<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-16T05:42:57+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-93541827</guid>
   <title>"Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme</title>
   <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 16:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un monde peuplé de marionnettes sur tables apparaît unique… en son genre. En effet, ni créatures vivantes, ni matières inanimées, leurs gestes et propos distillent une inquiétante étrangeté propre à nous embarquer, enfants et adultes confondus, dans un lâcher prise enivrant… Lorsque Le Liquidambar – qui comme l'arbre flamboyant fait figure d'ouvroir poétique – explore dans son laboratoire marionnettique les mille et une ressources offertes par ses créatures à nulles autres pareilles, on se retrouve immergé dans un univers aux confins du réel. Ainsi "Des Paniers pour les Sourds" ou encore de "La part des anges" dont le charme, toujours prégnant, semble pourtant détrôné ici par leur dernier opus en tous points… fabuleux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93541827-65356236.jpg?v=1767627200" alt=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" title=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" />
     </div>
     <div>
      Avec un humour consommé, on suivra les aventures marines de Clarisse, une adorable marionnette-fillette qui ne voit pas d'un bon œil l'anniversaire qu'on lui prépare. En effet, huit ans, c'est plus que l'âge de raison, <span style="font-style:italic">&quot;c'est le début d'une vie de raison&quot;</span>. C'est l'âge du renoncement aux jouets et jeux de l'enfance, aux câlins de maman et à l'histoire du soir. C'est entrer dans le monde des adultes, et ça, ce n'est pas très excitant si l'on en croit <span style="font-style:italic">&quot;la tête à l'envers&quot;</span> de maman épuisée par son travail, et les infos pleines de catastrophes planétaires diffusées dans le poste…        <br />
              <br />
       Heureusement, il y a son Papy qui – comme elle le confie à sa petite copine Maureen, une marionnette-philosophe en herbe, de trois mois sa cadette – est, lui aussi, un enfant… <span style="font-style:italic">&quot;mais en vieux&quot;</span>. Avec lui, on ramasse des <span style="font-style:italic">&quot;coquillages qui puent la marée&quot;</span>, le mercredi sur la plage, et même quand il pleut, on va se promener !       <br />
              <br />
       Juchée sur le haut du placard de la cuisine, seul endroit où la marionnette sur table puisse apercevoir la mer entre les tours du voisinage, Clarisse rêve d'aventures lointaines… Aussi, quand son Papy lui offre pour cadeau d'anniversaire une vieille radio chinée dans une brocante, elle l'accueille illico dans le bateau qu'elle s'est construite dans sa tête… Et quand, dans le poste branché, elle capte la voix d'un vrai (?) marin parti pour un tour du monde en solitaire à la voile, l'imaginaire s'envole sur les flots… et nous avec lui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93541827-65356251.jpg?v=1767627283" alt=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" title=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" />
     </div>
     <div>
      Par la brèche ouverte, dans la réalité recomposée par les désirs de l'enfant-marionnette, va s'engouffrer un poème en actes où le monde des adultes – vus à hauteur d'enfants, c'est-à-dire de paires de jambes – apparaîtra tel qu'en lui-même… Un monde où la maîtresse, figée dans ses doctes savoirs, ne comprendra pas grand-chose à la richesse inventive de ses deux petites élèves naturellement douées d'un sens critique (de la raison pure) à faire pâmer de plaisir le plus austère des pères jésuites.        <br />
              <br />
       Un monde dans lequel Elias, le loup de mer aguerri aux rudes traversées au long cours, apprendra de la petite fille – avec qui il est en dialogue à travers les ondes – à remettre en cause l'objectif de son exploit maritime, dont il changera radicalement le cap. Un monde où le seul adulte resté en lien avec les valeurs de l'enfance est le grand-père, prônant en toute sérénité la subversion des injonctions adultes. Un monde enfin à hauteur d'enfant… c'est-à-dire à reconstruire de fond en comble &quot;avec des rêves et de l'espoir&quot;.       <br />
              <br />
       Et pour nous conter cette fable à haute valeur philosophique (sic), accompagnées d'une petite musique envoûtante reproduisant les bruits de la mer ou de la salle de classe, des marionnettes sur table manipulées avec grâce par deux comédiennes et un comédien leur insufflant voix et vie… Discrets manipulateurs-humains dont on entrevoit parfois la silhouette pour aussitôt l'oublier, dissimulés qu'ils sont dans l'ombre de leurs créatures magnifiées elles par le halo lumineux qui les sculpte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93541827-65356280.jpg?v=1767627420" alt=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" title=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" />
     </div>
     <div>
      Un plaisir intense des sens qui nous subjugue de part en part, y compris jusqu'à la chute, tant le réel se trouve réenchanté… le temps d'une représentation peuplée à l'envi par ces marionnettes resplendissantes de vie.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le samedi 13 décembre 2025 au Glob Théâtre de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bonne Espérance"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93541827-65356281.jpg?v=1767627474" alt=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" title=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" />
     </div>
     <div>
      Texte : Aurore Cailleret.       <br />
       Mise en scène : Aurore Cailleret.       <br />
       Création Marionnettes : Lolita Barozzi et Caroline Dubuisson.       <br />
       Création son : Julien Lafosse.       <br />
       Création lumière : Yannick Anché.       <br />
       Jeu et manipulation : Maïlys Habonneaud, Pierrick Lefèvre et Aurore Cailleret.       <br />
       Voix : Vincent Schmitt et Alice Fillias.       <br />
       Violoncelle : Barbara Le Liepvre.       <br />
       Fabrication des tables : Lucie Nevers, La Boisselière.       <br />
       Par Le Liquidambar Laboratoire Marionnettique.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 10 au 13 décembre 2025 au Glob Théâtre, Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 janvier 2026 :</span> M270, Floirac (33).       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 janvier 2026 :</span> Festival Méli Mélo, Léognan (33).       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 janvier 2026 :</span> Journée professionnelle du festival Méli Mélo, Léognan (33).       <br />
       6 février 2026 : Espace Quérandeau, Saint-Jean-d'Illac (33).       <br />
       26 février 2026 : Le Dôme, Talence (33).       <br />
       4 et 5 mars 2026 : Théâtre du Cloître, Bellac (87).       <br />
       15 et 16 mars 2026 : Le Comedia, Marmande (47).       <br />
       12 avril 2026 : Espace Mendi Zolan, Hendaye (64).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93541827-65356236.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Bonne-Esperance-Quand-de-petites-marionnettes-nous-parlent-du-monde-des-grands-Un-plaisir-haut-de-gamme_a4443.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-72091370</guid>
   <title>"La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…</title>
   <pubDate>Wed, 12 Apr 2023 08:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Que reste-t-il en nous de notre passé lorsque nos vies minuscules s'emploient à la recherche du temps perdu dont nous sommes héritiers ? Traces mnésiques aussi vivaces que recomposées par un présent en quête de vérités, bribes de ce qui n'est plus, n'a peut-être jamais été, s'invitent pour trouer le présent de la représentation. Ainsi prend naissance un fantastique dialogue in vivo porté par des comédiennes marionnettistes et leurs sculptures articulées créant ce troublant sentiment d'inquiétante étrangeté, endroit unique où le vivant et l'inanimé échangent à l'envi leur place. Fascinant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72091370-50186246.jpg?v=1681282943" alt=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" title=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" />
     </div>
     <div>
      Pour sa troisième création, le laboratoire - c'en est un - marionnettiste d'Aurore Cailleret et Lolita Barozzi (Cie Le Liquidambar) réalise une performance sans égal. Si &quot;Des paniers pour les Sourds&quot; en 2019 avait été une révélation, &quot;La Part des Anges&quot; est une consécration de leur talent créatif, de leur infinie finesse pour appréhender le monde des vivants (et celui des morts), le tout soutenu par une exigence de tous les instants. Le travail en amont, écriture ciselée, modelage de fragments de sculptures &quot;décomposées&quot; (écho subliminal des sculptures expressives d'Ousmane Sow) portant en leurs plis les marques du délitement du temps, lumières sculptant des zones d'ombres et de lumières, compositions musicales suggestives, résonne comme les prémices de la belle ouvrage présentée au plateau à laquelle le nom de l'autre comédienne, Amélie Lepeytre, se doit d'être associé.       <br />
              <br />
       Le décès du père, eût-il été vécu comme absent, est de nature à projeter sur l'avant-scène les fragments d'une existence recouverte par les scories du temps qui passe. C'est l'expérience unique à laquelle nous convie Nora, revenue à cette occasion dans l'atelier paternel libéré de l'interdit d'en franchir la porte. Un lieu peuplé désormais des seules sculptures d'un homme effroyablement distant, ayant  manqué  à ses devoirs élémentaires de père et, surtout, lui ayant manqué à elle, petite fille désireuse d'exister au travers d'un regard étayant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72091370-50186252.jpg?v=1681282980" alt=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" title=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" />
     </div>
     <div>
      Dès lors, seulement interrompue par les sonneries du téléphone d'une voisine s'immisçant dans le présent tel un vautour flairant la mort à l'œuvre, Nora va entretenir avec les énigmatiques sculptures - réalisées en papier collé recouvert d'une teinte d'argile - un dialogue halluciné convoquant tous les sentiments enfouis. La fantasmagorie des personnages de son univers enfantin prend littéralement vie sous l'effet des marionnettes articulées, fragmentées elles aussi comme les souvenirs dont elles sont porteuses.  Manipulées avec une infinie délicatesse millimétrée, nimbées dans des halos de lumière, les sculptures &quot;prendront la parole&quot; pour donner voix aux disparus.       <br />
              <br />
       En premier lieu, ce haut d'un corps, représentant d'un père privé de tête (décapitée ?) auquel elle a toutes raisons d'en vouloir, lui qui a menacé d'effritements son existence abandonnée. Elle lui vomira salutairement &quot;à la figure&quot; ce qui lui a pesé si longtemps sur le cœur. Derrière sa fureur présente de jeune femme, se lit l'immense désarroi de n'avoir pu l'aimer, elle petite fille, faute de l'avoir été.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72091370-50186253.jpg?v=1681283011" alt=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" title=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" />
     </div>
     <div>
      Mais aussi des personnes qui ont compté pour elle. Sa grand-mère l'ayant élevée, représentée par une sculpture rabougrie sortie tout droit des contes de son enfance, lui racontant des histoires merveilleusement effrayantes avant qu'elle ne s'endorme. Sa tante campée sur &quot;ses pieds d'argile&quot;, lui apprenant à nager, se substituant à son frère défaillant - le père de Nora - pour veiller à ce que la mère morte prématurément puisse être enterrée dignement. Autant d'adultes bienveillants dont les sculptures vont venir tour à tour réifier l'absence. Quant à Nora, jouant tendrement avec sa fragile sculpture, il lui sera aussi permis de renouer ses doigts autour des siens petits.       <br />
              <br />
       Et comme pour amplifier ces voix d'outre-tombe ressuscitées par la grâce des sculptures-marionnettes, l'une d'entre elles (la seule &quot;réaliste&quot;), le buste de Georges Charpak, ressemblant à s'y méprendre à l'éminent prix Nobel de physique, viendra faire entendre comment la matière peut faire résonner les voix du passé prises dans ses rets.       <br />
              <br />
       Pour conjurer le silence pesant de la mort du père - objet de ses vœux secrets - la fragile héroïne entourée de ses disparus &quot;fera feu de tout papier collé&quot; pour échapper au marécage de spleen dans lequel inéluctablement elle s'enlisait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72091370-50186258.jpg?v=1681283043" alt=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" title=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" />
     </div>
     <div>
      Accompagnée par les paroles chaleureuses de sa grand-mère mêlées à celles du chercheur nobélisé, entourée de tous ses morts auxquels il convient d'ajouter désormais la figure du père &quot;déminé&quot;, elle adviendra à elle-même dans un tableau faire-part où l'immense besoin de consolation lié aux deuils à dépasser parle aux vivants que nous sommes. Et ce miracle n'a pu avoir lieu qu'en animant l'inanimé, le monde des sculptures marionnettes où l'intime en ombres portées prend vie.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 24 mars 2023, au tout nouveau flambant neuf Glob Théâtre, Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Part des Anges"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72091370-50186259.jpg?v=1681283070" alt=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" title=""La Part des Anges" Ressasser : palindrome obsédant à la recherche du temps perdu…" />
     </div>
     <div>
      Création décembre 2021.       <br />
       Texte et mise en scène : Aurore Cailleret.       <br />
       Manipulation marionnettes : Lolita Barozzi et Aurore Cailleret.       <br />
       Jeu : Amélie Lepeytre.       <br />
       Création Marionnettes : Lolita Barozzi et Arnaud Louski-Pane.       <br />
       Voix : Loïc Rojouan, Julie Hercberg et Léa Cornetti.       <br />
       Création lumière : Yannick Anché.       <br />
       Création sonore : Julien Lafosse.       <br />
       Construction scénographique : Marc Valladon.       <br />
       Peinture : Thomas Muller.       <br />
       Aide précieuse : Caroline Dubuisson.       <br />
       Par la Cie Le Liquidambar.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 23 et 24 mars 2023 au Glob Théâtre de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72091370-50186246.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Part-des-Anges-Ressasser-palindrome-obsedant-a-la-recherche-du-temps-perdu_a3556.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-61174687</guid>
   <title>"La Part des Anges" Le passé recomposé, ce temps suspendu entre mort et renaissance</title>
   <pubDate>Wed, 22 Dec 2021 18:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Que reste-t-il en nous de notre passé lorsque nos vies minuscules s'emploient à la recherche du temps perdu dont nous sommes héritiers ? Traces mnésiques aussi vivaces que recomposées par un présent en quête de vérités, bribes de ce qui n'est plus, n'a peut-être jamais été, s'invitent pour trouer le présent de la représentation. Ainsi prend naissance un fantastique dialogue in vivo, porté par des comédiennes-marionnettistes et leurs sculptures articulées créant ce troublant sentiment d'inquiétante étrangeté, endroit unique où le vivant et l'inanimé échangent à l'envi leur place. Fascinant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61174687-44645705.jpg?v=1640196589" alt=""La Part des Anges" Le passé recomposé, ce temps suspendu entre mort et renaissance" title=""La Part des Anges" Le passé recomposé, ce temps suspendu entre mort et renaissance" />
     </div>
     <div>
      Pour sa troisième création, le laboratoire - c'en est un - marionnettiste d'Aurore Cailleret et Lolita Barozzi (Cie Le Liquidambar) réalise une performance sans égal. Si &quot;Des paniers pour les Sourds&quot; en 2019 avait été une révélation, &quot;La Part des Anges&quot; est une consécration de leur talent créatif, de leur infinie finesse pour appréhender le monde des vivants (et celui des morts), le tout soutenu par une exigence de tous les instants. Le travail en amont, écriture ciselée, modelage de fragments de sculptures &quot;décomposées&quot; (écho subliminal des sculptures expressives d'Ousmane Sow) portant en leurs plis les marques du délitement du temps, lumières sculptant des zones d'ombres et de lumières, compositions musicales suggestives, résonne comme les prémices de la belle ouvrage présentée au plateau à laquelle le nom de l'autre comédienne, Amélie Lepeytre, se doit d'être associé.       <br />
              <br />
       Le décès du père, eût-il été vécu comme absent, est de nature à projeter sur l'avant-scène les fragments d'une existence recouverte par les scories du temps qui passe. C'est l'expérience unique à laquelle nous convie Nora, revenue à cette occasion dans l'atelier paternel libéré de l'interdit d'en franchir la porte. Un lieu peuplé désormais des seules sculptures d'un homme effroyablement distant, ayant manqué à ses devoirs élémentaires de père et, surtout, lui ayant manqué à elle, petite fille désireuse d'exister au travers d'un regard étayant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61174687-44645707.jpg?v=1640196617" alt=""La Part des Anges" Le passé recomposé, ce temps suspendu entre mort et renaissance" title=""La Part des Anges" Le passé recomposé, ce temps suspendu entre mort et renaissance" />
     </div>
     <div>
      Dès lors, seulement interrompue par les sonneries du téléphone d'une voisine s'immisçant dans le présent tel un vautour flairant la mort à l'œuvre, Nora va entretenir avec les énigmatiques sculptures - réalisées en papier collé recouvert d'une teinte d'argile - un dialogue halluciné convoquant tous les sentiments enfouis. La fantasmagorie des personnages de son univers enfantin prend littéralement vie sous l'effet des marionnettes articulées, fragmentées, elles aussi, comme les souvenirs dont elles sont porteuses. Manipulées avec une infinie délicatesse millimétrée, nimbées dans des halos de lumière, les sculptures &quot;prendront la parole&quot; pour donner voix aux disparus.       <br />
              <br />
       En premier lieu, ce haut d'un corps, représentant d'un père privé de tête (décapitée ?) auquel elle a toutes raisons d'en vouloir, lui qui a menacé d'effritements son existence abandonnée. Elle lui vomira salutairement &quot;à la figure&quot; ce qui lui a pesé si longtemps sur le cœur. Derrière sa fureur présente de jeune femme, se lit l'immense désarroi de n'avoir pu l'aimer, elle petite fille, faute de l'avoir été.       <br />
              <br />
       Mais aussi des personnes qui ont compté pour elle. Sa grand-mère l'ayant élevée, représentée par une sculpture rabougrie sortie tout droit des contes de son enfance, lui racontant des histoires merveilleusement effrayantes avant qu'elle ne s'endorme. Sa tante campée sur &quot;ses pieds d'argile&quot;, lui apprenant à nager, se substituant à son frère défaillant - le père de Nora - pour veiller à ce que la mère morte prématurément puisse être enterrée dignement. Autant d'adultes bienveillants dont les sculptures vont venir tour à tour réifier l'absence. Quant à Nora, jouant tendrement avec sa fragile sculpture, il lui sera aussi permis de renouer ses doigts autour des siens petits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61174687-44645712.jpg?v=1640196652" alt=""La Part des Anges" Le passé recomposé, ce temps suspendu entre mort et renaissance" title=""La Part des Anges" Le passé recomposé, ce temps suspendu entre mort et renaissance" />
     </div>
     <div>
      Et comme pour amplifier ces voix d'outre-tombe ressuscitées par la grâce des sculptures marionnettes, l'une d'entre elles (la seule &quot;réaliste&quot;), le buste de Georges Charpak, ressemblant à s'y méprendre à l'éminent prix Nobel de physique, viendra faire entendre comment la matière peut faire résonner les voix du passé prises dans ses rets.       <br />
              <br />
       Pour conjurer le silence pesant de la mort du père - objet de ses vœux secrets -, la fragile héroïne entourée de ses disparus &quot;fera feu de tout papier collé&quot; pour échapper au marécage de spleen dans lequel inéluctablement elle s'enlisait. Accompagnée par les paroles chaleureuses de sa grand-mère mêlées à celles du chercheur nobélisé, entourée de tous ses morts auxquels il convient d'ajouter désormais la figure du père &quot;déminé&quot;, elle adviendra à elle-même dans un tableau faire-part où l'immense besoin de consolation lié aux deuils à dépasser parle aux vivants que nous sommes. Et ce miracle n'a pu avoir lieu qu'en animant l'inanimé, le monde des sculptures-marionnettes où l'intime en ombres portées prend vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le mercredi 15 novembre 2021 au Studio du Glob Théâtre de Bordeaux.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Part des Anges"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61174687-44645724.jpg?v=1640196792" alt=""La Part des Anges" Le passé recomposé, ce temps suspendu entre mort et renaissance" title=""La Part des Anges" Le passé recomposé, ce temps suspendu entre mort et renaissance" />
     </div>
     <div>
      Création décembre 2021.       <br />
       Texte et mise en scène : Aurore Cailleret.       <br />
       Avec : Lolita Barozzi, Aurore Cailleret, Amélie Lepeytre.       <br />
       Fabrication des marionnettes : Lolita Barozzi et Arnaud Louski Pane.       <br />
       Scénographie : Cécile Léna.       <br />
       Création lumière : Yannick Anché.       <br />
       Création sonore : Julien Lafosse.       <br />
       Construction scénographique : Marc Valladon.       <br />
       Cie Le Liquidambar.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       A été représenté du 9 au 10 et du 14 au 16 novembre 2021 au Glob Théâtre.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 février 2022 : Festival Méli-Mélo, Canéjan/Cestas (33).       <br />
       11 mars 2022 : Pôle culturel L'Ekla, Le Teich (33).       <br />
       15 mars 2022 : Festival MARTO, Théâtre Jean Arp, Clamart (92).       <br />
       17 mars 2022 : Le Dôme, Talence (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61174687-44645705.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Part-des-Anges-Le-passe-recompose-ce-temps-suspendu-entre-mort-et-renaissance_a3133.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
