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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-09T08:08:07+02:00</dc:date>
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   <title>Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !</title>
   <pubDate>Tue, 18 Oct 2022 07:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La racine étymologique de musée est "temple des Muses", du nom de ces neuf déesses qui président aux arts. Ici, elles ne sont que quatre (mais neuf en alternance, tiens ? Hasard…) et l'histoire qu'elles incarnent se déroule effectivement dans un musée après la fermeture, dans la torpeur de la nuit. Dans ce spectacle très vivant, incarner est le verbe idéal pour définir ces créations de personnages, puisque ceux-ci ne sont faits, au tout début, que des figures faites de pigments, de colle, de toiles et de cire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68079319-47987037.jpg?v=1666014760" alt="Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !" title="Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !" />
     </div>
     <div>
      Des figures suspendues dans leurs cadres et posées sur un socle qui sont des chefs-d'œuvre : la &quot;Joconde&quot; de Léonard de Vinci, la &quot;Naissance de Vénus&quot; de Botticelli, la &quot;Petite danseuse&quot; de Degas et le &quot;Diptyque Marilyn&quot; d'Andy Warhol… Magie du théâtre, lorsque le dernier visiteur sort, suivi par le dernier gardien, ces muses renaissent, reprennent vie, voix et chair. Alors commence une longue nuit qui va révéler les caractères surprenants, parfois volcaniques et débordants de ces personnages si sages le jour.       <br />
               <br />
       Besoin de se dérouiller un peu les jambes, de se plaindre de la cohue qu'elles subissent tous les jours, de se rappeler des souvenirs &quot;d'enfance&quot; ou de se réchauffer les nerfs aux rivalités les plus classiques, rivalités de notoriété, de séduction ou d'âge, car ces quatre figures font bien partie des représentations de l'idéal féminin en compétition, telle sera la course qu'elles mènent avec fougue et sensualité.       <br />
               <br />
       L'idée de départ aurait pu devenir banale et vaine sans l'inventivité que les autrices, les interprètes et le metteur en scène ont déployé. Le texte de Claire Couture et Mathilde Le Quellec ancre résolument son ton dans la fantaisie, le jeu de répliques et l'humour. Les deux autrices ont laissé libre cours à leur imaginaire en gardant un point de vue moderne. Elles dessinent des tempéraments rugueux, explosifs et inattendus, qui tranchent avec les idées convenues que l'on forme face à ces représentations idéalisées de la femme : ce que cache le visage, l'apparence, l'esthétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68079319-47987038.jpg?v=1666014811" alt="Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !" title="Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !" />
     </div>
     <div>
      Les comédiennes s'emparent avec un bel appétit de ce texte. Elles prêtent leurs talents à ces icônes avec une énergie débordante. Elles n'ont pas seulement le talent de comédiennes, mais également celui de chanteuses, des chansons créées pour la pièce qu'elles interprètent à plusieurs voix dans des passages vraiment comédie musicale. Il faut encore ajouter à cela un humour sans complaisance qui émaille tout le spectacle. Dans ce registre, Lucie Riedinger est très efficace et très originale.       <br />
               <br />
       La mise en scène de Stanislas Grassian et les décors de Sandrine Lamblin, bien mis en valeur par les lumières de Nicolas Gros, servent d'écrin délicat et performant à ces quatre comédiennes. L'ensemble, auquel il faut ajouter la musique de Raphaël Callandreau, fonctionne parfaitement bien pour nous faire oublier tout et rêver un temps dans cette salle qui, elle aussi, convient comme un gant à cette belle comédie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Muses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68079319-47987040.jpg?v=1666014841" alt="Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !" title="Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !" />
     </div>
     <div>
      Texte :  Claire Couture et Mathilde Le Quellec.       <br />
       Mise en scène : Stanislas Grassian.       <br />
       Avec en alternance : Claire Couture ou Sophie Kaufmann, Florence Coste ou Isabel Jeanin ou Tiffanie Jamesse, Mathilde Le Quellec ou Lucie Reidinger, Amandine Voisin ou Morgan L'Hostis.       <br />
       Décors : Sandrine Lamblin.       <br />
       Costumes : Charlotte Richard, assistée de Fatna Sebsab et Marie-Hélène Forestier.       <br />
       Composition et arrangements vocaux : Raphaël Callandreau.       <br />
       Instruments : Antonin Volson.       <br />
       Chorégraphies : Millard Hurley et Claire Couture.       <br />
       Création lumière : Nicolas Gros.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 septembre 2022 au 8 janvier 2023.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 19 h, dimanche 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 24, 25 décembre et 1er janvier.       <br />
       Théâtre Le Ranelagh, Paris 16e, 01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68079319-47987037.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-modeles-des-artistes-sont-elles-vraiment-des-modeles-de-vie-A-en-croire-ces-Muses--non-et-tant-mieux-_a3415.html</link>
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   <title>"Marilyn, ma Grand-mère et moi"… Éloge de la fantaisie</title>
   <pubDate>Tue, 06 Apr 2021 08:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entre conte, cabaret et souvenirs d'enfance, "Marilyn, ma Grand-mère et moi" use de mille artifices pour nous faire voir, via la facette de la star mythique d'Hollywood, un pan de la vie des femmes de la moitié du siècle dernier. À la fois déformante et révélatrice, cette vision est donnée en plein feu par l'autrice interprète, Céline Milliat Baumgartner et son complice en musique, Manuel Peskine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55281478-41418873.jpg?v=1617693542" alt=""Marilyn, ma Grand-mère et moi"… Éloge de la fantaisie" title=""Marilyn, ma Grand-mère et moi"… Éloge de la fantaisie" />
     </div>
     <div>
      C'est avant tout une bonne humeur et une énergie captivante qui dynamise ce spectacle. C'est également un fourmillement d'idées, de facéties, de trouvailles via les lumières, le décor et les accessoires qui jalonnent cette histoire et transforme ce qui pourrait être une sonate nostalgique en une gaie partition pleine de rebondissements.       <br />
              <br />
       Trois personnages principaux sont, tour à tour, acteurs de cette épopée au travers le temps : Marilyn Monroe, tantôt image d'Épinal du glamour incandescent, tantôt femme au cœur et à l'âme blessés, Marie-Thérèse, une femme ordinaire née la même année que Marilyn, au parcours radicalement moins pailleté, et sa petite-fille, la narratrice, le double de Céline Milliat Baumgartner. Le fil de l'histoire tisse ainsi un réseau significatif, le plus souvent drôle et parfois poignant, entre les vies de Marie-Thérèse à Colmar et celle de Marilyn.       <br />
              <br />
       À travers cette grille de lecture, c'est finalement d'héritage dont il est question. Un héritage composé d'épisodes pris dans les vies de ces deux héroïnes, de souvenirs dramatiques ou fameux, de chansons inoubliables, de hasards surprenants qui se font échos d'un destin à l'autre, comme deux personnages qui suivraient la même rivière chacune sur une rive. Racontée ainsi, l'entreprise pourrait paraître colossale et impossible à réaliser en un peu plus d'une heure de scène. Mais l'ingéniosité qui émaille le spectacle ainsi que sa construction en scénettes courtes, visuelles et musicales réussit ce joli exploit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55281478-41418878.jpg?v=1617693572" alt=""Marilyn, ma Grand-mère et moi"… Éloge de la fantaisie" title=""Marilyn, ma Grand-mère et moi"… Éloge de la fantaisie" />
     </div>
     <div>
      Manuel Peskine au piano, mais également au saxo, aux claviers, à l'harmonica et au chant, est un partenaire omniprésent dans ce duo qui s'amuse avec les codes du cabaret. Les parties jouées se mélangent ainsi aux chansons emblématiques du répertoire comme &quot;My heart belongs to daddy&quot; ou &quot;Over the rainbow&quot;, ou des clins d'œil dont celui à Brassens avec &quot;Il n'y a pas d'amour heureux&quot;. Mais une autre partie du spectacle est, elle aussi, d'une présence incontournable. Il s'agit de l'armoire.       <br />
              <br />
       L'armoire est en fond de scène, au-delà du cercle qui symbolise au sol la piste de jeu, au-delà de cette réalité qui se déroule devant nous. Elle se dresse comme le passé imperturbable et nous regarde de haut. Elle renferme l'héritage. Mais elle est surtout armoire magique, à transformations multiples, devient boudoir où l'image de Marie-Thérèse apparaît dans un miroir tavelé, bloc opératoire, compartiment d'un train pour New York (avec une magnifique toile peinte défilante &quot;à l'ancienne&quot; !), ou plus simplement penderie où les vêtements prennent vie autant que les regrets. Espace du rêve, du souvenir, du conte, qui catapulte la mise en scène de Valérie Lesort (à qui l'on doit aussi la scénographie) dans une belle dimension à la fois onirique et enfantine.       <br />
              <br />
       &quot;Marilyn, ma Grand-mère et moi&quot; parvient également, par le biais du spectacle de cabaret, à nous faire entrevoir de manière sensible le témoignage autobiographique de Céline Milliat Baumgartner sur sa grand-mère, née en 1926, dans une époque où la liberté de choix pour les femmes n'était pas acquise. Loin de là. Elle raconte ainsi l'histoire d'une émancipation durement punie à l'époque, celle de Marie-Thérèse qui fut enfermée au départ dans sa &quot;condition féminine&quot;, comme Marilyn vécut enfermée dans un rôle glamour construit pour les fantasmes des hommes. Un héritage… et une mémoire magnifiquement bien ravivées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marilyn, ma Grand-mère et moi"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55281478-41418882.jpg?v=1617693599" alt=""Marilyn, ma Grand-mère et moi"… Éloge de la fantaisie" title=""Marilyn, ma Grand-mère et moi"… Éloge de la fantaisie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Céline Milliat Baumgartner, artiste du LAB <span style="font-style:italic">(*)</span>.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Valérie Lesort.       <br />
       Avec : Céline Milliat Baumgartner et Manuel Peskine.       <br />
       Musique : Manuel Peskine.       <br />
       Lumières : Jérémie Papin.       <br />
       Costumes : Julia Allègre.       <br />
       Chorégraphie : Yohann Têté.       <br />
       Décor : Les Ateliers du Préau.       <br />
       Production Le Préau - Centre Dramatique National de Normandie-Vire.       <br />
       Dès 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(*) Le LAB est constitué d’artistes pluridisciplinaires présents au Préau sur des temps réguliers, sous forme de laboratoire.</span>       <br />
              <br />
       Vu au Grand Parquet, Paris (18e) - maison d'artistes associée au Théâtre Paris-Villette - fin mars 2021 dans le cadre de séances à destination des professionnels.       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2021/2022</b>       <br />
       1er juin 2021 : L'Éclat, Pont-Audemer (27).       <br />
       15 juin 2021 : Festival d'Anjou, Angers (49).        <br />
       17 juin 2021 : Théâtre du Pays de Morlaix, Morlaix (29).       <br />
       22 au 24 juin 2021 : La Manufacture - CDN, Nancy (54).        <br />
       7 au 9 octobre 2021 : Le Préau, CDN de Normandie-Vire, Vire (14).        <br />
       13 octobre 2021 : Le Vivat - Scène conventionnée d'intérêt national art et création, Armentières (59).       <br />
       15 et 16 janvier 2022 : Le Bateau Feu - Scène nationale, Dunkerque (59).        <br />
       Première semaine de février (dates à définir) : Théâtre de Villefranche - Scène conventionnée d'intérêt national art et création, &quot;Focus Jeunes Créatrices&quot;, Villefrance-sur-Saône (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/55281478-41418873.jpg</photo:imgsrc>
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