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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-14T15:16:43+02:00</dc:date>
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   <title>Bravo ! Le Prato… Hommage à Gilles Defacque</title>
   <pubDate>Tue, 31 Dec 2024 12:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Retracer une prodigieuse aventure clownesque, unique et exceptionnelle, qui a marqué de manière indélébile le spectacle vivant et les arts du cirque, c'est le pari fou et réussi de l'ouvrage "Le Prato, un théâtre international de quartier"… Une occasion richement illustrée et documentée de découvrir le parcours singulier de Gilles Defacque (1945 - décembre 2024), mais aussi celui de Patricia Kapusta… et "afficher" la multitude d'artistes qui furent programmés et accompagnés dans ce lieu unique à Lille !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85247147-60786403.jpg?v=1677007108" alt="Bravo ! Le Prato… Hommage à Gilles Defacque" title="Bravo ! Le Prato… Hommage à Gilles Defacque" />
     </div>
     <div>
      Le Prato, c'est une épopée de presque cinquante ans qui consista à effectuer une &quot;mise en clown&quot; de Lille, en exploitant les formes les plus diverses du rire et de la poésie, en créant des spectacles tout-terrain, de cafés en bar-tabac, de théâtres en salles des fêtes, de rues en chapiteaux, des festivals (dont l'un se nomma Au Rayon Burlesque), tout cela sous l'impulsion énergique, enthousiaste de son fondateur, auteur, metteur en scène, clown et directeur, Gilles Defacque.       <br />
              <br />
       Depuis sa création à Lille en 1973, ce Théâtre international de quartier, <span style="font-style:italic">&quot;avec rigueur et folie, infatigablement, explore, joue et déjoue, fait bouger les lignes d'une carte jamais finie, bouscule des frontières souples, lestes, élastiques comme des acrobates&quot;,</span> ainsi l'écrit cet artisan saltimbanque qui conduira le lieu et la programmation durant toutes ces années avec sa complice Patricia Kapusta.       <br />
              <br />
       Mais comment est née cette histoire ? Comment est apparue cette passion pour les arts du cirque ? C'est ce que ce livre va révéler, directement ou indirectement, à travers de nombreux témoignages et écrits, et cela, au fil de chapitres (dont les plus conséquents sont confiés à Yannic Mancel et Jean Vinet) aux noms évocateurs : &quot;Histoire d'un Gilles&quot;, &quot;Lignes, les écritures&quot;, &quot;Comme une troupe…&quot;, &quot;La musique et le Prato&quot;, &quot;La vie de l'arbre-Prato&quot;, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85247147-60786404.jpg?v=1677007154" alt="Bravo ! Le Prato… Hommage à Gilles Defacque" title="Bravo ! Le Prato… Hommage à Gilles Defacque" />
     </div>
     <div>
      Les nombreuses contributions collectées (comédiennes, comédiens, circassiennes, circassiens, responsables de lieux ou de festival), les archives photographiques ressorties et à nouveau dévoilées, les textes des auteurs sollicités, etc., l'attestent : plus qu'une scène, le Prato est un espace bouillonnant, riche d'une permanente effervescence artistique où l'interdisciplinarité est reine, où l'audace à foison jette les plus improbables passerelles. C'est aussi la manifestation sans cesse renouvelée d'un engagement militant, la preuve que l'on peut articuler sujets de société et spectacle vivant.       <br />
              <br />
       Ce fut d'ailleurs cet engagement militant que fut l'un des points de départ conduisant Gilles de l'enseignement à la poésie, aux luttes altermondialistes, puis au théâtre… au premier Théâtre du Prato, une compagnie amateur s'implantant dans les rues et les places publiques de Wazemmes, un quartier historique et populaire de Lille. Nous sommes fin des années soixante début soixante-dix.       <br />
              <br />
       Puis, dès 1972, le Prato assume deux projets artistiques. D'un côté, ses membres sont des clowns de rues, improvisateurs, créateurs d'interventions en extérieur, de l'autre, initiant un théâtre comique, burlesque, toujours improvisé mais avec une structure plus écrite, notamment par Gilles, qui se jouera en salle, notamment dans un cinéma désaffecté. Cette période fonde véritablement la démarche des actrices et acteurs du Prato, cette dernière relevant alors de l'action politique et subversive, les préoccupations d'ordre artistique et esthétique étant souvent à ce moment-là au second plan… l'adhésion étant vers la mouvance de l'Agitprop !       <br />
              <br />
       Faisant maintenant un raccourci afin de vous laisser l'entier plaisir de la lecture de ce magnifique livre pour arriver, douze ans plus tard, dans le quartier post-industriel lillois de Moulins où Le Prato s'installe dans une ancienne filature et devient un véritable &quot;théâtre international de quartier&quot; jouant la proximité tout en n'ayant pas de frontière. Et c'est en 2011 qu'est obtenu la labellisation de Pôle national des arts du cirque.       <br />
              <br />
       L'histoire continue bien sûr de s'écrire et il ne vous reste plus qu'à plonger dans ce monde habité de clowns, de nez rouges, de poètes et poétesses, de saltimbanques de tous horizons et tous pays, pour découvrir, lire et voir la suite.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le titre de cet article est celui qui fut donné dans la Revue du Spectacle &quot;version papier&quot; en avril 1994 pour la création de &quot;En attendant Godot&quot;, mise en scène par Gilles Defacque et Alain D'Haeyer. Ce fut aussi la couverture de ce numéro.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85247147-60786405.jpg?v=1677007458" alt="Bravo ! Le Prato… Hommage à Gilles Defacque" title="Bravo ! Le Prato… Hommage à Gilles Defacque" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Le Prato Un théâtre international de quartier&quot;</b>       <br />
       Auteur : Collectif sous la direction de Patricia Kapusta.       <br />
       Date de sortie : 3 février 2023.       <br />
       192 pages - près de 200 illustrations en couleur.       <br />
       Une soixantaine de contributions.       <br />
       Cet ouvrage est proposé en réalité augmentée avec l'application ARGOplay.       <br />
       Format : 21 x 28 cm, broché avec rabats.       <br />
       Prix : 25 euros.       <br />
       Éditions invenit.       <br />
       ISBN : 9782376800880.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85247147-60786509.jpg?v=1735647871" alt="Bravo ! Le Prato… Hommage à Gilles Defacque" title="Bravo ! Le Prato… Hommage à Gilles Defacque" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Bravo--Le-Prato-Hommage-a-Gilles-Defacque_a4115.html</link>
  </item>

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   <title>"Festival Next 2023" Vivement le suivant !</title>
   <pubDate>Wed, 22 Nov 2023 07:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa 16e édition, le festival "Next", se déroulant du 9 novembre au 2 décembre, est toujours fidèle à sa très riche qualité artistique. 36 spectacles nous emmènent dans une (re)découverte de talents connus, nouveaux, prometteurs, tant régionaux que venus d'ailleurs. Sur cet "ailleurs" s'inscrit un filon où le théâtre, la danse et la performance sillonnent les terres de seize villes françaises et belges autour de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai et de Valenciennes. Première incursion avec les spectacles "Foreshadow" et "Deep cuts".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76852950-55399955.jpg?v=1700636558" alt=""Festival Next 2023" Vivement le suivant !" title=""Festival Next 2023" Vivement le suivant !" />
     </div>
     <div>
      Au début de &quot;Foreshadow&quot;, sept danseurs sont situés côté cour sur la lisière des planches. Ils sont en rangs, de profil. Sur scène, ils enchaînent des solos, duos et trios, voire plus en se tenant par les bras, les jambes et les mains. Le spectacle débute avec une fluidité qui n'est pas au rendez-vous les premiers instants, comme si la recherche de l'autre était obérée par un manque de spontanéité. Puis dans une approche beaucoup plus fluide, on assiste à des gestiques qui vont du sol aux murs, les artistes étant parfois perchés sur ceux-ci.        <br />
              <br />
       Tout est mouvement et arrêt. La dynamique est dans un rapport au temps où les secondes semblent s'écouler lentement pour les gestuelles. Celles-ci sont dans un prolongement corporel faisant de chaque interprète un passage ou un appui pour l'autre. Les mouvements sont dans un pré carré, souvent à hauteur des torses jusqu'à la plante des pieds, mains comprises, à proximité des uns et des autres.       <br />
              <br />
       À dessein, la chorégraphie d'Alexander Vantournhout laisse voir peu de grâce. Cela est pour autant bien agencé dans des équilibres collectifs qui gomment des déséquilibres individuels. Seuls les corps, avec chacun leur gravité, sont mis en exergue comme engagés dans des situations dans lesquelles l'équilibre est recherché dans des figures où le déséquilibre est en toile de fond. On se jette sur des jambes repliées au sol, comme une vague sur un récif. Les interprètes peuvent être accrochés au mur, ou être en appui de bras et de jambes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76852950-55399964.jpg?v=1700636606" alt=""Festival Next 2023" Vivement le suivant !" title=""Festival Next 2023" Vivement le suivant !" />
     </div>
     <div>
      Plus loin, ce sont des cercles humains qui se suivent en ce que chacun se tourne vers son alter ego pour apporter une dynamique de mouvements où les artistes se touchent à peine. Et pourtant, tout est touché et paradoxalement relâché. Ceux-là deviennent plus fluides, plus alertes tout en étant parfois un peu lâches musculairement, donnant le sentiment d'un laisser-aller tout en maîtrise puisqu'une réelle synchronisation de temps et de gestes, sans que ceux-ci soient faits au cordeau, a lieu entre les danseurs.       <br />
              <br />
       La présence de l'autre devient primordiale, car le mouvement existe par lui. Les membres glissent les uns sur les autres. Le pied de l'un s'appuie sur la main de l'autre quand l'épaule est rebond pour la jambe d'à côté. De cette proximité, elle devient le flux nerveux d'une dynamique qui donne du corps une forme élastique et étendue. Il va toujours plus loin et plus haut, car en continuel mouvement, comme prolongation d'un autre que lui, comme la dérive d'un continent qui bouge et renaît à chaque déplacement.       <br />
              <br />
       Pour le deuxième spectacle, la scénographie de &quot;Deep cuts&quot; laisse découvrir des tables en bois où s'étalent haches, scies et canettes de soda. Un homme (Brian Campbell) scie des planches. Puis, il va vers une autre pièce et nous basculons dans un autre monde quand il pousse un chant lyrique en latin, dos au public, avec des partitions affichées sur du contreplaqué. Puis les ruptures de jeu s'enchaînent. On passe du bricolage, à l'opéra, du chant à la danse. Toujours habillé de son tablier de bûcheron lui dénudant les bras et un bout de son torse, il abandonne ses scies pour effectuer des mouvements de danse accompagnés de demi-tours, le tout en longeant le plateau. Dans ces trajectoires et ces déplacements se mêlent une juxtaposition d'univers où la grâce et le rugueux, l'élégance et le fougueux se marient à chaque instant. On bascule d'une forme à l'autre sans préavis, comme si l'un ne devait pas aller sans l'autre.       <br />
              <br />
       Une forme de légèreté habite aussi notre protagoniste quand il chante. Dans ces basculements entre activité manuelle physique et le chant, la musique et la poésie, c'est un large spectre de disciplines artistiques qui est appréhendé dans une forme toujours décalée. Rien pourtant n'interdit de chanter un opéra avec son tablier de bricolage ou de danser avec une hache à chaque main. C'est dans cette approche aussi étrange qu'évidente sur scène que s'immiscent tous les tableaux. Cette cohabitation autant gestique qu'artistique nous dessine un monde dans lequel la cohérence des situations ne tient pas lieu d'aiguillon.       <br />
              <br />
       Ce qui revisité est un rapport au monde et à soi où se mêlent différentes thématiques via différents supports autant matériels qu'artistiques. Qui est ce protagoniste ? On ne sait. On pourrait le catégoriser par paresse et rapidement dans certaines cases avec ses haches et son tablier qui laisse voir un corps un peu fort et peu gracieux. Que nenni ! Il nous prend à rebrousse-poil après avoir scié aux premiers instants quelques planches en buvant quelques gorgées de soda pour démarrer un chant lyrique. Ces deux aspects font mariage durant le spectacle, la hache cohabitant avec le pas de danse. Ce mélange des genres, entre l'aérien et le terrien, est le fil conducteur des différents tableaux. Le rapport à la matière et à l'espace, au concret et à l'éthéré trouve sa ligne de crête dans la chorégraphie que l'interprète effectue avec son habit de bûcheron.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76852950-55399971.jpg?v=1700636637" alt=""Festival Next 2023" Vivement le suivant !" title=""Festival Next 2023" Vivement le suivant !" />
     </div>
     <div>
      Sont englobés ainsi la grâce et le frontal, la légèreté et la force, les travaux manuels et l'Art. Dans la fusion de ces deux univers, c'est l'expression de ce décalage constant qui anime notre personnage. De bout en bout de la représentation, les ruptures de jeu s'enchaînent, délivrant pour chacune d'elles un tableau dans lequel l'incarnation de Brian Campbell est des plus physiques ou des plus poétiques, l'esprit cohabitant avec le muscle, la poésie avec le crissement d'une scie, la gorgée de soda avec le chant en latin.       <br />
              <br />
       Une vidéo super 8 est projetée durant le spectacle, créant une nouvelle rupture de jeu. On y voit notre protagoniste dans la nature, tout sourire et joyeux. Puis, on le découvre dans un exercice sadomasochiste où la personne qui l'accompagne et qu'on ne voit pas, le filme en lui donnant des coups de martinet sur le dos. Cet autre moment donne une réalité sexuelle à notre personnage qui était dans un rapport actif, viril et dominant depuis le début du spectacle avec ses outils de bricolage, dans une situation de bâtisseur et de destructeur de son chez-soi. Son attitude était liée à la force.       <br />
              <br />
       Là, il est dans une attitude de dominé, trouvant un plaisir joyeux à la compagnie d'un autre dont on ignore et le sexe et la moindre caractéristique physique. Il est seul, toujours seul, même quand il est accompagné. Son univers se résume à lui-même dans un épanouissement autant artistique, sexuel que besogneux. Dans ce voyeurisme qui est montré, le public est-il convié ? Dans ce cheminement où le regard de l'autre, a minima dans la vidéo, est présent, fait-il aussi irruption dans son chez-soi ? Le public est-il un acteur du spectacle ou est-ce le quatrième mur de Diderot ?       <br />
              <br />
       Dans ce rapport intime à soi, la présence de l'autre est-elle partie prenante ? Ces questions peuvent se poser lors de la séquence vidéo où même l'autre, amant amoureux ou uniquement sexuel, est une présence absente. Dans ce jeu de clair-obscur avec la vidéo, le rapport à soi déborde-t-il uniquement dans le champ du fantasme solitaire ?         <br />
              <br />
       C'est une course à soi et vers soi où corps et esprit font un joli mariage. Un spectacle surprenant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>16e Festival Next</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 9 novembre au 2 décembre 2023.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://nextfestival.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; nextfestival.eu</a>       <br />
       <a class="link" href="https://nextfestival.eu/fr/programme" target="_blank">&gt;&gt; Programme</a>       <br />
              <br />
       &quot;Foreshadow&quot;, d'Alexander Vantournhout (Belgique) &amp; not standing (Belgique), a été interprété le 10 novembre à la salle &quot;Le Phénix&quot; - Scène nationale pôle européen de création, Valenciennes.       <br />
       &quot;Deep cuts&quot;, de Bryan Campbell (États-Unis/France), a été joué (en anglais, surtitré en néerlandais et français) le 10 novembre au Budascoop à Courtrai (Belgique).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       &quot;Foreshadow&quot;       <br />
       21 novembre 2023 : &quot;Le Bateau Feu&quot;, Dunkerque (FR)       <br />
       &quot;Deep cuts&quot;       <br />
       Juin 2024 : Festival Extrapole, Pôle Sud, Strasbourg (67).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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  </item>

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   <title>Bravo ! Le Prato</title>
   <pubDate>Wed, 22 Feb 2023 07:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Retracer une prodigieuse aventure clownesque, unique et exceptionnelle, qui a marqué de manière indélébile le spectacle vivant et les arts du cirque, c'est le pari fou et réussi de l'ouvrage "Le Prato, un théâtre international de quartier"… Une occasion richement illustrée et documentée de découvrir le parcours singulier de Gilles Defacque, mais aussi celui de Patricia Kapusta… et "afficher" la multitude d'artistes qui furent programmés et accompagnés dans ce lieu unique à Lille !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Le Prato, c'est une épopée de presque cinquante ans qui consista à effectuer une &quot;mise en clown&quot; de Lille, en exploitant les formes les plus diverses du rire et de la poésie, en créant des spectacles tout-terrain, de cafés en bar-tabac, de théâtres en salles des fêtes, de rues en chapiteaux, des festivals (dont l'un se nomma Au Rayon Burlesque), tout cela sous l'impulsion énergique, enthousiaste de son fondateur, auteur, metteur en scène, clown et directeur, Gilles Defacque.       <br />
              <br />
       Depuis sa création à Lille en 1973, ce Théâtre international de quartier, <span style="font-style:italic">&quot;avec rigueur et folie, infatigablement, explore, joue et déjoue, fait bouger les lignes d'une carte jamais finie, bouscule des frontières souples, lestes, élastiques comme des acrobates&quot;,</span> ainsi l'écrit cet artisan saltimbanque qui conduira le lieu et la programmation durant toutes ces années avec sa complice Patricia Kapusta.       <br />
              <br />
       Mais comment est née cette histoire ? Comment est apparue cette passion pour les arts du cirque ? C'est ce que ce livre va révéler, directement ou indirectement, à travers de nombreux témoignages et écrits, et cela, au fil de chapitres (dont les plus conséquents sont confiés à Yannic Mancel et Jean Vinet) aux noms évocateurs : &quot;Histoire d'un Gilles&quot;, &quot;Lignes, les écritures&quot;, &quot;Comme une troupe…&quot;, &quot;La musique et le Prato&quot;, &quot;La vie de l'arbre-Prato&quot;, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70943788-49432238.jpg?v=1677007154" alt="Bravo ! Le Prato" title="Bravo ! Le Prato" />
     </div>
     <div>
      Les nombreuses contributions collectées (comédiennes, comédiens, circassiennes, circassiens, responsables de lieux ou de festival), les archives photographiques ressorties et à nouveau dévoilées, les textes des auteurs sollicités, etc., l'attestent : plus qu'une scène, le Prato est un espace bouillonnant, riche d'une permanente effervescence artistique où l'interdisciplinarité est reine, où l'audace à foison jette les plus improbables passerelles. C'est aussi la manifestation sans cesse renouvelée d'un engagement militant, la preuve que l'on peut articuler sujets de société et spectacle vivant.       <br />
              <br />
       Ce fut d'ailleurs cet engagement militant que fut l'un des points de départ conduisant Gilles de l'enseignement à la poésie, aux luttes altermondialistes, puis au théâtre… au premier Théâtre du Prato, une compagnie amateur s'implantant dans les rues et les places publiques de Wazemmes, un quartier historique et populaire de Lille. Nous sommes fin des années soixante début soixante-dix.       <br />
              <br />
       Puis, dès 1972, le Prato assume deux projets artistiques. D'un côté, ses membres sont des clowns de rues, improvisateurs, créateurs d'interventions en extérieur, de l'autre, initiant un théâtre comique, burlesque, toujours improvisé mais avec une structure plus écrite, notamment par Gilles, qui se jouera en salle, notamment dans un cinéma désaffecté. Cette période fonde véritablement la démarche des actrices et acteurs du Prato, cette dernière relevant alors de l'action politique et subversive, les préoccupations d'ordre artistique et esthétique étant souvent à ce moment-là au second plan… l'adhésion étant vers la mouvance de l'Agitprop !       <br />
              <br />
       Faisant maintenant un raccourci afin de vous laisser l'entier plaisir de la lecture de ce magnifique livre pour arriver, douze ans plus tard, dans le quartier post-industriel lillois de Moulins où Le Prato s'installe dans une ancienne filature et devient un véritable &quot;théâtre international de quartier&quot; jouant la proximité tout en n'ayant pas de frontière. Et c'est en 2011 qu'est obtenu la labellisation de Pôle national des arts du cirque.       <br />
              <br />
       L'histoire continue bien sûr de s'écrire et il ne vous reste plus qu'à plonger dans ce monde habité de clowns, de nez rouges, de poètes et poétesses, de saltimbanques de tous horizons et tous pays, pour découvrir, lire et voir la suite.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le titre de cet article est celui qui fut donné dans la Revue du Spectacle &quot;version papier&quot; en avril 1994 pour la création de &quot;En attendant Godot&quot;, mise en scène par Gilles Defacque et Alain D'Haeyer. Ce fut aussi la couverture de ce numéro.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70943788-49432279.jpg?v=1677007458" alt="Bravo ! Le Prato" title="Bravo ! Le Prato" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Le Prato Un théâtre international de quartier&quot;</b>       <br />
       Auteur : Collectif sous la direction de Patricia Kapusta.       <br />
       Date de sortie : 3 février 2023.       <br />
       192 pages - près de 200 illustrations en couleur.       <br />
       Une soixantaine de contributions.       <br />
       Cet ouvrage est proposé en réalité augmentée avec l'application ARGOplay.       <br />
       Format : 21 x 28 cm, broché avec rabats.       <br />
       Prix : 25 euros.       <br />
       Éditions invenit.       <br />
       ISBN : 9782376800880.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70943788-49432225.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Bravo--Le-Prato_a3522.html</link>
  </item>

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   <title>Next… Chaleureusement artistique !</title>
   <pubDate>Mon, 21 Nov 2022 10:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa quinzième édition, le festival Next investit comme chaque année des lieux de programmation dans l'Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai entre la Belgique et la France avec une vingtaine de scénes différentes. De Lille à Roubaix, en passant par Courtrai, Dunkerque, Deinze, Menen, Iper, Harelbeke, Waregem, Lessines, le voyage se fait artistiquement autour de la danse, du théâtre et de la performance avec des artistes internationaux émergents.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68937473-48366863.jpg?v=1669024217" alt="Next… Chaleureusement artistique !" title="Next… Chaleureusement artistique !" />
     </div>
     <div>
      Excursion pendant un week-end dans un terroir culturel de haute intensité au festival Next accompagné d'une visite à Lille de &quot;Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains&quot; pour une exposition d'œuvres d'art numérique par de jeunes artistes en résidence. Puis visite au BUDA, à Courtrai, pour voir, entre autres, le spectacle &quot;Réverbérer&quot;. Mais avant de s'y immiscer, quelques mots d'un festival qui, avec ses cinq coorganisateurs* que sont le Schouwburg Kortrijk, la Rose des Vents, l'espace Pasolini, le Phénix et le centre d'arts BUDA, aide et finance de jeunes artistes émergents. C'est aussi une découverte de hauts lieux culturels avec une programmation des plus originales dans une région aussi riche de sa beauté, de ses monuments que de ses boissons et plats culinaires.       <br />
              <br />
       &quot;Réverbérer&quot; est un spectacle qui mêle ombre et lumière, blanc et noir au travers d'attitudes et d'une gestuelle de membres supérieurs. Le tout est concis, sans fioritures ou recherche d'une grâce. L'humour est aussi de la partie avec des jeux d'optiques réalisés avec différentes distances focales afin de construire des images qui brouillent les pistes entre le proche et le lointain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68937473-48366866.jpg?v=1669024178" alt="Next… Chaleureusement artistique !" title="Next… Chaleureusement artistique !" />
     </div>
     <div>
      Les interprètes s'avancent dos au public vers une toile blanche éclairée en arrière-scène. Dans ce va-et-vient lumineux, pénombre et lumière sont les deux principaux personnages, comme leviers d'action à trois protagonistes. Comment gérer cette clarté plus ou moins crue qui est envoyée face au public ? Est-elle là pour éclairer ou aveugler ? Selon son intensité, elle devient amie, complice ou adversaire. L'entame du spectacle pose, avec d'autres formulations, ce type de questions. Il s'agit de mettre en exergue une évidence que quiconque a vécu, mais en la questionnant pour essayer d'y répondre artistiquement.       <br />
              <br />
       Dans ces rapports à l'autre, à l'espace et aux éclairages, nous sommes dans un carrefour artistique où on navigue entre différents champs autant humoristique qu'animal, humain et robotique. Le démarrage de la pièce laisse voir nos trois interprètes faire des mouvements saccadés, plutôt hachés, les bras anguleux, la démarche hésitante ou tâtonnante. Que représentent-ils ? Qui sont-ils, êtres humains, robots ou un hybride des deux ? Dans ce tâtonnement, c'est aussi celui d'une progression qui va de l'ombre à la clarté avec une intensité lumineuse qui rend parfois un peu aveugle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68937473-48366901.jpg?v=1669024324" alt="Next… Chaleureusement artistique !" title="Next… Chaleureusement artistique !" />
     </div>
     <div>
      C'est avec cette approche, la voix off le notifiant, que démarre le spectacle. Il se situe entre pénombre et clarté, dans cette zone grise où les formes ont le maître mot. Les quatre interprètes en jouent avec un maître de cérémonies devant un écran lumineux et qui passe ses deux mains dessus. Il crée des formes obscures que les artistes sur scène évitent, se sentant comme objets ou victimes d'elles.       <br />
              <br />
       Dans cette approche où ombre et lumière sont complémentaires, celles-là jouent un rôle plus que scénographique en influant le comportement des protagonistes. C'est avec eux que se crée pour chaque scène, une histoire, un pied-de-nez, une peur ou une hésitation. Tous ces mouvements presque d'humeur, toujours d'attitude, sont alimentés par la présence de ces deux couleurs à l'opposé l'une de l'autre du spectre chromatique. Quand l'une est d'intensité, la seconde joue de modération. Et l'inverse est aussi vrai.       <br />
              <br />
       Des êtres en sortent, des animaux aussi. Les premiers de chair et d'os, quand les secondes sont construites autour d'ombres chinoises, souvent avec humour. Quelques rires fusent parfois du public, mais ce qui en ressort est un silence qui accompagne la représentation comme une mariée sa robe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Schouwburg Kortrijk est situé à Courtrai en Belgique, La Rose des vents - Scène nationale est à Villeneuve-d'Asc, l'Espace Pasolini à Valenciennes, le Phénix - Scène nationale à Valenciennes et le centre d'arts BUDA à Courtrai.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68937473-48366923.jpg?v=1669024439" alt="Next… Chaleureusement artistique !" title="Next… Chaleureusement artistique !" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Festival Next&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 novembre au 2 décembre 2022.</span>       <br />
       NEXT Arts Festival, Broelkaai 6, 8500 Kortrijk (Courtrai).       <br />
       <a class="link" href="https://nextfestival.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; nextfestival.eu</a>       <br />
       <a class="link" href="https://nextfestival.eu/fr/events/calendrier" target="_blank">&gt;&gt; Programme</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Réverbérer&quot;</b>       <br />
       France/Belgique - Danse/Performance.       <br />
       En français, surtitré en néerlandais.       <br />
       A été joué les 11 et 12 novembre 2022.       <br />
       Conception et direction : Jonas Chéreau.       <br />
       Performance et éclairage : Pauline Brun, Jonas Chéreau, Estelle Gautier, Marcos Simoes.       <br />
       Son : Christophe Albertijn.       <br />
       Conseils dramaturgiques : Valérie Castan, Marcos Simoes.       <br />
       Régisseur : Vic Grevendonk.        <br />
       Costumes : Marcos Simoes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68937473-48366866.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Next-Chaleureusement-artistique-_a3448.html</link>
  </item>

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   <title>Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie</title>
   <pubDate>Tue, 13 Oct 2020 06:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Orchestre national de Lille, dirigé par son chef Alexandre Bloch, invitait le violoncelliste Mischa Maisky à la Philharmonie de Paris pour un beau concert, "Métamorphoses".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983702.jpg?v=1602530567" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Pour cette rentrée parisienne très spéciale (pour cause de pandémie) de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie, dans sa saison 2020-2021 placée sous le thème de l'héroïsme, un programme original et un soliste rare en France nous étaient proposés. La transcription pour violoncelle et orchestre d'un Nocturne (opus 19) de Tchaïkovski écrite en 1888, d'une œuvre extraite des Six Morceaux pour piano (de 1873) ouvrait le concert. Mischa Maisky (longs cheveux blancs et chemise bouffante de soie blanche lui donnant un air de ressemblance avec sa complice de toujours, Martha Argerich) rendait justice à cette attachante &quot;Andante sentimentale&quot; de quatre minutes avec la belle sonorité de son violoncelle Montagnana du XVIIIe siècle, offert à l'artiste israélien d'origine russe par un mécène.        <br />
              <br />
       Suivait immédiatement après un très bref silence, le &quot;Kol Nidrei&quot; de Max Bruch (1838-1920), une œuvre de 1880 d'une dizaine de minutes sous-titrée &quot;Adagio sur deux mélodies hébraïques» - ces deux mélodies étant composées à partir de deux thèmes du folklore juif : la prière vespérale &quot;Kol Nidrei&quot; chantée à la synagogue pour Yom Kippour et un arrangement d'Isaac Nathan sur un poème de Lord Byron. La transcription pour orchestre étant ici due à Mischa Maisky lui-même. Magnifique pièce que le violoncelle exalte en psalmodiant tel le chantre de la synagogue dans un beau dialogue avec un orchestre au diapason, la violoniste solo Ayako Tanaka et la subtile harpe d'Anne Le Roy Petit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983707.jpg?v=1602530638" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Cette première partie du concert se concluait avec les Variations sur un thème rococo (opus 13) de Tchaikovski  pour violoncelle et orchestre (dans la version de son ami Fitzenhagen, violoncelliste et commanditaire). À l'écoute, ces huit charmantes variations, rendant hommage au style galant du XVIIIe siècle, semblent avoir été composées pour mettre en lumière avant tout la virtuosité du soliste. Elles nous laissent un peu froids (par sa vocation même).        <br />
              <br />
       Cependant, le violoncelliste israélien sait colorer les différents modes de jeux convoqués d'un réel panache (avec parfois une virtuosité sonnant un peu &quot;à l'arraché&quot;), il excelle dans les traits des staccatos de la 5e variation et déploie un beau chant dans la cantilène de la 7e. Les entrées des vents, énonçant tous les thèmes, se révèlent parfaites. Un magnifique bis d'un lyrisme habité (avec le &quot;Cygne&quot; du Carnaval de Saint-Saëns) déchaîne l'enthousiasme du public, qui salue le talent du violoncelliste israélien, de la harpiste et de l'orchestre comme il se doit.       <br />
              <br />
       Le moment fort de la soirée demeure pourtant l'interprétation à la renversante beauté, par 23 solistes des pupitres de cordes de l'OnL, des &quot;Métamorphoses&quot; de Richard Strauss, en deuxième partie de soirée. Chacun connaît la haute valeur spirituelle de ce poignant testament composé en un mois, entre mars et avril 1945, par un artiste dont le monde et la brillante culture ont disparu dans la barbarie et la guerre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983778.jpg?v=1602530721" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Ultime partition purement orchestrale de Strauss, cette immense méditation funèbre offre une texture polyphonique en perpétuelle &quot;métamorphose&quot; et une création thématique d'une richesse rare, convoquant autant l'héritage malhérien qu'annonçant les bouleversants Vier Letzte Lieder de 1948. Ce long adagio de près d'une demi-heure est transcendé ici par un orchestre entièrement dévoué à son jeune chef extrêmement engagé, le passionné Alexandre Bloch sollicitant chaque musicien, dont l'instrument est traité en soliste. Des cordes qui se révèlent exemplaires de legato, de densité et de dépouillement.       <br />
              <br />
       S'imposent encore le style Bloch, son energeia traduite par une gestique dense, sa capacité à magnifier les plans sonores. Le chef lillois détaille superbement l'architecture de ces Métamorphoses, révélant chaque clair-obscur de ce soleil noir. Tonalité élégiaque des flux et reflux du chant straussien, accelerando continu implacable du tempo jusqu'au tutti, désespoir noir mutant peut-être enfin en une sereine acceptation du destin avec la citation de la Marche funèbre de la Troisième Symphonie de Beethoven<span style="font-style:italic">(*)</span> aux dernières mesures, tout est ici d'une perfection, d'une hauteur de vue qui serrent et ravissent l'âme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983793.jpg?v=1602530790" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Un moment d'une émotion si intense et hors du temps qu'un long silence recueilli ne peut que lui succéder ; un silence qui scelle l'unisson de cœurs étreints par la noblesse d'une sublime confession. C'est pour ces rares épiphanies, ces expériences uniques, que nous ne pouvons décidément nous passer du concert vivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(*) Citation marquée par R. Strauss &quot;In Memoriam&quot; sur la partition, comme sur un tombeau. L'OnL dirigé par A. Bloch donnera L'Eroica début décembre à l'Auditorium du Nouveau Siècle à Lille.</span>       <br />
              <br />
       Concert donné les 7 et 8 octobre à Lille et entendu le 9 octobre 2020 à la Philharmonie de Paris.       <br />
              <br />
       <b>Programme complet de la saison :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.onlille.com/saison_20-21/" target="_blank">&gt;&gt; onlille.com/saison_20-21</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50537861-38983702.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Metamorphoses-de-l-Orchestre-national-de-Lille-a-la-Philharmonie_a2809.html</link>
  </item>

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