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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"</title>
   <pubDate>Mon, 30 Jan 2023 07:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Festival à géométrie (gender) fluide, Trente Trente propose des parcours artistiques regroupant sur une même journée une pléiade de propositions. Dispatchées dans plusieurs lieux à rallier à pied, à vélo, en tramway, en automobile ou à planche à roulettes, chacun à sa guise pourvu qu'on ait l'ivresse, elles sont l'occasion de découvertes en tous points "déroutantes"… Le parcours Bordeaux-Le Bouscat du samedi 21 janvier regroupe quatre d'entre elles - "Le temps de rien", "Stylus Dust", "Mascarades", "Dans ma chambre, épisode 03" - lesquelles, de la douceur distillée à la drôlerie affûtée, en passant par la fureur "rappée", interpellent le(s) sens pour les mettre en fête.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132601.jpg?v=1675014069" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le temps de rien", d'Ève Magot,</strong></span> nous fait vivre in situ une troublante expérience aux vertus sensorielles peu communes. Se retrouver seul(e), allongé(e) dans un dispositif de verre où, en surplomb, un(e) performeur(euse) donne à voir - en toute liberté, le consentement mutuel étant "au cœur" du contrat - son corps dénudé dessinant des arabesques aux lignes impeccablement chorégraphiées, renvoie à l'innocence des premiers âges. Un temps suspendu comme l'est le corps évoluant au-dessus de nous…       <br />
              <br />
       En faisant corps avec la plaque sensible révélant, par le biais d'un contact rapproché, le moindre carré de peau délicate, ce corps offert à nos regards vient à notre rencontre pour nous dire la beauté ingénue du partage. Un partage au parfum d'érotisme assumé, débarrassé des scories héritées du péché originel inventé par les religions monothéistes assimilant - en toute mauvaise foi - nudité, sexe et tentation coupable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132652.jpg?v=1675014452" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      Avec grâce et naturel étudié, sans aucune ostentation ou provocation hors sujet, s'établit dès lors une connivence habitée par un sentiment de plénitude enivrante. Évoluant de manière aérienne ou collés comme sur une vitre de photocopieuse, les bras et jambes se déplient, les cheveux flottent au-dessus d'yeux grands ouverts, le ventre et les pointes de seins se font accueillants tout comme le cœur tatoué au creux de la poitrine et battant au rythme du nôtre.       <br />
              <br />
       Parfois même nos doigts se rejoignent, en viennent à s'entrelacer avec une douceur infinie, évoquant la création d'Adam par Michel-Ange ornant le plafond de La Chapelle Sixtine, création revue ici-bas par Ève (Magot). Et la femme créa l'homme… et vice versa, sans vice aucun. Un rêve éveillé aux vertus lénifiantes. Un hymne à la douceur retrouvée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132783.jpg?v=1675015240" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Stylus Dust", de Marc Parazon,</strong></span> offre une immersion acoustique (et non moins visuelle) au pays des sons hérités. Un mythique Gramophone, au majestueux pavillon de cuivre trônant au-dessus d'une colonne abritant quatre platines vinyles nouvelle génération, se détache de la pénombre comme s'il émergeait en majesté des temps anciens pour venir jusqu'à nous, nous éblouissant de sa gloire atemporelle. L'aiguille sillonne en boucle la galette du 78 tours (fabriquée à l'origine avec un mélange de cire, d'ardoise et de résine animale) au rythme des saphirs parcourant les sillons de vinyle des 33 tours…       <br />
              <br />
       Craquements et crépitements - participant grandement au bonheur retrouvé des choses imparfaites - font entendre les tessitures singulières de musiques entrecoupées de voix humaines enregistrées et de leurs bruits parasites appartenant à un passé recomposé. Émouvante symphonie, réunissant dans le même espace-temps un antique précurseur et les platines "hifi", diffusée par des enceintes périphériques reliées au diffuseur central. Dispositif de haute technologie confiant à un automate contemporain le soin de "régler, comme du papier à musique", cette traversée d'un paysage sonore englobant les époques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132815.jpg?v=1675015904" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mascarades", de Betty Tchomanga,</strong></span> confronte le spectateur à une femme sirène au regard diabolique. Cheveux d'ébène relevés en somptueux chignons se superposant, le corps noirci allongé sur un catafalque tendu d'un plastique noir évoquant les eaux troubles d'où elle vient, elle plonge son regard scrutateur dans le nôtre, comme un défi à relever. Ses attitudes syncopées, ses sursauts vigoureux, ses tremblements nerveux, indiquent que le monde des hommes a plus à craindre qu'à désirer d'elle.       <br />
              <br />
       S'inspirant d'une figure aquatique du culte vaudou, Mami Wata, la chorégraphe interprète se lance sans "conter" dans des transes impérieuses, sautant inlassablement à la verticale sur ses deux pieds joints, au rythme d'une musique électronique amplifiée percutant "de plein fouet" nos organismes secoués, eux aussi, de part en part. Ses grimaces marquées, ses borborygmes éructés, ses ahanements en boucle ont quelque chose de sauvage qui l'apparente aux paroles du rap endiablé qu'elle délivre : <span style="font-style:italic">"libérez la bête, libérez la…"</span>. Une prière injonctive adressée à tue-tête… avant de se terminer en plainte douce propre à vouloir séduire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132914.jpg?v=1675016223" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dans ma chambre, épisode 03", de Mathieu Ma Fille Foundation,</strong></span> s'inscrit dans le droit fil des épisodes précédents, un moment hybride, truculent et "affûté" s'il en est, avec, au centre de l'histoire abracadabrantesque présente, le retour du motif circassien du lanceur de haches et de tomawaks… "Rétro-projetés" sur le plateau du tournage de l'épisode 02, nous assistons à la genèse de sa (dé)construction. Dans un studio d'enregistrement improvisé - la chambre du maestro -, théâtre, radio, cirque vont ainsi s'entremêler dans un patchwork cousu d'intermèdes haut en couleur où Arnaud Saury et Manuel Coursin, son complice, lâchent les brides de leur créativité à tous crins, jouant de l'absurde comme aiguillon.       <br />
              <br />
       Il sera question du circassien Édouard Pleurichard et du comédien sur scène Arnaud Saury, de leur nécessité à trouver une thérapeute sur internet, prise ensuite au téléphone, afin de tenter de régler leurs problèmes de couple (lire leur "duo" de lancer de couteaux), d'une circassienne Poppy dont l'entretien enregistré révélera les mêmes problèmes <span style="font-style:italic">"à couteaux tirés"</span> rencontrés avec son partenaire à elle (un mât chinois) <span style="font-style:italic">"sauf que lui, il n'est pas armé"</span>, d'une spectatrice volontaire prêtant généreusement sa voix pour un enregistrement utilisé par la suite comme trame à l'interview bricolée "en direct" au plateau, d'une brave dame périgourdine jointe inopinément au téléphone et prête à leur préparer des beignets aux pommes, d'un musicos local traversant le plateau, etc., etc.       <br />
              <br />
       Bref, une émission radiophonique, théâtrale et circassienne foisonnante d'imprévus, inventaire à la Prévert propre à dérider les passions tristes et à transfigurer, au micro des voix "pitchées" (effet consistant à distordre la voix humaine en lui faisant subir des décompositions en séries), le quotidien sans saveur en lumineux feu d'artifice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132985.jpg?v=1675016509" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le temps de rien"</strong></span>       <br />
       Performance pour une personne.       <br />
       Conception et chorégraphie : Ève Magot.       <br />
       Performances : Ève Magot, Luara Raio, Caroline K. Lavender.       <br />
       Direction technique : Matéo Provost.       <br />
       Aide à la conception et construction : William Bastard et Metarc SAS.       <br />
       Pour adultes.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier, au Marché de Lerme de Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente qui se déroule du 12 janvier au 2 février 2023.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49133026.jpg?v=1675016908" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Stylus Dust"</strong></span>       <br />
       Installation sonore séquentielle.       <br />
       Conception, composition : Marc Parazon.       <br />
       Design : Pascal Mazoyer.       <br />
       Durée : 21 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier à l'Atelier des Marches du Bouscat, à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49133047.jpg?v=1675017213" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mascarades"</strong></span>       <br />
       Danse.       <br />
       Conception et interprétation : Betty Tchomanga.       <br />
       Création lumières : Eduardo Abdala.       <br />
       Création sonore : Stéphane Monteiro.       <br />
       Regard extérieur : Emma Tricard et Dalila Khatir.       <br />
       Consultante travail vocal : Dalila Khatir.       <br />
       Régie son : Stéphane Monteiro.       <br />
       Régie lumières : Eduardo Abdala.       <br />
       Durée : 21 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier à la Halle des Chartrons de Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49133048.jpg?v=1675017634" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dans ma chambre, épisode 03"</strong></span>       <br />
       Théâtre, radio, cirque.       <br />
       Conception : Mathieu Ma Fille Foundation - Arnaud Saury.       <br />
       Écriture et interprétation : Manuel Coursin et Arnaud Saury.       <br />
       Invité musical : Monsieur Gadou.       <br />
       Lumière : Zoé Dada.       <br />
       Conception sonore : Manuel Coursin.       <br />
       Régie générale : Paul Fontaine.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier à La Manufacture CDCN de Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 janvier au 2 février 2023.</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70447649-49132601.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-De-la-tendresse-de-la-fureur-et-de-la-drolerie-une-scene-trinite_a3499.html</link>
  </item>

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   <title>Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !</title>
   <pubDate>Wed, 29 Jan 2020 06:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si Paul Éluard, aux heures noires de l'occupation, calligraphiait les lettres de son poème "Liberté" (Poésie et vérité 1942 - recueil clandestin), devenu cri de ralliement de tous les peuples en lutte, Jean-Luc Terrade, lui, convoquait - pour sa présentation à la presse de la 17e édition des Rencontres de la Forme courte de Bordeaux Métropole (du 21 janvier au 1er février) - une autre figure emblématique de la liberté, Claude Régy.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42252848-35294814.jpg?v=1580234797" alt="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" title="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" />
     </div>
     <div>
      Et que l'on n'y voie pas là un quelconque opportunisme lié à la disparition médiatisée du metteur en scène, mais l'écho d'approches artistiques répondant à la même exigence. L'un et l'autre ont toujours mis au centre de leur engagement les valeurs de liberté, tant celle requise pour les créateurs que celles proposées au public. Un spectateur non plus considéré comme un consommateur à gaver de distractions anesthésiant son sens critique, mais, une femme, un homme, libre de construire (ou pas…) elle-même, lui-même, un sens qui lui soit personnel.       <br />
              <br />
       Cet art &quot;fait pour déranger, pour provoquer&quot; implique en effet une règle du jeu incontournable : le mystère de la création se partage entièrement avec le spectateur, le sens n'est pas une donnée intangible mais résulte de l'interprétation singulière du regardant. Nul doute que la trentaine de formes courtes &quot;inclassables&quot; - cirque, danse, installation-performance, musique, cinéma, théâtre - va faire souffler sur la Nouvelle Aquitaine un vent décoiffant qui, d'année en année, est attendu par tous les &quot;amateurs&quot; d'arts vivants.       <br />
              <br />
       Deux soirées à La Manufacture CDCN de Bordeaux pour donner le tempo…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"BSTRD"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42252848-35294879.jpg?v=1580235227" alt="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" title="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;BSTRD&quot;, la danseuse et chorégraphe grecque Katerina Andreou se lance à corps perdu dans une confrontation &quot;animale&quot; avec la musique électronique répétitive semblant s'échapper d'une platine vinyle, maître un temps du jeu. Sujette aux injonctions du rythme imposé, elle devient miroir de &quot;la voix de son maître&quot; jusqu'à s'en éloigner en franchissant les limites du plateau. Affirmant alors sa féminité par un simple trait de rouge apposée sur ses lèvres, elle échappe à son mentor pour mener en toute liberté recouvrée sa danse.       <br />
              <br />
       <b>Danse.</b>       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Katerina Andreou.       <br />
       Création son : Katerina Andreou en collaboration avec Éric Yvelin.       <br />
       Lumières : Yannick Fouassier.       <br />
       Régie son : Éric Yvelin.       <br />
       Regards extérieurs : Myrto Katsiki, Lynda Rahal.       <br />
       Durée : 42 minutes.       <br />
       Production Mi-Maï/BARK.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Blue Prince Black Sheep"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42252848-35294979.jpg?v=1580236296" alt="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" title="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" />
     </div>
     <div>
      Sur un texte de Carlotta Sagna, l'espagnol Amancio Gonzalès offre, dans &quot;Blue Prince Black Sheep&quot;, un &quot;dé-lire&quot; chorégraphié d'une autofiction où &quot;je/il/elle&quot; - trois facettes fantasmées du même - se livrent à de très libres élucubrations autour de ballerines délivrant ainsi leur secret. Entre prince charmant et mouton noir, l'homme hybride se fait - devient, au propre comme au figuré - homme-ballerine. Un bonus sera accordé ce soir-là, sous la forme d'un impromptu très &quot;classique&quot;, montrant s'il en était besoin que la grâce n'est pas à accorder qu'au féminin, elle est aussi masculin(e).       <br />
              <br />
       <b>Danse</b>       <br />
       Concept et chorégraphie : Carlotta Sagna et Amancio Gonzalez.       <br />
       Texte : Carlotta Sagna.       <br />
       Interprétation : Amancio Gonzalez.       <br />
       Musique à partir de Alan Langford, The Besnard Lakes, Red Hot Chili Peppers.       <br />
       Lumières : Ulli Stephan.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
       Production : Amancio Gonzalez et Carlotta Sagna.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Foghorn"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42252848-35295063.jpg?v=1580238886" alt="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" title="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" />
     </div>
     <div>
      Cette pièce de Jeanne Brouaye présente une scénographie visuelle attrayante avec ses architectures de maisons miniatures alignées avec soin, avant d'être mises rageusement à mal. Deux humains, guidés par des voix intérieures et entravés dans des lacis de laine colorés, peuplent cet espace construit de toutes pièces en tentant de trouver le chemin de leur libération. Mais si - comme Nietzsche avançant que c'est en déconstruisant qu'on découvre les mécanismes de la construction - cette &quot;forme courte&quot; est porteuse d'intentions élevées, le résultat n'est lui &quot;visiblement&quot; pas à la hauteur. Son format de plus s'étirant en longueur, cette &quot;corne de brume&quot; semble avoir pour effet de nous laisser sur la rive, dans une zone de brouillard peu propice au dérèglement des sens.       <br />
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       <b>Pièce pour deux interprètes, leurs vêtements et deux tas de laine.</b>       <br />
       Conception : Jeanne Brouaye.       <br />
       Interprétation : Jeanne Brouaye, Anthony Breurec.       <br />
       Création sonore : David Guerra, Jeanne Brouaye.       <br />
       Création lumière : Alice Panziera.       <br />
       Costume : Marjorie Potiron.       <br />
       Conseillère dramaturgique : Camille Louis.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       Production et accompagnement artistique : boom’structur (Clermont-Ferrand).
     </div>
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     <div><b>"Dans ma chambre - Épisode 2"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42252848-35295522.jpg?v=1580239087" alt="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" title="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" />
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      Déjà présenté - et chroniqué dans ces colonnes - lors de la soirée inaugurale de Trente-Trente à Boulazac, cette proposition offre la belle opportunité de retrouver la Cie Mathieu Ma Fille Foundation, invitée fidèlement depuis 2012 par Jean-Luc Terrade. Après notamment le prodigieux (sic) &quot;Dad is Dead&quot; où, sur une bicyclette tournant en rond, Arnaud Saury et son complice d'alors refaisaient le monde, le duo présent offre à Édouard Peurichard - acrobate, lanceur de couteaux - l'occasion d'une amitié à couteaux tirés avec l'acteur… Sous l'humour, à fleur de peau, transparaît toujours et encore le soin des autres. Du bel ouvrage.       <br />
              <br />
       <b>Théâtre/Cirque.</b>       <br />
       Compagnie Mathieu Ma Fille Foundation, Marseille.       <br />
       Conception : Arnaud Saury.       <br />
       Écriture et interprétation : Arnaud Saury et Édouard Peurichard.       <br />
       Lumière : Zoé Dada.       <br />
       Son : Manuel Coursin.       <br />
       Régie générale : Paul Fontaine.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       Production Mathieu Ma Fille Foundation - Marseille.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Existe en ciel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42252848-35295571.jpg?v=1580239298" alt="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" title="Festival Trente Trente… Sur chaque édition, j'écris ton nom : "Liberté" !" />
     </div>
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      Évoquant la forme parfaite du cercle de la roue Cyr contenant l'existence tout en l'élevant aux courbures de la voûte céleste, le titre est en lui seul une création humaine ouvrant sur l'espace à conquérir. Théo Touvet - et c'est là sa marque de fabrique - allie à ses qualités exceptionnelles de danseur et voltigeur hors-sol, la puissance d'un intellect aiguisé l'amenant (cf. l'époustouflant &quot;Embrase-moi&quot; présenté l'an dernier avec sa compagne Kaori Ito dans ce même festival) à transcender le point de vue commun pour en extraire la substantifique essence. En cinq minutes, pas une de plus, sur des partitions envoûtantes de Bach, Beethoven, Debussy entre autres, et des extraits de Barjavel, il nous comble de ses arabesques subtiles dessinant avec force et grâce - masculin et féminin ne faisant qu'un - le combat d'un Sisyphe atemporel.       <br />
              <br />
       Épure artistique d'une beauté plastique ne cédant rien à la puissance du message distillé en filigrane, &quot;Existe en ciel&quot; renvoie à l'existentielle nécessité d'être… &quot;le dur désir de durer&quot; du poète Paul Éluard.       <br />
              <br />
       <b>Roue Cyr.</b>       <br />
       Conception et interprétation : Théo Touvet.       <br />
       Texte en voix off : René Barjavel, fragments extraits de &quot;La faim du tigre&quot;.       <br />
       Son : Séverine Chavrier et Philippe Perrin.       <br />
       Durée : 5,30 minutes.       <br />
              <br />
       Fragments musicaux extraits de :       <br />
       Johann Sebastian Bach, Le Clavier bien tempéré, prélude ;       <br />
       Ludwig van Beethoven, Quatuor à cordes n° 13 en si bémol majeur, opus 130 ;       <br />
       Claude Debussy, Études pour piano ;       <br />
       Philippe Perrin, nappe ;       <br />
       Anton Webern, Cinq Lieder, opus 4 ;       <br />
       Anton Webern, Cinq Mouvements pour quatuor à cordes, opus 5.       <br />
              <br />
       <b>Ces formes courtes ont été présentés les 22 et 24 janvier 2020 à La Manufacture CDCN de Bordeaux.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; Plus d'infos sur Trente Trente</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Sur-chaque-edition-j-ecris-ton-nom-Liberte-_a2647.html</link>
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