<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-14T09:44:55+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-81324494</guid>
   <title>•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé</title>
   <pubDate>Wed, 03 Jul 2024 09:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Salvatore Caltabiano a troqué sa guitare pour l'escargot. Troqué ses mots "perso" pour ceux de Matéi Visniec, auteur franco-roumain, prolifique et atypique. Oui, car il possède une qualité incroyable : c'est un vrai soutien, régulièrement présent dans les salles pour humer les ondes du public face aux artistes qui s'emparent de son répertoire. Dans le cas présent : Salvatore. Excellent !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81324494-58600626.jpg?v=1719992307" alt="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      Matéi Visniec était présent le lundi 14 janvier 2019 au Théâtre de la Contrescarpe (Paris) lors de la création. Comme il le fut aussi le 13… C'est beau un auteur qui n'attend pas seulement de voir ses droits tomber…       <br />
              <br />
       Matéi Visniec et Salvatore Caltabiano ont plusieurs points communs, inutile de dire qu'ils se sont bien trouvés : d'abord, les titres allongés de leurs spectacles. &quot;Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins&quot; pour le premier&quot;, &quot;Les femmes, le chocolat et moi&quot; pour le second. Puis leur élégance. J'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec l'auteur, d'une finesse et d'une humilité intimidantes. Mêmes qualités qu'on retrouve chez Salvatore. Enfin, dernier point commun, culminant même : le cœur. Dans les deux partitions ci-dessus citées, il est question du cœur, de l'amour et de toutes ses affinités.       <br />
              <br />
       Si Salvatore chantait parfois dans son premier spectacle, au son de sa guitare, cette fois, il incarne de sa voix posée et subtile le texte de l'auteur franco-roumain et cela lui sied très bien. Il pose le cœur du personnage qu'il incarne, comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé. Ce jeu de clés qui signifie parfois le début d'une belle histoire entre deux êtres passionnés. Les clés ouvrent la porte d'un nouvel horizon comme le cœur du personnage qui va s'ouvrir &quot;piano-piano&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81324494-58600627.jpg?v=1719992346" alt="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      À défaut de l'araignée qui monte, qui monte, c'est à un escargot que l'auteur fait référence. L'escargot dans sa coquille qui sort petit à petit, rampant délicatement vers ce corps féminin dont il est tombé amoureux.  La coquille représentée là par une caisse en bois dans laquelle le personnage parfois se réfugie, comme une bulle ou un cœur trop sonné qui soudain étouffe et se recroqueville.       <br />
              <br />
       Il est assez complexe parfois de rentrer dans l'univers d'un auteur. Un auteur comme Matéi Visniec qui a ses propres codes, ses propres références, sa poésie et ses facéties. Le metteur en scène - Serge Barbuchia - respecte cela. Il ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il simplifie. Le décor n'est pas &quot;pauvre&quot; mais sobre. La direction n'est pas caricaturale, mais remarquable d'authenticité. Le choix de la musique très original.       <br />
              <br />
       Comme l'auteur, le comédien porte en lui de la délicatesse.  Il y a dans la manière de Visniec d'appréhender le monde, beaucoup de bienveillance, même si parfois, masqué par de belles prouesses métaphoriques, on ne peut nier une certaine cruauté dans cette société. Il ne fait pas la leçon et le comédien n'impose rien. Il vit. Il raconte l'amour, la quête et les remises en question. Aller de l'avant, ouvrir le champ des possibles, ouvrir ou fermer cette boîte. Ouvrir ou fermer son cœur… s'ouvrir à l'autre.       <br />
              <br />
       L'autre, ce soir-là, c'était lui, elle, lui et elle, beaucoup de couples dans la salle. Et moi, assise, entre tous ces gens-là venus découvrir un spectacle dans une salle agréable : la Contrescarpe. Ce lieu est important, car on y découvre du théâtre bien vivant, des auteurs contemporains et de la direction, un vrai engagement.       <br />
              <br />
       Salvatore et Matéi se sont bien trouvés, car la séduction du comédien sans excès, sans artifices, ressemble beaucoup à la plume de l'auteur qui séduit d'année en année de plus en plus de lecteurs.       <br />
              <br />
       Une autre histoire d'amour est née, celle qui lie deux artistes vivants prêts à offrir au public une histoire de notre temps, soufflée de poésie, d'élégance et de grande intelligence. Qu'il fasse froid, qu'il pleuve, en métro, à vélo ou même sur le dos d'un escargot, je vous conseille vivement de profiter de cet excellent moment et d'avoir la chance de parler à ce magnifique duo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81324494-58600628.jpg?v=1719992416" alt="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      Texte : Matéi Visniec.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Serge Barbuscia.       <br />
       Avec : Salvatore Caltabiano.       <br />
       Musique originale : Éric Craviatto.       <br />
       Lumières : Sébastien Lebert.       <br />
       Construction du décor : Jean-Pierre Marmoz.       <br />
       Voix : Dothy.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée du spectacle : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 05. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Atelier Florentin, 28, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 07 00.       <br />
       <a class="link" href="http://atelierflorentin.com/" target="_blank">&gt;&gt; atelierflorentin.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81324494-58600626.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Comment-j-ai-dresse-un-escargot-sur-tes-seins-Comme-un-jeu-de-cles-qu-on-laisserait-a-l-amour-qu-on-pense_a3984.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-35901708</guid>
   <title>•Off 2019• L'histoire du communisme racontée aux malades mentaux Une folle histoire…</title>
   <pubDate>Thu, 25 Jul 2019 14:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2019]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand il s'agit de faire (ré)écrire l'histoire du communisme pour "édifier" les malades d'une institution psychiatrique - qui eux aussi ont droit à avoir accès aux arcanes de la naissance de l'Homme Nouveau -, on convoque une baudruche d'écrivain qui, sous la surveillance active aux allures débonnaires du directeur médecin-chef, va devoir, suant à grosses gouttes, s'atteler à cette tâche hors du commun(isme). Et ce, sous le regard de Staline, le petit père des peuples, dont le portrait géant trône en fond de scène…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35901708-32290124.jpg?v=1564059194" alt="•Off 2019• L'histoire du communisme racontée aux malades mentaux Une folle histoire…" title="•Off 2019• L'histoire du communisme racontée aux malades mentaux Une folle histoire…" />
     </div>
     <div>
      Lorsque ce sont les pensionnaires du Centre hospitalier de Montavet qui sont chargés de jouer les personnages accompagnés de leurs encadrants, les frontières entre véritables (?) malades, dissidents placés là par le régime en vue de leur rééducation, ou encore réactionnaires venus s'y cacher sous le masque de l'aliénation (on ne sait trop), et entre patients et personnel d'encadrement deviennent labiles à souhait : où se cachent les vrais (?) fous ? Surtout lorsque le parti pris de Matéi Visniec, l'auteur, est de proposer délibérément une farce aussi grotesque que grinçante, ridiculisant les agents de la propagande dans des tableaux au vitriol…       <br />
              <br />
       Lorsqu'une malade, équipée de sondes respiratoires, ouvre le bal en écartant les épais rideaux rouges pour pointer sa tête avant de s'avancer vers un micro - bien trop haut pour elle - afin de lancer vers la salle un retentissant et aigu &quot;vive le camarade Staline !&quot;, repris en chœur quelques instants après par l'ensemble des malades alignés face à l'icône géante, on se dit que le Père Ubu n'est pas loin.       <br />
              <br />
       L'infirmière nymphomane hystérisant son amour pour Staline… et pour l'écrivain d'État… et pour tout le personnel… et pour les malades, y compris les plus atteints (ce qui indigne joliment le directeur, <span style="font-style:italic">&quot;les débiles moyens, passe, mais les débiles profonds, non ! vous faites le jeu du capitalisme !&quot;</span>) jusqu'à démultiplier ses rapports sexuels de manière exponentielle, souligne le comique de situation propre à faire penser que, décidément, ceux qui idolâtrent le &quot;stalinisme&quot; ne peuvent être pris au sérieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35901708-32290138.jpg?v=1564059271" alt="•Off 2019• L'histoire du communisme racontée aux malades mentaux Une folle histoire…" title="•Off 2019• L'histoire du communisme racontée aux malades mentaux Une folle histoire…" />
     </div>
     <div>
      Le premier chapitre rédigé par l'écrivain à la solde du régime est consacré au mot &quot;utopie&quot; dont la définition n'est pas, elle non plus, piquée des vers : <span style="font-style:italic">&quot;une utopie, c'est quand on est dans la merde et qu'on veut en sortir&quot;</span>. Et quand le directeur médecin-chef le félicite de faire entendre le grand Staline aux malades, car <span style="font-style:italic">&quot;le communisme guérit de tout, l'autisme, la schizophrénie, les névroses&quot;</span> et plus si affinités, l'absurde triomphe.       <br />
              <br />
       Dans le quartier de haute sécurité où les patients vivent en autogestion, les éléments dits réactionnaires affublent d'un gros nez rouge le Grand Staline qui reçoit en cadeau une camisole de force, poursuivant dans la dérision le déboulonnage en règle de la statue du Commandeur. Et, déjà, confirmant la décadence, sont annoncées les pertes de l'Ukraine et de la Crimée. Décidément il y a quelque chose de pourri au royaume du communisme stalinien…       <br />
              <br />
       Le clou de la dérision se trouvant sans conteste dans la surprise réservée par la chute aux pensionnaires qui n'en croient pas leurs yeux d'aliénés mentaux… Même décédé, Staline survivrait-il à sa mort tant le communisme, valeur inaliénable, n'est pas négociable ?       <br />
       Cette fable décapante, hilarante et grinçante, projette une caricature - à prendre au sens du grossissement du trait, et non déformation du modèle original - du communisme stalinien expliqué aux nuls… déficients mentaux que nous sommes tous, victimes des aveuglements idéologiques. La performance artistique, impeccablement mise en jeu et interprétée par de vrais malades, trouble à l'envi les limites entre normalité et folie, pour questionner tout projet de société faisant du bonheur des masses une affaire d'État.       <br />
              <br />
       Si &quot;l'utopie de l'Homme Nouveau&quot; se révèle une dystopie grotesque et cauchemardesque, le Théâtre de l'Autre Scène s'affirme, lui, de création en création, être un réel laboratoire &quot;subversif&quot; (au sens de subvertir l'ordre établi), stimulant les zygomatiques et les neurones au travers de propositions artistiques gaiement &quot;anormales&quot; (au sens de hors normes).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'histoire du Communisme racontée aux malades mentaux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35901708-32290149.jpg?v=1564059314" alt="•Off 2019• L'histoire du communisme racontée aux malades mentaux Une folle histoire…" title="•Off 2019• L'histoire du communisme racontée aux malades mentaux Une folle histoire…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Matéi Visniec.       <br />
       Mise en scène : Pascal Joumier.       <br />
       Avec : Marjorie Audibert, Nicolas Barriere, Agnès Boinon, Alexandre Bourgue, Pierre Chalaron, Valérie Chardon, Charlène Cuisset, Catherine Gemon, Carole Guidotti, Fabrice Scaramelli.       <br />
       Régie son et lumière : Muriel Culmet Cornillon.       <br />
       Régisseuse plateau : Magali Mazars.       <br />
       Par le Théâtre de l'Autre Scène.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 27 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 15, relâche le mardi, mercredi, vendredi et dimanche.       <br />
       <b>Fabrik Théâtre</b>        <br />
       10, route de Lyon, impasse Favot.       <br />
       Réservations : 04 90 86 47 81.       <br />
       <a class="link" href="http://fabriktheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; fabriktheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35901708-32290124.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-L-histoire-du-communisme-racontee-aux-malades-mentaux-Une-folle-histoire_a2513.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-29952428</guid>
   <title>Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé</title>
   <pubDate>Mon, 21 Jan 2019 10:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Salvatore Caltabiano a troqué sa guitare pour l'escargot. Troqué ses mots "perso" pour ceux de Matei Visniec, auteur franco-roumain, prolifique et atypique. Oui, car il possède une qualité incroyable : c'est un vrai soutien régulièrement présent dans les salles pour humer les ondes du public face aux artistes qui s'emparent de son répertoire. Dans le cas présent : Salvatore. Excellent !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29952428-28774449.jpg?v=1548063329" alt="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      Matei Visniec était présent lundi 14 janvier dernier. Comme il le fut aussi le 13… C'est beau un auteur qui n'attend pas seulement de voir ses droits tomber…       <br />
              <br />
       Matei Visniec et Salvatore Caltabiano ont plusieurs points communs, inutile de dire qu'ils se sont bien trouvés : d'abord, les titres allongés de leurs spectacles. &quot;Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins&quot; pour le premier&quot;, &quot;Les femmes, le chocolat et moi&quot; pour le second. Puis leur élégance. J'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec l'auteur, d'une finesse et d'une humilité intimidantes. Mêmes qualités qu'on retrouve chez Salvatore. Enfin, dernier point commun, culminant même : le cœur. Dans les deux partitions ci-dessus citées, il est question du cœur, de l'amour et de toutes ses affinités.       <br />
              <br />
       Si Salvatore chantait parfois dans son premier spectacle, au son de sa guitare, cette fois, il incarne de sa voix posée et subtile le texte de l'auteur franco-roumain et cela lui sied très bien. Il pose le cœur du personnage qu'il incarne, comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé. Ce jeu de clés qui signifie parfois le début d'une belle histoire entre deux êtres passionnés. Les clés ouvrent la porte d'un nouvel horizon comme le cœur du personnage qui va s'ouvrir &quot;piano-piano&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29952428-28774471.jpg?v=1548063374" alt="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      À défaut de l'araignée qui monte, qui monte, c'est à un escargot que l'auteur fait référence. L'escargot dans sa coquille qui sort petit à petit, rampant délicatement vers ce corps féminin dont il est tombé amoureux.  La coquille représentée là par une caisse en bois dans laquelle le personnage parfois se réfugie, comme une bulle ou un cœur trop sonné qui soudain étouffe et se recroqueville.       <br />
              <br />
       Il est assez complexe parfois de rentrer dans l'univers d'un auteur. Un auteur comme Matei Visniec qui a ses propres codes, ses propres références, sa poésie et ses facéties. Le metteur en scène - Serge Barbuchia - respecte cela. Il ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il simplifie. Le décor n'est pas &quot;pauvre&quot; mais sobre. La direction n'est pas caricaturale mais remarquable d'authenticité. Le choix de la musique très original.       <br />
              <br />
       Comme l'auteur, le comédien porte en lui de la délicatesse.  Il y a dans la manière de Visniec d'appréhender le monde, beaucoup de bienveillance, même si parfois, masqué par de belles prouesses métaphoriques, on ne peut nier une certaine cruauté dans cette société. Il  ne fait pas la leçon et le comédien n'impose rien. Il vit. Il raconte l'amour, la quête et les remises en question. Aller de l'avant, ouvrir le champ des possibles, ouvrir ou fermer cette boîte. Ouvrir ou fermer son cœur… s'ouvrir à l'autre.       <br />
              <br />
       L'autre, ce soir-là, c'était lui, elle, lui et elle, beaucoup de couples dans la salle. Et moi, assise, entre tous ces gens-là venus découvrir un spectacle dans une salle agréable : la Contrescarpe. Ce lieu est important car on y découvre du théâtre bien vivant, des auteurs contemporains et de la direction, un vrai engagement.       <br />
              <br />
       Salavatore et Matei se sont bien trouvés, car la séduction du comédien sans excès, sans artifices, ressemble beaucoup à la plume de l'auteur qui séduit d'année en année de plus en plus de lecteurs.       <br />
              <br />
       Une autre histoire d'amour est née, celle qui lie deux artistes vivants prêts à offrir au public une histoire de notre temps, soufflée de poésie, d'élégance et de grande intelligence. Qu'il fasse froid, qu'il pleuve, en métro, en vélo ou même sur le dos d'un escargot, je vous conseille vivement de profiter de cet excellent moment et d'avoir la chance de parler à ce magnifique duo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29952428-28774478.jpg?v=1548063398" alt="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      Texte : Matéi Visniec.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Serge Barbuscia.       <br />
       Avec : Salvatore Caltabiano.       <br />
       Musique originale : Eric Craviatto.       <br />
       Lumières : Sébastien Lebert.       <br />
       Construction du décor : Jean-Pierre Marmoz.       <br />
       Avec la voix de Dorothée Leveau.       <br />
       Durée du spectacle : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 28 janvier 2019.</span>       <br />
       Dimanches 20 et 27 janvier à 15 h, lundis 14, 21, 28 janvier à 21 h 30.       <br />
       Théâtre de la Contrescarpe, Paris 5e, 01 42 01 81 88.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredelacontrescarpe.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacontrescarpe.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29952428-28774449.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Comme-un-jeu-de-cles-qu-on-laisserait-a-l-amour-qu-on-pense-avoir-trouve_a2324.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
