<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T14:14:45+01:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-68788804</guid>
   <title>"La leçon"… Décalée et toute en couleur !</title>
   <pubDate>Thu, 17 Nov 2022 07:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après "Les chaises ?" et "M. & Mme Rêve", le couple Pietragalla-Derouault renoue avec l'œuvre d'Eugène Ionesco. Dans une mise en scène où les chorégraphies alimentent les dialogues théâtraux, le verbe devient dansé et est porté par celles-ci en redessinant la création du dramaturge roumano-français dans un rapport, à l'autre et à l'espace, vif, mais tout en nuances.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68788804-48310472.jpg?v=1668525068" alt=""La leçon"… Décalée et toute en couleur !" title=""La leçon"… Décalée et toute en couleur !" />
     </div>
     <div>
      Voilà une scénographie aux couleurs sombres, mais avec des chorégraphies éclatantes autour de sept danseurs dont Marie (Solène Ernaux Messina), le professeur (Julien Derouault) et l'élève (Caroline Jaubert), les trois protagonistes de &quot;La leçon&quot; (1951) de Ionesco (1909-1994). Cette pièce est jouée, avec &quot;La cantatrice chauve&quot;, au théâtre de la Huchette depuis le 16 février 1957. Toujours d'actualité, car mettant en lumière savoir et autorité, elle peut avoir plusieurs grilles de lecture. Celle du couple Pietragalla-Derouault fait du corps un médium d'expressivité en appui de la voix pour incarner les différentes figures de l'autorité et de l'asservissement.       <br />
              <br />
       Les chorégraphies intègrent du chant entonné en chœur. Nous sommes ainsi au carrefour de trois arts qui crée une dynamique de groupe dans laquelle chaque artiste se lie à l'autre dans un rapport autant physique qu'oral, l'oralité étant scandée par des répliques théâtrales ou des chants faisant de la voix un élément à différentes tonalités où se mêlent la domination, la souffrance et l'entêtement.       <br />
              <br />
       Cette gamme d'émotions est recouverte d'un voile chorégraphique où les corps, tendus, se libèrent d'une tension, mais où la discipline et les propos d'un maître d'école les ploient aussi dans une souplesse et des torsions multiples. L'ensemble se retrouve dans des positions autant droites, allongées, assises, qu'en diagonale ou en cercle. Les courbures et les angles cohabitent dans des mouvements qui se disputent à la parole. Les membres supérieurs se plissent, les troncs se courbent et se tendent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68788804-48310477.jpg?v=1668525101" alt=""La leçon"… Décalée et toute en couleur !" title=""La leçon"… Décalée et toute en couleur !" />
     </div>
     <div>
      Les interprètes jaillissent, se regroupent, s'étirent. On sort, on entre comme dans un vaudeville dont la vivacité et le dynamisme sont empruntés. La tension est continuelle par la voix qui devient un baromètre rythmique où les mots lancés tapent comme sur un tambour. Le groupe reste compact comme une galaxie où, de temps en temps, certaines étoiles, comme le professeur, l'élève et Marie, sortent pour en revenir.       <br />
              <br />
       Torsions et contorsions alternent à l'image des relations névrotiques entre les différents protagonistes. Le ton rudement professoral parfois est transformé en gestuelles amples dans un rythme rapide et presque tourbillonnant. Il n'y a pas de moment de pause, tout est en mouvement.       <br />
              <br />
       Au centre, Julien Derouault est comme un chef d'orchestre, le tronc souvent redressé. Sa prestation très physique le pose comme le chef du plateau où, sous le couvert de répliques lancées comme des ordres, une trame corporelle très dynamique s'exécute. La dramaturgie d'Eugène Ionesco est respectée même si une partie de la pièce a dû être amputée afin d'avoir un équilibre entre danse et théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ça saute, ça tombe avec les bras hauts levés et les mains ouvertes, les danseurs, en tension, se courbent pour se déployer ensuite. En cercle, en file indienne, cela avance comme une armée tout à la fois disciplinée et poétique. Massif, dominateur, le professeur s'impose corporellement avec l'esthétique du danseur. Avec la fermeté de l'autorité et la tyrannie d'un sachant autocratique, Julien Derouault incarne toutes ces figures. Sa voix questionne, interpelle, répète. Nous sommes dans un savoir professoral, en dehors de toute réflexion, faisant de l'élève une simple marionnette.       <br />
              <br />
       C'est beau et coloré avec une très belle mise en scène qui laisse voir un tournoiement chorégraphique où les voix font écho à une dynamique corporelle en respectant le fameux adage &quot;faire corps avec son esprit&quot;. Un pur délice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La leçon"</b></div>
     <div>
      D'après l'œuvre originale d'Eugène Ionesco.       <br />
       Pièce pour 7 danseurs.       <br />
       Conception et chorégraphie : Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault.       <br />
       Avec : Julien Derouault, Caroline Jaubert, Solène Ernaux Messina, Amélie Lampidecchia, Carla Béral, Robin Sallat, Antonin Vanlangendonck.       <br />
       Conception visuelle et scénographie 3D : Christophe Rendu.       <br />
       Lumière : Alexis David.       <br />
       Costumes : Marie-Claude Pietragalla.       <br />
       Production Théâtre du Corps.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 octobre au 3 décembre 2022.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h, dimanche à 14 h 30, en alternance avec &quot;La Femme Qui Danse&quot;.       <br />
       Théâtre de la Madeleine, Paris 8e, 01 42 65 07 09.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-madeleine.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-madeleine.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68788804-48310472.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-lecon-Decalee-et-toute-en-couleur-_a3446.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-65761716</guid>
   <title>Bruegel… Du grand Art audacieux !</title>
   <pubDate>Fri, 01 Jul 2022 06:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création originale, Lisaboa Houbrechts retrace un morceau de vie d'une œuvre phare du peintre et sculpteur brabançon Pieter Bruegel l'Ancien dans un format des plus étonnants où se mêle tout un ensemble de cultures de différentes époques au travers de poésie, d'humour et de chansons.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65761716-46854688.jpg?v=1656619856" alt="Bruegel… Du grand Art audacieux !" title="Bruegel… Du grand Art audacieux !" />
     </div>
     <div>
      C'est étrange, loufoque et singulier ce que nous propose la créatrice flamande Lisaboa Houbrechts. &quot;Bruegel&quot; est une œuvre forte avec un texte de grande qualité où se côtoient les vers et les langues étrangères, la poésie et les mots rudes du quotidien, les rires et les pleurs, le langage châtié et les jurons, le monothéisme et le polythéisme, l'humour et la tragédie, la provocation et la dévotion.       <br />
              <br />
       C'est tout un univers fantasmagorique qui nous est proposé. C'est aussi et surtout une rencontre entre différentes époques et mondes culturels qui s'agencent, se réunissent, voire s'opposent, comme quand Marie (Rand Abou Fakher), la mère de Jésus, et Athéna (Romy Louise Lauwers), la déesse grecque, ont une confrontation verbale, l'une côté cour, l'autre côté jardin, perchée au balcon.       <br />
              <br />
       Nous remontons aussi jusqu'au (bas) Moyen Âge où la religion était un mode de vie et où tout &quot;hérétique&quot;, terme souvent lancé pour discréditer et abattre tout ennemi du royaume, était considéré comme &quot;sorcière&quot;, en plus de celles qui avaient des compétences botaniques permettant de guérir ou de tuer. C'est cet anathème qui est lancé contre Dulle Griet ou Margot la Folle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65761716-46854690.jpg?v=1656619933" alt="Bruegel… Du grand Art audacieux !" title="Bruegel… Du grand Art audacieux !" />
     </div>
     <div>
      Mais qui est-elle ? C'est la protagoniste éponyme du célèbre tableau &quot;Dulle Griet&quot; (1562) de Pieter Bruegel l'Ancien (1525-1569). C'est la création de cette œuvre qui est la trame du spectacle. Nous connaissons peu de choses certaines sur Bruegel, peintre et sculpteur brabançon. Les historiens ne sont pas sûrs de sa date de naissance, seule sa date de mort précise est avérée, un 9 septembre. Dulle Griet, quant à elle, est un personnage du folklore flamand personnifiant l'avarice. C'est aussi le nom d'un canon médiéval gantois.        <br />
              <br />
       La composition picturale de Bruegel représente un décor plutôt chaotique avec ses incendies, ses obscurités et son armée de femmes menée par Margot la Folle, équipée d'un couteau côté gauche et d'une épée côté droit pour aller en direction de la bouche de l'Enfer représentée grande ouverte avec son œil fixe. Un livre de proverbes publié à Anvers en 1568 contient ce dicton qui semble faire écho à cette création : <span style="font-style:italic">&quot;Une femme seule fait du boucan, deux femmes causent beaucoup de difficultés, trois femmes se rassemblent uniquement pour faire du commerce pour un marché annuel, quatre femmes mènent à la dispute, cinq femmes forment une armée et, pour lutter contre six femmes, Satan n'a pas lui-même une arme pour les combattre.&quot;*</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65761716-46854719.jpg?v=1656619985" alt="Bruegel… Du grand Art audacieux !" title="Bruegel… Du grand Art audacieux !" />
     </div>
     <div>
      La scénographie laisse voir une grande scène avec de très grands tableaux. Se perd dans cet ensemble de protagonistes aussi loufoques qu'intéressants, Bruegel. À l'opposé des autres, exubérants pour la plupart, le peintre est discret, presque effacé et est souvent entouré de ses œuvres picturales. C'est la question du genre qui est aussi posée et qui n'est pas abolie par la distance temporelle dans la bouche de Margot la Folle (Anne-Laure Vandeputte). Elle se pose en combattante de sa virilité, elle à qui on reproche un corps de femme, sans doute, mais dans un esprit de mâle. Et elle y tient et le fait savoir. Comme elle souhaite que Bruegel la peigne comme elle est et non comme il pense qu'elle soit. C'est une revendication d'une créature à son dieu créateur.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans une représentation où les personnages de mythologie, de religion et de peinture vivent, parlent, agissent. Et veulent se faire entendre. Car il faut entendre Dulle Griet quand elle crie, de façon écorchée, qu'elle existe à plusieurs reprises. Une existence qui se veut à part entière et pas uniquement dans la tête d'un créateur qui l'enfante de ses pinceaux. Le jeu d'Anne-Laure Vandeputte est très physique avec son corps et sa voix, aiguillons d'une forte présence scénique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65761716-46854720.jpg?v=1656620020" alt="Bruegel… Du grand Art audacieux !" title="Bruegel… Du grand Art audacieux !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre pourtant tout doucement dans une certaine obscurité par un chant en iranien plein d’émotion de Mostafa Taleb. Au-dessus, via un script, défilent toutes les guerres qui ont eu lieu d’aujourd’hui jusqu’au XIVe siècle. De la dernière russo-ukrainienne, aux oubliées comme celles du Yémen ou du haut Karabagh (2020), ou encore celles continues et jetées de plus en plus dans l’indifférence tel le conflit israélo-palestinien ou celles qu’aucun mort ou massacre ne s'est fait entendre comme la guerre du Kivu (2004).       <br />
              <br />
       Il y a aussi ce mélange de langues que sont l'anglais, le français, l'arabe et le néerlandais qui s'échappent de différentes bouches, parfois avec humour comme lorsque Romy Louise Lauwers bascule du néerlandais au français. Le kamancheh, l'orgue et le clavecin, instrument d'origine iranienne pour le premier, tissent musicalement cette création théâtrale. Les chansons sont en persan, latin, grecque, espagnol, occitan et arabe, nourris pour ces derniers par les poèmes de Hafez (1325-1389/90) et d'improvisations dans le style du folklore iranien. Des madrigaux en langue italienne font aussi irruption. Ce sont des ruptures artistiques, autant théâtrales que musicales, qui agencent la pièce comme une série de séquences avec leurs propres univers. Nous sommes dans un voyage autant temporel, culturel, musical que linguistique. La pièce a des entrées plus qu'intéressantes mais manque parfois d'un tempo plus rapide entre certaines séquences qui aurait fait gagner quelques minutes précieuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65761716-46854857.jpg?v=1656621401" alt="Bruegel… Du grand Art audacieux !" title="Bruegel… Du grand Art audacieux !" />
     </div>
     <div>
      Tout est particulier. L'audace du verbe, l'originalité des gestiques et du corps font un formidable mariage. Soit mime, soit imitateur, soit chanteur, comédien assurément, polyglotte pour beaucoup, les interprètes ont de multiples cordes à leur arc. Cela transpire artistiquement par tous leurs pores. Les attitudes comiques sont aussi de la partie au travers d'imitations et de caricatures animales. Elles donnent une note très loufoque au spectacle. Les bruits aussi viennent s'agréger, comme ceux de caquètement qui bousculent une tranquillité qui n'était de toute façon pas au rendez-vous. La représentation est un carrefour d'oppositions qui arrivent à se réunir et où les différences deviennent sacrées sous le joug rayonnant de l'audace.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Source : Wikipédia.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bruegel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65761716-46854858.jpg?v=1656621470" alt="Bruegel… Du grand Art audacieux !" title="Bruegel… Du grand Art audacieux !" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en néerlandais surtitré en français.       <br />
       Texte : Lisaboa Houbrechts.       <br />
       Mise en scène : Lisaboa Houbrechts.       <br />
       Assistant à la mise en scène et dramaturgie : Pauwel Hertmans.       <br />
       Avec : Rand Abou Fakher, Romy Louise Lauwers, Victor Lauwers, Lobke Leirens, Andrew Van Ostade, Anne-Laure Vandeputte.       <br />
       Musique : Mostafa Taleb (composition, kamânche).       <br />
       Harmonia Sacra : Jérôme Bertier (orgue).       <br />
       Chant : Florent Baffi, Capucine Meens, Stéphanie Revillion.       <br />
       Scénographie : Oscar van der Put.       <br />
       Costumes : Katarzyna Milczarek.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Bruegel&quot; a été représenté du 23 juin au 25 juin 2022 à la Grande Halle de La Villette, Espace Charlie Parker, Paris 19e.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65761716-46854688.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Bruegel-Du-grand-Art-audacieux-_a3319.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-21946083</guid>
   <title>Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception</title>
   <pubDate>Thu, 03 May 2018 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marie Curie a-t-elle eu une vie, une famille, une jeunesse avant d'être celle dont la Terre entière se souvient pour avoir changé le cours de l'humanité ? Réponse… Oui ! Et c'est ce que nous raconte le "Pacte des deux sœurs", une mise en lumière de deux personnalités extraordinaires, hors du commun, dont incontestablement Bronia est la moins connue des deux, le travail de Marie et de son mari ayant eu une portée universelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21946083-24811127.jpg?v=1525339454" alt="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" title="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" />
     </div>
     <div>
      Voilà une pièce qui redonne une humanité sensible et intelligente à l'icône des sciences qu'est Marie Curie. Derrière la figure historique doublement primée et sa célèbre blouse de laborantine, se dévoilent une adolescente naïve, puis une jeune femme détentrice d'une jeunesse, d'une intimité, d'une volonté naissante qui se construira avec le soutien de sa sœur Bronia. De leur exceptionnelle complicité naîtra un &quot;Pacte&quot; qui fera d'elles, chacune à leur manière, deux femmes accomplies et épanouies qui bouleverseront à bien des égards le statut &quot;féminin&quot; de leur époque, servant encore de guide possible aujourd'hui pour le féminisme.       <br />
              <br />
       C'est cette entente (et la période s'y rapportant) entre les deux jeunes filles qui nous fait sortir complètement de la vision habituelle de la vie de Marie Curie, du portrait classique de la scientifique dont on occulte l'âge de l'adolescence puis des études. Cette époque met en lumière le lien indéfectible qui unit les deux sœurs et le pacte qu'elles scellent pour aller étudier à la Sorbonne. Il naît d'un même rêve qui les habite depuis l'enfance (parents enseignants) : étudier pour devenir &quot;quelqu'un&quot;.        <br />
              <br />
       Au cœur de la Pologne sous domination russe, le &quot;Pacte&quot; est signé : Bronia partira la première faire des études de médecine à Paris et, une fois installée, elle fera venir Marie pour que celle-ci puisse étudier à son tour. L'une deviendra la grande et remarquable Marie Curie, l'autre l'une des premières gynécologues femme au monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21946083-24811142.jpg?v=1525339490" alt="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" title="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le Pacte des sœurs&quot; est une création réussie et &quot;instructive&quot;, grâce notamment à une pertinente adaptation par Isabelle Lauriou du livre de Natacha Henry, très documenté, abordant les aspects familial, social, politique et féministe ; et à une mise en scène talentueuse, toute en subtilité et sensibilité, usant de séquences courtes, en manière de &quot;tempo adagio&quot;, donnant un rythme agréable, posé…        <br />
              <br />
       Et créant deux espaces au plateau. Dans un premier temps, Marie Sklodowska en Pologne à jardin et Bronia à l'université en France à cour ; puis une fois toutes deux à Paris, Marie Curie et le labo sont côté jardin tandis que la poursuite de la vie de sa sœur (mariage, naissance, retour au pays, etc.) reste à cour.       <br />
              <br />
       La musique participe à la rythmique et à la cohésion de l'ensemble, habillant dans la pénombre les changements à vue avec d'étonnantes et légères compositions musicales, scintillantes, mélodiques et rythmiques à la fois, où des vagues d'harmoniques éphémères envahissent l'espace. Mihasane Pan joue pour cela du Hang. Le Hang un instrument de musique acoustique, de la famille des percussions. Pour faire simple, il s'agit est d'un volume lenticulaire creux, composé de deux coupelles métalliques embouties. La partie haute (plus &quot;aiguë&quot;) de l'instrument émet une note fondamentale et sept ou huit notes entourant celle-ci. La partie &quot;basse&quot; est une surface lisse dotée d'un trou en son centre.       <br />
              <br />
       Les comédiennes sont au diapason malgré une logique assurance à venir… au fil des prochaines représentations. Marie-Hélène Aubert nous propose une Bronia toute en densité et sérieux face aux défis à relever dans une Pologne sous le joug de la Russie, puis dans une France où, même à la Sorbonne, les femmes ne sont pas les bienvenues et sont souvent mal accueillies (parmi les 776 étudiants de la faculté parisienne où elle s'inscrivit, les filles étaient alors moins de 20 en 1891). Et elle distille en toute élégance un personnage incroyablement humain, exprimant parfaitement l'amour qu'avait Bronia pour sa sœur.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21946083-24811150.jpg?v=1525339514" alt="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" title="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" />
     </div>
     <div>
      Clémentine Stepanoff endosse le rôle de Marie Curie avec retenue au début, ne donnant pas trop d'ampleur à son interprétation, afin ainsi de ne pas tomber dans le piège de la forte personnalité de la chimiste devenue célèbre. De ce fait, elle retranscrit avec délicatesse et légèreté le tempérament plein de jeunesse de Marie avec la pointe de naïveté et de grâce permettant de découvrir la grande scientifique sous un jour nouveau. Si, parfois, les traits de caractère semblent manquer de relief, le jeu de la comédienne s'affine au fur et à mesure de l'avancée temporelle de la pièce. Incontestablement, les deux comédiennes font preuve de beaucoup de complicité et d'une réelle générosité dans leur interprétation.       <br />
              <br />
       Ainsi &quot;Le Pacte des sœurs&quot; a permis la réalisation d'une aventure extraordinaire pour deux femmes indépendantes et volontaires, qui devinrent exceptionnelles et singulières, ayant marqué chacune à leur manière l'Histoire. Et c'est ce récit que nous propose avec réussite et talent la Compagnie du Saut de l'Ange.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pacte des sœurs, Marie Curie et Bronia Dluska"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21946083-24811152.jpg?v=1525339544" alt="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" title="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" />
     </div>
     <div>
      Adaptation du roman &quot;Marie et Bronia, le Pacte des sœurs&quot; de Natacha Henry (Éditions Albin Michel).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Isabelle Lauriou.       <br />
       Avec : Marie-Hélène Aubert et Clémentine Stepanoff.       <br />
       Musique : Mihasane Pan.       <br />
       Compagnie du Saut de l'Ange.       <br />
              <br />
       Créé le 16 mars à la Mairie du IVe.       <br />
       Le spectacle a été joué le vendredi 27 avril 2018        <br />
       dans le cadre du Printemps de la Création au Théâtre 14, Paris 14e.       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 mars 2019,</span>        <br />
       à 20 h 30,        <br />
       Foyer international des étudiantes,        <br />
       93 Boulevard Saint-Michel,        <br />
       75005 Paris.       <br />
       Réservation par retour de mail à l'adresse suivante et paiement par chèque ou sur place :       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('ciecorpsetames@gmail.com')" >ciecorpsetames@gmail.com</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ciedusautdelange.com" target="_blank">&gt;&gt; ciedusautdelange.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour mémoire…</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21946083-24811180.jpg?v=1525339714" alt="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" title="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" />
     </div>
     <div>
      - Marie Sklodowska est née à Varsovie en 1867. La Pologne est alors sous la domination de la Russie.        <br />
       - Elle décède au sanatorium de Sancellemoz (Haute-Savoie) le 4 juillet 1934.       <br />
       - Elle arrive à Paris à l'âge de 24 ans (en 1891) pour suivre des cours de mathématiques et de physique.       <br />
       - Prix Nobel de physique en 1903 et prix Nobel de chimie en 1911. Seule femme, encore aujourd'hui, a avoir reçu deux prix Nobel.       <br />
       - La découverte du radium est l'œuvre de Pierre et Marie Curie qui l'ont extrait de la pechblende.       <br />
       - Le pechblende est l'oxyde naturel d'uranium, composé essentiellement d'uraninite (UO2), le plus important minerai d'uranium, dont on extrait le radium.       <br />
       - 1898 : le polonium, deux ans plus tard le radium... La radioactivité est née.       <br />
       - Elle passera le restant de sa vie à mettre à profit les effets du radium sur les organismes vivants pour soigner les cancers. La &quot;curiethérapie&quot;, pratique qui consiste à implanter des aiguilles contenant du radium pour irradier localement une tumeur, est mise au point. En 1914, l'institut du radium (aujourd'hui institut Curie) est fondé à Paris afin d'associer différentes disciplines scientifiques dans la recherche de nouvelles thérapies.       <br />
       - En 1995, François Mitterrand salue &quot;la première femme de notre histoire honorée pour ses propres mérites&quot; lors du transfert des cendres de Marie et Pierre Curie au Panthéon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21946083-24811189.jpg?v=1525339770" alt="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" title="Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21946083-24811127.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pacte-des-soeurs-une-entente-familiale-a-l-origine-de-deux-femmes-d-exception_a2110.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
