste du travail d'il y a deux siècles.       <br />
              <br />
       Le thème peut paraître assez ardu, mais le texte, la mise en scène et le jeu des articles dynamisent totalement la pièce en renouvelant sans cesse l'attention et l'intérêt pour ce qui se déroule sur scène dans une ambiance fourmillante et colorée.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Centre Culturel Jacques Tati d'Amiens le 29 janvier 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"7 minutes (Comité d'usine)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96669365-67386526.jpg?v=1779389601" alt="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" title="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Stefano Massini.       <br />
       Traduit de l'italien par Pietro Pizzuti (Éditions l'Arche).       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Marie Laure Boggio, Delphine Chatelin, Marie-Béatrice Dardenne, Valérie Decobert, Karine Dedeurwaerder, Aurélie Longuein, Valentine Loquet, Sophie Matel, Elsie Mencaraglia, Emmanuelle Monteil, Fanny Soler.       <br />
       Musique originale : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Musiciens : François Decayeux (guitare), Séverin Toskano Jeanniard (basse, machines), Olivier Mellor (kaossilator, machines), Louis Noble (guitare, sax ténor).       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Son : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Scénographie : Olivier Mellor, François Decayeux, Séverin Toskano Jeanniard, Louis Noble.       <br />
       Photos, vidéo-documentaire : Alexandre Tourte.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juin au 28 juin 2026.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de L'Épée De Bois, Cartoucherie de Vincennes, route du Champs de Manœuvre, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://epeedebois.notre-billetterie.com/billets?spec=619" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       (en cours d'élaboration)       <br />
       Espace culturel Saint-André, Abbeville (80) ; L'Éden – Scènes transfrontalières, Hirson (02) ;       <br />
       Théâtre de la Verrière, Lille (59) ; Théâtre de Beauvaisis – Scène nationale, Beauvais (60) ; la Virgule - Centre transfrontalier de création théâtrale, Roubaix (59) ; Centre culturel Antoine Vitez, Moreuil (80) ; Théâtre An Dour Meur, Plestin-les-Grèves (22).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96669365-67386513.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/De-la-lutte-des-classes-qui-existe-encore-une-belle-demonstration-collective-avec-7-minutes-Comite-d-usine-et-ses_a4565.html</link>
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   <title>"Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre</title>
   <pubDate>Thu, 12 Oct 2023 07:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ruy Blas, un valet de pied ambitieux, tombe amoureux de la reine d'Espagne et décide de se venger de la noblesse espagnole qui opprime le peuple. Parallèlement, don Salluste de Bazan, un noble déchu par la reine, cherche à se venger et, pour ce faire, va utiliser Ruy Blas en le faisant passer pour noble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367560.jpg?v=1697051003" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Est-il encore nécessaire de présenter Olivier Mellor et la Compagnie du Berger ? Parmi les grands(es) amateurs et amatrices des planches – ou les moins grands d'ailleurs –, qui ne le connaît pas ? En trente ans d'existence, sa compagnie a déjà présenté trente-huit spectacles et son constant esprit de troupe, de musique, d'énergie et de textes n'a jamais failli. Bien au contraire.       <br />
              <br />
       Implantée à Amiens depuis 2010, la compagnie a pour partenaire fidèle le Théâtre de l'Épée de Bois de la Cartoucherie de Vincennes ainsi que la Compagnie de Picardie. Par ailleurs, c'est une longue histoire qui l'unit aussi à la musique, persuadée de l'impact émotionnel de cette dernière sur les spectateurs. Depuis 2007, la compagnie collabore avec Toskano et son orchestre et, cette fois-ci à nouveau, la magie de la combinaison des images et du son opère fort agréablement.       <br />
              <br />
       &quot;Pour nous, la musique devient aussi naturelle et manifeste sur le plateau que le texte joué par les comédiennes et comédiens. Souvent, ces derniers(ières) chantent aussi ou jouent d'un instrument, et les musiciens se mettent à jouer&quot;,]i Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367561.jpg?v=1697051029" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Ruy Blas&quot;, nouvelle adaptation du célèbre texte de la littérature française, ce &quot;théâtre musical&quot;, auquel la troupe est très attachée, ravit à nouveau le public sans commune mesure. Après l'électro de Vladimir Vernay entendu dans &quot;L'Établi&quot;, les chansons écrites spécialement pour &quot;Les Apologues&quot; d'Alain Knapp ou encore la formation type &quot;baloche&quot; de &quot;La Noce&quot;, la place est donnée cette fois-ci aux traditionnels violoncelle et contrebasse. Mais c'est sans compter sur l'originalité sans failles de la troupe qu'un accordéon et un saxophone sont aussi présents sur scène, apportant à ce célèbre mélodrame un regain de modernité et d'élévation &quot;un peu comme au cinéma&quot; (sic).       <br />
              <br />
       Le propos de la pièce qui traite, à bien y regarder, de transfuge de classe et, comme c'est souvent le cas à ce titre, d'amour impossible ou encore d'inégalité sociale, ne nous apparaît pas si éloigné que ça de notre époque contemporaine !       <br />
              <br />
       &quot;Dans un monde où &quot;saisir sa chance&quot; est une expression répétée à l'envi, où les peuples sont constamment opposés les uns aux autres, ainsi que les différentes communautés qui les composent, où on encourage les jeunes générations à corriger nos erreurs tout en préservant nos intérêts, on peut dire que &quot;Ruy Blas&quot; cherche à susciter l'émotion (…). On feint d'ignorer les inégalités, mais elles sont pourtant bien présentes, partout et toujours&quot;, Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367680.jpg?v=1697051060" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      La salle était très calme en ce lundi 9 octobre au Centre Jacques Tati d'Amiens. Une représentation réservée aux scolaires et à quelques rédacteurs(trices), chroniqueurs(euses). Une grande toile rouge carmin tombe du plafond devant laquelle trône une simple chaise. Puis des musiciens comédiens font leur entrée, apportant à ce début de spectacle un bien joli moment hors de nos temps contrariés et tourmentés.       <br />
              <br />
       Ensuite, les changements de décors se font à vue avec agilité et fine organisation. Il s'agit là d'un choix scénographique affiché qui n'enlève rien à la bonne conduite du propos de la pièce… Le texte en alexandrins est maîtrisé brillamment pour l'ensemble des comédiennes et comédiens, avec une mention particulière, pour leur interprétation, à Marie-Laure Desbordes dans le rôle de la duchesse, et d'une duègne, et à Emmanuel Bordier dans celui de Ruy Blas.       <br />
              <br />
       &quot;Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là (…) qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile (…) et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367716.jpg?v=1697051197" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec cette nouvelle adaptation de &quot;Ruy Blas&quot;, via des trouvailles scénographiques et de décors originaux, Olivier Mellor et sa troupe réveillent les propos de Victor Hugo et permettent bien des échos sur notre société contemporaine : l'Espagne de l'époque qui n'est pas en grande forme et qui n'est pas sans rappeler certains pays aujourd'hui, le cas des trans-classes et des inégalités, l'élitisme, l'injustice, les satisfactions personnelles au détriment de l'intérêt de la nation, etc.       <br />
              <br />
       L'intégralité du texte n'a pas été conservée et nous ne le déplorerons pas, car le résultat est là : fluide, juste et fidèle à ce monument de la littérature française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367725.jpg?v=1697051226" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Musique originale : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Avec : Marie-Laure Boggio, Emmanuel Bordier, Christophe Camier, Caroline Corme, François Decayeux, Marie-Laure Desbordes, Fred Egginton, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor, Adrien Noble, Louis Noble, Rémi Pous et Stephen Szekely.       <br />
       Musiciens : Christophe Camier (accordéon), Séverin Toskano Jeanniard (contrebasse), Adrien Noble (violoncelle), Louis Noble (sax ténor).       <br />
       Scénographie : François Decayeux, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor avec le concours de la Courte Échelle.       <br />
       Son : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Costumes : Bertrand Sachy assisté de Gunjidmaa Loucheut, avec le concours des élèves de BTS Métiers de la mode du lycée Édouard Brany à Amiens et de leurs professeurs Cécile Estienne et Véronique François.       <br />
       Durée : 3 h 10 (entracte compris).       <br />
              <br />
       Spectacle créé les 23, 24 et 25 mai 2023 à la Maison de la Culture d'Amiens - Scène nationale.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 octobre 2023.</span>       <br />
       Lundi 9 et mardi 10 à 14 h, mercredi 11 à 19 h 30, jeudi 12 à 14 h, vendredi 13 à 10 h, dimanche 15 à 16 h, lundi 16 à 14 h et mardi 17 à 19 h 30.       <br />
       Centre culturel Jacques Tati, Amiens (80), 03 22 46 01 14.       <br />
       <a class="link" href="https://ccjt.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ccjt.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 novembre au 3 décembre 2023.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, La cartoucherie, Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-revisite-du-celebre-melodrame-tout-en-delicatesse-et-subtilite-ou-comment-trop-aimer-et-s-y-perdre_a3742.html</link>
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   <title>"Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre</title>
   <pubDate>Wed, 18 May 2022 07:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Agrippine, mère de Néron, s'aperçoit que ce prince qu'elle n'avait élevé au trône que pour régner sous son nom, est décidé à gouverner par lui-même. Ambitieuse et affamée de pouvoir, elle consent à marier Junie à Britannicus, fils de l'empereur Claude, son premier mari, et frère adoptif de Néron, dans le but de se concilier l'affection de ce jeune prince et de s'en servir au besoin contre Néron…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298706.jpg?v=1652773890" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Il ne faut pas plus de quelques vers à Racine pour poser l'intrigue et ses personnages : une famille disloquée que le public surprend en plein trauma, avec un empereur fuyant et sa mère qui reste sur le pas de la porte. Pièce écrite deux ans après le triomphe d'Andromaque et après l'intermède des Plaideurs et première pièce pour Racine s'inspirant d'un sujet romain.       <br />
              <br />
       Il s'agit pour Néron non pas d'échapper à l'amour castrateur de sa mère, mais de lutter contre le pouvoir qu'elle continue de lui imposer. Néron n'est pas d'emblée le tyran sanguinaire que l'on connaît par la légende. C'est un jeune empereur apprécié du peuple, qui n'a pas encore brûlé Rome ni tué sans femme, ni encore sa mère.       <br />
              <br />
       Soit les ouvertures de pièces de théâtre <span style="font-style:italic">in media res</span> captivent, soit elles dérangent. C'est selon la sensibilité de chaque spectateur. Il n'y a pas de juste milieu… En tout cas, c'est le choix qu'a fait Racine en nous présentant d'emblée Agrippine, mère de l'empereur Néron, exultant dans une fureur extrême, violente, autoritaire et ambitieuse. De toute évidence, c'est ce qui a peut-être séduit, entre autres, le metteur en scène Olivier Mellor de la Compagnie du Berger en choisissant d'adapter &quot;Britannicus&quot;, pièce dont les sujets sont l'usurpation, le pouvoir ou encore la trahison.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette cour, tout ce qu'on dit est loin de ce qu'on pense !&quot;.</span> Nous sommes pourtant en 1669… Le XXIe s'en serait-il inspiré ?       <br />
              <br />
       La pièce se joue dans la splendide et fastueuse salle en pierre du Théâtre de l'Épée de Bois. Quel autre lieu aurait pu accueillir avec autant de faste une pièce comme celle-ci ? Tout y est magnifié, sublimé, surtout quand la mise en scène regorge de trouvailles scéniques et scénographiques exceptionnelles. Le public restreint de cette soirée &quot;presse&quot; du vendredi 6 mai s'en est aperçu bien vite, si tant est qu'il ne la connaissait pas déjà.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298725.jpg?v=1652773970" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Dans cette pièce, Racine nous plonge au cœur de l'action par les paroles prononcées par la comédienne Marie-Laure Boggio interprétant le rôle d'Agrippine, et c'est comme si la conversation avait déjà commencé avant. Le metteur en scène, quant à lui, quelques minutes avant le début de la représentation, nous prévient : <span style="font-style:italic">&quot;C'est du Dallas, mais en pire… !&quot;.</span> En quelque sorte, la représentation a déjà commencé. L'ouverture en live par quatre musiciens talentueux captive et les interprètes impressionnent par leurs notes lumineuses au saxo, violon, contrebasse et violoncelle et si l'on a l'oreille fine, on y repère tantôt des accents épiques, tantôt des thèmes originaux de Philippe Sarde ou de Claude Sautet.       <br />
              <br />
       Le ton est donné ! Puis la vidéo vient se mêler au décor mais n'opère rien d'ostentatoire comme cela peut être souvent le cas, le dispositif tri-frontal de la scénographie y étant certainement pour quelque chose. Sur les images latérales, des aperçus d'arbres, de nature ou de fourmis gesticulantes en noir et blanc, a priori quelque peu décalées par rapport à ce qui se trame sur scène et dans les âmes humaines. Mais l'être humain n'est-il pas souvent décalé et à la recherche de lui-même, quitte à faire de nombreux détours sur lui-même et envers les autres ?       <br />
              <br />
       Puis, plus tard, apparaîtra un visage de marbre sur lequel coule paisiblement un filet de sang <span style="font-style:italic">&quot;pour voir ce qu'il y a à entendre&quot;</span>, comme le précise le metteur en scène car, bien entendu, il y a aussi la force majestueuse de l'alexandrin qui, à n'en point douter, réclame aux spectateurs une attention de chaque seconde. D'aucuns pourraient penser que le spectateur n'a pas besoin d'être ainsi pris par la main pour &quot;entendre&quot; ce qui se joue sur scène, mais point de débat là-dessus car, ici, l'ensemble est plastiquement harmonieux et très efficace comme, par exemple, la modernité de la scénographie par les live des musiciens ou encore le son finement travaillé et les lumières bien présentes qui renforcent incontestablement l'éternelle beauté du vers héroïque.       <br />
              <br />
       Et les comédiens dans tout cela, penserez-vous ? Eh bien ils jouent ! On le sent, ils aiment ça ! Ils se connaissent bien qui plus est. Olivier Mellor confie que <span style="font-style:italic">&quot;choisir des actrices et des acteurs propres à la compagnie donne la sensation d'une saga familiale&quot;.</span> Le spectateur ressent cela de façon subtile. Chaque comédien assume le rôle de son personnage avec une aisance sans failles, tantôt illuminé sous les feux de projecteurs qui se balancent au-dessus de leur tête jusqu'à s'immobiliser pour leur donner toute la place qu'ils méritent, tantôt séparés par des taps de voile blanc qui s'écroulent bien visibles au milieu du plateau et qui claquent bruyamment sur le sol en pierre. L'effet sonore n'étant probablement pas recherché au départ, mais produisant le meilleur effet dans cette salle en pierre de l'Épée de Bois. Cinq taps qui délimitent chaque acte pour séparer symboliquement sans doute les personnages entre eux, et ce, jusqu'à la fin. Sous la houlette d'Olivier Mellor, on ne peut imaginer un simple effet purement esthétique…
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298735.jpg?v=1652774022" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Aucun comédien ne bascule dans l'excès, chacun incarnant avec élégance son propre personnage. L'ensemble de l'intrigue racinienne étant, quant à elle, restituée sur scène dans une explosion artistique sensible et flamboyante.       <br />
              <br />
       L'intrigue de &quot;Britannicus&quot; n'est pas des plus simples. Les choix scénographiques et scéniques d'Olivier Mellor non plus ! Mais les choses complexes produisent parfois leurs plus beaux effets car, bien souvent, elles questionnent, dérangent, mais en tout cas ne laissent jamais de marbre.       <br />
              <br />
       La représentation est dynamique et allie avec finesse la parole héroïque de l'alexandrin aux gestes et aux mouvements amplement révélateurs de la disposition sentimentale des personnages. Il se passe toujours quelque chose sur scène qui occupe le regard du spectateur. Aucun temps mort. Et lorsque l'action tragique tend à s'apaiser un peu pour mieux rebondir aussitôt, la présence remarquée du chœur interprétée par François Decayeux, plus légère mais néanmoins efficace, fait parfois sourire. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un personnage sympathique, un pendant à l'intrigue qui a des allures de magicien maladroit ou qui au contraire s'assimile à une main divine.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ne ratez pas cette création de &quot;Britannicus&quot; par Olivier Mellor et la Compagnie du Berger qui milite pour un théâtre de troupe, d'énergie, de musique et de textes. &quot;Compagnie associée&quot; depuis 2012 au Théâtre de l'Épée de Bois de la Cartoucherie de Vincennes, Olivier Mellor et ses comédiens partagent avec ce théâtre à nul autre pareil une idée commune d'un théâtre engagé et populaire.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Britannicus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298739.jpg?v=1652774166" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Dramaturgie : Julia de Gasquet.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Marie-Laure Boggio, Caroline Corme, Vincent do Cruzeiro, Marie-Laure Desbordes, Hugues Delamarlière, Rémi Pous, Stefen Szekely, François Decayeux.       <br />
       Musiciens : Thomas Carpentier, Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Adrien Noble, Louis Noble.       <br />
       Scénographie, machineries : François Decayeux, Séverin Jeanniard, Olivier Mellor, avec le concours du collectif La Courte Échelle.       <br />
       Son : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Vidéo : Mickaël Tritent.       <br />
       Costumes : Bertrand Sachy.       <br />
       Maquillages : Karine Prodon.       <br />
       Par la Compagnie du Berger (Amiens).       <br />
       Durée : 2 h 25 (avec entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 29 mai 2022.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64650120-46298706.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-Ou-comment-rendre-compte-de-la-naissance-d-un-monstre_a3245.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières</title>
   <pubDate>Fri, 28 Sep 2018 10:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y a 50 ans éclatait mai 68, il y a 40 ans paraissant "L'Établi", il y a 25 ans naissait la Cie du Berger. Et en 2018, retour sur une expérience ouvrière peu ordinaire, oublié, mais à l'intérêt documentaire pertinent - et plein d'enseignement - en ces temps de dislocation syndicale, de désagrégation sociale sur fond de libéralisme exacerbé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945880.jpg?v=1530374307" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      C'est la proposition de la compagnie du Berger, troupe à l'expression militante récurrente, à la permanente combativité artistique et pourvue d'un engagement générateur d'une créativité ambitieuse, imprégnée de collectif, soucieuse d'authenticité. Tout en ayant gardé un esprit festif… et populaire… au sens où le peuple aime vraiment à l'entendre !       <br />
              <br />
       &quot;L’Établi&quot; est l'histoire d'une immersion, celle de Robert Linhart, sociologue et écrivain, qui entre en 67, dans le cadre du mouvement des &quot;établis&quot;, comme ouvrier spécialisé dans l'usine Citroën de la porte de Choisy à Paris. L'intention est ici de vivre le quotidien des ouvriers dans une grande entreprise industrielle parisienne. Assimiler les gestes sans cesse répétés, découvrir les cadences infernales des chaînes de production déshumanisées, apprendre la notion de rentabilité souveraine au détriment des conditions de travail, les relations faussées avec le patron, où la supériorité hiérarchique assène insidieusement sa violence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945881.jpg?v=1530374353" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      Rarement une expérience aussi inhabituelle - des centaines de militants intellectuels iront travailler dans les usines - aura été tentée dans cette bonne vieille Europe, et en France en particulier où une révolution &quot;moderne&quot; modifia pour des décennies non pas les modes de pensée mais le cadre dans lequel celles-ci s'inscrivaient, offrant ainsi plus de liberté à certaines d'entre elles.       <br />
              <br />
       Sur scène, une dizaine d'artistes accompagnés par la musique - jouée en direct - pour restituer la véracité de la lutte des classes dans un univers industriel sonore et bruyant, métallique et rude. Un immense montage &quot;tôles et ferrailles&quot; cadre un décor où l'acier semble suer de l'huile ; où les carcasses automobiles - vidéos dévoilant les différentes chaînes de fabrication dont l'infernale presse d'emboutissage - attendent le début de leur vie mécanique.       <br />
              <br />
       Musiques et bruitages imposent leur présence, entre sirènes stridentes, entrechocs de métaux et riffs guerriers de guitare émanant d'un second plan vitré et enfumé, atelier imaginaire d'un probable enfer sonore et musicale. Chacun vaque à ses occupations laborieuses dans une manière de chronique prolétarienne qui démarre par le jour d'embauche de &quot;l'établi&quot;… Et se poursuit jusqu'aux premières grèves qui détermineront le destin de nos protagonistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945882.jpg?v=1530374382" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      On est ici dans un mix réussi de formes théâtrales documentaire, historique et politique, où différentes situations ou attitudes - dramatiques, sociales, sociétales, idéologiques - apparaissent ouvertement ou en filigrane : le communautarisme et la variété des nationalités représentative des vagues d'émigration des années cinquante, le syndicalisme et sa légitimité, le pouvoir des cadres, la justification du militantisme quel qu'il soit, les relations ouvrières, le choix des revendications, etc.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Olivier Mellor vise la reconstitution manufacturière, d'où émane la sueur travailleuse, les fumées et les poussières industrieuses et le brouhaha des machines-outils vomissant leurs tonitruantes partitions. En appui de cette astucieuse mise en espace, immense atelier où s'exercent, simultanément ou successivement, les diverses activités voués à l'assemblage de la &quot;deudeuche&quot;, des vidéos montrent, dans un réalisme documentaire, des déambulations humaines et d'autres, plus monstrueuses, de pièces sur les chaînes d'assemblage ou de façonnage. Les comédiens, interprètent, avec précision, avec une réelle énergie, une densité dévoilant une forte implication, une reconstitution qui n'en est pas une mais dont la puissance de jeu ne trahit aucune prise de position, si ce n'est celle collective, connue, de la Cie du Berger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945883.jpg?v=1530374415" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      Celle-ci n'use pas de prise de recul analytique sur une période riche en multiples interprétations, ne voulant pas dogmatiser le propos, mais aborde les dix mois d'immersion de Robert Linhart comme un terrain, une friche, toujours à explorer, à questionner, source d'étonnement mais aussi d'espoirs à renouveler. Le livre de Linhart, la création de la compagnie du Berger sont une représentation d'un fait nécessaire, pertinente, utile, entrant dans leur engagement artistique et humain, ce qui est également peut-être encore le cas pour certains d'entre nous.       <br />
              <br />
       N'oublions jamais qu'un jour, un peuple (du moins une partie de celui-ci) essaya de prendre son destin en main. Et créa mille infimes espoirs, mille petits décalages idéologiques, mille petites joyeuses vibrations pour changer notre société, mille petits riens qui changèrent le quotidien… et perdurent encore… parfois. Il serait peut-être temps de renouveler cette espérance !       <br />
              <br />
       Encore aujourd'hui, la négation de mai 68, ou la volonté d'en effacer l'héritage, est le résultat - comme un effet de bombe à retardement révolutionnaire - de l'importance de ce qui s'est produit il y a cinquante ans. Cette réfutation, cette volonté d'effacement sont les meilleures preuves de son inexorable empreinte.       <br />
              <br />
       Spectacle vu au Théâtre de Théâtre de l'Épée de Bois à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Établi"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945884.jpg?v=1530462003" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      Auteur : Robert Linhart.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Aurélien Ambach-Albertini, Mahrane Ben Haj Khalifa, François Decayeux, Hugues Delamarlière, Romain Dubuis, Éric Hémon, Séverin “Toskano” Jeanniard, Olivier Mellor, Stephen Szekely, Vadim Vernay et la voix de Robert Linhart.       <br />
       Musiciens, musique originale : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Romain Dubuis, Olivier Mellor, Vadim Vernay.       <br />
       Son : Séverin Jeanniard, Benoit Moreau, Vadim Vernay.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Scénographie : Séverin Jeanniard, Olivier Mellor, François Decayeux.       <br />
       Vidéo : Mickael Titrent, Ludo Leleu.       <br />
       Par la Compagnie du Berger.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945944.jpg?v=1538125719" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté du 7 juin au 1er juillet 2018.</b>       <br />
       Au Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e.       <br />
       <b>A été représenté du 6 au 29 juillet 2018.</b>       <br />
       À Présence Pasteur, Grande Salle, dans le cadre d'Avignon Off.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 12 octobre 2018.</span>       <br />
       Mercredi à 19 h 30, jeudi et venderdi à 20 h 30.       <br />
       Comédie de Picardie, Amiens (80), 03 22 22 20 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comdepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; comdepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26946129.jpg?v=1538125739" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25939170-26945944.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Etabli-Chronique-d-un-avant-mai-68-Quand-des-intellectuels-militants-cotoyerent-les-masses-ouvrieres_a2248.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières</title>
   <pubDate>Sat, 30 Jun 2018 17:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2018]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y a 50 ans éclatait mai 68, il y a 40 ans paraissant "L'Établi", il y a 25 ans naissait la Cie du Berger. Et en 2018, retour sur une expérience ouvrière peu ordinaire, oublié, mais à l'intérêt documentaire pertinent - et plein d'enseignement - en ces temps de dislocation syndicale, de désagrégation sociale sur fond de libéralisme exacerbé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25688729.jpg?v=1530374307" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      C'est la proposition de la compagnie du Berger, troupe à l'expression militante récurrente, à la permanente combativité artistique et pourvue d'un engagement générateur d'une créativité ambitieuse, imprégnée de collectif, soucieuse d'authenticité. Tout en ayant gardé un esprit festif… et populaire… au sens où le peuple aime vraiment à l'entendre !       <br />
              <br />
       &quot;L’Établi&quot; est l'histoire d'une immersion, celle de Robert Linhart, sociologue et écrivain, qui entre en 67, dans le cadre du mouvement des &quot;établis&quot;, comme ouvrier spécialisé dans l'usine Citroën de la porte de Choisy à Paris. L'intention est ici de vivre le quotidien des ouvriers dans une grande entreprise industrielle parisienne. Assimiler les gestes sans cesse répétés, découvrir les cadences infernales des chaînes de production déshumanisées, apprendre la notion de rentabilité souveraine au détriment des conditions de travail, les relations faussées avec le patron, où la supériorité hiérarchique assène insidieusement sa violence.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25688738.jpg?v=1530374353" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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      Rarement une expérience aussi inhabituelle - des centaines de militants intellectuels iront travailler dans les usines - aura été tentée dans cette bonne vieille Europe, et en France en particulier où une révolution &quot;moderne&quot; modifia pour des décennies non pas les modes de pensée mais le cadre dans lequel celles-ci s'inscrivaient, offrant ainsi plus de liberté à certaines d'entre elles.       <br />
              <br />
       Sur scène, une dizaine d'artistes accompagnés par la musique - jouée en direct - pour restituer la véracité de la lutte des classes dans un univers industriel sonore et bruyant, métallique et rude. Un immense montage &quot;tôles et ferrailles&quot; cadre un décor où l'acier semble suer de l'huile ; où les carcasses automobiles - vidéos dévoilant les différentes chaînes de fabrication dont l'infernale presse d'emboutissage - attendent le début de leur vie mécanique.       <br />
              <br />
       Musiques et bruitages imposent leur présence, entre sirènes stridentes, entrechocs de métaux et riffs guerriers de guitare émanant d'un second plan vitré et enfumé, atelier imaginaire d'un probable enfer sonore et musicale. Chacun vaque à ses occupations laborieuses dans une manière de chronique prolétarienne qui démarre par le jour d'embauche de &quot;l'établi&quot;… Et se poursuit jusqu'aux premières grèves qui détermineront le destin de nos protagonistes.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25688741.jpg?v=1530374382" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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      On est ici dans un mix réussi de formes théâtrales documentaire, historique et politique, où différentes situations ou attitudes - dramatiques, sociales, sociétales, idéologiques - apparaissent ouvertement ou en filigrane : le communautarisme et la variété des nationalités représentative des vagues d'émigration des années cinquante, le syndicalisme et sa légitimité, le pouvoir des cadres, la justification du militantisme quel qu'il soit, les relations ouvrières, le choix des revendications, etc.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Olivier Mellor vise la reconstitution manufacturière, d'où émane la sueur travailleuse, les fumées et les poussières industrieuses et le brouhaha des machines-outils vomissant leurs tonitruantes partitions. En appui de cette astucieuse mise en espace, immense atelier où s'exercent, simultanément ou successivement, les diverses activités voués à l'assemblage de la &quot;deudeuche&quot;, des vidéos montrent, dans un réalisme documentaire, des déambulations humaines et d'autres, plus monstrueuses, de pièces sur les chaînes d'assemblage ou de façonnage. Les comédiens, interprètent, avec précision, avec une réelle énergie, une densité dévoilant une forte implication, une reconstitution qui n'en est pas une mais dont la puissance de jeu ne trahit aucune prise de position, si ce n'est celle collective, connue, de la Cie du Berger.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25688744.jpg?v=1530374415" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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      Celle-ci n'use pas de prise de recul analytique sur une période riche en multiples interprétations, ne voulant pas dogmatiser le propos, mais aborde les dix mois d'immersion de Robert Linhart comme un terrain, une friche, toujours à explorer, à questionner, source d'étonnement mais aussi d'espoirs à renouveler. Le livre de Linhart, la création de la compagnie du Berger sont une représentation d'un fait nécessaire, pertinente, utile, entrant dans leur engagement artistique et humain, ce qui est également peut-être encore le cas pour certains d'entre nous.       <br />
              <br />
       N'oublions jamais qu'un jour, un peuple (du moins une partie de celui-ci) essaya de prendre son destin en main. Et créa mille infimes espoirs, mille petits décalages idéologiques, mille petites joyeuses vibrations pour changer notre société, mille petits riens qui changèrent le quotidien… et perdurent encore… parfois. Il serait peut-être temps de renouveler cette espérance !       <br />
              <br />
       Encore aujourd'hui, la négation de mai 68, ou la volonté d'en effacer l'héritage, est le résultat - comme un effet de bombe à retardement révolutionnaire - de l'importance de ce qui s'est produit il y a cinquante ans. Cette réfutation, cette volonté d'effacement sont les meilleures preuves de son inexorable empreinte.       <br />
              <br />
       Spectacle vu au Théâtre de Théâtre de l'Épée de Bois à Paris.
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     <div><b>"L'Établi"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25695270.jpg?v=1530462003" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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      Auteur : Robert Linhart.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Aurélien Ambach-Albertini, Mahrane Ben Haj Khalifa, François Decayeux, Hugues Delamarlière, Romain Dubuis, Éric Hémon, Séverin “Toskano” Jeanniard, Olivier Mellor, Stephen Szekely, Vadim Vernay et la voix de Robert Linhart.       <br />
       Musiciens, musique originale : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Romain Dubuis, Olivier Mellor, Vadim Vernay.       <br />
       Son : Séverin Jeanniard, Benoit Moreau, Vadim Vernay.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Scénographie : Séverin Jeanniard, Olivier Mellor, François Decayeux.       <br />
       Vidéo : Mickael Titrent, Ludo Leleu.       <br />
       Par la Compagnie du Berger.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 7 juin au 1er juillet 2018.</b>       <br />
       Au Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 50, relâche le lundi.       <br />
       Présence Pasteur, Grande Salle,       <br />
       Lycée Pasteur, 13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 74 18 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-espoir.fr/presence-pasteur/programmation/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-espoir.fr/presence-pasteur</a>
     </div>
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