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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-31T06:55:50+01:00</dc:date>
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   <title>"Ring" Combat entre agressivité et humour, masculinité et légèreté !</title>
   <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 16:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un beau duo audacieux, le metteur en scène et comédien Dana Lukas montre de façon décalée, en compagnie d'Erwan Tarlet, les rapports virils présents dans un sport de combat et qui, par extension, peuvent se retrouver dans les relations humaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98510934-68701621.jpg?v=1793114480" alt=""Ring" Combat entre agressivité et humour, masculinité et légèreté !" title=""Ring" Combat entre agressivité et humour, masculinité et légèreté !" />
     </div>
     <div>
      Ombre et lumière sur une scénographie composée, au début, d'éléments plastiques encastrables situés au milieu du plateau qui représentent un ring. Le public est disposé tout autour sur un banc et des chaises. Deux protagonistes, avec short et gants de boxe, arrivent sur le plateau l'un après l'autre. L'un est grand, incarné par Lukas Dana, l'autre musculeux, joué par Erwan Tarlet. Ils se jaugent avec de l'animosité dans le regard et les gestuelles.       <br />
              <br />
       Seul le théâtre corporel existe durant un long moment avant qu'un mot ne sorte de leurs bouches. Les mouvements sont physiques et s'enchaînent avant qu'un combat débute entre eux. De belles prises, qui ne s'apparentent ni aux boxes française et anglaise, se succèdent avec un coup de l'un d'entre eux (Erwan Tarlet), porté au lieu de virilité revendiquée de son adversaire, bien placé pour un combat de rue mais mal placé sur un ring qui met à mal son adversaire (Dana Lukas), à la satisfaction puérile de l'attaquant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98510934-68701648.jpg?v=1793114538" alt=""Ring" Combat entre agressivité et humour, masculinité et légèreté !" title=""Ring" Combat entre agressivité et humour, masculinité et légèreté !" />
     </div>
     <div>
      La théâtralité est très présente dans les attitudes, avec une séquence où l'un (Dana Lukas) devient entraîneur de l'autre. La relation est partagée de bout en bout entre confrontation et appui, combat et complicité, parole et silence, déplacement et fixité. Les contraires se lient pour laisser apparaître un large panel d'émotions et d'expressions. Entre humour et gravité, comique et légèreté, nos deux protagonistes sont, à tour de rôle, dans un dialogue où ce qui les relie est leur rapport à soi et à l'autre, à ce qu'ils montrent et à ce qu'ils sont réellement et qui leur échappe dans leurs expressions et leurs gémissements, à connotation sexuelle parfois.       <br />
              <br />
       C'est vivant et comique, avec des relents masculinistes, la démonstration d'une virilité réelle ou fausse tenant le guidon de tout ce qui se joue sur scène. Le corps devient le support par excellence de la représentation. Car il s'agit pour chacun d'exister par rapport à ce qu'ils ont construit, à savoir leur musculature. Nulle intimité psychique ne transpire, sauf celui de leurs attitudes et expressions.       <br />
              <br />
       Le premier propos intervient de façon surprenante. Puis les répliques s'enchaînent. Dans un long soliloque, l'un des boxeurs (Erwan Tarlet) raconte son régime drastique culinaire et sportif. Dans une scène où du sable recouvre les planches, il est nu et montre son corps comme un objet esthétique à part entière.       <br />
              <br />
       Ce qui se joue est une mascarade assumée d'un masculinisme qui se donne à voir avec ses attitudes de puissance revendiquée, en montrant une force et une supériorité supposées.       <br />
              <br />
       C'est beau, original et décalé dans une poétique esthétique où ce qui se joue sur les planches est dans l'humour, la théâtralité et la dérision.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ring"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98510934-68701722.jpg?v=1793115171" alt=""Ring" Combat entre agressivité et humour, masculinité et légèreté !" title=""Ring" Combat entre agressivité et humour, masculinité et légèreté !" />
     </div>
     <div>
      Création CentQuatre 2026.       <br />
       Conception : Lukas Dana.       <br />
       Mise en scène : Lukas Dana.       <br />
       Avec : Lukas Dana et Erwan Tarlet.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Louis Arene.       <br />
       Chorégraphie : Chloé Zamboni.       <br />
       Dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Lumière : Charlotte Moussié.       <br />
       Son : Léa Bonhomme.       <br />
       Production CentQuatre-Paris.       <br />
       À partir de 15 ans (des scènes de nudité peuvent choquer).       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>S'est déroulé du 8 au 15 octobre 2026.</b>       <br />
       Au 104, 5, rue Curial, Paris 19ᵉ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98510934-68701621.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ring-Combat-entre-agressivite-et-humour-masculinite-et-legerete-_a4695.html</link>
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   <title>"Ring", la boxe, comme sport idéal des masculinistes : quand les corps s'en mêlent</title>
   <pubDate>Mon, 12 Oct 2026 16:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis quelques années, la boxe et ses déclinaisons comme le MMA attirent de plus en plus d'adeptes et de spectateurs. Un engouement qui n'est pas anecdotique. Tenter de décrypter ce qui se joue ou ce qui se cache dans cette pratique sportive, voilà l'objet de ce spectacle qui navigue entre performance, documentaire et expérience poétique et visuelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98339341-68556426.jpg?v=1791730246" alt=""Ring", la boxe, comme sport idéal des masculinistes : quand les corps s'en mêlent" title=""Ring", la boxe, comme sport idéal des masculinistes : quand les corps s'en mêlent" />
     </div>
     <div>
      Pour la boxe, la boxe anglaise, il suffit de quatre piquets disposés en carré, d'une corde, de deux paires de gants et de deux volontaires. Un sport individuel particulier qui ne consiste pas en une recherche de performance ou de record, mais à taper sur un adversaire et à se faire taper par ce même adversaire, sans aucune protection sinon celle de ses bras et de son agilité. Dans &quot;Ring&quot;, Lukas Dana se penche sur cette étrange envie qu'ont ces volontaires d'affronter un autre homme malgré les coups, les douleurs et les risques que ce sport exige. À moins que ce soit pour et non malgré les coups, les douleurs et les risques.       <br />
              <br />
       Rien n'est purement théorique dans cette création, car Lukas Dana a pratiqué cinq ans cette discipline. Et c'est de plain-pied dans un combat de boxe, sur un ring représenté au sol par un pavement de dalles, que le spectacle commence. Un combat entre les deux protagonistes, gantés, casqués, qui s'affrontent &quot;pour de vrai&quot;, échangent de véritables coups, se malmènent à la manière dont les boxeurs professionnels ou amateurs dans les vraies salles. Le son des coups, la transpiration, les halètements et les éructations sont, eux aussi, totalement réels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98339341-68556427.jpg?v=1791730286" alt=""Ring", la boxe, comme sport idéal des masculinistes : quand les corps s'en mêlent" title=""Ring", la boxe, comme sport idéal des masculinistes : quand les corps s'en mêlent" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, dès les premières minutes, un décalage apparaît aux yeux du public disposé tout autour du ring. L'un des boxeurs est très grand, une stature imposante, plus de deux mètres semble-t-il, tandis que l'autre, qui s'avance dans la diagonale, est plutôt petit, même si sa musculature en impose (on pourra admirer cette musculature dans un passage très esthétique, plus tard dans le spectacle). Une différence de taille qui provoquera une multitude de clins d'œil comiques ou attendrissants et qui donne le ton au spectacle : à la fois sensuel, mais surtout plein de jeu, d'amusement, de sous-texte – le terme est mauvais puisqu'une très large partie du spectacle est visuel plus que parlé.       <br />
              <br />
       L'idée de ce spectacle est née d'une double réflexion. À savoir, pourquoi ce sport viril obtient depuis quelques années l'admiration de tous les mouvements virilistes, masculinistes et autres adeptes de la force masculine, ce sport qui est, avant toutes choses, un corps à corps rendu extrêmement sensuel par la presque nudité des boxeurs et par certains contacts durant les combats ou les entraînements &quot;Ring&quot; donne à voir avec poésie et humour ce paradoxe entre la force virile et la puissante sensualité qui se dégage des combats.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98339341-68556463.jpg?v=1791730314" alt=""Ring", la boxe, comme sport idéal des masculinistes : quand les corps s'en mêlent" title=""Ring", la boxe, comme sport idéal des masculinistes : quand les corps s'en mêlent" />
     </div>
     <div>
      Lukas Dana ne fait pas l'impasse sur la peur, sur la douleur, sur l'humiliation de la défaite. Puisant ses réflexions et le déroulé du spectacle sur sa propre expérience de boxeur, il parvient à nous montrer énormément de facettes liées à la boxe comme la volonté de dominer l'autre, la recherche de la soumission, tous rapports qui semblent plus proches du monde animal que des êtres civilisés. Le spectacle évolue d'ailleurs comme un livre d'images où les chapitres nous emmènent du ring au gymnase et du présent à la préhistoire, dans une très belle et très drôle reconstitution des supposés combats préhistoriques entre mâles d'une même tribu. À noter le très délicat éclairage de Charlotte Moussié dans ce passage et également lors des poses statuaires d'Erwan Tarlet, le deuxième interprète. Poses à la fois belles et légèrement ironiques de l'auto-admiration.       <br />
              <br />
       &quot;Ring&quot; parvient bizarrement, par son esthétique très aboutie et par le sens de l'humour puissant qui en soutient la plupart des scènes, à nous faire admirer la boxe, tout en soulignant à la fois la recherche du viril admiré par les masculinistes de tous poils, et l'étrange tabou que ces adeptes du mâle Alpha jettent sur la sensualité de ces emmêlements de corps hétéros. Il s'agit aussi d'une très belle performance sportive et chorégraphique (Chloé Zamboni) dans une mise en scène tendue, enveloppante comme les cordes d'un ring (Louis Arène). Une mise en scène également inventive et sensible qui parvient à unifier les différents passages dans une belle fluidité.       <br />
              <br />
       Pour finir, l'image de ces deux corps, le géant et le plus petit, en prise l'un à l'autre, se soulevant l'un l'autre, se jetant au sol, se relevant, s'étranglant et finalement se comprenant et s'entraidant, reste comme un joli baume au cœur face à la force pure, brutale et mécanique défendue par ceux qui se veulent mâles alpha.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ring"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98339341-68556464.jpg?v=1791730340" alt=""Ring", la boxe, comme sport idéal des masculinistes : quand les corps s'en mêlent" title=""Ring", la boxe, comme sport idéal des masculinistes : quand les corps s'en mêlent" />
     </div>
     <div>
      Création CentQuatre 2026.       <br />
       Conception : Lukas Dana.       <br />
       Mise en scène : Lukas Dana.       <br />
       Avec : Lukas Dana et Erwan Tarlet.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Louis Arene.       <br />
       Chorégraphie : Chloé Zamboni.       <br />
       Dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Lumière : Charlotte Moussié.       <br />
       Son : Léa Bonhomme.       <br />
       Production CentQuatre-Paris.       <br />
       À partir de 15 ans (des scènes de nudité peuvent choquer).       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 15 octobre 2026.</span>       <br />
       Du jeudi 8 au samedi 10 à 19 h.       <br />
       Du mardi 13 au jeudi 15 à 20 h.       <br />
       Le 104, 5, rue Curial, Paris 19ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 53 35 50 00.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.104.fr/list/events" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.104.fr/" target="_blank">&gt;&gt; 104.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98339341-68556426.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ring--la-boxe-comme-sport-ideal-des-masculinistes-quand-les-corps-s-en-melent_a4679.html</link>
  </item>

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   <title>Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer</title>
   <pubDate>Mon, 01 Dec 2025 08:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jamais Macbeth, le personnage mis au grand jour par Shakespeare, n'aura été autant jeté dans les flammes du doute, du remords et de la peur que dans cette version du Munstrum Théâtre. L'homme est faible, l'homme est un lâche, l'homme se laisse écarteler avec délectation entre son désir de pouvoir et sa crainte de perdre ce pouvoir qui le brûle. S'écartant d'une ombre de celui du dramaturge anglais, celui-ci se nomme Makbeth, avec un k comme kill, et la pièce se permet toutes les libertés avec le texte d'origine et les démesures de la mise en scène et du jeu des actrices et acteurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025930.jpg?v=1764409595" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      Ici, acteurs, actrices, genres, qu'importe. Le Munstrum aime tordre les conventions et se moquer des aspects sérieux de la sphère intellectuelle du Théâtre avec un grand Tais-toi ! Il développe un théâtre de panache, d'effets, de décor, de sons, de visuels, de farce et de pirouettes qui mêle tout ce qu'il est possible de pratiquer sur une scène. L'éventail semble infini et le résultat, qui semble déroutant, déroute effectivement, déstabilise les a priori des spectateurs et les réveille sans cesse.       <br />
              <br />
       Et cela commence par les rôles féminins joués par des hommes, des rôles masculins joués par des femmes, des rôles d'hommes joués par des hommes avec des voix suraigües, et un bouffon clownesque qui vient en avant-scène discutailler avec le public de la réaction des puristes face à ce spectacle que les ténors de l'Université feraient exorciser et jeter au bûcher si l'université était une religion.       <br />
              <br />
       Point de respect de l'œuvre, donc ? Eh oui. Eh non. L'équipe du Munstrum a enfoui les mains jusqu'aux coudes dans le texte de Shakespeare, comme dans une matrice, pour en ressortir un enfant tout dégoulinant. Un enfant nommé Makbeth, dont l'histoire racontée ici sera à la fois la fin et la naissance. Naissance d'un assassin une première fois enfanté par une guerre sanglante dont il ressort couvert de boue et de gloire, promu général à la place de son propre général dont on lui offre la tête, une deuxième fois, à la fin de son histoire, couvert du sang des victimes qui pavèrent son accession vers le pouvoir suprême. Naissance du crime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025931.jpg?v=1764409625" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      Et c'est la peur, la lâcheté et la folie qui mènent la danse de cette épopée furieuse et déjantée, bien loin de l'honneur et de la justice. Comment cette peur et la prédiction d'une destinée royale vont transformer le vaillant capitaine en monstre sanguinaire sans foi ni loi ? L'ambition du pouvoir, ici, tue et métamorphose les gens ordinaires en monstres.       <br />
              <br />
       La scène du Rond-Point se métamorphose, elle aussi, pour cette pièce en cinémascope. Lumières, scénographie mouvante, fumées magnifiques, lasers, prestidigitations des changements d'une scène qui englobe l'espace jusqu'aux cintres, effets sonores subsoniques, effets visuels titanesques, tout concourt à donner vie aux différents épisodes de l'histoire. Effets comiques également, répliques, attitudes, scènes hilarantes apportent leurs bouffées d'air. Outre la plongée dans l'univers de la pièce, ce déferlement de moyens techniques apporte aussi à de multiples reprises des émotions fortes, comme le sentiment d'effroi ressenti à la fin de la scène d'ouverture de la pièce : scène de guerre magnifiquement terrifiante qui nous plonge à la source même de la folie déclenchée par la violence humaine et touche directement l'imaginaire.       <br />
              <br />
       Dans cette tragi-comédie, tous les interprètes sont masqués comme s'ils dissimulaient leurs expressions, craintifs de cet ordre social où le pouvoir est détenu par un fou paranoïaque. Ce choix de mise en scène de Louis Arene donne à tout le spectacle un air hors du temps qui renvoie aussi bien au passé, qu'à un avenir dystopique, qu'à un présent angoissant, qu'à des guerres permanentes, qu'à des régnants inquiétants, qu'à des fascismes naissants et renaissants, qu'à des mentalités qui ignorent l'empathie et ne misent que sur le pouvoir, l'argent, la force et la peur.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Makbeth"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025936.jpg?v=1764409666" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      D'après William Shakespeare.       <br />
       Conception : Louis Arene et Lionel Lingelser.       <br />
       Traduction/adaptation : Lucas Samain en collaboration avec Louis Arene.       <br />
       Mise en scène : Louis Arene.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Alexandre Ethève.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Maëliss Le Bricon.       <br />
       Avec : Louis Arene, Sophie Botte, Delphine Cottu, Olivia Dalric, Lionel Lingelser, Anthony Martine, François Praud, Erwan Tarlet.       <br />
       Chorégraphie : Yotam Peled.       <br />
       Dramaturgie : Kevin Keiss.       <br />
       Scénographie : Mathilde Coudière Kayadjanian, Adèle Hamelin, Valentin Paul, Louis Arene.       <br />
       Création lumières : Jérémie Papin, Victor Arancio.       <br />
       Musique originale et création sonore : Jean Thévenin, Ludovic Enderlen.       <br />
       Costumes : Colombe Lauriot Prévost, assistée de Thelma Di Marco Bourgeon et Florian Emma.       <br />
       Masques : Louis Arene.       <br />
       Coiffes : Véronique Soulier Nguyen.       <br />
       Réalisation technique, construction, figuration : Valentin Paul.       <br />
       Effets de fumée et accessoires : Laurent Boulanger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025983.jpg?v=1764409700" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      Accessoires, prothèses et marionnettes : Amina Rezig, Céline Broudin, Louise Digard.       <br />
       Renforts accessoires et costumes : Marion Renard, Agnès Zins, Ivan Terpigorev.        <br />
       Stagiaires costumes : Morgane Pegon, Elsa Potiron, Manon Surat, Agnès Zins.       <br />
       Stagiaires lumière : Tom Cantrel, Gabrielle Fuchs.       <br />
       Production Munstrum Théâtre.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h 10 environ.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 novembre au 13 décembre 2025.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi et vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Complet. Une liste d'attente est ouverte sur place, une heure avant chaque représentation.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       5 et 6 mars 2026 : Théâtre Le Carreau - Scène nationale de Forbach et de l'Est mosellan, Forbach (57).       <br />
       11 et 12 mars 2026 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       27 et 28 mars 2026 : Domaine d'Ô, Montpellier (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92895434-65025930.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Munstrum-Theatre-presente-Makbeth-un-assassin-avec-la-conscience-dans-les-feux-de-l-enfer_a4416.html</link>
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