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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-09T10:46:30+01:00</dc:date>
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   <title>Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !</title>
   <pubDate>Thu, 25 Jul 2024 08:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Focus sur deux spectacles de la 8ᵉ édition du festival "Paris l'été" qui s'est déroulée du 3 au 16 juillet avec, pour cette dernière édition, toujours Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel aux commandes (aujourd'hui à la direction du théâtre du Rond-Point). Comme chaque année, rendez-vous avec la danse, le théâtre, le cirque, la musique et, dans notre article, "La saga de Molière", une création déjantée et joyeuse, ainsi que, dans un tout autre registre, "Jazz club", une odyssée musicale allant de Lester Young à Mulatu Astatke autour de superbes Maquettes de clubs et d'intérieur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840297.jpg?v=1721892320" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Le festival &quot;Paris l'été&quot;, c'est aussi son décor et ses tréteaux avec une régie souvent très dépouillée et qui transforment des endroits de Paris, comme le lycée Jacques Decour, en lieu culturel et artistique.        <br />
               <br />
       Créée en septembre 2021, &quot;La saga de Molière&quot; est un formidable pied de nez comique et, ô combien déjanté, au Classique. Du moins à Molière. Le propos est avant tout affabulateur, même s'il se nourrit de parts de vérité historiques. Aussi, l'histoire est bousculée, la légende rhabillée, le mythe Molière renversé pour dessiner l'homme à travers une projection toute personnelle de l'autrice et metteuse en scène Johana Giacardi. La distance est maquillée par une légèreté salvatrice de la vie d'un homme qui a transformé le 6ᵉ art en le marquant de son empreinte indélébile au travers de situations, que peut rencontrer toute troupe, rehaussées toujours d'humour.       <br />
               <br />
       C'est vif et joyeux. On assiste à la naissance de Molière, sa rencontre amoureuse avec Madeleine Béjart, puis son amour pour Armande Béjart, la fille de celle-ci. Sa prime jeunesse aussi avec son désir de la scène entre les souhaits d'un père afin qu'il reprenne son métier de tapissier et les compréhensions d'une mère face à son fils. Puis la maturité de l'homme avec ses doutes, ses échecs et ses succès sur les planches. Molière est souvent occulté par Jean-Baptiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840303.jpg?v=1721892384" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      La troupe des Estivants, composée d'Anne-Sophie Derouet, Nais Desiles, Johana Giacardi, Édith Mailaender et Olivia Ouki, vient de Marseille. Alors que le public n'a pas fini de s'installer, chacune explique les scènes aux spectateurs, situés face à elle, qui ne vont pas être jouées dans une pièce qui, au premier abord, semble ne pas avoir commencé. Et pourtant, elle a déjà démarré. Les comédiennes deviennent des protagonistes pour redevenir l'instant d'après des interprètes. Via ces bascules et à dessein, il n'y a souvent pas de frontière nette entre scène et gradins, comédiennes et spectateurs, les unes se mariant aux autres. Le théâtre dans le théâtre est aux premières loges.       <br />
               <br />
       On découvre des &quot;manifestantes de droite&quot;, comme dit dans le texte, scandant <span style="font-style:italic">&quot;Faîtes des enfants, pas des intermittents. Tous à Lourdes, tous à Lourdes !&quot;,</span> les comédiens n'étant pas considérés à l'époque de Molière. Cette fausse plongée historique complètement décalée est un joli pied de nez aux manifestations contre le mariage pour tous et met en écho les peurs et rejets qui sont rencontrés contre toute forme de minorité.       <br />
              <br />
       Les costumes sont parfois facétieux, voire lunaires, comme dans le dernier tableau où les comédiennes vont en direction de la lune. Quel rapport avec Molière ? Aucun sauf que la trame s'y prête absolument bien, car elle lie l'absurde et le décalé, portée par une réelle qualité de jeu. Les artistes rentrent, sortent, se maquillent de rouge pour illustrer la mort et de noir et blanc pour incarner la vieillesse. Même la musique est là avec son tout petit clavier noir que l'on voit à peine et sur lequel s'épanchent des doigts pour nous sortir quelques simples mélodies. La représentation est un très beau moment de théâtre frais et joyeux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840304.jpg?v=1721892927" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Autre création avec &quot;Jazz Box&quot; de Cécile Léna qui, dans des espaces réduits de 3m² fermés par un rideau, laisse découvrir de superbes maquettes où le jazz se fait entendre. C'est une véritable odyssée musicale à laquelle nous sommes conviés. On entend ainsi, dans l'un d'eux, une lecture de &quot;L'écume des jours&quot; (1947) de Boris Vian qui a contribué à introduire cette musique en France. Les maquettes sont des intérieurs tels que ceux d'un club de jazz, d'un domicile, d'une sorte de saloon ou un extérieur, comme un toit parisien ou l'entrée du club &quot;Landbird&quot;. Tout un univers feutré s'en dégage, aux lumières changeantes guidant le regard du spectateur sur tel ou tel élément. De grands cartels devant chaque espace racontent quelques moments du Jazz. La création est originale et de très belle facture avec ses maquettes qui dégagent une atmosphère à la fois intime et très personnelle.       <br />
               <br />
       Nous sommes à Chicago, New-York, Casablanca avec son film dans lequel l'on voit, entre autres, Humphrey Bogart et Ingrid Bergman sur une musique de Dooley Wilson, ou à Paris, Cuba ou encore Tokyo. C'est une immersion dans un univers qui laisse place à la propre projection que chacun peut se faire dans un espace aussi réduit qu'intime. Casque aux oreilles, une voix et une atmosphère enveloppent l'écoute quand souffle dans un décor presque cinématographique des plus américains avec ses couleurs sombres et ses lumières tamisées une musique de Lester Young, Barney Willen, Billie Holiday, Charlie Parker, Duke Ellington, Jelly Roll Morton ou Mulatu Astatke pour accompagner rêveries ou pensées. Un délice !       <br />
              <br />
       Les représentations de &quot;La saga de Molière&quot; se sont déroulées les 10, 11 et 12 juillet et &quot;Jazz box&quot; a été exposé du 3 au 13 juillet, le tout au lycée Jacques Decour.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La saga de Molière"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840367.jpg?v=1721892966" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Librement inspiré de &quot;Le Roman de monsieur de Molière&quot; de Mikhaïl Boulgakov.       <br />
       Écriture et mise en scène : Johana Giacardi.       <br />
       Avec : Anne-Sophie Derouet, Nais Desiles, Johana Giacardi, Edith Mailaender, Olivia Oukil       <br />
       Décors et accessoires : Camille Lemonnier.       <br />
       Assistée de Julie Cardile et Edith Mailaender.       <br />
       Création lumière : Lola Delelo.       <br />
       Création costumes : Albane Roche Michoudet, Naïs Desiles, Johana Giacardi et Camille Lemonnier.       <br />
       Collaboratrice artistique : Lisiane Gether.       <br />
       Compagnie Les Estivants.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       6 et 7 mars 2025 : Le Safran - Scène Conventionnée, Amiens (80).       <br />
       8 mars 2025 : Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France (93).       <br />
       11 mars 2025 : Communauté de Communes du Mont des Avaloirs, Pré-en-Pail (53).       <br />
       12 au 14 mars 2025 : La Faiencerie - Scène conventionnée, Creil (60).       <br />
       28 et 29 mars 2025 : Théâtre Brétigny, Brétigny (91).       <br />
       8 au 10 avril 2025 : L'Azimut, Antony (92).       <br />
       22 avril 2025 : Théâtre de La Licorne, Cannes (06).       <br />
       24 avril 2025 : Théâtre de La Colonne, Miramas (13).       <br />
       29 avril 2025 : Théâtre Le Carreau - Scène nationale, Forbach  (57).       <br />
       5 au 7 mai 2025 : Le Cratère - Scène Nationale, Alès (30).       <br />
       17 mai 2025 : Théâtre Le Sémaphore, Irigny (69).       <br />
       20 au 22 mai 2025 : MC2 -Scène Nationale, Grenoble (38).       <br />
       27 au 31 mai 2025 : Théâtre de Namur, Namur (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jazz box"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840368.jpg?v=1721896395" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Conception et réalisation : Cécile Léna.       <br />
       Bande sonore : Loic Lachaize.       <br />
       Création lumière et conception technique : José Victorien.       <br />
       Textes et propositions musicales : Philippe Méziat.       <br />
       Conception et réalisation du module extérieur : Marc Valladon.       <br />
       Administration de production : Morgan Helou.       <br />
       Voix : Elleni Barral Virna, Jonathan Beagley, Christophe Brioul, Alain Chaniot, Cécile Léna, Stéphanie Moussu, Masahide Otani, Étienne Rolin.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       Production : Léna d'Azy.       <br />
       Coproduction OARA - Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Conseil général des Landes, Théâtre des Quatre Saisons de Gradignan.       <br />
              <br />
       <b>Festival Paris l'été</b>       <br />
       A eu lieu du 3 au 16 juillet 2024.       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">&gt;&gt; parislete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81773255-58840297.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Paris-l-ete-un-puissant-souffle-d-air-frais-artistique-_a4018.html</link>
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   <title>•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news</title>
   <pubDate>Sat, 30 Jun 2018 13:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2018]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Le Maître et Marguerite" de Mikhaïl Boulgakov, c'est Dostoïevski, Gogol et Tchekhov réunis. Un roman qui est un désir de théâtre. Désir qu'Igor Mendjinsky exauce avec talent dans l'adaptation qu'il propose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23387575-25687433.jpg?v=1526891227" alt="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" title="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" />
     </div>
     <div>
      C'est une nuit de pleine lune, une nuit de plein été, et dans Moscou, certains, nombreux, rencontrent des chats qui parlent. Un homme meurt décapité par un tramway, une jeune femme meurt à l'autre bout de la ville. Un écrivain voit son œuvre raillée et censurée. Une jeune femme à la tête romanesque quitte son mari et son ennui à la recherche d'un maître. Un dramaturge qui a écrit une pièce sur Jésus et Ponce Pilate, témoin de tout cela, se trouve enfermé chez les fous. Une sorcière chevauche un balai.       <br />
              <br />
       Les récits se choquent, cahotent et s'amplifient jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'inquiétude.       <br />
              <br />
       C'est que c'est le diable qui mène la danse, sème le désordre, installe une autre réalité, la Sienne, qui dissout toutes les autres. Le Surnaturel s'impose. Ce qui est des plus réjouissant.       <br />
              <br />
       Et dans cette nuit de pleine lune, l'ombre d'un pouvoir s'étend sur la ville. Comprenne qui pourra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23387575-25687434.jpg?v=1526891260" alt="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" title="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" />
     </div>
     <div>
      Dans l'adaptation qu'il fait de l'œuvre, Igor Mendjisky adopte une écriture scénique en tout point fidèle aux mouvements de l'écriture du roman, et la rigueur de jeu et de plateau renvoie à celle du livre.       <br />
              <br />
       Virtuose, hachée profondément drôle et intensément cohérente sous les apparences, la représentation joue à cache-cache avec l'imaginaire. Le spectateur est face à une réalité fluctuante qui joue avec le pouvoir d'illusion ou avec les remises à plats de la réalité tangible de la scène de spectacle.       <br />
              <br />
       Les acteurs &quot;entrent en jeu&quot; littéralement, imposent les changements de personnages, de lieux. Glissent des uns aux autres en une danse de plus en plus… endiablée. Dans les écarts créés, Igor Mendjisky a la très bonne idée de marquer le chevauchement des lieux et des temps (de l'antiquité à nos jours, de la fiction à la réalité) par des changements de langues et d'alphabets utilisés comme titre de cinéma ou de chapitres de livre. Pour le grand bonheur de dépaysement du spectateur qui a, par exemple, la surprise d'entendre du Lou Reed en langue russe, ou Jésus et Pilate parler en grec ancien.       <br />
              <br />
       Incarné par Romain Cottard, Woland (le diable) mène cette danse en escamoteur, en magicien, en bateleur, en monsieur loyal sûr de lui et dominateur. Un diable sacrément farceur des plus inquiétant. Diaboliquement nôtre. Il semblerait bien que celui-ci tende comme une forme de miroir du monde contemporain avec ses bobards qui tissent notre quotidien (fake news du web).       <br />
               <br />
       Le public en est témoin : foi de spectateur qui applaudit des deux mains. Assurément, il se passe quelque chose sur la scène de pas ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Maître et Marguerite"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23387575-25687435.jpg?v=1526891296" alt="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" title="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mikhaïl Boulgakov       <br />
       Adaptation (éd. L’avant-scène théâtre - 2018) et mise en scène : Igor Mendjisky.       <br />
       Assistant mise en scène : Arthur Guillot.       <br />
       Avec : Marc Arnaud, Romain Cottard, Adrien Gamba-Gontard, Igor Mendjisky, Pauline Murris, Alexandre Soulié, Esther Van Den Driessche et Yuriy Zavalnyouk.       <br />
       Traduction du Grecque ancien : Déborah Bucchi.       <br />
       Lumières : Stéphane Deschamps.       <br />
       Costumes : May Katrem et Sandrine Gimenez.       <br />
       Vidéo : Yannick Donet.       <br />
       Scénographie : Claire Massard et Igor Mendjisky.       <br />
       Constructions décors:  J.L Malavasi.       <br />
       Production Compagnie Les Sans Cou, FAB - Fabriqué à Belleville, ACMÉ Production.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 27 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 40, relâche le mercredi.       <br />
       11 • Gilgamesh Belleville, Salle 1,       <br />
       11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 90 89 82 63.       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23387575-25687433.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Une-forme-de-miroir-contemporain-avec-ses-diaboliques-bobards-facon-fake-news_a2175.html</link>
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   <title>Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news</title>
   <pubDate>Mon, 21 May 2018 10:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Le Maître et Marguerite" de Mikhaïl Boulgakov, c'est Dostoïevski, Gogol et Tchekhov réunis. Un roman qui est un désir de théâtre. Désir qu'Igor Mendjinsky exauce avec talent dans l'adaptation qu'il propose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22372057-25103167.jpg?v=1526891227" alt="Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" title="Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" />
     </div>
     <div>
      C'est une nuit de pleine lune, une nuit de plein été, et dans Moscou, certains, nombreux, rencontrent des chats qui parlent. Un homme meurt décapité par un tramway, une jeune femme meurt à l'autre bout de la ville. Un écrivain voit son œuvre raillée et censurée. Une jeune femme à la tête romanesque quitte son mari et son ennui à la recherche d'un maître. Un dramaturge qui a écrit une pièce sur Jésus et Ponce Pilate, témoin de tout cela, se trouve enfermé chez les fous. Une sorcière chevauche un balai.       <br />
              <br />
       Les récits se choquent, cahotent et s'amplifient jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'inquiétude.       <br />
              <br />
       C'est que c'est le diable qui mène la danse, sème le désordre, installe une autre réalité, la Sienne, qui dissout toutes les autres. Le Surnaturel s'impose. Ce qui est des plus réjouissant.       <br />
              <br />
       Et dans cette nuit de pleine lune, l'ombre d'un pouvoir s'étend sur la ville. Comprenne qui pourra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22372057-25103217.jpg?v=1526891260" alt="Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" title="Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" />
     </div>
     <div>
      Dans l'adaptation qu'il fait de l'œuvre, Igor Mendjisky adopte une écriture scénique en tout point fidèle aux mouvements de l'écriture du roman, et la rigueur de jeu et de plateau renvoie à celle du livre.       <br />
              <br />
       Virtuose, hachée profondément drôle et intensément cohérente sous les apparences, la représentation joue à cache-cache avec l'imaginaire. Le spectateur est face à une réalité fluctuante qui joue avec le pouvoir d'illusion ou avec les remises à plats de la réalité tangible de la scène de spectacle.       <br />
              <br />
       Les acteurs &quot;entrent en jeu&quot; littéralement, imposent les changements de personnages, de lieux. Glissent des uns aux autres en une danse de plus en plus… endiablée. Dans les écarts créés, Igor Mendjisky a la très bonne idée de marquer le chevauchement des lieux et des temps (de l'antiquité à nos jours, de la fiction à la réalité) par des changements de langues et d'alphabets utilisés comme titre de cinéma ou de chapitres de livre. Pour le grand bonheur de dépaysement du spectateur qui a, par exemple, la surprise d'entendre du Lou Reed en langue russe, ou Jésus et Pilate parler en grec ancien.       <br />
              <br />
       Incarné par Romain Cottard, Woland (le diable) mène cette danse en escamoteur, en magicien, en bateleur, en monsieur loyal sûr de lui et dominateur. Un diable sacrément farceur des plus inquiétant. Diaboliquement nôtre. Il semblerait bien que celui-ci tende comme une forme de miroir du monde contemporain avec ses bobards qui tissent notre quotidien (fake news du web).       <br />
               <br />
       Le public en est témoin : foi de spectateur qui applaudit des deux mains. Assurément, il se passe quelque chose sur la scène de pas ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Maître et Marguerite"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22372057-25103223.jpg?v=1526891296" alt="Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" title="Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mikhaïl Boulgakov       <br />
       Adaptation (éd. L’avant-scène théâtre - 2018) et mise en scène : Igor Mendjisky.       <br />
       Assistant mise en scène : Arthur Guillot.       <br />
       Avec : Marc Arnaud, Romain Cottard, Adrien Gamba-Gontard, Igor Mendjisky, Pauline Murris, Alexandre Soulié, Esther Van Den Driessche et Yuriy Zavalnyouk.       <br />
       Traduction du Grecque ancien : Déborah Bucchi.       <br />
       Lumières : Stéphane Deschamps.       <br />
       Costumes : May Kattrem.       <br />
       Vidéo : Yannick Donet.       <br />
       Scénographie : Claire Massard et Igor Mendjisky.       <br />
       Constructions décors:  J.L Malavasi.       <br />
       Production Compagnie Les Sans Cou, FAB - Fabriqué à Belleville, ACMÉ Production.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       A été joué du 10 mai au 10 juin 2018.       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Serreau, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>       <br />
              <br />
       Puis à Avignon Off 2018 au 11 • Gilgamesh Belleville.       <br />
              <br />
       <b>Dates de tournée</b>       <br />
       29 janvier 2019 : Théâtre de Calais (62).       <br />
       5 au 8 mars 2019 : Grand T - Théâtre de Loire-Atlantique, Nantes (44).       <br />
       12 et 13 mars 2019 : Théâtre La Piscine, Antony (92).       <br />
       22 mars 2019 : Théâtre à Châtillon (92).       <br />
       20 mai 2019 : Théâtre Auditorium (TAP), Poitiers (86).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22372057-25103167.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-forme-de-miroir-contemporain-avec-ses-diaboliques-bobards-facon-fake-news_a2123.html</link>
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   <title>Avignon In 2012 : Son et lumière à programmation  informatisée pour vieilles pierres papales</title>
   <pubDate>Sat, 21 Jul 2012 22:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Spectaculaire dans la Cour d’honneur, la proposition de Simon McBurney aura fait coup double en début de festival. Elle aura mis en images théâtrales l’œuvre complexe de Mikhaïl Boulgakov et couvert l’intégralité des murs de la Cour d’honneur d’images rétro-projetées.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4555050-6822597.jpg?v=1342905615" alt="Avignon In 2012 : Son et lumière à programmation  informatisée pour vieilles pierres papales" title="Avignon In 2012 : Son et lumière à programmation  informatisée pour vieilles pierres papales" />
     </div>
     <div>
      C’est complètement ouf (en commentaire contemporain) et pourtant, en dépit de son côté spectaculaire (ou peut-être à cause de cela), la mise en scène d’un point de vue strictement dramatique laisse sur sa faim le spectateur et d’une certaine façon s'auto-limite.       <br />
              <br />
       Rappelons les termes de l’œuvre qui aurait pu n’être qu’une simple brève de journal : un directeur de revue perd la tête à la suite d’un accident de tramway... son pigiste a les nerfs à vifs.       <br />
              <br />
       Dans son contenu, elle épaissit à la fois le mystère de théologie chrétienne et, dans sa forme, se déploie de la Judée de l’antiquité romaine au Moscou des années trente qui se veut moderne. Elle glisse des réalités quotidiennes de la vie citadine rationnelle à celle plastique d’une folle imagination. Car elle suggère, par les conflits de conscience qui agitent les personnages, un parallèle implicite entre le César de l’antiquité et celui jamais nommé qui dirige alors Moscou : Joseph Staline. Qui à Moscou fait du passé table rase, fabrique un homme nouveau et décapite tout ce qui se rattache au passé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4555050-6822598.jpg?v=1342905643" alt="Avignon In 2012 : Son et lumière à programmation  informatisée pour vieilles pierres papales" title="Avignon In 2012 : Son et lumière à programmation  informatisée pour vieilles pierres papales" />
     </div>
     <div>
      Il ne fait pas bon vouloir évoquer la figure du Crucifié nous dit Boulgakov, fut-ce pour cela vouloir en prouver la non-existence historique.       <br />
              <br />
       De cet état de fait naît une succession de scènes diaboliques, des nuits de Walpurgis épouvantables ou follement drôles : c’est selon.       <br />
              <br />
       Le lecteur de Boulgakov découvre le monde d’un roman fantastique qui prétend percer la vérité des consciences et de la société par l’entremise d’une figure populaire, celle du diable, et aborde de manière ironique les phénomènes les plus frappants des perceptions sensorielles, du cauchemar et de la maladie mentale.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Le Maître et Marguerite&quot;, le monde, dans lequel s’insèrent les souvenirs du diable amoureux de Jacques Cazotte, des contes d’Hoffmann ou de Gogol tout autant que le Faust de Goethe, s’effondre dans la paranoïa et l’incendie.       <br />
               <br />
       La version de Simon McBurney est fidèle d’un point de vue littéral à la chronologie de l’œuvre et la mise en image théâtrale sur la scène fait la part belle aux comédiens. Chaque mouvement d’ensemble est d’une tonicité indéniable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4555050-6822604.jpg?v=1342905669" alt="Avignon In 2012 : Son et lumière à programmation  informatisée pour vieilles pierres papales" title="Avignon In 2012 : Son et lumière à programmation  informatisée pour vieilles pierres papales" />
     </div>
     <div>
      De tableaux en tableaux, le jeu est accompagné et amplifié par les technologies de cinéma et de ses effets spéciaux : cela est virtuose.       <br />
              <br />
       Mais la caméra omniprésente réduit la liberté de la scène à la contrainte d’un plateau et gêne le développement du jeu strictement théâtral. Celui-ci en dépit de sa qualité est bien trop souvent réduit à un simple support filmique.       <br />
              <br />
       La sonorisation équalisée rend la langue intelligible mais réduit la compréhension des modulations et inflexions de la parole et du jeu.       <br />
              <br />
       Ainsi ostensible, la machine cybernétique de McBurney réduit à proportion la puissance du deus ex machina (ou plutôt en l’espèce diabolus ex machina). À l’inverse de l’effet du roman qui jette le lecteur dans le trouble, le spectateur est plongé dans une conscience rationnelle. Le spectacle spectaculaire est rassurant et monotone.       <br />
              <br />
       La voute étoilée finale (rêve multi-séculaire de tout décorateur) a un rendu impressionnant mais a perdu tout mystère poétique. Elle ne peut entrer en concurrence avec la voie lactée, grande ourse qui domine la cour d’honneur lorsque celle-ci est débarrassée des halos lumineux qui en parasite la vue.       <br />
              <br />
       Cette proposition encourt la critique d’avoir fait entrer Avignon (après Lyon et Azay-le-Rideau) dans la catégorie des villes ayant leur son et lumière à programmation informatisée adaptée aux grands sites et vieilles pierres.       <br />
              <br />
       Il manque une dimension théâtrale de l'effroi qui déclencherait un rire salvateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Maître et Marguerite"</b></div>
     <div>
      Texte : Mikhaïl Boulgakov.       <br />
       Mise en scène : Simon McBurney.       <br />
       Scénographie : Es Devlin.       <br />
       Avec : David Annen, Thomas Arnold, Josie Daxter, Johannes Flaschberger, Tamzin Griffin, Amanda Hadingue, Richard Katz, Sinéad Matthews, Tim McMullan, Clive Mendus, Yasuyo Mochizuki, Ajay Naidu, Henry Pettigrew, Paul Rhys, Cesar Sarachu, Angus Wright.       <br />
       Lumière : Paul Anderson.       <br />
       Son : Gareth Fry.        <br />
       Costumes : Christina Cunningham.       <br />
       Vidéo : Finn Ross.       <br />
       Animation 3D : Luke Halls.       <br />
       Marionnettes : Blind Summit Theatre.       <br />
       Production Complicite.       <br />
       &quot;Le Maître est Marguerite&quot; est disponible en Pavillon Poche chez Robert Laffont.       <br />
       Durée (estimée) : 3 h 20 (entracte compris).       <br />
              <br />
       <b>Avignon In 2012</b>       <br />
       A été jouée du 7 au 16 juillet 2012 à 22 h,       <br />
       dans la Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 a 28 juillet 2012, 20 h 30.</span>       <br />
       Dans le cadre du GREC 2012 Festival of Barcelona,       <br />
       Teatre Lliure - Sala Fabià Puigserver,       <br />
       Passeig de Santa Madrona, 40, Barcelona.       <br />
       Tél. : + 34 93 316 10 00.       <br />
       <a class="link" href="http://grec.bcn.cat/en" target="_blank">&gt;&gt; Site du festival GREC à Barcelone.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4555050-6822597.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-In-2012-Son-et-lumiere-a-programmation-informatisee-pour-vieilles-pierres-papales_a679.html</link>
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