<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-09T19:26:13+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-92720600</guid>
   <title>"La Honte !" Pas de honte à avoir, ici… ni d'assister à ce spectacle, ni d'en être à l'origine !</title>
   <pubDate>Fri, 21 Nov 2025 10:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Faire de ce sentiment qu'est la honte, ce sentiment qui isole, un sentiment qui unit. De la salade entre les dents au passé colonial de son grand-père, tout le monde – ou presque – est éclaboussé par la honte au moins un jour dans sa vie. Considérant qu'elle est un fléau pour l'humanité, deux expertes décident de l'éradiquer lors d'une cérémonie sans tabou à visée universelle et cathartique. Jusqu'à quel degré de ridicule sont-elles prêtes à s'engager ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92720600-64942637.jpg?v=1763719268" alt=""La Honte !" Pas de honte à avoir, ici… ni d'assister à ce spectacle, ni d'en être à l'origine !" title=""La Honte !" Pas de honte à avoir, ici… ni d'assister à ce spectacle, ni d'en être à l'origine !" />
     </div>
     <div>
      Nous vous mettons au défi de rencontrer une personne qui n'aurait pas un jour éprouvé ce sentiment humain, qualifié souvent <span style="font-style:italic">&quot;de sentiment humain par excellence&quot;</span>, parce qu'il engage à la fois le regard de l'autre, l'image de soi et la conscience intime de ses propres manquements. C'est d'ailleurs ce qui nous différencie de l'animal. Propos qui n'engagent que nous, et qui, surtout, ne prévaut en rien de l'infériorité de ce dernier !       <br />
              <br />
       Concernant l'humain, les angles philosophiques, littéraires ou surtout psychanalytiques font pléthore. Souvenons-nous de &quot;L'Être et le Néant&quot; de Jean-Paul Sartre pour qui la honte est l'épreuve par laquelle le sujet découvre sa facticité et sa condition d'objet pour autrui. Ou citons aussi Ruth Benedict dans &quot;Le Chrysanthème et le sabre&quot;, ouvrage dans lequel sont évoquées les différences entre les cultures de la culpabilité, notamment occidentales, et qui s'opposent aux cultures de la honte comme au Japon par exemple.       <br />
              <br />
       Et puis, en 2025, une nouvelle approche de cet idéal de soi contrarié : une création théâtrale menée tambours battants par un duo de comédiennes virevoltantes, Élise Roth et Léa Roblot, deux artistes investies, entre autres, dans des démarches pédagogiques et artistiques autour du clown, comme celle du &quot;Rire Médecin&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92720600-64942652.jpg?v=1763719310" alt=""La Honte !" Pas de honte à avoir, ici… ni d'assister à ce spectacle, ni d'en être à l'origine !" title=""La Honte !" Pas de honte à avoir, ici… ni d'assister à ce spectacle, ni d'en être à l'origine !" />
     </div>
     <div>
      N'oublions pas de citer également, en complicité à l'écriture, le célèbre Mickaël Délis à la tête de sa propre Compagnie &quot;Passages&quot;, comédien très remarqué, récemment, dans une trilogie à nulle autre pareille (Actuellement à l'affiche à la Scala de Paris).       <br />
              <br />
       Quelque chose nous laissait supposer que ce trio ne pourrait faire que des étincelles. C'est pari gagné, et des étincelles, il y en a à plusieurs niveaux dans cet <span style="font-style:italic">&quot;acte théâtral voyeuriste par essence, et dans lequel l'influence du regard de l'autre et l'omniprésence de la honte en société est bien présente&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes ont su s'emparer du thème en question avec une élégance toute clownesque, burlesque et déjantée, comme pour mieux faire émerger en chaque spectateur et chaque spectatrice, ce qui est souvent tu et étouffé. Elles n'ont peur de rien dans leur approche créatrice, Élise et Léa. Ni de paraître ridicule ! Ni de dire ! Ni de faire ! Ni de faire rire, d'ailleurs. Cela dit, faut-il avoir peur de rire de notre propre honte et d'en parler ? Quand bien même ce sentiment provoque bien souvent de la gêne et de la retenue…       <br />
              <br />
       Le choix clownesque de la dramaturgie et de leur jeu s'inscrit très largement dans ce qu'Isabelle Barbéris nomme &quot;l'opérateur d'affects&quot; : rendre visible des micro-traumatismes comme ces petites hontes au quotidien ou aussi des hontes plus générationnelles, historiques, familiales. Et nos deux comédiennes excellent littéralement à cet effet. Elles ne se ménagent pas, loin de là, provoquant des éclats de rire à de nombreuses reprises, mais aussi frémissement introspectif des spectateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92720600-64942699.jpg?v=1763719361" alt=""La Honte !" Pas de honte à avoir, ici… ni d'assister à ce spectacle, ni d'en être à l'origine !" title=""La Honte !" Pas de honte à avoir, ici… ni d'assister à ce spectacle, ni d'en être à l'origine !" />
     </div>
     <div>
      Le tout est mené tambours battants. Saluons leur grande performance physique et corporelle, finement chorégraphiée et agencée par Léïla Gaudin et Lucie Valon, à la frontière du &quot;raté&quot; clownesque, comme pour mieux pointer du doigt la vulnérabilité de chacune et chacun d'entre nous. Les corps de deux comédiennes parlent à corps déjantés, laissant émerger un jeu émotionnel complexe entre rire, malaise, intimité et libération.       <br />
              <br />
       Plusieurs tableaux du spectacle explosent de &quot;couleurs&quot; savamment construites. Et soulignons encore, au risque de nous répéter, leur performance scénique d'1 h 15, sans failles aucune. Nos deux expertes conférencières savent mettre en exergue, de façon absurde et sans filtre, les témoignages qu'elles ont récoltés, comme une mise à nu. L'élégante Léa Roblot du début, juchée sur des escarpins aux talons très hauts et vêtue de sa jolie robe bleue moulante, se transforme rapidement en clown loufoque et déjantée dont on pourrait se demander si elle ne s'est pas échappée de Saint-Anne…       <br />
              <br />
       Élise Roth, quant à elle, complice sans vergogne de sa partenaire, parvient, par ses extravagantes pantomimes et son jeu admirablement millimétré, à se transformer en experte croustillante et ô combien convaincante.       <br />
              <br />
       À n'en point douter, l'angle du surjeu et de la démesure dans le corporel et la scénographie est finement choisi et revendiqué. N'éprouvons aucune honte à dire que ce dernier est peut-être, par moments, un peu trop au détriment du fond. Mais choisir, c'est renoncer, n'est-ce pas !       <br />
       Diantre ! Surtout ne pas en avoir honte !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Spectacle vu le mercredi 12 novembre 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Honte !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92720600-64942702.jpg?v=1763719393" alt=""La Honte !" Pas de honte à avoir, ici… ni d'assister à ce spectacle, ni d'en être à l'origine !" title=""La Honte !" Pas de honte à avoir, ici… ni d'assister à ce spectacle, ni d'en être à l'origine !" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Conception et écriture : Léa Roblot et Élise Roth.       <br />
       Avec : Léa Roblot et Élise Roth.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Mickaël Délis.       <br />
       Complicité artistique : Lucie Valon et Leïla Gaudin.       <br />
       Création lumières : Fabrice Peineau.       <br />
       Par EKI Compagnie.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 17 octobre au 16 novembre 2025.</b>       <br />
       Théâtre La Reine Blanche - Scène des Arts et des Sciences, 2 bis, passage Ruelle, Paris 18ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92720600-64942637.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Honte--Pas-de-honte-a-avoir-ici-ni-d-assister-a-ce-spectacle-ni-d-en-etre-a-l-origine-_a4410.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-91045683</guid>
   <title>"La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Thu, 11 Sep 2025 14:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083177.jpg?v=1757602212" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes, jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083178.jpg?v=1757602255" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083179.jpg?v=1716401188" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083180.jpg?v=1757602463" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre La Scala, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083181.jpg?v=1757602664" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la puissance&quot;</b>       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaborations artistiques : Vladimir Perrin, David Délis, Élise Roth, Clément Le Disquay, Romain Compingt.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Production : Reine Blanche Productions.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 31 décembre 2025.</span>       <br />
       Les 12, 13, 26 et 27 septembre à 19 h 15. Ensuite les mercredi et jeudi à 19 h 15, sauf le 9 octobre, le 13 novembre, les 24 et 25 décembre.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle La Piccola Scala, Paris 10ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0588/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0588&amp;EventId=504&amp;request=QcE+w0WHSuAwDrjYKaOhXK1tPUt/ScCGgvngMd7IDZM+mRWjmLi7jhdHxmXauC6X4dzE0jK95FskGw0ni2Y4ZAqnciLsiijr471fDoVCKHsTwjkEvZMhoQ==" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91045683-64083177.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a4354.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-90794135</guid>
   <title>"Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne</title>
   <pubDate>Mon, 01 Sep 2025 15:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Humour et dérision sont les tons qui dominent ce seul en scène, écrit et interprété par Mickaël Délis. Autodérision également, puisque l'auteur invoque sur le plateau les figures marquantes de son enfance. Une autobiographie à la fois ironique et douloureuse où le dogme de la virilité accourt sans cesse pour imposer ses lois, ses jugements, ses condamnations et bouleverser une enfance et l'accomplissement de soi. Car il s'agit de raconter cela, avec entrain, liberté et joie, l'éducation faite aux garçons. Par ce spectacle, Mickaël Délis tente de donner la réplique à la phrase de Simone de Beauvoir : "On ne naît pas femme : on le devient".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90794135-63964167.jpg?v=1756733228" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;On ne naît pas homme : on le devient.&quot;</span> Et l'histoire commence jeune, très jeune, dans une famille d'un milieu bourgeois, un père coureur de femmes qui disparaît de l'horizon assez vite, une mère libérale, idéaliste, et légèrement décalée des réalités, un frère jumeau dans la norme des petits garçons virils et le petit Mickaël, mal dans son corps, qui préfère les tutus aux costumes de Spider-Man. Nous allons donc suivre jusqu'à l'adulte, cet enfant pas très réceptif à l'image supérieure de l'homme dans la société patriarcale.       <br />
              <br />
       Évidemment, le titre renvoie directement à l'essai de Simone de Beauvoir publié en 1949. Il s'annonce comme une réponse en miroir, mais il ne s'agit pas vraiment de cela. Comment répondre en un peu plus d'une heure à un texte qui tente de rassembler tous les constats objectifs de la condition des femmes depuis la préhistoire ? Ici, seule la partie intime, l'anecdote parlante, frappante, troublante parfois ont la parole : le parcours tortueux et dangereux d'un individu à qui la société impose d'être un type d'homme dominateur alors qu'il mettra des années à découvrir ses vrais désirs, sa vraie sensibilité et son homosexualité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90794135-63964168.jpg?v=1652858052" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      C'est à l'aide d'une demi-douzaine de personnages aux traits vifs et aux caractères puissants que Mickaël Délis nous fait vivre cette épique traversée de vie, de l'enfant à l'adulte. Il les incarne tous, un peu à la manière inventée par Philippe Caubère. Rapide, drôle, capable de grossir les traits de ses personnages dans une jolie démesure, le comédien virevolte sur scène, avec pour seuls accessoires un tabouret, un tissu et une craie rose.       <br />
              <br />
       Le spectacle ne tombe jamais dans l'analyse, la conférence. Le jeu reste le maître du plateau pour ce spectacle qui ressemble à une libération de la parole autant qu'à un constat de l'extrême violence que la société patriarcale impose aux individus soi-disant libres qui la composent.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90794135-63964169.jpg?v=1652858121" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Vladimir Perrin et Mickaël Délis.       <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : Élisa Erka, Clement le Disquay, Élise Roth.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Chloé Larouchi.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Production : Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 septembre au 30 décembre 2025.</span>       <br />
       Les 9, 10, 11, 24, 25 et 30 septembre à 19 h 15. Ensuite le mardi à 19 h 15.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle La Piccola Scala, Paris 10ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0588/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0588&amp;EventId=503&amp;request=QcE+w0WHSuAwDrjYKaOhXK1tPUt/ScCG734R2ldXTajc3WSitdX72Q12Bu1K2E5za1hPnGinWMk=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90794135-63964170.jpg?v=1756733273" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90794135-63964167.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Premier-Sexe-Ou-l-education-des-jeunes-males-dans-la-societe-moderne_a4348.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-82418359</guid>
   <title>"Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne</title>
   <pubDate>Mon, 26 Aug 2024 18:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Humour et dérision sont les tons qui dominent ce seul en scène, écrit et interprété par Mickaël Délis. Autodérision également, puisque l'auteur invoque sur le plateau les figures marquantes de son enfance. Une autobiographie à la fois ironique et douloureuse où le dogme de la virilité accourt sans cesse pour imposer ses lois, ses jugements, ses condamnations et bouleverser une enfance et l'accomplissement de soi. Car il s'agit de raconter cela, avec entrain, liberté et joie, l'éducation faite aux garçons. Par ce spectacle, Mickaël Délis tente de donner la réplique à la phrase de Simone de Beauvoir : "On ne naît pas femme : on le devient".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82418359-59129229.jpg?v=1724692937" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;On ne naît pas homme : on le devient.&quot;</span> Et l'histoire commence jeune, très jeune, dans une famille d'un milieu bourgeois, un père coureur de femmes qui disparaît de l'horizon assez vite, une mère libérale, idéaliste, et légèrement décalée des réalités, un frère jumeau dans la norme des petits garçons virils et le petit Mickaël, mal dans son corps, qui préfère les tutus aux costumes de Spider-Man. Nous allons donc suivre jusqu'à l'adulte, cet enfant pas très réceptif à l'image supérieure de l'homme dans la société patriarcale.       <br />
              <br />
       Évidemment, le titre renvoie directement à l'essai de Simone de Beauvoir publié en 1949. Il s'annonce comme une réponse en miroir, mais il ne s'agit pas vraiment de cela. Comment répondre en un peu plus d'une heure à un texte qui tente de rassembler tous les constats objectifs de la condition des femmes depuis la préhistoire ? Ici, seule la partie intime, l'anecdote parlante, frappante, troublante parfois ont la parole : le parcours tortueux et dangereux d'un individu à qui la société impose d'être un type d'homme dominateur alors qu'il mettra des années à découvrir ses vrais désirs, sa vraie sensibilité et son homosexualité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82418359-59129230.jpg?v=1652858052" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      C'est à l'aide d'une demi-douzaine de personnages aux traits vifs et aux caractères puissants que Mickaël Délis nous fait vivre cette épique traversée de vie, de l'enfant à l'adulte. Il les incarne tous, un peu à la manière inventée par Philippe Caubère. Rapide, drôle, capable de grossir les traits de ses personnages dans une jolie démesure, le comédien virevolte sur scène, avec pour seuls accessoires un tabouret, un tissu et une craie rose.       <br />
              <br />
       Le spectacle ne tombe jamais dans l'analyse, la conférence. Le jeu reste le maître du plateau pour ce spectacle qui ressemble à une libération de la parole autant qu'à un constat de l'extrême violence que la société patriarcale impose aux individus soi-disant libres qui la composent.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82418359-59129231.jpg?v=1652858121" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Vladimir Perrin et Mickaël Délis.       <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : Élisa Erka, Clement le Disquay, Élise Roth.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Chloé Larouchi.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Production : Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 septembre 2024 au 19 mars 2025.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 19 h 15.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle La Piccola Scala, Paris 10ᵉ, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82418359-59129232.jpg?v=1652858154" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82418359-59129229.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Premier-Sexe-Ou-l-education-des-jeunes-males-dans-la-societe-moderne_a4031.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-81058495</guid>
   <title>•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Tue, 18 Jun 2024 14:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442568.jpg?v=1716401121" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes – jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue, ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442569.jpg?v=1716401158" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. L'an dernier, Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442570.jpg?v=1716401188" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442571.jpg?v=1716401225" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre de la Reine Blanche, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
              <br />
       Pour ma part, j'ai une pensée très très émue pour un ami proche trop tôt disparu, homme brillant à plusieurs niveaux, qui aurait certainement ovationné lui aussi cet extraordinaire moment de théâtre. Il s'y serait retrouvé à de nombreux égards, sans doute. Il n'a pas eu la chance de Mickaël ! Salut, Sébastien R.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 15 mai 2024 à la Reine Blanche à Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la Puissance&quot;</b>       <br />
       Seul-en-scène autobiographique.       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : David Délis et Vladimir Perrin.       <br />
       Consultant choégraphique : Clément Le Disquay.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Par la Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 45. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservation@scenesblanches.com')" >reservation@scenesblanches.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/calendrier/avignon/la-fete-du-slip" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle est le deuxième volet d'une trilogie sur la masculinité. Le précédent, &quot;Le Premier Sexe, ou la grosse arnaque de la virilité&quot;, se jouera aux mêmes dates à 20 h 15, toujours à la Reine Blanche d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81058495-58442568.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a3957.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
