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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-12T02:10:06+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2022• "Mahalia et Moi" Le gospel, un espoir renouvelé pour la liberté et contre les inégalités</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jun 2022 08:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Au nom du Gospel". À ses débuts, le mot "gospel" trouve de l'écho avec Thomas Dorsey, Sam Cook avec The Soul Stirrers ou encore Shirley Caesar avec The Gospel Caravans. Mais celle qui a marqué la légende restera à jamais Mahalia Jackson.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65652457-46795549.jpg?v=1656237123" alt="•Off 2022• "Mahalia et Moi" Le gospel, un espoir renouvelé pour la liberté et contre les inégalités" title="•Off 2022• "Mahalia et Moi" Le gospel, un espoir renouvelé pour la liberté et contre les inégalités" />
     </div>
     <div>
      Le temps d'un spectacle, Florence Aubrun nous transporte dans l'univers de la reine de ces chants d'églises noires américaines. Considéré comme la plus grande voix du gospel du XXe siècle, cette amie du pasteur Martin Luther King était très engagée dans les mouvements pour les droits civiques. Ce sont ses valeurs, ses convictions contre la ségrégation, ses luttes et ses combats que Florence Aubrun a voulu mettre à l'honneur. Par la voix du gospel et de la soul, elle lui rend un hommage en faisant résonner son âme.       <br />
              <br />
       C'est toute vêtue de rouge, d'une voix douce et apaisante, que la comédienne embarque le spectateur dès les premiers instants de la représentation. Deux musiciens sont déjà sur scène, ce qui présage d'emblée d'un bien joli moment de spectacle. On ne sait pas toujours pourquoi… C'est ainsi. Les émotions théâtrales ne sont pas toujours raisonnées ! La suite du spectacle ne le démentira pas…       <br />
              <br />
       Nous sommes dans les années cinquante en Amérique et les notes de &quot;Down by the Riverside&quot;, la célèbre chanson des esclaves noirs est interprétée avec une sensibilité toute palpable par la comédienne. Pour Mahalia Jackson, le gospel, c'est l'appel de Dieu et cette musique lui donne de l'espérance. C'est un petit sentier vers la paix que la célèbre chanteuse tracera toute sa vie, notamment auprès de son ami le pasteur Martin Luther King.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui, coopère avec lui&quot;</span>, dira-t-elle. Florence Aubrun l'a bien compris en rendant à cette chanteuse exceptionnelle un hommage exceptionnel. Très jeune, en prenant des cours de chant dans une chorale, elle a appris qu'on pouvait chanter et en faire un métier. Bien lui en a pris, car ce spectacle puissant et sensible fait vibrer le spectateur corps et âme. La voix captivante de la comédienne accompagne avec une grande sensibilité le combat que fut celui des esclaves noirs et le regard de Mahalia Jackson levé vers le ciel sur un écran à un moment du spectacle nous élève, nous aussi, une heure durant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65652457-46795558.jpg?v=1656237160" alt="•Off 2022• "Mahalia et Moi" Le gospel, un espoir renouvelé pour la liberté et contre les inégalités" title="•Off 2022• "Mahalia et Moi" Le gospel, un espoir renouvelé pour la liberté et contre les inégalités" />
     </div>
     <div>
      L'artiste, également autrice, compositrice, coach vocal, chef de chœur, s'est investie d'un devoir de mémoire envers Mahalia Jackson. Le résultat est bouleversant et le pari tenu. Accompagnée à la batterie par Pierre-Auguste Bonna dont on sent beaucoup de complicité via des accompagnements créatifs virevoltants et par Tantely Rambeloon au piano, &quot;Mahalia et moi&quot; est un moment de spectacle qui emporte.       <br />
              <br />
       Cette représentation est un moment de grâce au cours de laquelle on ne remerciera jamais assez cette magistrale chanteuse noire américaine dans l'Amérique des années cinquante d'avoir refusé de pousser des poussettes, de laver le linge ou de récurer les sols. Beaucoup de gens ont pu se demander comment cette femme qui a chanté à Buckingham Palace et à la Maison-Blanche avait pu le faire…       <br />
              <br />
       &quot;I have a dream&quot;, disait Martin Luther King, &quot;que chacun puisse enfin devenir libre&quot;, disait Mahalia Jackson. Puisse le monde comme il va faire en sorte que d'autres femmes semblables à Mahalia Jackson se dressent elles aussi contre les inégalités et chantent ! Chantent pour dire et communier. Parce que bien souvent les douleurs font naître des étoiles.       <br />
              <br />
       <b>Vu au Théo Théâtre à Paris en mai dernier.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mahalia et Moi"</b></div>
     <div>
      Spectacle Musical en hommage à Mahalia Jackson.       <br />
       Texte : Florence Aubrun.       <br />
       Mise en scène : Florence Aubrun.       <br />
       Chanteuse et comédienne : Florence Aubrun.       <br />
       Batterie : Pierre-Auguste Bona.       <br />
       Piano : Tantely Rambeloson.       <br />
       Directeur artistique : Max Zita.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h, relâche le mardi.       <br />
       Sham's Théâtre, 25, rue Saint-Jean le Vieux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 88 88 ou 06 60 96 84 82.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2022/mahalia-et-moi-s31271/" target="_blank">&gt;&gt; festivaloffavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65652457-46795549.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Beau geste… "The Road to Freedom", le concert de Barbara Hendricks au profit du Haut-Commissariat aux Réfugiés de l'ONU</title>
   <pubDate>Tue, 19 May 2020 08:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 22 mai, Barbara Hendricks et son Blues Band donneront un concert depuis le Vasateatern de Stockholm, accessible à tous en livestreaming. L'intégralité des cachets des artistes sera reversé au profit de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46293306-37039499.jpg?v=1589870546" alt="Beau geste… "The Road to Freedom", le concert de Barbara Hendricks au profit du Haut-Commissariat aux Réfugiés de l'ONU" title="Beau geste… "The Road to Freedom", le concert de Barbara Hendricks au profit du Haut-Commissariat aux Réfugiés de l'ONU" />
     </div>
     <div>
      La soprano américaine, née en 1948 à Stephen en Arkansas, a commencé le chant dans l'église de son pasteur de père dans le répertoire de spirituals traditionnels. Avec son timbre caractéristique, une belle émission de voix et en styliste raffinée, elle a ensuite mené une superbe carrière internationale dans laquelle son activité de concertiste a pris une place très importante. C'est ainsi que la belle Mimi de &quot;La Bohème&quot; - un film de Luigi Comencini de 1987 - a interprété des lieder, des mélodies françaises - et encore et toujours des spirituals. En 1994, Claude Nobs, fondateur du festival de Montreux, lui permet de faire ses premiers pas dans le monde du jazz. Après des incursions sur les terres d'un Duke Ellington ou d'une Billie Holiday (entre autres), Barbara Hendricks s'est emparé du répertoire du blues, aux origines du jazz.       <br />
              <br />
       C'est ainsi qu'elle nous propose aujourd'hui ce concert intitulé &quot;The Road to Freedom&quot; (Le chemin de la liberté) avec un programme de chansons de blues et gospel qui ont joué un rôle très important en accompagnant le chemin des activistes luttant pour les droits civiques aux USA dans les années cinquante et soixante. Un combat qui n'a rien perdu de son actualité. Pendant le concert, Barbara Hendricks nous offrira ainsi des extraits du discours de Martin Luther King et un poème &quot;Home&quot; de Warsaw Shire écrit pour des enfants réfugiés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46293306-37039502.jpg?v=1589870578" alt="Beau geste… "The Road to Freedom", le concert de Barbara Hendricks au profit du Haut-Commissariat aux Réfugiés de l'ONU" title="Beau geste… "The Road to Freedom", le concert de Barbara Hendricks au profit du Haut-Commissariat aux Réfugiés de l'ONU" />
     </div>
     <div>
      Il s'agit évidemment de jeter un éclairage sur les actions actuelles du Haut-Commissariat de l'ONU et attirer notre attention sur les souffrances des réfugiés. Avec la crise due à la pandémie du Covid-19, ces populations de réfugiés (71 millions de personnes dans le monde) sont particulièrement touchées et fragilisées. L'ONU en appelle donc à la générosité mondiale afin de pouvoir mieux les protéger en renforçant son action dans les domaines de la santé, de l'accès à l'eau, des équipements d'assainissement et de l'hygiène.        <br />
              <br />
       Une association, In the Air at Vasateatern, a donc organisé le concert de Barbara Hendricks dans ce sens : venir en aide aux réfugiés via l'ONU. On ne saurait trop vous conseiller de réserver votre place pour le concert en ligne de vendredi. Outre le plaisir de la musique et de retrouver Barbara Hendricks, c'est une bonne action.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concert le vendredi 22 mai 2020 à 19 h.</span>        <br />
       <a class="link" href="https://abundolive.se/" target="_blank">À voir sur www.abundolive.se</a>       <br />
              <br />
       Barbara Hendricks and her Blues Band.       <br />
       Mathias Algotsson, piano et orgue Hammond.       <br />
       Max Schultz, guitare.       <br />
       Ulf Englund, guitare et conception lumière.       <br />
              <br />
       Prix de l'accès en streaming : 11,75 euros.       <br />
       <b>Réservations :</b>        <br />
       <a class="link" href="https://www.facebook.com/events/1153587161653580" target="_blank">facebook.com/events</a>       <br />
       ou        <br />
       <a class="link" href="https://abundolive.se/event/stockholm/barbara_hendricks" target="_blank">abundolive.se/event/stockholm/barbara_hendricks</a>       <br />
              <br />
       <b>Pour de plus amples informations sur les actions du HCR :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.unhcr.org/fr-fr/" target="_blank">unhcr.org/fr-fr</a>       <br />
       <b>Pour les dons :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://donner.unhcr.org/coronavirus/~mon-don" target="_blank">donner.unhcr.org/coronavirus</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/46293306-37039499.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Beau-geste-The-Road-to-Freedom--le-concert-de-Barbara-Hendricks-au-profit-du-Haut-Commissariat-aux-Refugies-de-l-ONU_a2733.html</link>
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   <title>"Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste</title>
   <pubDate>Thu, 14 Nov 2019 15:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce nom oublié - les leaders noirs antiségrégationnistes, craintifs face au pouvoir blanc, ont préféré retenir celui de sa respectable aînée, Rosa Parks - fut pourtant à l'origine du séisme du 2 mars 1955, lorsque dans le bus de 14 h 30, à Montgomery, dans l'Alabama, cet État du Sud des États-Unis, Claudette Colvin refusa de céder sa place à un passager blanc. Elle avait alors 15 ans. Sur la scène, c'est le parcours de cette adolescente qui va être revécu, pas à pas, l'assemblée de spectateurs étant invitée à devenir elle-même "noire" pour s'approprier l'Histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986228.jpg?v=1573744847" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      Aux heures tristes où des pyromanes faisant profession de politique instrumentalisent les couleurs de peau et/ou appartenances sociales ou religieuses pour remettre sur le feu les questions identitaires - brandies non comme un creuset du vivre ensemble mais comme l'injonction d'une assimilation à la loi suprême du dominant -, le retour à l'Histoire par le biais d'une histoire &quot;ordinaire&quot; apparaît une urgence. Et lorsqu'il prend pour support un dispositif ingénieux animé par deux comédiennes engagées dans leur art, on en est doublement comblés.       <br />
              <br />
       D'emblée l'adresse faite au public - <span style="font-style:italic">&quot;prenez une profonde inspiration et suivez-moi, soufflez et suivez ma voix, désormais, vous êtes noir, un noir de l'Alabama dans les années cinquante&quot;</span> - par Sophie Richelieu, ancienne élève de l'Estba elle-même noire, introduit à l'expérience d'un théâtre immersif propre à se projeter. Interprétant avec grande conviction les personnages de cette histoire de la violence faite aux noirs un siècle après l'abolition de l'esclavage, elle déborde d'énergie communicative et de créativité bouleversante tant dans le jeu que le chant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986290.jpg?v=1573744880" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      Interprétant pêle-mêle les policiers chargés de faire respecter les lois iniques &quot;Jim Crow&quot; fixant arbitrairement la ligne de partage entre blancs et noirs dans les bus, les écoles, les hôpitaux, les salles de spectacle, les restaurants (bref sur l'étendue du territoire), le juge devant qui l'affaire sera portée, le maire blanc de Montgomery (enflure politicienne), et les autres femmes militantes, Jo Ann Gibson Robinson et Rosa Parks, par qui le boycott de bus par les Afro-Américains changera le cours des droits civiques, elle fait aussi entendre de sa voix chaude la musique des chants noirs porteurs d'une révolte vivifiante.       <br />
              <br />
       S'articulant à son jeu, sa complice blanche Charlotte Melly lui offre la scénographie en train de se construire comme un roman graphique. Debout derrière une table, &quot;armée&quot; de feutres, pinceaux et encres de chine, elle réifie avec brio les personnages et leur décor, mêlant les vues des champs cotonniers des exploitations sudistes ou celle de noirs pendus se faisant face. Une caméra filme et projette sur grand écran le décor en cours de réalisation, écran qui se prolonge au sol comme pour ménager une marche entre l'histoire racontée et le commentaire présent. L'effet de réel est bluffant : le temps aboli, la ségrégation fait irruption dans notre réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986318.jpg?v=1573745397" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, lorsque l'actrice &quot;écrit&quot; rageusement avec son micro utilisé comme stylet les majuscules sonores de NOIRE - peintes par sa complice -, un choc vibratoire parcourt la salle pour inscrire dans les corps la négritude violentée. Les photos qui suivent, exhibant les multiples pancartes discriminatoires (Rest Rooms Colored/White ; We Serve White's Only No Spanish or Mexicans, etc.), accentuent l'immersion dans l'univers quotidien d'un noir de l'Alabama ségrégationniste, devenant nôtre, comme nous devenons &quot;noirs de Montgomery&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Séparés mais égaux&quot;, telle était l'exorbitante hypocrisie des blancs dominants pour faire accepter aux noirs l'impensable ségrégationniste. Mimant théâtralement les postures à adopter dans les bus pour se cantonner à la place qui leur était assignée (à l'arrière, et si seulement un blanc ne venait pas occuper l'un des sièges de la rangée), l'actrice se lance dans une suite épuisante de &quot;assis debout assis debout assis debout&quot;. Jusqu'aux rêves des enfants noirs - se réveiller blancs - qui portaient la trace de l'infamie vécue dans la chair et l'âme.       <br />
              <br />
       Alors, lorsque au terme de cette histoire véridique d'une jeune fille anonyme et rebelle, jugée peu exemplaire aux yeux mêmes des mâles noirs (elle sera enceinte d'un homme marié, ce qui déplaît fort à la communauté noire religieuse, choquée dans ses convictions puritaines empruntées aux blancs), le mouvement de boycott des bus de la ville orchestré par des figures féminines (et un jeune pasteur inconnu répondant au nom de Martin Luther King) se traduira par les tracts manuscrits jetés à la volée, ouvrant la voie à la fin - officielle - de la ségrégation, on se dit que l'exemple de Claudette Colvin est présentement à méditer…       <br />
              <br />
       Question de couleurs… du noir au jaune, la désobéissance civile ouvreuse de droits, prônée dès 1849 par un certain Henry David Thoreau vent debout contre l'esclavage des noirs, serait-elle l'apanage d'héroïnes anonymes ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Noire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986433.jpg?v=1573745435" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin&quot; de Tania de Montaigne (Éditions Grasset, 2015, prix Simone Veil).       <br />
       Adaptation : Lucie Nicolas et Charlotte Melly.       <br />
       Mise en scène : Lucie Nicolas.       <br />
       Collaboration artistique : collectif F71.       <br />
       Avec : Sophie Richelieu (jeu et chant) et Charlotte Melly (dessin en direct et manipulation).       <br />
       Scénographie et dispositif vidéo : Charlotte Melly.       <br />
       Création lumière : Laurence Magnée.       <br />
       Musique et son : Fred Costa.       <br />
       Construction décors : Max Potiron.       <br />
       Collaboration dispositif vidéo : Sébastien Sidaner.       <br />
       Régie générale et lumière : Emeric Teste et Coralie Pacreau (en alternance).       <br />
       Régie son : Clément Roussillat et Lucas Chasseré (en alternance).       <br />
       Stagiaire en dramaturgie : Pauline Allier-Carolo.       <br />
       Administration de production : Gwendoline Langlois.       <br />
       Production : La Concordance des Temps/collectif F71.       <br />
       Spectacle tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986445.jpg?v=1573745478" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 16 novembre 2019.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h.       <br />
       TnBA - Studio de création, Bordeaux, 05 56 33 36 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39519278-33986228.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Noire-Claudette-Colvin-une-adolescente-ordinaire-dans-l-Amerique-segregationniste_a2597.html</link>
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   <title>"Maya", un parfum de Broadway, une manière d'Huckelbury Finn</title>
   <pubDate>Mon, 10 Jun 2019 09:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur scène, quelques chaises, quelques patères, comme qui dirait un théâtre de bouts de ficelle servi par cinq comédiennes dans une kyrielle de personnages. Ceux qui ont croisé l'enfance de Marguerite Annie Johnson alias Maya Angelou. Maya Angelou poétesse, femme de conviction et combattante de la Liberté, qui aux côtés de Martin Luther King et Malcolm X sut dire non à la violence faite aux noirs, et aux femmes*.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34639113-31625586.jpg?v=1560153022" alt=""Maya", un parfum de Broadway, une manière d'Huckelbury Finn" title=""Maya", un parfum de Broadway, une manière d'Huckelbury Finn" />
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     <div>
      Le rôle est tenu par Ursuline Kairson chanteuse et comédienne. Éblouissante d'énergie de justesse et de joie. Et par son entremise, soutenue par quatre comparses à la maîtrise du &quot;show&quot; indéniable, la pièce de théâtre devient comédie musicale. Les dialogues enclenchant des chants a capella en autant de reprises de standards du jazz.       <br />
              <br />
       Le récit avance comme un conte plein d'optimisme par touches, par épisodes brefs et nerveux. Il retrace l'enfance de Maya. L'héroïne est pleine de vitalité, d'entêtement à vivre. Marguerite qui, de la campagne profonde aux bas-fonds de la ville, connaît une grand-mère aimante et nourricière, une mère artiste de music-hall et lointaine, un père absent, un &quot;oncle&quot; violeur, un frère &quot;chapardeur&quot;, tombe dans un mutisme profond et rencontre une bonne fée qui lui ouvre sa bibliothèque. Comment Marguerite est devenue Maya. Cette voix d'importance aux États-Unis d'Amérique trop peu connue en France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34639113-31625709.jpg?v=1560153061" alt=""Maya", un parfum de Broadway, une manière d'Huckelbury Finn" title=""Maya", un parfum de Broadway, une manière d'Huckelbury Finn" />
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      Sous la surface du spectacle, le gospel et le blues font des apparitions sporadiques dans une respiration naturelle, sublimant leur dimension originelle comme l'évaporant : celle du douloureux récit de la violence faite aux noirs et de la misère. Comme une basse continue, une tension permanente qui apporte le réconfort et la liberté du corps. Une force de vivre qui passe par le chant, le rythme, l'expression, le plaisir de la chorégraphie, le retour périodique à la complicité des comédiennes elles-mêmes sur le plateau scénique.       <br />
              <br />
       Le jeu est immédiat et précis. Les différents personnages sont saisis dans leur type, leur caractère, leur situation et leur échappée libre. Ce quintette féminin offre un parfum de Broadway. Une manière d'Huckelbury Finn.       <br />
              <br />
       Ému et diverti, le spectateur applaudit la découverte qu'il vient de faire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Le jour de l'investiture de Bill Clinton, Maya Angelou lut un long poème d'espoir :       <br />
       A rock, a river, a tree        <br />
       /..../ your country       <br />
        and say simply       <br />
        Very simply,       <br />
        With hope       <br />
        Good Morning.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Maya, une voix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34639113-31625716.jpg?v=1560153181" alt=""Maya", un parfum de Broadway, une manière d'Huckelbury Finn" title=""Maya", un parfum de Broadway, une manière d'Huckelbury Finn" />
     </div>
     <div>
      Spectacle musical inspiré de la vie de Maya Angelou.       <br />
       D'Éric Bouvron, Julie Delaurenti, Tiffany Hofstetter, Sharon Mannet, Elisabeth Wautlet       <br />
       Traduction : Julie Delaurenti       <br />
       Mise en scène : Éric Bouvron.       <br />
       Avec : Ursuline Kairon, Julie Delaurenti ou Sharon Mann, Vanessa Dolmen, Tiffany Hofstetter ou Elisabeth Wautlet, Audrey Mikondo.       <br />
       Musiques originales : Nina Forte.       <br />
       Et autres standarts de blues et de Jazz.       <br />
       Durée : 70 minutes.       <br />
       Spectacle musical à partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 mai au 15 juin 2019.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h 45.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 juin au 27 juillet 2019.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 21 h 30.       <br />
       Théâtre Essaion, Paris 4e, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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