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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-19T11:48:34+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique</title>
   <pubDate>Tue, 20 May 2025 13:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création théâtrale du célèbre roman de Paulo Coelho, le metteur en scène comédien Benjamin Bouzy réussit à créer, dans une simple mais belle scénographie, un voyage autant intérieur qu'extérieur de Santiago, en quête de sa vérité, qui découvre le monde avec ses secrets, ses trésors et ses surprises.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775743.jpg?v=1649785141" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      C'est le mariage d'un conte philosophique, celui de &quot;L'Alchimiste&quot; (&quot;O Alquimista&quot;, 1988) de Paulo Coelho et du théâtre, mis en scène par Benjamin Bouzy. À la recherche de sa légende personnelle, pour reprendre les termes de l'auteur brésilien, avec son langage du cœur, ses signes et à la découverte de l'âme du monde, le berger andalou Santiago (Benjamin Bouzy) nous mène du Maroc vers les pyramides d'Égypte en passant par le Sahara. C'est un véritable concentré de poésie et d'actions.       <br />
              <br />
       La voix claire, sans tension durant toute la représentation, Santiago porte avec lui le &quot;mektoub&quot;, à savoir &quot;ce qui est écrit&quot; comme un parfum de fatalité plein d'espoir. Bien avant qu'il réalise ce que c'est réellement, il l'habite avec quiétude et parfois inquiétude dans les multiples événements qu'il vit. Sa voix, durant ceux-ci, fait l'écho d'une certaine fragilité à la fois poétique et naïve.       <br />
              <br />
       L'histoire est racontée au fil de l'eau par deux conteurs, Myriam Anbare et Fabien Floris, qui jouent aussi, à eux deux, tous les autres rôles. Seul Benjamin Bouzy reste dans son personnage. Cette découpe entre conte et actions, récit et situations donnent à la pièce une double dimension avec la parole et l'écrit, le théâtre et le roman. Les actions s'enchaînent dans des tableaux avec, pour chacun, leur décor et leur ambiance. Nous sommes ainsi projetés dans un ailleurs situé dans plusieurs lieux avec un récit qui se décline sous différentes conjugaisons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775744.jpg?v=1649785181" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      C'est un présent qui s'attache au futur pour se nourrir d'un passé, celui d'un retour à soi-même afin que le protagoniste principal puisse découvrir sa propre légende personnelle. Ce sont également des émotions, des sentiments qui s'entrelacent, s'entremêlent dans une kyrielle de figures. Les voix, les accents, les regards, les attitudes, tout est différence. Le même et l'identique ne sont pas conviés car bousculés autant par les lieux que par les personnages. C'est à chaque fois différent même si une atmosphère chaleureuse, colorée et vive, venue de ces ailleurs ensoleillés, respire dans chaque tableau.       <br />
              <br />
       Ce voyage, autant intérieur qu'extérieur, du berger andalou est la trame de cette création théâtrale, en miroir à celle du roman. Les paysages, sous la chaleur autant orientale que Maghrébine, sont très bien restitués dans leurs atmosphères. La scène, aussi petite soit-elle, devient l'endroit de rencontres et de découvertes, parfois improbables. Elle devient le lieu d'une transformation toujours multiple avec peu d'éléments pour en faire des mondes variés. Les décors sont très bien imaginés avec ses parfums colorés et odorants. Il y a la senteur d'un feu où sont retirées des pierres chaudes et d'or, des signes portés par deux pierres, blanche et noire, un voile qui se lève pour s'abaisser à plusieurs reprises afin de planter de nouveaux décors ou pour faire disparaître l'Alchimiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775745.jpg?v=1649785208" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      Tout est léger, aérien avec peu de moyens, mais très bien réussi. Quelques caisses de bois font office de tables, de rangements avec des verres de cocktail parfois. Il y a toutefois une faute de goût scénographique lorsque trois draps, en forme de triangles plats de même dimension, représentent les pyramides de Gizeh. Le manque d'inspiration a commis un petit crime en s'évitant de faire preuve d'ingéniosité cette fois-ci, surtout pour une des sept merveilles du monde antique avec la pyramide de Khéops.       <br />
              <br />
       Myriam Anbare incarne de multiples rôles. Celle d'une Anglaise, d'une conteuse, d'une femme habillée de son long châle dans le désert, semblant prise d'amour, d'une cliente volubile et nerveuse dans un salon de thé, d'une voleuse ou d'une gardienne droite et stricte plantée devant la tente de l'Alchimiste (Fabien Floris). Elle scintille, comme un arc-en-ciel, de différentes couleurs. Tendre, hilare, amoureuse, son jeu oscille entre différents états alimentés par un large spectre émotionnel.       <br />
              <br />
       De même, Fabien Floris incarne également différents rôles dans une tension continuelle et dans un rapport frontal et physique. Du marchand ou de l'Alchimiste, par exemple, son jeu est tout aussi nerveux même si les attitudes et le volume de voix ne sont pas les mêmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775746.jpg?v=1649785237" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      Cette dichotomie entre les deux artistes dessine une frontière entre le réel et l'imaginaire, comme si les caractères joués par Fabien Floris bousculaient la poésie ou la quiétude de certains autres, joués par Myriam Anbare. Pour citer Camus (1913-1960), <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de soleil sans ombre&quot;</span> comme il n'y a pas de rêve sans réalité, ou de quête vers sa légende personnelle sans songes et embûches. Cet entrecroisement mêle ainsi drame et amour, accident et espoir, impasse et escapade au travers des corps et des voix des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Quand les deux comédiens deviennent narrateurs chacun à tour de rôle, c'est un regard extérieur qui s'exprime. Leurs voix deviennent claires, dépouillées de toute tension. La narration est élément de stabilité et de calme comme une veille, un repos ou une lucidité. Avec le jeune berger, à la découverte du monde et de lui-même, ce sont trois types d'incarnation qui s'entrecroisent et se fondent, donnant au spectacle des couleurs aussi vives que variées où la monotonie et l'ennui ne peuvent trouver d'accueil dans cette création.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Alchimiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775747.jpg?v=1649785266" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paulo Coelho.       <br />
       Traduction : Joana Cartocci.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Bouzy.       <br />
       Avec : Roxanne Bennett ou Myriam Anbare, Guillaume Reitz ou Benjamin Bouzy, Fabien Floris ou Kevin Poli.       <br />
       Costumes/scénographie : Cécilia Galli.       <br />
       Visuel : Matthieu Lionnard.       <br />
       Lumières : Cyrille Coe.       <br />
       Production Cie Les Vagabonds.       <br />
       Dès 10 ans       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Condition des Soies, Salle Carrée, 13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 22 48 43.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('encompagniedesvagabonds@gmail.com')" >encompagniedesvagabonds@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/" target="_blank">>> conditiondessoies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775748.jpg?v=1649786654" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88674539-62775743.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-L-Alchimiste-Un-voyage-a-la-decouverte-de-l-ame-du-monde-dans-une-forme-de-quete-poetique-et-philosophique_a4219.html</link>
  </item>

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   <title>"La Hchouma", c'est la honte en arabe, c'est ce dont on est affublé et accusé quand on n'est pas dans la norme</title>
   <pubDate>Tue, 08 Apr 2025 20:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mais la Hchouma a des sens plus doux, comme tous les mots : pudeur, humilité… quand elle n'est pas employée comme insulte humiliante, méprisante, rabaissante. Ce spectacle est le témoignage incandescent de ce que peut faire une morale, un groupe social ou une religion sur ceux qui ne sont pas dans la norme morale, sociale ou religieuse. Quitte à provoquer des suicides, des vies vouées aux drames puisque fondées sur l'hypocrisie et l'absence de désir véritable. Ne pas gêner l'ordre moral. Surtout celui qui instaure la répartition des pouvoirs entre hommes et femmes. Celui qui donne tout le pouvoir au masculin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87773533-62214980.jpg?v=1744136426" alt=""La Hchouma", c'est la honte en arabe, c'est ce dont on est affublé et accusé quand on n'est pas dans la norme" title=""La Hchouma", c'est la honte en arabe, c'est ce dont on est affublé et accusé quand on n'est pas dans la norme" />
     </div>
     <div>
      Je ne sais pas, on sortira un jour de cet enfer de domination pour enfin respecter tous les humains à la même hauteur. L'esprit de tolérance à la liberté individuelle demande hélas quelques générations. Le chemin est encore plus long lorsque, comme l'auteur de ce texte, on naît dans la communauté magrébine et que l'on se retrouve à vivre dans une cité de la banlieue parisienne.       <br />
              <br />
       Dans ce texte autobiographique, Brahim Naït-Balk expose avec une crudité brutale, mais saine, les persécutions qu'il a subies durant des dizaines d'années. Elles ont commencé dès son enfance. Fils d'un père mineur marocain, il la passa successivement dans les villes de Saint-Étienne, de Montceau-les-Mines, puis, après un bref retour au Maroc, en région parisienne et en particulier dans la fameuse cité des 3000 d'Aulnay-sous-Bois réputée pour ses révoltes urbaines, ses trafics de drogue et sa ressemblance à un ghetto moderne. Une itinérance géographique qui est une inéluctable descente aux enfers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87773533-62214981.jpg?v=1744136448" alt=""La Hchouma", c'est la honte en arabe, c'est ce dont on est affublé et accusé quand on n'est pas dans la norme" title=""La Hchouma", c'est la honte en arabe, c'est ce dont on est affublé et accusé quand on n'est pas dans la norme" />
     </div>
     <div>
      Car dès le collège, le petit Brahim se sent différent de ses camarades. À Saint-Étienne, où le ballon est roi, le foot ne l'intéresse pas. Pourtant, il va se forcer à rentrer dans un club et trouver sa place dans l'équipe. À défaut de réelle motivation pour le jeu, il développe son sens de l'humour et parvient ainsi à se faire l'égal de ses camarades. Il sera d'ailleurs, d'après ses souvenirs, un de ceux qui seront les plus mordants avec les faibles, les craintifs, les différents. Mais à cette époque, il ne sait pas encore que la différence qu'il ressent confusément est l'appel de sa vraie personnalité.       <br />
              <br />
       &quot;La Hchouma&quot; retrace ainsi, période après période, la longue et lente prise de conscience qu'un enfant né dans une famille marocaine traditionnelle a de son homosexualité. Le texte de Brahim Naït-Balk a le grand mérite de ne rien laisser dans l'ombre ni au placard. Tout y est précisément analysé. Aussi bien le long chemin qu'il lui fallut parcourir, révélation après révélation, pour se rendre compte de ses propres désirs et pour les accepter. Mais aussi de l'incompréhension et du déni qu'il eut à subir de la part de ses proches, de sa famille, de sa mère, mais surtout de la violence de la communauté maghrébine, particulièrement lorsqu'il résida plusieurs années aux 3000 où il fut la victime d'humiliation sexuelle, mais aussi d'un viol.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87773533-62214998.jpg?v=1744136495" alt=""La Hchouma", c'est la honte en arabe, c'est ce dont on est affublé et accusé quand on n'est pas dans la norme" title=""La Hchouma", c'est la honte en arabe, c'est ce dont on est affublé et accusé quand on n'est pas dans la norme" />
     </div>
     <div>
      Combien de dizaines d'années lui fallut-il pour enfin vivre au grand jour son homosexualité ? Plusieurs. Plusieurs dizaines d'années à rechercher un amour interdit.       <br />
              <br />
       L'histoire glace le sang, heureusement le choix de mise en scène de Yann Dacosta scinde le narrateur de cette histoire en deux. Deux comédiens qui interprètent ensemble ou à tour de rôle le personnage de Brahim. Un choix qui, sans édulcorer le tragique de l'histoire, rend compte de la vitalité rare qu'il lui fallut pour résister aux persécutions, aux violences et aux discriminations qu'il subit. D'autres, avant lui, après lui, y ont sans aucun doute perdu la vie, choisissant le suicide ou la résignation plutôt que de subir le regard des autres et sa condamnation à la Hchouma.       <br />
              <br />
       Ce spectacle a été conçu au départ pour être diffusé en itinérance dans les collèges et les lycées dans le but d'ouvrir les esprits à la tolérance et de montrer aux jeunes de notre modernité que la vie est possible, quels que soient ses désirs, malgré les carcans que la société, la religion ou la famille imposent.       <br />
       Car le chemin est encore long…       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Hchouma"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87773533-62214999.jpg?v=1744136473" alt=""La Hchouma", c'est la honte en arabe, c'est ce dont on est affublé et accusé quand on n'est pas dans la norme" title=""La Hchouma", c'est la honte en arabe, c'est ce dont on est affublé et accusé quand on n'est pas dans la norme" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman &quot;Un Homo dans la cité&quot; de Brahim Naït-Balk (publié aux Éditions Calmann-Lévy).       <br />
       Mise en scène : Yann Dacosta.       <br />
       Avec : Ahmed Kadri et Majid Chikh-Miloud.       <br />
       Collaboration artistique : Morgane Eches/Cie For Happy People.       <br />
       Administration/ production : Mathilde Goy et Marielle Julien       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 19 avril 2025.</span>       <br />
       Mardi et jeudi à 21 h, samedi à 20 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche - Scène des Arts et des Sciences, Salle Marie Curie, Paris 18e,  01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87773533-62214980.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Hchouma--c-est-la-honte-en-arabe-c-est-ce-dont-on-est-affuble-et-accuse-quand-on-n-est-pas-dans-la-norme_a4189.html</link>
  </item>

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   <title>"L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !</title>
   <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 12:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création théâtrale du célèbre roman de Paulo Coelho, le metteur en scène comédien Benjamin Bouzy réussit à créer, dans une simple mais belle scénographie, un voyage autant intérieur qu'extérieur de Santiago, en quête de sa vérité, qui découvre le monde avec ses secrets, ses trésors et ses surprises.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562502.jpg?v=1649785141" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est le mariage d'un conte philosophique, celui de &quot;L'Alchimiste&quot; (&quot;O Alquimista&quot;, 1988) de Paulo Coelho et du théâtre, mis en scène par Benjamin Bouzy. À la recherche de sa légende personnelle, pour reprendre les termes de l'auteur brésilien, avec son langage du cœur, ses signes et à la découverte de l'âme du monde, le berger andalou Santiago (Benjamin Bouzy) nous mène du Maroc vers les pyramides d'Égypte en passant par le Sahara. C'est un véritable concentré de poésie et d'actions.       <br />
              <br />
       La voix claire, sans tension durant toute la représentation, Santiago porte avec lui le &quot;mektoub&quot;, à savoir &quot;ce qui est écrit&quot; comme un parfum de fatalité plein d'espoir. Bien avant qu'il réalise ce que c'est réellement, il l'habite avec quiétude et parfois inquiétude dans les multiples événements qu'il vit. Sa voix, durant ceux-ci, fait l'écho d'une certaine fragilité à la fois poétique et naïve.       <br />
              <br />
       L'histoire est racontée au fil de l'eau par deux conteurs, Myriam Anbare et Fabien Floris, qui jouent aussi, à eux deux, tous les autres rôles. Seul Benjamin Bouzy reste dans son personnage. Cette découpe entre conte et actions, récit et situations donnent à la pièce une double dimension avec la parole et l'écrit, le théâtre et le roman. Les actions s'enchaînent dans des tableaux avec, pour chacun, leur décor et leur ambiance. Nous sommes ainsi projetés dans un ailleurs situé dans plusieurs lieux avec un récit qui se décline sous différentes conjugaisons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562503.jpg?v=1649785181" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est un présent qui s'attache au futur pour se nourrir d'un passé, celui d'un retour à soi-même afin que le protagoniste principal puisse découvrir sa propre légende personnelle. Ce sont également des émotions, des sentiments qui s'entrelacent, s'entremêlent dans une kyrielle de figures. Les voix, les accents, les regards, les attitudes, tout est différence. Le même et l'identique ne sont pas conviés car bousculés autant par les lieux que par les personnages. C'est à chaque fois différent même si une atmosphère chaleureuse, colorée et vive, venue de ces ailleurs ensoleillés, respire dans chaque tableau.       <br />
              <br />
       Ce voyage, autant intérieur qu'extérieur, du berger andalou est la trame de cette création théâtrale, en miroir à celle du roman. Les paysages, sous la chaleur autant orientale que Maghrébine, sont très bien restitués dans leurs atmosphères. La scène, aussi petite soit-elle, devient l'endroit de rencontres et de découvertes, parfois improbables. Elle devient le lieu d'une transformation toujours multiple avec peu d'éléments pour en faire des mondes variés. Les décors sont très bien imaginés avec ses parfums colorés et odorants. Il y a la senteur d'un feu où sont retirées des pierres chaudes et d'or, des signes portés par deux pierres, blanche et noire, un voile qui se lève pour s'abaisser à plusieurs reprises afin de planter de nouveaux décors ou pour faire disparaître l'Alchimiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562504.jpg?v=1649785208" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Tout est léger, aérien avec peu de moyens, mais très bien réussi. Quelques caisses de bois font office de tables, de rangements avec des verres de cocktail parfois. Il y a toutefois une faute de goût scénographique lorsque trois draps, en forme de triangles plats de même dimension, représentent les pyramides de Gizeh. Le manque d'inspiration a commis un petit crime en s'évitant de faire preuve d'ingéniosité cette fois-ci, surtout pour une des sept merveilles du monde antique avec la pyramide de Khéops.       <br />
              <br />
       Myriam Anbare incarne de multiples rôles. Celle d'une Anglaise, d'une conteuse, d'une femme habillée de son long châle dans le désert, semblant prise d'amour, d'une cliente volubile et nerveuse dans un salon de thé, d'une voleuse ou d'une gardienne droite et stricte plantée devant la tente de l'Alchimiste (Fabien Floris). Elle scintille, comme un arc-en-ciel, de différentes couleurs. Tendre, hilare, amoureuse, son jeu oscille entre différents états alimentés par un large spectre émotionnel.       <br />
              <br />
       De même, Fabien Floris incarne également différents rôles dans une tension continuelle et dans un rapport frontal et physique. Du marchand ou de l'Alchimiste, par exemple, son jeu est tout aussi nerveux même si les attitudes et le volume de voix ne sont pas les mêmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562505.jpg?v=1649785237" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Cette dichotomie entre les deux artistes dessine une frontière entre le réel et l'imaginaire, comme si les caractères joués par Fabien Floris bousculaient la poésie ou la quiétude de certains autres, joués par Myriam Anbare. Pour citer Camus (1913-1960), <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de soleil sans ombre&quot;</span> comme il n'y a pas de rêve sans réalité, ou de quête vers sa légende personnelle sans songes et embûches. Cet entrecroisement mêle ainsi drame et amour, accident et espoir, impasse et escapade au travers des corps et des voix des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Quand les deux comédiens deviennent narrateurs chacun à tour de rôle, c'est un regard extérieur qui s'exprime. Leurs voix deviennent claires, dépouillées de toute tension. La narration est élément de stabilité et de calme comme une veille, un repos ou une lucidité. Avec le jeune berger, à la découverte du monde et de lui-même, ce sont trois types d'incarnation qui s'entrecroisent et se fondent, donnant au spectacle des couleurs aussi vives que variées où la monotonie et l'ennui ne peuvent trouver d'accueil dans cette création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Alchimiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562506.jpg?v=1649785266" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paulo Coelho.       <br />
       Traduction : Joana Cartocci.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Bouzy.       <br />
       Avec : Roxanne Bennett ou Myriam Anbare, Guillaume Reitz ou Benjamin Bouzy, Fabien Floris ou Kevin Poli.       <br />
       Costumes/scénographie : Cécilia Galli.       <br />
       Visuel : Matthieu Lionnard.       <br />
       Lumières : Cyrille Coe.       <br />
       Production Cie Les Vagabonds.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       <a class="link" href="https://cielesvagabonds.com/" target="_blank">&gt;&gt; cielesvagabonds.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 août au 9 octobre 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Rencontre avec l'équipe artistique le 30 septembre à l'issue de la représentation.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562507.jpg?v=1649786654" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67178257-47562502.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Alchimiste-Un-bien-joli-voyage-theatral-_a3383.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !</title>
   <pubDate>Wed, 13 Apr 2022 07:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création théâtrale du célèbre roman de Paulo Coelho, le metteur en scène comédien Benjamin Bouzy réussit à créer, dans une simple mais belle scénographie, un voyage autant intérieur qu'extérieur de Santiago, en quête de sa vérité, qui découvre le monde avec ses secrets, ses trésors et ses surprises.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882597.jpg?v=1649785141" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est le mariage d'un conte philosophique, celui de &quot;L'Alchimiste&quot; (&quot;O Alquimista&quot;, 1988) de Paulo Coelho et du théâtre, mis en scène par Benjamin Bouzy. À la recherche de sa légende personnelle, pour reprendre les termes de l'auteur brésilien, avec son langage du cœur, ses signes et à la découverte de l'âme du monde, le berger andalou Santiago (Benjamin Bouzy) nous mène du Maroc vers les pyramides d'Égypte en passant par le Sahara. C'est un véritable concentré de poésie et d'actions.       <br />
              <br />
       La voix claire, sans tension durant toute la représentation, Santiago porte avec lui le &quot;mektoub&quot;, à savoir &quot;ce qui est écrit&quot; comme un parfum de fatalité plein d'espoir. Bien avant qu'il réalise ce que c'est réellement, il l'habite avec quiétude et parfois inquiétude dans les multiples événements qu'il vit. Sa voix, durant ceux-ci, fait l'écho d'une certaine fragilité à la fois poétique et naïve.       <br />
              <br />
       L'histoire est racontée au fil de l'eau par deux conteurs, Myriam Anbare et Fabien Floris, qui jouent aussi, à eux deux, tous les autres rôles. Seul Benjamin Bouzy reste dans son personnage. Cette découpe entre conte et actions, récit et situations donnent à la pièce une double dimension avec la parole et l'écrit, le théâtre et le roman. Les actions s'enchaînent dans des tableaux avec, pour chacun, leur décor et leur ambiance. Nous sommes ainsi projetés dans un ailleurs situé dans plusieurs lieux avec un récit qui se décline sous différentes conjugaisons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882608.jpg?v=1649785181" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est un présent qui s'attache au futur pour se nourrir d'un passé, celui d'un retour à soi-même afin que le protagoniste principal puisse découvrir sa propre légende personnelle. Ce sont également des émotions, des sentiments qui s'entrelacent, s'entremêlent dans une kyrielle de figures. Les voix, les accents, les regards, les attitudes, tout est différence. Le même et l'identique ne sont pas conviés car bousculés autant par les lieux que par les personnages. C'est à chaque fois différent même si une atmosphère chaleureuse, colorée et vive, venue de ces ailleurs ensoleillés, respire dans chaque tableau.       <br />
              <br />
       Ce voyage, autant intérieur qu'extérieur, du berger andalou est la trame de cette création théâtrale, en miroir à celle du roman. Les paysages, sous la chaleur autant orientale que Maghrébine, sont très bien restitués dans leurs atmosphères. La scène, aussi petite soit-elle, devient l'endroit de rencontres et de découvertes, parfois improbables. Elle devient le lieu d'une transformation toujours multiple avec peu d'éléments pour en faire des mondes variés. Les décors sont très bien imaginés avec ses parfums colorés et odorants. Il y a la senteur d'un feu où sont retirées des pierres chaudes et d'or, des signes portés par deux pierres, blanche et noire, un voile qui se lève pour s'abaisser à plusieurs reprises afin de planter de nouveaux décors ou pour faire disparaître l'Alchimiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882612.jpg?v=1649785208" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Tout est léger, aérien avec peu de moyens, mais très bien réussi. Quelques caisses de bois font office de tables, de rangements avec des verres de cocktail parfois. Il y a toutefois une faute de goût scénographique lorsque trois draps, en forme de triangles plats de même dimension, représentent les pyramides de Gizeh. Le manque d'inspiration a commis un petit crime en s'évitant de faire preuve d'ingéniosité cette fois-ci, surtout pour une des sept merveilles du monde antique avec la pyramide de Khéops.       <br />
              <br />
       Myriam Anbare incarne de multiples rôles. Celle d'une Anglaise, d'une conteuse, d'une femme habillée de son long châle dans le désert, semblant prise d'amour, d'une cliente volubile et nerveuse dans un salon de thé, d'une voleuse ou d'une gardienne droite et stricte plantée devant la tente de l'Alchimiste (Fabien Floris). Elle scintille, comme un arc-en-ciel, de différentes couleurs. Tendre, hilare, amoureuse, son jeu oscille entre différents états alimentés par un large spectre émotionnel.       <br />
              <br />
       De même, Fabien Floris incarne également différents rôles dans une tension continuelle et dans un rapport frontal et physique. Du marchand ou de l'Alchimiste, par exemple, son jeu est tout aussi nerveux même si les attitudes et le volume de voix ne sont pas les mêmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882616.jpg?v=1649785237" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Cette dichotomie entre les deux artistes dessine une frontière entre le réel et l'imaginaire, comme si les caractères joués par Fabien Floris bousculaient la poésie ou la quiétude de certains autres, joués par Myriam Anbare. Pour citer Camus (1913-1960), <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de soleil sans ombre&quot;</span> comme il n'y a pas de rêve sans réalité, ou de quête vers sa légende personnelle sans songes et embûches. Cet entrecroisement mêle ainsi drame et amour, accident et espoir, impasse et escapade au travers des corps et des voix des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Quand les deux comédiens deviennent narrateurs chacun à tour de rôle, c'est un regard extérieur qui s'exprime. Leurs voix deviennent claires, dépouillées de toute tension. La narration est élément de stabilité et de calme comme une veille, un repos ou une lucidité. Avec le jeune berger, à la découverte du monde et de lui-même, ce sont trois types d'incarnation qui s'entrecroisent et se fondent, donnant au spectacle des couleurs aussi vives que variées où la monotonie et l'ennui ne peuvent trouver d'accueil dans cette création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Alchimiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882620.jpg?v=1649785266" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paulo Coelho.       <br />
       Traduction : Joana Cartocci.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Bouzy.       <br />
       Avec : Roxanne Bennett, Myriam Anbare, Guillaume Reitz, Benjamin Bouzy, Fabien Floris, Kevin Poli.       <br />
       Costumes/scénographie : Cécilia Galli.       <br />
       Visuel : Matthieu Lionnard.       <br />
       Lumières : Cyrille Coe.       <br />
       Production Cie Les Vagabonds.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       <a class="link" href="https://cielesvagabonds.com/" target="_blank">&gt;&gt; cielesvagabonds.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 mars au 1er mai 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882765.jpg?v=1649786654" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63732453-45882597.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-31169516</guid>
   <title>"Botéro en Orient"… tout en rondeur !</title>
   <pubDate>Thu, 28 Feb 2019 10:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est un voyage où le physique et l'esthétisme ont une place prépondérante et dans laquelle les rondeurs sont revendiquées et montrées. Autour d'une création picturale qui l'a guidé, Taoufiq Izeddiou place l'identité au centre de sa création.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31169516-29485566.jpg?v=1551348144" alt=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" title=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" />
     </div>
     <div>
      Le titre du spectacle est dû au fait que Taoufiq Izeddiou a été inspiré par l'œuvre autour d'Abou Ghraïb (Irak) de Fernando Botero, peintre et sculpteur colombien, où l'artiste s'était insurgé. Il avait en effet dessiné de superbes planches où la torture, l'humiliation et la violence s'étalaient. Les personnages des œuvres de Botero sont toujours des êtres ronds et épais. C'est dans ce rapport aux volumes que le chorégraphe a bâti son spectacle.       <br />
              <br />
       À l'entame de la représentation, le silence habille le plateau puis des ombres se détachent d'une demi-obscurité. Les déplacements sont séparés, la gestuelle des trois danseurs est propre à chacun, ceux-ci perchés sur un bloc de bois. La scénographie est déplacée tout au long du spectacle, les blocs changeant de lieu, bousculés et balancés sur scène. C'est une œuvre de construction et de reconstruction où les chorégraphies se suivent dans des thématiques où l'identité de chaque interprète est posée par rapport à son corps, rond, &quot;volumétrique&quot; selon les propos de Taoufiq Izeddiou.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31169516-29485725.jpg?v=1551348687" alt=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" title=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" />
     </div>
     <div>
      Un moment, les trois interprètes sur leur podium de bois ont une gestualité très énergique pour un premier danseur, tournant comme des roues avec ses membres supérieurs. Ou planant avec un tronc en équilibre et des bras qui forment un équilibre avec celui-ci pour un autre.       <br />
              <br />
       Puis ce sont des solos à tour de rôle qui sont exécutés avec des paroles jetées presque en sourdine. Les mouvements des membres inférieurs et supérieurs sont appuyés et lancés vers l'extérieur comme pour créer un univers plus étendu. Ils viennent &quot;casser&quot; le rythme des premières chorégraphies qui restaient cantonnées à un lieu limité et s'ouvrent à une gestique beaucoup plus élaborée, dans laquelle la continuité de celle-ci est dans un espace-temps restreint, car toujours à une même place, sans déplacement mais avec une richesse de l'expression des corps étendus.       <br />
              <br />
       Les danseurs se déshabillent, se rhabillent, se déguisent. L'apparat vestimentaire est comme un travestissement derrière lequel ils disparaissent. Ce qui fait leur vérité est leur mobilité corporelle, leur rapport à l'espace. Différentes séquences le montrent soit en mettant l'interprète face à lui-même, à sa propre gestique, à son propre corps qu'il &quot;expose&quot; en le mettant à nu, soit avec les autres partenaires où chacun garde son individualité. Les chorégraphies sont en effet du ressort de l'identité de chacun.       <br />
              <br />
       Les bras s'élancent du bas vers le haut sans qu'une coordination précise soit affichée à dessein même si la maîtrise est là. Ce qui ressort est cette poétique des corps qui se délaisse de ses téguments et qui montre son allure esthétique soit sur une planche de bois, soit sur toute la scène. La totalité de l'espace est investie autour de la marche. La gestuelle n'a qu'un rapport limité à celle-ci avec un corps qui utilise très peu de déplacements dansés.       <br />
              <br />
       Le thème de cette création est l'opulence dans sa chair. Taoufiq Izeddiou en déplace les contours en le limitant à un lieu réduit, prêt à le décharger de sa scénographie quand les interprètes jettent leur podium par terre. On se cache, on se déshabille, c'est un perpétuel mouvement vers le caché/découvert poussant les limites de l'intime vers l'extime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Botéro en Orient"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31169516-29485736.jpg?v=1551348730" alt=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" title=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" />
     </div>
     <div>
      Conception et chorégraphie : Taoufiq Izeddiou.       <br />
       Avec : Essiane Kaisha, Karine Girard, Marouane Mezouar, Taoufiq Izeddiou.       <br />
       Chant (enregistrée) : Fatima Ezzahra Nadifi.       <br />
       Documentation dramaturgique : Nedjma H. Benchelabi.       <br />
       Créateur costumes : Noureddine Amir.       <br />
       Créateurs son : Saïd Ait El Moumen, Taoufiq Izeddiou.       <br />
       Créatrice lumière : Léa Schneidermann.       <br />
       Production : Anania-Danses/Taoufiq Izeddiou.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31169516-29485747.jpg?v=1551348768" alt=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" title=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Mars 2019 :</span> Festival Internationale de Danse Contemporaine de Marrakech (Maroc).       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 avril 2019 :</span> Festival les transversales, Théâtre Jean Vilar le à Vitry-sur-Seine (94).       <br />
       <span class="fluo_jaune">24 au 28 avril 2019 :</span> C'est Central - Théâtre de La Louvière, La Louvière - Hainaut (Belgique).       <br />
       3-4 juillet 2019 : Festival de Marseille (13).       <br />
       Saison 2019-2020 (en cours) : HAU Hebbel am Ufer Berlin - Centre international de spectacles, Berlin (Allemagne).       <br />
       Saison 2019-2020 (en cours) : Théâtre national de Bruxelles (Belgique).
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     <br style="clear:both;"/>
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