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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues</title>
   <pubDate>Thu, 05 Feb 2026 09:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dieu, si l'on en croit des sources sacrées, créa les cieux et la Terre en six jours, puis se reposa le septième… L'infatigable chorégraphe brésilienne, ancrée de plain-pied dans les réalités de la favela de Maré à Rio de Janeiro, revient sur l'avant-scène en créant "Borda", une sarabande impertinente et endiablée pour parfaire "ses" mondes en devenir… Dans ce dernier volet du triptyque complétant "Furia" et "Encantado", elle puise l'intégralité de sa matière première dans le stock inépuisable de vêtements de ses créations précédentes, au rang desquels figurent les costumes mythiques de "May B" offerts par Maguy Marin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94113329-65650881.jpg?v=1770280524" alt=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" title=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Sur un plateau regorgeant de couleurs électrisantes, les corps bouillonnant d'en-vie de ses six danseurs et trois danseuses vont s'en (em)parer, silencieusement puis frénétiquement, pour faire exploser toute idée de frontières, objets de divisions guerrières.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Au commencement, la terre était informe et vide, il y avait des ténèbres au-dessus de l'abîme&quot;…</span> Dans un silence glacial de lendemain d'apocalypse, se prolongeant le temps d'une éternité à l'échelle d'homme, des formes indistinctes sommeillent dans la semi-obscurité. Recouvertes de bâches plastiques transparentes, elles semblent attendre d'être réveillées par les histoires dont elles sont dépositaires.       <br />
              <br />
       Ces créatures, héritières en droit fil de &quot;May B&quot;, vont très, très lentement émerger de leur chrysalide de tissus pour composer des fragments de tableaux vivants (une main, un visage…) d'où elles se détacheront pour, toujours dans un silence abyssal, se mouvoir au ralenti. Lorsque la bouche de l'une d'entre elles viendra à s'ouvrir pour articuler quelques mots, aucun son n'en sortira comme pris dans les glaces. Et quand le dégel adviendra, libérant des visages à la Goya, hilares ou torturés, ils et elles se démèneront dans un ensemble inspiré par l'art expressionniste. Communauté intranquille, coalisant ses forces pour n'être pas engloutie dans les mouvements spasmodiques de la bâche tentaculaire prête à recouvrir ses cris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94113329-65650884.jpg?v=1770280566" alt=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" title=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Ainsi nait le deuxième tableau, tout en contraste… Exit la blancheur silencieuse tournée au ralenti du monde d'avant l'émergence de ses forces vives… Place à une débauche frénétique de couleurs éclatantes surhaussées par des musiques traditionnelles recomposées… Plus de créatures flottant dans leurs habits blancs uniformes, mais des êtres de chair et d'os se parant d'accoutrements improbables, éclatant de couleurs vives. Des femmes et des hommes habités par une frénésie les liant les uns aux autres pour ne former qu'un seul corps (é)mouvant, fusionnant, se déchirant, se rapprochant, se chevauchant &quot;en tous sens&quot; pour constituer la chair vivante de tableaux d'une beauté sculpturale renversante.       <br />
              <br />
       Au rythme de compositions musicales survitaminées, déferleront alors sur le plateau – devenu terrain de jeux libérés de toutes contraintes autres qu'artistiques – des compositions corporelles traversées par des pulsions de vie inaliénables… Têtes exorbitées des uns coincées entre les jambes des autres, postérieurs à l'air souriant comme des visages entre d'autres jambes, instantanés défiant tous préjugés convenus. On assiste, comme hypnotisé, à une explosion de liberté enivrante ; une liberté pure conquise collectivement chacun et chacune faisant corps (social).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94113329-65650890.jpg?v=1770280607" alt=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" title=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Même si la fureur furieuse de &quot;Furia&quot; (2018 - sous la dictature de Jair Bolsonaro) n'est plus aussi frontale, l'intensité artistique de &quot;Borda&quot;, (em)porté encore et toujours par un langage articulé autour de corps déliés, de couleurs et musiques explosives, n'a aucunement faibli… De création en création, mue par une fibre sociale tissée avec et au contact de ses danseurs de L'École de Maré au cœur de la favela, Lia Rodrigues insuffle un courant impétueux propre à saper des montagnes d'immobilisme. Une énergie festive et créatrice ô combien salutaire dans un monde culturel mis en danger par l'hégémonie de propositions mainstream, Un cocktail explosif à déguster… sans frontières.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 30 janvier 2026 à la Scène Nationale du Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Borda"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94113329-65650940.jpg?v=1770280647" alt=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" title=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Création 2025 avec le Festival d'Automne 2025 et dans le cadre de la Saison Brésil-France du 12 au 17 septembre 2025.       <br />
       Création : Lia Rodrigues - Companhia de Danças.       <br />
       Danse et création en collaboration avec : Leonardo Nunes, Valentina Fittipaldi, Andrey da Silva, David Abreu, Raquel Alexandre, Daline Ribeiro, João Alves, Cayo Almeida, Vitor de Abreu.       <br />
       Assistante à la création : Amalia Lima.       <br />
       Dramaturgie : Silvia Soter.       <br />
       Collaboration artistique et images : Sammi Landweer.       <br />
       Création lumières : Nicolas Boudier.       <br />
       Régie générale et lumière : Magali Foubert et Baptistine Méral.       <br />
       Costumes : Lia Rodrigues - Companhia de Danças.       <br />
       Couturière : Antonia Jardilino de Paiva.       <br />
       Bande sonore : Miguel Bevilacqua (à partir des extraits de l'enregistrement fait en 1938 au nord du Brésil par la Mission de recherche folklorique conçue par l'écrivain et intellectuel Mario de Andrade - Extrait de la musique Amor Amor Amor du domaine public qui compose le répertoire du &quot;Cavalo Marinho&quot;, danse dramatique brésilienne, interprétée par Luiz Paixão).       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94113329-65651008.jpg?v=1770280919" alt=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" title=""Borda" Des corps pris dans les glaces aux corps en ébullition, le monde explosif de Lia Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté les 30 et 31 janvier 2026 à la Scène Nationale du Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 6 février 2026 :</span> Théâtre Garonne (coréalisé avec La Place de la Danse, dans le cadre de Dansorama) Toulouse (31).       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 février :</span> Le Parvis - Scène Nationale Tarbes-Pyrénées, CC Le Meridien, Ibos (65).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94113329-65650881.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Borda-Des-corps-pris-dans-les-glaces-aux-corps-en-ebullition-le-monde-explosif-de-Lia-Rodrigues_a4469.html</link>
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   <title>Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !</title>
   <pubDate>Sat, 26 Jul 2025 10:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 12 juillet au 5 août, fidèle à son habitude, le festival "Paris l'été" déroule sa programmation toujours très riche autour du théâtre, de la danse, du cirque, de la musique, du cabaret et d'installations plastiques dans des lieux originaux. Focus sur les créations de Lia Rodrigues et du duo de chorégraphes Laura Defretin et Brandon Masele.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625832.jpg?v=1753519141" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      Pour cette soirée du 17 juillet, au jardin des Tuileries, place à "Rave Lucid" et "Encantado", deux spectacles très différents, de Mazelfreten pour le premier, dans une approche électro/house et techno, et, pour le second, Lia Rodrigues qui nous transporte dans un univers à la fois un peu fou et animal.       <br />
              <br />
       Le festival "Paris l'été", au-delà de sa programmation toujours très dense et hétéroclite, propose des lieux de représentation surprenants où, pour cette édition, participent une école, un musée, un jardin, un théâtre, un lycée, un bois, un village, une ville de banlieue, un institut, une fondation, un domaine, un forum, un square, une rue et un palais.       <br />
              <br />
       Pour </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rave Lucid"</strong></span> du duo de chorégraphes Laura Defretin et Brandon Masele, onze danseurs sont accompagnés par une musique de Nikit, Ino &amp; Fille de Minuit. Au démarrage, leurs déplacements sont lents et, du dehors de la scène, ils marchent pour la rejoindre. Puis, dans un tempo vif et rapide, leurs membres supérieurs font des mouvements rotatifs côté cour et côté jardin avec le coude en axe rotatif. Ils se déplacent, en groupe et toujours de façon synchronisée, ou en solitaire. La troupe se disperse dans différents lieux scéniques et chacun, à tour de rôle, exécute son solo. Cela ressemble à des battles dans une dynamique joyeuse, les défis artistiques étant faits dans un rapport complice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625855.jpg?v=1753519477" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      La chorégraphie est décomposée sur ces deux aspects où les danseurs existent par le groupe et par eux-mêmes, mais jamais pour eux-mêmes, car, même en solo, ils sont présents scéniquement pour soutenir tel un public chacun d'eux. Pour l'un, ce sont des mouvements des bras et des mains qui s'entrecroisent pour s'ouvrir comme deux ailes de papillon, quand pour un autre, ceux-ci sont tout aussi fluides, mais avec une tension et une allure autres. Quand, plus loin, ce sont le bassin et les jambes qui sont mis en avant.       <br />
              <br />
       Les ruptures s'enchaînent dans un tempo qui oscille entre rythmes très cadencés et lents. Six duos se créent dans un tableau dans lequel des couples se forment en se prenant, chacun avec une approche différente, dans les bras, où le corps de l'autre devient un appui amoureux, amical, froid, furtif ou fuyant. Le contact devient, à dessein, parfois apprêté comme non souhaité, montrant ainsi une gamme plurielle de sentiments qui se décline corporellement. C'est le seul moment où les artistes forment des duos avec lesquels l'art devient témoin de relations sentimentales.       <br />
              <br />
       Les chorégraphies sont très dynamiques, appuyées par le tempo de la musique. Le rythme est toujours très cadencé, avec une gestuelle très physique où les membres supérieurs font des gestes rapides et vifs qui décollent du tronc sans s'étirer de tout leur long.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique, le spectacle oscille entre intimité, enthousiasme et tempo accéléré, les artistes devenant interprètes d'une large gamme d'émotions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625857.jpg?v=1753519649" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      Puis vient </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encantado"</strong></span>, superbe création de Lia Rodrigues qui nous amène dans un univers entre terre et ciel, corps et esprit où des encantados, des êtres tournés vers l'extase, presque possédés, dansent sur des percussions.       <br />
              <br />
       Cela démarre par trois danseurs, après de longues minutes de silence, qui déroulent un long et large tapis composé de différentes couleurs vives. Leurs corps sont nus. Ils s'habillent tout au long de la représentation de bouts de tissus qui composaient le tapis. Cela crée un lien fort entre le décor et les interprètes, le premier devenant le tégument des seconds.       <br />
              <br />
       Une transformation physique et corporelle des danseurs s'effectue. Elle est aussi dansée par le rythme qui devient de plus en plus intensif. Leur incarnation est aussi de plus en plus intense. Ils sont en effet habités par le rythme des chants et de la musique. La danse devient quasi sacrée grâce à la forte expressivité de leurs gestuelles. Les regards sont parfois hagards ou fixes. Bien qu'ils soient situés chacun à une distance scénique durant une large partie de la représentation, ils sont reliés par une fougue qui les transporte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625883.jpg?v=1753520013" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      Un trio, en milieu de scène, effectue une chorégraphie, les bras levés légèrement courbés et pliés aux poignets. Ils dansent sur une même ligne horizontale, se déplaçant côté cour et côté jardin avec les jambes ancrées au sol dans une allure un peu chaloupée, quand ailleurs, d'autres gestuelles autant dansées que théâtrales s'effectuent. Les mouvements sont physiques, rapides, à la fois en tension et relâchés.       <br />
              <br />
       Certains danseurs évoluent avec les cheveux tirés et recouverts d'une coiffe de bouts de tissus. Les visages sont de plus en plus hagards, parfois rieurs, toujours très expressifs. Ils deviennent des êtres ni tout à fait humains, ni tout à fait monstres. Le rythme est crescendo, pour ensuite redescendre pour repartir de plus belle.       <br />
              <br />
       C'est surprenant d'audace, où l'esprit des artistes participe autant que leur corps à une mise en tension pour nous faire voyager dans un au-delà extatique où les repères du temps et de l'espace s'abolissent. Où sommes-nous ? Est-ce réel ou imaginaire, un conte ou une fable, un récit ou un rêve ? Chacun est libre de s'en faire sa propre idée.       <br />
              <br />
       La soirée fut très belle avec un visage à la Janus où l'électro/house de &quot;Rave Lucid&quot; a cohabité avec brio aux chants du peuple Guarani Mbya de &quot;Encantado&quot;.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625917.jpg?v=1753520988" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rave Lucid"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Brandon Miel Masele et Laura Nala Defretin.       <br />
       Avec : Téo Le Mino Cellier, Filipe Filfrap Pereira Silva, Théa X23 Haggiag-Meier, Manuela Emrose Le Daeron, Alice Aliche Lemonnier, Adrien Vexus Larrazet, Khaled Cerizz Abdulahi, Jonathan Vision Lutumba, Ainhoa Otero, Jade Jaddow Mienandi.       <br />
       Danseurs remplaçants : Jonathan Vision Lutumba, Ainhoa Otero.       <br />
       Lumières : Judith Leray.       <br />
       Musique : Nikit / Ino &amp; Fille de Minuit.       <br />
       Costumes : Sting Masele &amp; Emma Deat.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 16 au 18 juillet à 19 h.       <br />
       Jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625942.jpg?v=1753521043" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encantado"</strong></span>        <br />
       Création : Lia Rodrigues, assistée d'Amalia Lima.       <br />
       Dansé et créé en collaboration avec : Leonardo Nunes, Valentina Fittipaldi, Andrey da Silva, David Abreu, Raquel Alexandre.       <br />
       Aussi dansé par : Daline Ribeiro, Sanguessuga, Cayo Almeida, Vitor de Abreu        <br />
       Aussi créé par Carolina Repetto, Joana Castro, Matheus Macena, Ricardo Xavier, Tiago Oliveira, Larissa Lima.       <br />
       Dramaturgie : Silvia Soter        <br />
       Collaboration artistique et images : Sammi Landweer.       <br />
       Création lumières : Nicolas Boudier.       <br />
       Régie générale et lumière : Magali Foubert et Baptistine Méral.       <br />
       Bande sonore à partir d'extraits de chansons de scène du Peuple Guarani Mbya (Village de Kalipety do T.I. territoire indigène), "Tenondé Porã", chanté et joué pendant la manifestation des indigènes à Brasilia en août 2021 pour la reconnaissance de leurs terres ancestrales en péril.       <br />
       Mixage et création : Alexandre Seabra.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 15 au 17 juillet à 22 h.       <br />
       Jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, Paris.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival "Paris l'été"</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 juillet au 5 août 2025.</span>       <br />
       Réservation : 01 44 94 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> parislete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90147182-63625832.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Paris-l-ete-l-art-sous-toutes-ses-formes-et-des-soirees-riches-en-decouvertes-_a4334.html</link>
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   <title>"Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante</title>
   <pubDate>Thu, 14 Oct 2021 08:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Annie Sellem, à l'initiative de ce projet, a souhaité que trois chorégraphes présentent trois fables de la Fontaine au travers de leur art et d'une approche musicale variée. Béatrice Massin, Lia Rodrigues et Dominique Hervieu ont choisi respectivement "Le loup et l'Agneau", "Contre ceux qui ont un goût difficile" et "Le Corbeau et le Renard", éditées en 1668, pour décliner une approche où le verbe est supplanté par le corps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59534636-43729651.jpg?v=1634193792" alt=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" title=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" />
     </div>
     <div>
      Dans </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Loup et l'Agneau"</strong></span>, chorégraphie de Béatrice Massin, cela démarre tout doucettement avec deux formes rondes recouvertes d'un long tissu qui avancent. Les corps se découvrent, s'allongent, se rapprochent, se touchent, deviennent un pour se séparer ensuite avec Félix Heaulme qui prend de la hauteur sur une sorte d'escabeau quand Mylène Lamugnière s'avance sur le devant de la scène avec une gestuelle où ses membres supérieurs accompagnent tronc et jambes dans des déplacements, où l'aspect physique de ceux-ci est serti de grâce.       <br />
              <br />
       Sa tête s'abaisse et le tronc s'incline vers le bas, le tout prend appui ensuite sur la paume de sa main qui tel un ressort permet de rebondir vers d'autres enchaînements. Cela est vif, rapide, tout en rondeurs avec des sortes de virgules dessinées par un bras qui semble piquer vers l'extérieur pour finir en courbe ensuite. Suivent ensuite des mouvements du tronc et des membres inférieurs accompagnés par les déplacements tranchés et espacés de Félix Heaulme qui prennent appui sur un jeu d'évitements et de rencontres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59534636-43729661.jpg?v=1634193938" alt=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" title=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" />
     </div>
     <div>
      Dans </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Contre ceux qui ont le goût difficile"</strong></span>, fable peu connue où Jean de La Fontaine (1621-1695) fait l'apologie de ce que pourquoi il est si connu à ces "censeurs" fictifs, la chorégraphie de Lia Rodrigues casse les codes et se démarque profondément du reste du spectacle. Tais Almeda Da Silva, et Dandara Patroclo Santos alternent entre théâtre et danse festive. Il y a durant quelques minutes un moment très théâtral de brossage de dents assez particulier d'une des danseuses qui trône au milieu des planches avec son gobelet bleu et son tube de dentifrice.       <br />
              <br />
       Cela bouge de façon très libérée avec des mains qui construisent autour du visage des petits mouvements rotatifs qui s'ouvrent, se ferment dans une gestuelle festive avec le mot "Fin" marqué sur le derrière des danseuses. Cette liberté de ton bouscule l'aspect éducatif à laquelle sont souvent montrées les fables de La Fontaine. En retournant cette approche "moralisatrice" enseignée à l'école, la chorégraphe montre peut-être un aspect beaucoup moins connu des mœurs de La Fontaine qui avait, pour l'époque, une liberté étonnamment transgressive de la notion de couple.       <br />
              <br />
       Cela interpelle autant dans la construction chorégraphique que dans le choix de la chanson "Motivés" de Zebda. Je n'ai pas adoré sur le moment ce que proposait Lia Rodrigues mais il se passe réellement quelque chose sur scène. Le tout n'est ni bien rangé, ni lisse et sort des sentiers battus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59534636-43729673.jpg?v=1634194028" alt=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" title=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" />
     </div>
     <div>
      Le langage des signes est utilisé par Dominique Hervieu pour </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Corbeau et le Renard"</strong></span> au travers de différentes langues, les signes étant en effet différents selon celles-ci. Elles sont dansées, toujours avec talent, par Mylène Lamugnière et Félix Heaulme mais il n'est pas clair de comprendre lesquelles sont chorégraphiées et si celles-ci sont le reflet des paroles lancées ou des signes montrés.       <br />
              <br />
       Au travers de lucarnes animées dans lesquelles apparaissent des personnages, filmés ou dessinés, parlant l'argot, le français, parfois de façon familière, et des langues étrangères, la gestuelle devient nerveuse, vive, saccadée, courbe ou angulaire, accompagnée de déplacements. C'est un cocktail de mouvements et de consonances qui se font entendre en chœur, mêlant ainsi dans une même humeur, verbe et expressivité, le corps devenant réceptacle des mots.       <br />
              <br />
       Le spectacle est très intéressant dans son hétérogénéité artistique, avec des propositions assez surprenantes. Peut-être un tantinet difficile à appréhender pour de jeunes enfants et "Contre ceux qui ont le goût difficile".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fables à la fontaine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59534636-43729688.jpg?v=1634194119" alt=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" title=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Le Loup et l'Agneau&quot;</b>       <br />
       Chorégraphie : Béatrice Massin.       <br />
       Avec : Félix Héaulme et Mylène Lamugnière.       <br />
       Lumières : Rémi Nicolas.       <br />
       Extraits musicaux : Marin Marais.       <br />
       Costumes : Dominique Fabrègue, Clémentine Monsaingeon.       <br />
       Durée : 20 minutes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Contre ceux qui ont le goût difficile&quot;</b>       <br />
       Chorégraphie : Lia Rodrigues.       <br />
       Avec : Tais Almeda Da Silva, Dandara Patroclo Santos.       <br />
       Dramaturgie : Silvia Soter.       <br />
       Lumières : Franck Niedda, Lia Rodrigues.       <br />
       Extraits musicaux : Les Motivés.       <br />
       Costumes : Francine Barros, Clotilde Barros Pontes.       <br />
       Durée : 20 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59534636-43729705.jpg?v=1634194208" alt=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" title=""Fables à la fontaine"… La Fontaine renversante" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Le Corbeau et le Renard&quot;</b>       <br />
       Chorégraphie : Dominique Hervieu.       <br />
       Avec : Félix Héaulme et Mylène Lamugnière.       <br />
       Vidéo : Dominique Hervieu, Pascal Minet       <br />
       Lumières : Vincent Paoli.       <br />
       Son : Catherine Lagarde.       <br />
       Extraits musicaux : Jean-Baptiste Lully, Robert Schumann.       <br />
       Costumes : Mireille Hersent.       <br />
       Durée : 20 minutes.       <br />
              <br />
       Conception et mise en œuvre à la création : Annie Sellem.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 16 octobre 2021.</span>       <br />
       Mardi, jeudi à 10 h et à 14 h 30, vendredi à 10 h, samedi à 14 h 30 et 17 h 30, mercredi et dimanche à 14 h 30.       <br />
       Chaillot - Théâtre national de la Danse, Salle Firmin Gémier, Paris 16e.       <br />
       Tél. : 01 53 65 31 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59534636-43729651.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Fables-a-la-fontaine-La-Fontaine-renversante_a3075.html</link>
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  <item>
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   <title>"Fúria" Corps "dé-chaînés" qu'aucune dictature ne pourra soumettre…</title>
   <pubDate>Mon, 24 Feb 2020 13:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette troupe de loqueteux, affublés de hardes composites faites de bâches de plastique et autres rebuts colorés, émergeant de l'obscurité où ils sont plongés, de qui sont-ils le nom ? Lointains héritiers des esclaves, ils sont les nouveaux "sauvages" d'un Brésil dirigé par un président d'extrême droite qui, sous l'œil impassible de la monumentale statue du Christ Rédempteur dominant la baie de Rio de Janeiro, pourchasse les misérables, homosexuels, bisexuels, transgenres, tous mis au ban de la société.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43027151-35649339.jpg?v=1582391630" alt=""Fúria" Corps "dé-chaînés" qu'aucune dictature ne pourra soumettre…" title=""Fúria" Corps "dé-chaînés" qu'aucune dictature ne pourra soumettre…" />
     </div>
     <div>
      Lia Rodrigues, connue pour son engagement auprès des habitants de la favela de Maré - où sont nés certains de ses danseurs -, présente là un nouveau tableau vibrant des émotions de ceux que l'on voudrait faire taire.       <br />
              <br />
       Jair Bolsonaro, élu démocratiquement (sic), gouverne en tyran décomplexé, faisant montre d'un arbitraire défiant le simple entendement. &quot;Les policiers ont tiré d'un hélicoptère, comme si les gens qui vivent dans la favela étaient des animaux qu'ils chassent&quot;, dixit Lia Rodrigues sur France Culture, le 12 décembre 2018. Dès lors, la chorégraphe, engagée depuis 2003 dans ce bidonville de Rio, convoque ses armes à elle, la puissance de ses créations artistiques, pour projeter sur la scène l'insoupçonnable vitalité des parias.       <br />
              <br />
       Neuf danseuses et danseurs, habités par une frénésie les liant les uns aux autres pour ne former qu'un seul corps (é)mouvant, fusionnant, se déchirant, se rapprochant, se chevauchant pour dire les pulsions de vie inaliénable. Neuf sujets représentant à eux seuls la favela prise pour cible mais extraordinairement vivante. Accompagnée de percussions mêlées d'ahanements (ceux de leurs bourreaux éructant ou bien ceux émis par leur corps malmené ?) enflant d'intensité jusqu'à devenir hypnotiques tant leur répétition intensive n'offre aucune fuite, cette horde à la dérive nous éclabousse littéralement de couleurs et de sons explosifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43027151-35649344.jpg?v=1582391660" alt=""Fúria" Corps "dé-chaînés" qu'aucune dictature ne pourra soumettre…" title=""Fúria" Corps "dé-chaînés" qu'aucune dictature ne pourra soumettre…" />
     </div>
     <div>
      D'abord hésitantes, sortant d'une épaisse nuit, les ombres se relèvent… Rien ne résiste alors à ses corps &quot;dé-chaînés&quot;. L'appétit sexuel, leur libido porteuse de la pulsion de vie, ne rencontre aucun tabou comme pour clamer la liberté que d'aucuns voudraient frapper du sceau de l'interdit. Les rapports des hommes et des femmes s'adonnant à toutes les combinaisons que les genres offrent, échappent à la normalisation d'une société bien-pensante, avide d'encadrer la sexualité comme elle dicte ses autres attendus afin de mettre sous le joug les populations les moins enclines à respecter &quot;l'ordre&quot;.       <br />
              <br />
       Rien jamais de vulgaire dans cette fureur vitale représentée de manière chorégraphiée, transcendant l'énergie sexuelle en force plastique, sans rien éluder de ce qui se joue là du désir à l'œuvre. Femmes et hommes exhibant fièrement leur sexe qu'ils revendiquent comme une force en eux, se livrant à des rapports de domination et soumission s'inversant à l'instant suivant. Visages contorsionnés exprimant la fureur ou la fierté, corps torturés ou triomphants.       <br />
              <br />
       Ainsi une superbe métisse aux seins nus chevauchera fièrement un homme blanc tiré au sol par deux autres femmes, trônant sur les jambes relevées de sa monture humaine alors qu'un serviteur noir tendra respectueusement au-dessus de sa tête hiératique un petit parasol. Parallèlement, un homme noir, cagoule &quot;rouge brésil&quot; sur la tête, s'assiéra majestueusement sur la croupe de deux femmes blanches à quatre pattes avant de se livrer sur lui-même à un acte sacrificiel. Des hommes relèveront leur robe pour faire danser hardiment leur sexe alors qu'un autre se roulera à terre en tenant entre ses mains son précieux attribut.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43027151-35649347.jpg?v=1582391693" alt=""Fúria" Corps "dé-chaînés" qu'aucune dictature ne pourra soumettre…" title=""Fúria" Corps "dé-chaînés" qu'aucune dictature ne pourra soumettre…" />
     </div>
     <div>
      Suite de tableaux dignes de peintres réalistes (déliés de tabou) quant aux sujets mis en scène, mâtinés de la touche des expressionnistes pour ce qui est de la violence subjective faisant irruption dans le traitement de la réalité, &quot;Fúria&quot; est une déferlante &quot;bruyante&quot; et haute en couleur, propre à engloutir les diktats de dominants tenants d'un ordre (im)moral.       <br />
              <br />
       Une fois encore, l'engagement artistique indéfectible de Lia Rodrigues et de ses danseuses et danseurs auprès des persécutés des favelas (cf. les pancartes brandies lors du salut final,  &quot;Qui a tué Marielle Franco ?&quot; assassinée par le pouvoir en place pour avoir dénoncé les violations des droits des jeunes noirs et des LGBTI) réveille en chacun la nécessité vitale de toutes luttes visant à affirmer les choix existentiels… quand bien même devrait-on en mourir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fúria"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43027151-35649350.jpg?v=1582391720" alt=""Fúria" Corps "dé-chaînés" qu'aucune dictature ne pourra soumettre…" title=""Fúria" Corps "dé-chaînés" qu'aucune dictature ne pourra soumettre…" />
     </div>
     <div>
      Date de création : 2018.       <br />
       Chorégraphie : Lia Rodrigues.       <br />
       Assistante à la création :  Amalia Lima.       <br />
       Dramaturgie : Silvia Soter.       <br />
       Dansé et créé en étroite collaboration avec : Leonardo Nunes, Felipe Vian, Clara Cavalcante, Carolina Repetto, Valentina Fittipaldi, Andrey Silva, Karoll Silva, Larissa Lima, Ricardo Xavier.       <br />
       Collaboration artistique et images : Sammi Landweer.       <br />
       Lumière : Nicolas Boudier.       <br />
       Musique, morceaux de chants traditionnels de danses des Kanaks de Nouvelle-Calédonie.       <br />
              <br />
       <b>A été présenté au TnBA (Bordeaux), Grande salle Vitez, du 13 au 15 février 2020.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 et 15 mars 2020 :</span> T2G - CDN, Gennevilliers (92).       <br />
       20 mars 2020 : Théâtre Jean-Vilar, Vitry-sur-Seine (94)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43027151-35649339.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Furia-Corps-de-chaines-qu-aucune-dictature-ne-pourra-soumettre_a2668.html</link>
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