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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"MADAM, l'Intégrale" Carnet de voyage en six épisodes d'une artiste</title>
   <pubDate>Fri, 21 Apr 2023 17:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "MADAM (Manuel d'Auto-Défense À Méditer)" est un vaste projet qu'Hélène Soulié réalise depuis plus de cinq ans. Un projet qui lui a demandé de parcourir la France et au-delà pour rechercher des témoignages, interroger les mal-êtres et les revendications, découvrir des portraits étonnants. Aujourd'hui, ce sont six spectacles pour lesquels elle a convoqué des castings prestigieux. À commencer par les autrices, toutes chevronnées et investies dans le théâtre vivant, Marine Bachelot Nguyen, Marie Dilasser, Mariette Navarro, Solenn Denis, Claudine Galea, Magali Mougel et Hélène Soulié en coécriture dans la plupart des textes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72318489-50338499.jpg?v=1682092300" alt=""MADAM, l'Intégrale" Carnet de voyage en six épisodes d'une artiste" title=""MADAM, l'Intégrale" Carnet de voyage en six épisodes d'une artiste" />
     </div>
     <div>
      Mais aussi des universitaires, scientifiques, intellectuelles de diverses disciplines : Maboula Soumahoro, chercheuse et maîtresse de conférences ; Éliane Viennot, historienne, grammairienne ; Delphine Gardey, historienne, sociologue ; Rachele Borghi, géographe. Bref, un panel de talents et de compétences pour travailler à la construction des spectacles.       <br />
               <br />
       La réalisation n'a rien à envier à ce casting. Ce sont cinq comédiennes, elles aussi, investies et talentueuses qui seront le verbe et les corps de ces spectacles : Lenka Luptakova, Christine Braconnier, Lymia Vitte, Claire Engel, Marion Coutarel et Hélène Soulié herself dans son propre rôle d'enquêtrice, de chercheuse, de naïve et d'empêcheuse de tourner en rond ou d'en rester là ou de dire c'est comme ça, c'est ainsi, c'est la vie, ça a toujours été ainsi, c'est dans l'ordre des choses…       <br />
               <br />
       Pourquoi cette nécessité de nommer toutes ces personnes ? Primo, parce que cette poignée de spectacles s'inscrit entre réalité et fiction. Qu'ils sont spectacles engagés. Qu'ils ont tous en commun un questionnement sur la place des femmes dans la société, dans le sort qui leur est réservé, dans leurs libertés, l'histoire de ces libertés, dans les contraintes et les empêchements qui leur sont faits, et le pourquoi de toutes les discriminations que l'ordre social instaure. Secondo, parce que toutes les participantes à ces six spectacles sont, comme vous l'aurez remarqué, des femmes : autant dire celles qui savent de quoi il est question.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72318489-50338500.jpg?v=1682093051" alt=""MADAM, l'Intégrale" Carnet de voyage en six épisodes d'une artiste" title=""MADAM, l'Intégrale" Carnet de voyage en six épisodes d'une artiste" />
     </div>
     <div>
      Pour construire ces histoires, Hélène Soulié emploie la même démarche. Partant de faits réels, de personnages de la vie civile qu'elle rencontre personnellement, elle demande, d'une part, à une autrice de produire un texte qui sera dit par une seule interprète, d'autre part, à une scientifique d'intervenir sur le plateau dans une sorte d'entretien pour répondre, argumenter et enrichir la thématique abordée dans la partie jouée par la comédienne. Situations particulières, personnelles, intimes parfois se mêlent ainsi à des questionnements plus vastes, plus sociales, plus définies dans l'Histoire.       <br />
               <br />
       Mais avant tout, l'actualité palpite. Dans &quot;Madam#1&quot;, ce sera le port du voile dans l'espace public, dont le débat en France dure depuis plus de vingt ans, mais aussi le racisme indicible de notre société, deux sujets réunis par la même omerta, le même déni. Que se cache-t-il en réalité sous le discours officiel sur les libertés individuelles et l'égalité des chances ?       <br />
              <br />
       Ce sera encore un espace de liberté dans le deuxième spectacle : celui de l'espace public, la nuit, le monde des tagueurs, pas forcément celui des tagueuses, mais aussi de tout ce qui peut être déviant, provocateur, interpellant, et hors des passages piétons, des clous, hors normes. L'espace virtuel n'est pas négligé non plus avec le &quot;Madam#4&quot;. Là aussi, il faut jouer des coudes, des neurones et des codes pour agir et faire sa place. Car, là aussi, l'homme a posé ses griffes et délimité le plus vaste territoire pour lui-même.       <br />
              <br />
       La somme de ces six spectacles, sans avoir la volonté de faire le tour des questionnements de genre, de sexe, d'identité, d'injonctions et des discours dominants, tente de montrer au contraire celles qui, par leurs démarches politiques, par leur vie, par leur travail, poussent les barrières, s'imposent et ouvrent des horizons nouveaux à toutes les petites filles qui suivront. Ainsi sont mis également en scène les témoignages de sportives de haut niveau, ceux de sauveteuses en mer, de celles qui cueillent hors de l'eau les rescapés des traversées funèbres de méditerranée, ou celles qui prennent un travail d'homme, comme celui de berger de transhumance… et donc une bergère… qui résiste seule face à tous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72318489-50338797.jpg?v=1682093084" alt=""MADAM, l'Intégrale" Carnet de voyage en six épisodes d'une artiste" title=""MADAM, l'Intégrale" Carnet de voyage en six épisodes d'une artiste" />
     </div>
     <div>
      Les six &quot;Madam#&quot; ont en commun cet espace donné, pris, réduit, conquis, à conquérir, à défendre, intellectuellement, physiquement, politiquement, cet espace toujours emmuré dans lequel la société patriarcale tient les destins des filles, des femmes et des minorités, enfermées.       <br />
               <br />
       Coup de cœur personnel pour l'extrêmement émouvant &quot;Madam#5&quot;, sous-titré : &quot;Ça ne passe pas&quot;. Le texte au scalpel de Claudine Galea, le jeu farouche de Lenka Luptákova, les témoignages des deux femmes marins, sauveteuses de ces humains qu'on laisse couler sans un regard.       <br />
              <br />
       Coup de cœur encore pour &quot;Madam#2, Faire le Mur&quot;, où Christine Braconnier s'empare du texte de Marie Dilasser pour le transformer en ballet mythologique sous la direction et la mise en scène d'Hélène Soulié.       <br />
              <br />
       Coup de cœur final pour &quot;Madam#6 – Et j'ai suivi le vent…&quot; (vu au Théâtre de la Reine Blanche en février dernier) et l'extraordinaire vision poétique, fantastique et néanmoins ancrée dans la réalité du texte de Magali Mougel que Marion Coutarel donne de tout son corps avec une fantaisie brillante. Chapitre final de ce Manuel d'Auto- Défense qui clôt l'œuvre en allant puiser aux sources de la condamnation faite aux femmes par l'évocation des chasses aux sorcières du Moyen Âge. Ce qui ne date pas d'hier…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"MADAM, l'Intégrale"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72318489-50338798.jpg?v=1682093123" alt=""MADAM, l'Intégrale" Carnet de voyage en six épisodes d'une artiste" title=""MADAM, l'Intégrale" Carnet de voyage en six épisodes d'une artiste" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Hélène Soulié, assistée de Lenka Luptakova et Claire Engel.       <br />
       Texte et performance : Marine Bachelot NGuyen, Marie Dilasser, Mariette Navarro, Solenn Denis et Hélène Soulié, Claudine Galea, Magali Mougel.       <br />
       Texte vidéo et interviews : Hélène Soulié.       <br />
       Avec les actrices : Lenka Luptakova, Christine Braconnier, Lymia Vitte, en alternance avec Morgane Peters, Claire Engel et Marion Coutarel.       <br />
       Les chercheuses et chercheurs : Maboula Soumahoro, Rachele Borghi, Éliane Viennot, Delphine Gardey.       <br />
       Et les femmes marins : Claire et Marie Faggianelli.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Debeusscher et Hélène Soulié.       <br />
       Vidéo : Maïa Fastinger.       <br />
       Lumières Maurice Fouilhé.       <br />
       Costumes : Hélène Soulié, Catherine Sardi.       <br />
       Création et régie son : Jérôme Moisson.       <br />
       Régie Vidéo : Amaya Irigoyen.       <br />
       Régie lumière et régie générale : Eva Espinosa.       <br />
       Regard anthropologique : Loréna Favier.       <br />
       Production : Compagnie EXIT.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72318489-50338499.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jul 2021 09:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Trois silhouettes immergées dans la nuit du plateau, trois femmes fragiles et fortes qui, tour à tour, trouent la pénombre pour dire l'impensable vécu. Les inflexions de leurs voix, leurs silences, les mouvements de leur corps en tension, nous les donnent à voir, nous, leurs confidents anonymes protégés par l'obscurité des travées. Résonnent leur impérieux désir d'exister en dehors des injonctions adressées par ces hommes abusant de leur statut de mari, de patron, de père, pour en faire "leur chose". Si quelqu'un pouvait entendre la plainte sortie de leurs entrailles… Une quête (sur)humaine dont le coût à payer peut être "démentiel"…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58007170-42890003.jpg?v=1627630787" alt="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" title="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Trois femmes puissantes qui, comme celles imaginées par Marie NDiaye, trouvent en elles la force de dire l'indicible tourment. Dans une langue aux accents poétiques envoûtants, ne gommant rien des violences furieuses dont elles sont les objets, mais les rendant encore plus &quot;innommables&quot; en les nommant, leurs confidences nous trouvent à l'endroit même où l'assourdissant silence de plomb patriarcal est percé par cette urgence à dire. Leur force à ces femmes, c'est de ne pas hausser le ton, d'éviter l'agressivité primaire, mais de se couler dans leur histoire pour mieux, en la dépliant, en faire entendre la monstruosité.       <br />
              <br />
       Lilith, la première de ces héroïnes de l'ombre, nous parle du quartier français de Seorae, dans l'estuaire du Han, en Corée du Sud, quels beaux noms aux sonorités porteuses d'exotisme asiatique… Plus exactement, elle nous parle de la buanderie de la maison de Seorae où son mari, malgré ses réticences - mais connaît-elle, elle, une femme, ce qui peut lui convenir ? -, a ouvert grand le mur pour installer une baie vitrée. Elle pourrait ainsi repasser avec vue donnant sur les arbres de Seorae, des arbres démembrés par le vent fort qui souffle en rafales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58007170-42890009.jpg?v=1627630821" alt="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" title="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Plein d'égards pour elle, il a même prévu de placer la baie de telle manière que le soleil ne donne pas en plein sur le congélateur… Au creux de son abri contre le monde, le bruit rassurant du congélateur, celui sur lequel elle calque les battements de son cœur, désir d'être en phase avec ses petits princes, conservés là, bien au froid. Dix ans qu'elle subit les sollicitations putrides de cette tête hideuse de chauve dégageant une odeur prégnante d'alcool, de ce sexe répugnant qu'il lui fourre mécaniquement dans son intimité de femme dont il se pense le propriétaire… Alors, comment aurait-elle pu ne pas garder pour elle ceux qu'elle ne pouvait légitimement lui reconnaître, fruits du viol conjugal ?       <br />
              <br />
       Accompagnée par une nappe sonore et des lumières idoines évoquant tour à tour le vent mordant, la pluie insistante, le crépitement des flammes purificatrices et le ressac de l'océan, l'héroïne progresse sur un chemin mouvant la conduisant, elle et ses petits princes, vers un dénouement radical où, Mater dolorosa païenne libérée du joug, elle trouvera enfin le repos salvateur. Bouleversant…       <br />
              <br />
       Tout aussi bouleversant l'éprouvant chemin dans la neige du tapis blanc recouvrant le plateau, aboutissant près d'un lac gelé où un cygne - écho divin d'une fourberie masculine - déploie ses ailes. Ce sentier conduira Léda Burdy, hôtesse d'accueil dévouée corps et âme à l'entreprise Egon Framm - que les lois du marché, au corps défendant du patron d'industrie, contraignent à exiger de sa salariée modèle une restructuration de son corps à elle, l'injonction de passer du 42 actuel au 34 normalisé -, vers le chalet de montagne d'Egon pour lequel elle a infligé à son corps soumis, sans aucun retour sur investissement, anneau gastrique, liposuccion, farines alimentaires et autres bandages et épreuves du même tonneau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58007170-42890018.jpg?v=1627630850" alt="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" title="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" />
     </div>
     <div>
      À travers la Forêt-Noire blanchie par les flocons, elle progresse les pieds transis, faisant corps avec les affres du désastre qui la ronge de l'intérieur, trou béant qui menace de l'engloutir à chaque effort. Ses idées de meurtre réparateur devront faire avec l'épuisement d'un corps détruit partant en lambeaux. Là encore, l'élément liquide - celui même où la vie est apparue, tout est cycle - sera peut-être &quot;la solution&quot; pour dissoudre l'impossible souffrance.       <br />
              <br />
       Quant à la dernière guérillère, elle n'a pas de nom, elle est la sœur inconnue (comme on parle du &quot;soldat inconnu&quot;) de milliers de lesbiennes anonymes, victimes de la haine de mâles mis dans tous leurs états par cette sexualité à fleur de peau dont ils sont, de fait, exclus… Deux raisons en une de leur en vouloir à mort, le cocktail meurtrier du sexisme et de l'homophobie. Elles, deux adolescentes désirantes, s'étaient aimées follement, découvrant le plaisir de la chair, le goût de la langue glissée, celui de la tête enfouie dans l'intimité de l'autre. Personne n'aurait dû savoir ce qui s'était passé derrière ce tas de bois, au bout des étendues de cette terre rendue lourde par les pluies…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58007170-42890029.jpg?v=1627630884" alt="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" title="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Mais elles avaient été vues, des copains chasseurs en particulier, entrainant la colère du père, humilié dans sa virilité d'homme et de chasseur, du moins le vivait-il ainsi le père. Pour échapper au pire, tremblante de honte héritée, elle avait dû dire que c'était l'autre fille qui l'y avait forcée… Pour laver l'affront, le père chasseur lui ordonna d'être dorénavant de toutes les battues. Jusqu'à la dernière où, derrière &quot;leur&quot; tas de bois, couchée sur le flanc déjà recouvert en partie de feuilles mortes… Souvenir du &quot;Dormeur du Val&quot; d'Arthur Rimbaud, sauf que là c'est elle qui avait &quot;choisi&quot;…       <br />
              <br />
       Trois histoires de violences ordinaires faites à trois femmes qui, si puissantes soient-elles, face aux démences patriarcales ne peuvent trouver le repos dans ce monde régi par des hommes s'adjugeant des prérogatives sauvages. La beauté somptueuse de la langue faisant corps avec le sens, alliée à une scénographie, une mise en jeu sonore et lumineuse et une interprétation tout aussi envoûtantes, font de ces &quot;Guérillères ordinaires&quot; un puissant mémorandum théâtral afin que la cause des femmes ne sombre pas dans l'oubli paresseux des pères.       <br />
              <br />
       <b>Vu le lundi 26 juillet au Théâtre Artéphile à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Guérillères ordinaires"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58007170-42890048.jpg?v=1627631057" alt="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" title="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Texte, Magali Mougel (publié aux Éditions Espaces 34).       <br />
       Mise en scène : Anna Zamore.       <br />
       Avec : &quot;Lilith à l'estuaire du Han&quot;, Evelyne Torroglosa ; &quot;Léda, le sourire en bannière&quot;, Frédérique Dufour ; &quot;La dernière battue&quot;, Lou Heyman.       <br />
       Création lumière : Natacha Boulet-Räber.       <br />
       Paysage sonore : Tony Bruneau, avec la voix d'Émilienne Chouadossi.       <br />
       Scénographie et costumes : Alexandra Ancel et Nicolas Marquet.       <br />
       Chorégraphie pour &quot;La dernière battue&quot; : Leonardo Montecchia.       <br />
       Construction et régie plateau : Olivier Vanhée.       <br />
       Par la Cie Les Grisettes.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2021•</b>       <br />
       <b>A été représenté du 8 au 28 juillet 2021.</b>       <br />
       Tous les jours pairs à 16 h 10.       <br />
       Théâtre Artéphile, 5 bis et 7, rue du Bourg Neuf, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 90 03 01 90.       <br />
       <a class="link" href="https://artephile.com/" target="_blank">&gt;&gt; artephile.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58007170-42890049.jpg?v=1627631093" alt="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" title="•Off 2021• Guérillères ordinaires Trois femmes puissantes, voyage poétique et sans retour au pays des violences ordinaires" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/58007170-42890003.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Guerilleres-ordinaires-Trois-femmes-puissantes-voyage-poetique-et-sans-retour-au-pays-des-violences_a3039.html</link>
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   <title>"Elle pas princesse, Lui pas héros" Un premier spectacle… Enfin ! Au Théâtre 14</title>
   <pubDate>Fri, 29 May 2020 11:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pitchouns]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tant espérée, tant rêvée, la réouverture des théâtres et des salles de spectacles est encore soumise à une coloration fruitière, l'orange, qui impose d'attendre le 22 juin pour que les portes de nos antres cathartiques soient totalement ouvertes. Mais un théâtre parisien va sans doute être pionnier dans la capitale en offrant dès le 2 juin un spectacle jeune public pour 10 spectateurs… "Elle pas princesse, lui pas héros"… Et c'est au Théâtre 14 !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46667122-37200410.jpg?v=1590746027" alt=""Elle pas princesse, Lui pas héros" Un premier spectacle… Enfin ! Au Théâtre 14" title=""Elle pas princesse, Lui pas héros" Un premier spectacle… Enfin ! Au Théâtre 14" />
     </div>
     <div>
      Respectant les règles strictes mises en place dans le cadre du déconfinement, cette (re)création du texte de Magali Mouget- mis en scène par Johanny Bert - a été répétée en suivant les recommandations de la DGCA et de la ville de Paris pour éviter toute propagation du virus : désinfection des outils partagés, masques et gel à disposition du personnel, des comédiens et des techniciens, gestion du flux de toutes personnes, distanciation physique, loges individualisées, etc.       <br />
              <br />
       Pour sa présentation au public au Théâtre 14 (trois représentations par jour), Johanny Bert a proposé d'inverser les attentes en plaçant dix spectateurs sur le plateau et les comédiens dans le gradin. Cette solution permet de conserver l'intimité de la proximité. Elle permet aussi d'observer les gestes barrières, tant côté artistes que côté public. Les chaises seront installées sur le plateau à un mètre minimum de distance. Le sens de la circulation dans le lieu a été lui aussi revu : l'entrée et la sortie se feront par le jardin où une billetterie extérieure sera installée. Les flux seront gérés de façon à ce qu'aucun contact d'au moins un mètre ne soit possible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46667122-37200431.jpg?v=1590746060" alt=""Elle pas princesse, Lui pas héros" Un premier spectacle… Enfin ! Au Théâtre 14" title=""Elle pas princesse, Lui pas héros" Un premier spectacle… Enfin ! Au Théâtre 14" />
     </div>
     <div>
      Le Théâtre 14 fournira gratuitement à chaque spectateur un masque &quot;grand public&quot; et du gel hydroalcoolique. La salle sera désinfectée chaque jour tout en bénéficiant d'une aération naturelle (arrêt du système de ventilation mécanique). Le Théâtre 14, par ses différentes actions - sanitaires et artistiques -, met tout en oeuvre pour remplir sa mission de service public.       <br />
              <br />
       <b>L'histoire.</b> Leïli et Nils sont dans la même classe. Elle aime les jeux d'aventure et rêve d'aller chasser des oiseaux dans le ciel. Sa mère l'habille pratique : pas de robes, pas de ballerines, mais tous les ans, elle a droit à de nouvelles chaussures de rando montantes. Nils, quant à lui, n'aime que les petites choses : les poussières petites, les miettes petites, les histoires petites. Son père se fait du souci pour lui : <span style="font-style:italic">&quot;il est maigre comme un bout de fil de fer, il est coiffé comme une petite fille&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À l'occasion d'un jeu de piste, leur rencontre va servir de révélateur. Leïli et Nils vont comprendre qu'ils se complètent parfaitement. Nils se découvre Tarzan et Leïli s'identifie à la princesse Pocahontas. Au point que nos deux enfants deviennent inséparables : <span style="font-style:italic">&quot;Leïli et moi, nous sommes tombés en amour. Tellement en amour l'un pour l'autre que nous ne nous sommes jamais séparés. Leïli. C'est bien la vie avec elle&quot;.</span> Le texte donne la parole à deux enfants qui ne s'attachent pas aux représentations traditionnellement dévolues au petit garçon et la petite fille. Prenant à rebours son point de départ, l'histoire se conclut sur la remise en cause des représentations traditionnelles du héros et de la princesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Elle pas princesse, lui pas héros"</b></div>
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      Création jeune public.       <br />
       Texte : Magali Mougel.       <br />
       Mis en scène : Johanny Bert.       <br />
       Avec (en alternance) les artistes associés au Théâtre 14 : Yuming Hey, Estelle N'tsendé, Olga Mouak, Mathieu Touzé.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 juin au 28 juin 2020.</span>       <br />
       Du mardi au dimanche à 11 h, 14 h et 17 h.       <br />
       Théâtre 14, Paris 14e, 01 45 45 49 77.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre14.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre14.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/46667122-37200410.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Elle-pas-princesse-Lui-pas-heros-Un-premier-spectacle-Enfin--Au-Theatre-14_a2737.html</link>
  </item>

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   <title>● Avignon Off 2018 ● "Et soudain, dans la tourmente" de Magali Mougel, Cie Nosferatu</title>
   <pubDate>Wed, 13 Jun 2018 20:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'histoire d'une combattante Peshmerga Kurde et son refus de l'oppression familiale et sociétale. Ecer, une femme de 45 ans, alors qu'elle a passé la plus grosse partie de sa vie en France, revient au "pays" pour prendre les armes. Elle décide de rejoindre les combattantes Peshmergas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22995196-25458772.jpg?v=1528916185" alt="● Avignon Off 2018 ● "Et soudain, dans la tourmente" de Magali Mougel, Cie Nosferatu" title="● Avignon Off 2018 ● "Et soudain, dans la tourmente" de Magali Mougel, Cie Nosferatu" />
     </div>
     <div>
      Elle raconte du début, son histoire de petite fille, son histoire de jeune fille, et celle de toutes les femmes de la maison. Elle dit pourquoi, une nuit à l'âge de 16 ans, elle a quitté son pays, sa famille. Pourquoi depuis cette nuit-là, elle s'est forcée à oublier pendant plus de trente ans d'où elle venait.       <br />
              <br />
       Mais un jour, ce passé lui revient en plein visage et quand elle réalise ce que les soldats de Daesh font subir aux femmes, là-bas, dans les montagnes de son enfance, elle sait contre qui elle doit partir se battre.       <br />
              <br />
       <b>Ce monologue est un texte &quot;suite&quot; du spectacle &quot;Une chambre en attendant&quot; de Gilles Granouillet qui se joue à 12 h 05 à Présence Pasteur. Faites l'expérience du théâtre comme une série.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je pense souvent à ma mère. Je pense souvent à ma grand-mère. Vous voyez ces fleurs de coton que je brode, à chaque fois que je choisis les fils de coton d'une de ces fleurs, à chaque fois que l'aiguille commence à batailler, c'est comme si je réparais un peu leur cœur. Je rapièce un peu l'histoire.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22995196-25458781.jpg?v=1528916217" alt="● Avignon Off 2018 ● "Et soudain, dans la tourmente" de Magali Mougel, Cie Nosferatu" title="● Avignon Off 2018 ● "Et soudain, dans la tourmente" de Magali Mougel, Cie Nosferatu" />
     </div>
     <div>
      &quot;Magali Mougel a tissé un texte intime et politique qui porte la voix de toutes ces femmes, celles qui décident de lutter et de se battre au sens propre comme au sens figuré. J'ai choisi de livrer cette parole de manière simple dans une adresse directe au public, le personnage circule au milieu des spectateurs, s'assoit à côté des élèves ou des spectateurs qui deviennent les confidents de cette histoire.&quot; Claudine Van Beneden.       <br />
              <br />
       &quot;Après &quot;Darling&quot; de Jean Teulé, retrouvez la compagnie Nosferatu et Claudine Van Beneden dans un texte fort et bouleversant.&quot; L’Éveil, décembre 2017.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Et soudain, dans la tourmente"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22995196-25458786.jpg?v=1528916251" alt="● Avignon Off 2018 ● "Et soudain, dans la tourmente" de Magali Mougel, Cie Nosferatu" title="● Avignon Off 2018 ● "Et soudain, dans la tourmente" de Magali Mougel, Cie Nosferatu" />
     </div>
     <div>
      Commande d'écriture à Magali Mougel.       <br />
       Mise en scène : Claudine Van Beneden.       <br />
       Travail d'acteur : Raphaël Fernandez.       <br />
       Avec : Claudine Van Beneden.       <br />
       Diffusion : Murielle Silvestre - 06 83 61 82 57.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('nosferatuprod.diff@gmail.com')" >nosferatuprod.diff@gmail.com</a>       <br />
              <br />
       Soutiens : Drac Auvergne-Rhône-Alpes, la région Auvergne-Rhône-Alpes, le département de la Haute-Loire, la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay, la Ville du Puy-en-Velay, la Ville de Brives-Charensac, la Ville de Brioude, L'Embarcadère de Vorey, L'ADAMI et la SPEDIDAM.       <br />
              <br />
       <b>2 lieux de représentations.</b>       <br />
       <b>● Avignon Off 2018 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">9, 11 et 16 juillet 2018 à 17 h.</span>       <br />
       Hôtel d'Europe,       <br />
       12, place Crillon, Avignon.       <br />
       Réservation : 06 60 96 84 82.       <br />
              <br />
       <b>● Villeneuve en scène 2018 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 22 juillet 2018 à 17 h.</span>       <br />
       Sauf les 11 et 16 juillet.       <br />
       Médiathèque Saint-Pons,       <br />
       Villeneuve-lès-Avignon.       <br />
       Réservation : 04 32 75 15 95.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.compagnienosferatu.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagnienosferatu.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22995196-25458772.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2018-●-Et-soudain-dans-la-tourmente-de-Magali-Mougel-Cie-Nosferatu_a2152.html</link>
  </item>

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