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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T04:51:24+02:00</dc:date>
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   <title>"Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude</title>
   <pubDate>Thu, 12 Dec 2024 11:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa dernière création, la chorégraphe et danseuse française, Marion Motin, invite le théâtre corporel et la musique, moderne et bien rythmée, dans des tableaux dans lesquels la gestuelle de chaque danseur s'articule dans des perceptions variées où les regards à soi et à l'autre entrent autant en résonance qu'en opposition dans l'expressivité de chacun d'eux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84904525-60593687.jpg?v=1734001430" alt=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" title=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" />
     </div>
     <div>
      Il fait sombre quand le rideau se lève et pourtant tout est affaire de lumières, celles-ci donnant une atmosphère presque envoûtante à la scène. Dans des clairs-obscurs habillés de douches orangées où Maud Amour se met dans de lentes postures posées, il se devine chez elle une posture ressemblant à celle d’une araignée, avec son tronc et ses membres inférieurs au sol et des mains légèrement fléchies et tendues en appui. Son être bouge en dégageant une expressivité sexuelle, avec des jambes écartées animées de légers tressaillements secoués de nervosité.       <br />
               <br />
       Elle est dans un rapport à l’espace et à sa personne où se dégage une sensualité. Elle est seule et se donne en représentation. Son corps devient un étendard, tel un drapeau qu’elle montre à elle-même ou à d'autres, étant à la fois dans une solitude et en public, réellement ou en imagination, dans un jeu de séduction qui laisse voir une femme dans sa plénitude expressive.       <br />
              <br />
       Nos cinq danseurs sont dans un périmètre proche, à quelques centimètres les uns des autres, sans se toucher et ont, pour chacun, leur solo avec, un moment, un chant en play-back. Les expressions faciales et gestuelles accompagnent celui-ci. Elle est extérieure, presque caricaturale où, à dessein, aucune émotion n’est réellement incarnée, le visage se faisant loupe grossissante d’une mise en situation où chacun, à tour de rôle, exprime librement et sans entrave, comme absent de tout regard, des émotions refoulées ou éteintes pour être mises en avant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84904525-60593689.jpg?v=1734001458" alt=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" title=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" />
     </div>
     <div>
      De quoi s’agit-il après tout ? D’être ensemble sans se perdre pour chacun. À la fois, seuls et entourés, la présence des autres pour chacun d’eux compte à peine. D’où ce sentiment de solitude, presque fantasmatique, où ce qui est exprimé a des contours de sensualité parfois, de discrétion rarement et de narcissisme toujours. Ils se projettent, chacun, à se voir sur scène comme interprètes de leurs propres chairs. Les costumes portent sur eux des dessins représentatifs variés avec des paillettes et des corps nus.       <br />
               <br />
       Peu ou pas d’interaction entre les artistes, sauf dans un tableau, qui se répète à trois-quatre reprises, avec une césure chorégraphique où ils dansent ensemble de façon synchronisée. Ils sont sur une même ligne horizontale, l’axe du tronc restant à la verticale, regardant à gauche et à droite, inclinant leur tête avec des mimiques faciales discrètes, mais très présentes dans laquelle la plante des pieds se pose sur les orteils, le talon relevé vers les côtés droit puis gauche avec des bras qui s’élancent de manière légère et aérienne. La danse est composée d’une gestuelle peu étendue, prenant en compte, pour chaque artiste, leur alter ego côté cour ou jardin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84904525-60593733.jpg?v=1734001502" alt=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" title=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" />
     </div>
     <div>
      Leur expressivité devient autre, partagée et moins exubérante dans une trame chorégraphique laissant de côté les égos de chacun. C'est le seul moment où le public est pris en compte, à dessein, par les interprètes. Presque un souffle de répit quand ailleurs, les mouvements sont très dynamiques, en tension ou parfois plus aériens et élancés, à l’image des musiques souvent très rythmées ou plus douces et mélodiques. Le 4ᵉ art est le &quot;La&quot; du spectacle, avec les lumières, qui donne une atmosphère mystérieuse et feutrée pour la seconde, et rythmée pour la première.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans une large gamme de mouvements où les chorégraphies, avec son théâtre associé, car celles-ci sont très jouées, alternent entre gestuelles plus ou moins élancées, aériennes ou en force, avec des membres supérieurs qui s’élancent souvent. Les attitudes au sol sont très présentes au début pour ensuite rester debout jusqu’à la fin du spectacle pour terminer inerte et allongé.       <br />
               <br />
       Des coups de feu de pistolet se font entendre, qui entrent dans une dynamique théâtrale puisqu'ils visent, les uns après les autres, chaque interprète qui tombe comme mort sur les planches. Est-ce le crépuscule d'un rêve finissant ou l’expressivité totale de chaque personnage qui peut être source de dérangement ou est-ce le rappel du mythe de Narcisse avec la mort de celui-ci à trop se regarder ? Chacun peut avoir sa grille de lecture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84904525-60593735.jpg?v=1734001703" alt=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" title=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" />
     </div>
     <div>
      Les tensions corporelles selon les tableaux alternent entre souplesse et force, avec des ruptures de rythme entre gracieuseté feinte et sensualité éprouvée. Il y a une dimension étrange de perception, car la solitude alterne avec un jeu en direction du public, d’où un sentiment ambivalent avec des artistes enfermés dans leur monde et à la recherche d’une reconnaissance absolue, utilisant leur corps dans leur plénitude pour l’atteindre.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Narcisse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84904525-60593736.jpg?v=1734001819" alt=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" title=""Narcisse. La beauté de reflets artistiques dans une quête d'absolue plénitude" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Marion Motin.       <br />
       Assistante : Caroline Bouquet.       <br />
       Avec : Maud Amour, Chris Fargeot, Jocelyn Laurent, Marion Motin, Sulian Rios.       <br />
       Création Lumière : Marion Motin et Judith Leray.       <br />
       Régie générale : Gwendolin Boudon.       <br />
       Set Design : Marion Motin.       <br />
       Composition musicale : Micka Luna.       <br />
       Collectif Les Autres.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle s’est déroulé du 4 au 6 décembre 2024 à l'Espace Chapiteau, La Villette, Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84904525-60593687.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Écho" L'écho-système d'un jeune homme éploré…</title>
   <pubDate>Sat, 29 Oct 2022 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si, dans "Les Souffrances du jeune Werther", le héros de Goethe avait recours au suicide pour exorciser le chagrin de ne pouvoir s'approprier l'objet de son désir, Vanasay Khamphommala, artiste compagnonne du TnBA, convoque la nymphe Écho et ses dérivés pour se libérer d'un réel chagrin d'amour. Conçue comme une performance intimiste ouvrant sur une expérience universelle, l'œuvre "transgenre" emprunte à plusieurs univers son écriture tout en se faisant polyphonique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68387338-48123366.jpg?v=1667067963" alt=""Écho" L'écho-système d'un jeune homme éploré…" title=""Écho" L'écho-système d'un jeune homme éploré…" />
     </div>
     <div>
      Montrer à ses semblables un être dans toute la vérité de sa nature amoureuse, tel pourrait être le crédo de celui qui prend d'emblée le risque d'avancer nu sur un plateau de théâtre, portant sur/sous sa peau la honte d'exposer au grand jour une blessure intime. Nu ? Pas tout à fait… Une autre figure le recouvre, celle de la Nymphe Écho, amoureuse folle de Narcisse, privée à jamais de voix pour le lui déclarer suite à la colère de Junon. Après avoir voulu mourir pour en finir avec ce chagrin dévorant qui la mine, un(e) nouvel(le) Écho prendra forme au terme d'une traversée réservant quelques surprises.       <br />
              <br />
       Filmée caméra à l'épaule, une longue séquence apparaît en fond de scène pendant qu'au premier plan, l'artiste agenouillé se livre, longs cheveux défaits, à une cérémonie rituelle célébrant l'incorporation de l'amant autant que son désenvoûtement. Projetés en gros plan, son visage et ses paroles ne font qu'un pour dire le chagrin des amours perdues. Propos recueillis in vivo où, par un effet de réalité recherchée, on peut voir distinctement le lieu de la rupture &quot;Oberkampf - Les Filles du Calvaire&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68387338-48123367.jpg?v=1667067992" alt=""Écho" L'écho-système d'un jeune homme éploré…" title=""Écho" L'écho-système d'un jeune homme éploré…" />
     </div>
     <div>
      Comme la nymphe Écho, il en a perdu la voix. Les mots ne trouvant d'issue au barrage de ses lèvres scellées, il n'a pu retenir son amant aussi beau que Narcisse. Sur le plateau, ses mains remontent jusqu'à sa gorge nouée pour extirper de sa bouche une galette imbibée de salive. Et plantant là dans son sein une fleur, un narcisse, défilent sur l'écran le nom de toutes celles et ceux qui eurent un jour, comme lui, à mourir d'un chagrin d'amour. Revêtu de la tunique d'Écho, il meurt alors à son tour de n'avoir pu dire tout son attachement à l'être aimé. &quot;L'effet Werther&quot;, dirait un certain sociologue américain.       <br />
              <br />
       Mais ce sempiternel destin réservé aux chagrins d'amours, cristallisant tout ce que les films, les livres, les chansons, les tragédies, les opéras, les séries TV ont pu charrier depuis que la culture s'est saisie du mythe d'Écho, est vite questionné à l'aune de ce qui l'a produit : un corpus marqué par la préséance de la souffrance féminine, blanche et hétérosexuelle. Dès lors, recouvert de pelletées de terre généreusement versées sur lui, ensommeillé sous une bâche, l'artiste délègue à ses avatars le soin de raconter une autre histoire d'Écho… En effet, d'autres qu'Ovide n'ont-ils pas suggéré d'autres pistes, celle par exemple du Dieu Pan éconduit par la nymphe, violant et démembrant son corps jusqu'à sa voix dispersée aux quatre vents ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68387338-48123415.jpg?v=1667068145" alt=""Écho" L'écho-système d'un jeune homme éploré…" title=""Écho" L'écho-système d'un jeune homme éploré…" />
     </div>
     <div>
      N'y aurait-il pas d'autres versions à écrire à la lumière de notre contemporanéité ? Autour du tas de terre où repose Écho, un étrange piquenique a lieu, réunissant des performeurs surprenants comme la cantatrice et comédienne Natalie Dessay, la dominatrice BDSM Caritia Abell née à Londres et revendiquant ses origines afro-caribéennes, ou encore l'acteur Pierre-François Doireau connu pour sa puissance et &quot;sa beauté atypique&quot;. Leur seule présence sur le plateau - ajoutée à celle de deux autres piqueniqueurs de passage, Gérald Kurdian (musique) et Théophile Dubus - déjoue les attendus d'un traitement normatif du mythe d'Écho.       <br />
              <br />
       En entendant les chagrins d'amour relayés longuement, très longuement, trop longuement (visiblement c'est voulu) par les participants de cet étrange déjeuner sur l'herbe, Écho, qui se nourrit des chagrins des autres ayant été privé à jamais du sien, respire de plus en plus fort jusqu'à en faire frémir le tas de terre le recouvrant... La Malédiction d'Écho aurait-elle été brisée ?       <br />
              <br />
       Indéniablement, le projet de Vanasay Khamphommala révèle un engagement total autant dans sa conception fouillée - après &quot;Vénus et Adonis&quot; (2015), &quot;Orphée Aphone&quot; (2019) et &quot;Le Bain de Diane&quot; (2020), &quot;Écho&quot; (2022) constitue le quatrième volet dédié à une relecture des &quot;Métamorphoses&quot; d'Ovide - que dans sa mise en jeu sans tabou. Cependant, l'on peut être, et à juste titre, un brin dérouté par la seconde partie, un piquenique bucolique certes surréaliste, mais qui n'excite pas suffisamment les papilles pour donner l'envie d'y participer… Au risque que d'autres échos viennent recouvrir ceux-là…       <br />
              <br />
       <b>Vu au TnBA, Bordeaux, le vendredi 21 octobre 2022. A été représenté du 18 au 22 octobre.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Écho"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68387338-48123416.jpg?v=1667068174" alt=""Écho" L'écho-système d'un jeune homme éploré…" title=""Écho" L'écho-système d'un jeune homme éploré…" />
     </div>
     <div>
      Création 2022.       <br />
       Dramaturgie, texte et performance : Vanasay Khamphommala, artiste compagnonne du TnBA.       <br />
       Avec : Caritia Abell, Natalie Dessay, Pierre-François Doireau, Vanasay Khamphommala.       <br />
       Avec la participation de : Théophile Dubus et Gérald Kurdian.       <br />
       Performance d'écriture vidéo : Théophile Dubus.       <br />
       Collaboration artistique : Théophile Dubus et Paul B. Preciado.       <br />
       Musique et son : Gérald Kurdian.       <br />
       Scénographie, Caroline Oriot.       <br />
       Lumières : Pauline Guyonnet.       <br />
       Costumes : Céline Perrigon.       <br />
       Régie générale : Charlotte Girard.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 5 au 7 décembre 2022 : Halle aux grains - Scène nationale, Blois (41).       <br />
       Du 12 au 14 décembre 2022 : Maison de la Culture, Amiens (80).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68387338-48123366.jpg</photo:imgsrc>
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