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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-08T05:03:40+01:00</dc:date>
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   <title>"Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !</title>
   <pubDate>Tue, 24 May 2022 07:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vingt-sept ans après les premières représentations au festival d'Avignon, Marcial Di Fonzo Bo et Frédérique Loliée, deux comédiens ayant joué dans celles-ci, reprennent la mise en scène surprenante qu'avait faite en 1995 Matthias Langhoff qui avait réécrit scéniquement "Richard III". Dans un décor très original, la tragédie historique du génie anglais est vue sous le regard très libre du metteur en scène allemand.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391662.jpg?v=1653330460" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
     </div>
     <div>
      C'est d'abord une scénographie, superbe avec ses deux roues à moulin qui montent et descendent au sens propre les planches sur lesquelles est jouée la pièce. Richard III joue au diable caché pour accéder au pouvoir sans nervosité, avec une délicatesse, une nonchalance respirant parfois d'humour. Shakespeare (1564-1616) est respecté dans le texte avec ses envolées lyriques. Dans l'esprit, la tragédie tient lieu parfois d'une comédie faite avec beaucoup d'audace.       <br />
              <br />
       En 1995, Matthias Langhoff avait monté cette pièce et choisi dans la distribution Marcial Di Fonzo Bo (Richard III) et Frédérique Loliée (Margaret, veuve d'Henry VI). Nous les retrouvons, vingt-sept ans après, très bons dans ces mêmes rôles respectifs. Richard III (1452-1485) est le dernier roi d'Angleterre de la famille d'York de 1483 à sa mort. Un règne de deux courtes années qui sont restées dans la mémoire collective grâce à Shakespeare. Il incarne un condensé machiavélique de froid calculateur violent et cynique ayant pour seule vertu le vide et ne se raccrochant à aucune considération humaine. Tout s'enchaîne autour de meurtres, de déclarations solennelles et d'exécutions sous son joug afin de conquérir le pouvoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391663.jpg?v=1653330501" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
     </div>
     <div>
      On y retrouve tout le suc de ce qui fait le sel des tragédies shakespeariennes. La fable est revisitée avec un regard décalé, laissant à distance la cruauté tragique et politique de celle-ci pour en présenter des atours élégamment humoristiques. Ce sont des matériaux de la pièce de Shakespeare qui sont réagencés, au travers d'une nouvelle réécriture de Matthias Langhoff. Il s'agissait pour lui de ne pas monter un texte figé par le temps, mais de le faire vivre au moment de sa représentation.       <br />
              <br />
       D'où cette impression parfois de se retrouver dans une configuration qui se construit au fil de l'eau et où les ressorts en sont montrés sans fard. L'envers et l'avers du spectacle y sont mis à nu. On y découvre un petit escalier étroit côté cour et un endroit niché au fond côté jardin où est exécuté George de Clarence. Au final, le champ de bataille où meurt le roi est agencé dans une nudité aride. Ce qui prime à chaque fois sont les protagonistes, ici principal quand celui-ci meurt dans une réplique laissée à la postérité : <span style="font-style:italic">&quot;A horse ! A horse ! My kingdom for a horse&quot;(1)</span>. Elle est dite sans emphase, dans le souffle d'un homme déjà mourant et sans espoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391669.jpg?v=1653330574" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
     </div>
     <div>
      Il y a aussi du théâtre dans le théâtre avec une admiratrice, à l'accent hispanique, demandant un autographe à l'un des personnages. Ce qui donne lieu à un décalage de temps, de lieu et de situation. Ce protagoniste, dans sa représentativité, est extirpé un instant du spectacle par cette admiratrice entrant en contact avec lui pour ce qu'il est ou ce qu'il représente. Nul ne le sait et c'est au spectateur d'en faire sa propre version.         <br />
              <br />
       Le décor est superbe et ressemble, dans sa disposition, à celui d'une grange. Tout est en bois, les coulisses sont visibles derrière, côté cour. Pour certains changements, de simples rideaux blancs ou chamarrés, de petite taille, sont tirés. Un protagoniste est installé au milieu des spectateurs avant d'être cherché par Richard III. Une autre fois, celui-ci va vers le public, en touchant quelques personnes. La reine en descend, installant la tragédie dans un périmètre beaucoup plus humain, concret et tactile. Le roi devient un acteur se désincarnant, à dessein, de son rôle pour se montrer avec un visage plus humain. Il fait du public, un témoin et un confident de ses actions. Sans doute par machiavélisme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391688.jpg?v=1653330634" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
     </div>
     <div>
      Ce regard subjectif de Matthias Langhoff est une prise de position dans la perception des personnages et de la fable. L'exécution de George de Clarence participe à une action quasi secondaire qui est effectuée dans un coin de scène. La mort de Richard III, presque banale et sans éclat aucun, n'est vu qu'au travers d'une suite logique historique qu'il a créée et qui l'a conduit à sa perte. Sur ces deux temps forts de la pièce, il en est fait une succession rigoureuse d'actions, à l'instar d'une dialectique de l'Histoire qui déroule son mécanisme en emportant tout sur son passage.       <br />
              <br />
       L'attention portée sur la psychologie et les attitudes de Richard III et Margaret donne une focale très personnelle des événements avec une Histoire faite avant tout par des héros, ici négatifs. Nous sommes loin de la dialectique marxiste avec le peuple au centre de l'action ou encore la distanciation brechtienne avec une absence de héros et un lien très fort unissant les personnages à leur environnement. Ici, les événements ne sont incarnés que par ceux-là, en premier lieu Richard III. C'est au travers de ses ambitions mais surtout de ses émotions feintes qu'il écrit en lettres de sang, sang à aucun moment visible, la tragédie qui le mène à sa perte. L'Histoire faite homme jusqu'à son dernier souffle !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) En français : &quot;Un cheval ! Un cheval ! Mon royaume pour un cheval&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle a été joué à la Grande Halle de la Villette, Espace Charlie Parker, du 12 au 15 mai 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391715.jpg?v=1653330837" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Reprise de la mise en scène de Matthias Langhoff (1995) par Frédérique Loliée et Marcial Di Fonzo Bo.       <br />
       Nouvelle traduction : Olivier Cadiot.       <br />
       Conseillère à la traduction : Sophie Mckeown.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marianne Ségol-Samoy       <br />
       Avec : Manuela Beltrán Marulanda, Nabil Berrehil, Michele De Paola, Marcial Di Fonzo Bo, Isabel Aimé González Sola, Victor Lafrej, Kévin Lelannier, Frédérique Loliée, Margot Madec, Anouar Sahraoui, Raha Sepehr<span style="font-style:italic">(2)</span>, Arnaud Vrech.        <br />
       Et Claudio Codemo, Maud Dufour, Grégory Guilbert, Laura Lemaître, David Marain, Thomas Nicolle.       <br />
       Collaboratrice artistique : Marianne Ségol-Samoy.       <br />
       Décor et costumes : Catherine Rankl.       <br />
       Assistante aux costumes : Charlotte Le Gall.       <br />
       Lumière : Laurent Bénard.       <br />
       Perruques, masques et maquillages : Cécile Kretschmar.       <br />
       Décor construit par les ateliers de la Comédie de Caen sous la direction de Carine Fayola.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée estimée : 2 h 45.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(2) Raha Sepehr fait partie des artistes afghans qui ont été accueilli en Normandie grâce au réseau de solidarité initié par l'association des centres dramatiques de France suite aux événements de l'été 2021.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64830642-46391662.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Gloucester-Time-Materiau-Shakespeare-Richard-III-Humain-trop-humain-_a3252.html</link>
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   <title>"Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"</title>
   <pubDate>Mon, 14 Feb 2022 09:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   D'abord le souffle puissant d'un dramaturge d'exception, William Shakespeare, pour s'emparer au XVIe siècle des combats fratricides opposant trente ans durant la famille des York à celle des Lancaster, avant que l'un d'eux, Richard duc de Gloucester, ne les surpasse en perfidie machiavélique… Puis un metteur en scène, Matthias Langhoff, pour, à la fin du XXe siècle, monter ce drame atemporel… Enfin, deux acteurs embarqués dans la première aventure, Frédérique Loliée et Marcial Di Fonzo Bo, pour remonter sur les planches en reprenant vingt-cinq années plus tard la mise en scène de leur mentor… Voilà de quoi est fait ce bouillonnant "Matériau Shakespeare".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62332555-45208681.jpg?v=1644829194" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, on est immergé dans un décor fabuleux devenu, en 2022, une curiosité à lui seul. En effet, l'époque privilégiant les plateaux quasi-nus pour des raisons autant esthétiques que financières, on n'est pas peu surpris de découvrir une gigantesque machinerie de treuils et autres parquets inclinés commandés à vue par des techniciens faisant dérober sous les pieds des protagonistes le sol qui, au propre comme au figuré, à chaque instant risque de les engloutir. Jusqu'à la Tour de Londres que l'on devine en haut du monumental escalier, au-dessus du pont-levis. Une machinerie exceptionnelle propre à rendre compte des machinations qui vont déferler trois heures durant devant nos yeux fascinés…       <br />
              <br />
       Comme à l'époque du théâtre élisabéthain où celui-ci était lieu de rencontres festives, tout commence par un défilé d'invités qui, verre à la main, portable vissé à l'oreille, cameramen filmant la scène, rejoignent sourires de circonstance accrochés aux lèvres &quot;le décor&quot;… À l'exception cependant de la veuve d'Henri VI, bannie du royaume, qui sera, elle, évacuée manu militari par les agents de sécurité du théâtre, elle et son cabas plastique griffé &quot;Bordeaux&quot; où elle a entassé vaille que vaille quelques objets personnels… Ainsi est créé un continuum temporel, dévoilant au-delà des cinq siècles qui les séparent les coulisses des jeux de massacre pour la conquête du pouvoir… À quelques nuances près certes, quoique, en 2022…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62332555-45208734.jpg?v=1644829222" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" />
     </div>
     <div>
      L'entrée en jeu du jeune Richard, futur III du nom, ôte tout doute sur la mécanique interne qui bande ses ressorts. D'une lucidité avérée tant sur lui-même (il se sait manquer de &quot;majesté&quot;, lui avec qui la nature n'a pas vraiment été généreuse), que sur ses congénères dont les familles respectives sont connues pour être des serials killers (cf. les meurtres en chaîne de la Guerre des Deux Roses où les York et les Lancaster se tuent comme qui rigole), il n'aura de cesse de trucider tous ceux et celles susceptibles de se mettre au travers du chemin le menant au trône.       <br />
              <br />
       Mais, meurtrier aux mains sales, là n'est pas son plus grand talent… Ce qui fait de lui un être exceptionnel de noirceur poussée à son incandescence, il faut le chercher du côté de sa capacité machiavélique à renverser les situations avec lesquelles il joue avec l'habileté d'un joueur d'échecs chevronné. Dans ce rôle, Marcial Di Fonzo Bo excelle, très à l'aise dans sa capacité à revêtir avec un naturel flippant le costume de ce &quot;génial&quot; orateur prédateur.       <br />
              <br />
       Que l'on en juge sur pièces… Richard, une fois s'être débarrassé &quot;proprement&quot; de ses deux frères (George de Clarence étant le premier dans l'ordre de la succession de leur autre frère, Édouard IV mourant, sera enfermé dans la Tour de Londres suite à une calomnie orchestrée, avant d'être poignardé sur ses ordres), réservera le même sort aux &quot;deux bâtards de la Tour&quot;, ses deux neveux (les deux princes héritiers, fils d'Édouard IV), étouffés par ses hommes de main après avoir été déclarés illégitimes. Mais, mon bon Monsieur, on ne prend jamais assez de précautions, morts ils seront encore moins susceptibles de briguer la place qu'il lorgne.       <br />
              <br />
       Non content d'assumer, sans vergogne aucune, son rôle de &quot;nettoyeur&quot;, Richard se (com)plaît à rouler magistralement dans la farine ses victimes avec un art de la parole à faire pâlir de jalousie les plus grands philosophes scolastiques. Ainsi, pour devenir roi, il convaincra de l'épouser, Lady Anne, pourtant en rage contre lui… Il faut dire qu'il vient tout juste d'envoyer à trépas son mari (le Prince de Galles, Édouard - et oui chez ces gens-là on porte le même prénom de père en fils en y ajoutant seulement un chiffre, cela certes peut rendre plus claires les successions, mais ne facilite aucunement notre compréhension… - fils d'Henri VI) et son beau-père (le roi Henri VI).       <br />
              <br />
       Avec un cynisme peu commun, en toute tranquillité, l'acteur endossant le rôle avec un naturel sans failles, se tourne vers le public pris comme confident : <span style="font-style:italic">&quot;Moi qui ai tué le Prince charmant Édouard, moi qui ne vaut pas la moitié de lui, moi qui ai tué de plus le beau-père, qui trouverais-je à mes côtés pour soutenir mon dessein d'épouser la veuve… à part le diable&quot;</span>. Il épousera donc Lady Anne avec son consentement - les voies du Seigneur Maître étant impénétrables - avant de, le vent de l'Histoire tournant, l'envoyer à trépas, elle aussi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62332555-45208745.jpg?v=1644829259" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" />
     </div>
     <div>
      Mais son art de duper ses victimes atteint son point d'orgue, lorsqu'il échafaude le plan ô combien douteux de convaincre sa belle-sœur Élisabeth, dont, faut-il le rappeler, il a occis deux de ses jeunes enfants sur l'autel de son irrésistible marche vers le trône, ce qui mérite, il est vrai, quelques &quot;sacrifices&quot;, de lui donner en mariage sa troisième enfant, sa fille nommée elle aussi Élisabeth (cf. remarque plus haut), sœur des deux princes héritiers assassinés par ses bons soins. Il se confie à nouveau à nous… <span style="font-style:italic">&quot;Tu lui dis, ce qui est vrai : tu as éliminé ton frère, le duc de Clarence, en plus de ses deux fils à elle… Ce qui est fait est fait… Tu ajoutes : tu peux en réparation épouser sa fille pour honorer sa lignée. Ainsi tu enterres ses deux fils dans le ventre de sa fille…&quot;</span>. Et… ça marche ! À peine Élisabeth, après avoir validé sa demande, a-t-elle tourné les talons, qu'il s'exclame : <span style="font-style:italic">&quot;Adieu folle qui se laisse ainsi flouer&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Mais les Dieux veillent… et les prophéties de Marguerite -  la folle veuve au cabas - se réaliseront d'abord dans un cauchemar apparaissant par une sombre nuit à Richard, ensuite dans la réalité d'un champ de bataille mettant un terme à conforter ses ambitions &quot;royales&quot;. Et il aura beau proférer dans un dernier élan de bravoure <span style="font-style:italic">&quot;Un cheval ! Un cheval pour mon royaume&quot;</span> afin de croiser l'épée avec celui qui va lui ravir son mariage avec Élisabeth, les dés qui, comme chacun sait, n'abolissent jamais le hasard, sont définitivement jetés…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62332555-45209040.jpg?v=1644830625" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" />
     </div>
     <div>
      Et quand sur le plateau, débarrassé du cadavre de qui s'était rêvé roi pour longtemps, mais encore fumant des visions de la tête d'un noble traître exhibée à bout de bras, ou encore du corps démembré du duc de Clarence noyé dans un seau de vin, la troupe de jeunes comédiens pressés autour de leurs emblématiques aînés, vient saluer, on est aux anges… d'avoir assisté à une saga diablement meurtrière. Le crime exercé avec tant de talent devient pur réjouissement, surtout lorsqu'il est interprété si &quot;royalement&quot;. Pour peu, on se serait cru convié à une représentation du théâtre élisabéthain…       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 5 février dans le cadre des représentations ayant eu lieu du 1er au 5 février 2022 au TnBA - Grande salle Vitez à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62332555-45211235.jpg?v=1644838736" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" />
     </div>
     <div>
      Création 2021 - 2022.       <br />
       Texte : William Shakespeare.       <br />
       Reprise de la mise en scène de Matthias Langhoff (1995) par Frédérique Loliée et Marcial Di Fonzo Bo.       <br />
       Nouvelle traduction : Olivier Cadiot.       <br />
       Conseillère à la traduction : Sophie Mckeown.       <br />
       Avec : Manuela Beltrán Marulanda, Nabil Berrehil, Michele De Paola, Marcial Di Fonzo Bo, Isabel Aimé Gonzáles Sola, Victor Lafrej, Kévin Lelannier, Frédérique Loliée, Margot Madec, Anouar Sahraoui, Arnaud Vrech.       <br />
       Collaboratrice artistique : Marianne Ségol-Samoy.       <br />
       Décor et costumes : Catherine Rankl.       <br />
       Assistante aux costumes : Charlotte Le Gall.       <br />
       Lumière : Laurent Bénard.       <br />
       Perruques, masques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Maquillages, Maurine Baldassarl, Cécile Kretschmar       <br />
       Décor construit par les ateliers de la Comédie de Caen sous la direction de Carine Fayola.       <br />
       Durée estimée : 2 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62332555-45211265.jpg?v=1644838812" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III" Crimes et machinations, une histoire de rois… interprétée "royalement"" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 12 au 15 mai 2022.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 20 h, samedi à 19 h et dimanche à 15 h.       <br />
       La Villette, Grande Halle, Espace Charlie Parker, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/" target="_blank">&gt;&gt; https://lavillette.com/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62332555-45208681.jpg</photo:imgsrc>
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