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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <dc:date>2026-04-22T15:53:39+02:00</dc:date>
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   <title>Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"</title>
   <pubDate>Mon, 05 Feb 2024 07:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Deuxième samedi de Festival, deuxième parcours Le Bouscat-Bordeaux pour découvrir quatre performances convoquant la danse, la musique, le théâtre, et ressentir la même sensation… Celle d'assister à des "créations" qui n'en portent pas que le nom mais résultent d'un processus de maturation intérieure dont les artistes livrent ici l'objet se détachant d'eux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56761108.jpg?v=1707042200" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dark Horse"</strong></span>… Meytal Blanaru – danseuse chorégraphe découverte à l'Atelier des Marches il y a quatre ans pour sa performance "Rain" inscrite en lettres de feu dans nos mémoires – est à nouveau invitée par Jean-Luc Terrade pour présenter un mystérieux moment chorégraphié, fascinant tant ses interprétations sont libres… Surtout ne pas se laisser égarer par une traduction littérale du titre, mais se laisser gagner par le champ des possibles contenus dans l'expression idiomatique "Dark Horse" suggérant l'idée d'un secret à révéler…       <br />
              <br />
       Dans un dispositif bi-frontal qui la fera "découvrir" alternativement (deux cycles d'un quart d'heure chacun), soit de dos, soit de face selon les gradins où l'on a pris place, la performeuse fondatrice du Fathom High – approche de la danse basée sur la méthode Feldenkrais accordant la part belle aux relations sensibles entre la personne en mouvement et son environnement – met son corps en vibrations avec l'espace qui l'entoure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56761121.jpg?v=1707042469" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      Après avoir croisé avec une infinie douceur notre regard et nous avoir adressé un sourire amène nous incluant dans son univers, avec la lenteur qui sied à la rencontre, elle se défait du haut de son vêtement pour entamer sa danse… De dos nue ou de face où les ailes de l'étrange papillon noir peint délicatement sur son buste traduisent la mue à l'œuvre, elle livre son corps au rythme de la musique répétitive. Ses pieds glissent latéralement sur le sol immaculé tandis que ses bras et mains s'abandonnent à un ballet hypnotique, alternant moulinets rapides et mouvements amples au gré d'une fantaisie inspirée par l'énergie qui la traverse.       <br />
              <br />
       Parfois, des tressaillements peuvent laisser entrevoir le passage d'émotions plus sombres, mais toujours la confiance en la vie transcende les épreuves pour illuminer son visage diaphane. Sa fragilité à fleur de peau, sa force intranquille, son énergie vitale, bouleversent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56761128.jpg?v=1707055460" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"In the Wood"</strong></span>. Frédéric Jouanlong, clavier et voix, et Sophie Agnel, au piano à queue, nous immergent dans l'univers intime d'une grande voix féminine du jazz, Nina Simone, chantre des Blacks Power. The wood, c'est le bois de sa maison et celui qui l'entoure, bruissant encore de sa présence iconique et de ses combats "encrés" dans le mouvement des droits civiques des Afro-Américains.       <br />
              <br />
       Au gré des fantaisies musicales et vocales des deux complices réunis dans le même trip sur le plateau, le piano devient boîte à musiques libérant ses marteaux frappés à la main, les bruits de pluie s'échappent des contorsions ludiques de la bouche, ceux du vent du souffle rapproché du micro. La traversée onirique, ponctuée de chants envoutants, évoque des fragments du monde iconique du jazz et de ses voix ô combien prenantes, Billie Holiday, John Coltrane, Prince, Aretha Franklin… Une ballade musicale et sonore qui fait chaud au cœur en ses temps atones.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56775009.jpg?v=1707138035" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Storytelling"</strong></span>, de Nicolas Meunier… que nous avions laissé en novembre dernier à la Halle des Chartrons, la tête de son personnage-personne posée contre celle froide de sa mère morte sans qu'il ne ressente alors la moindre émotion (cf. "Sitcom")… et que nous retrouvons là au Glob Théâtre pour creuser dans "Storytelling" le même sillon, celui d'un artiste protéiforme extrayant de son existence la matière première de ses performances à fort potentiel émotionnel.       <br />
              <br />
       Sa mère, elle, sera à nouveau présente ce soir par le truchement d'une séance de "spiritisme maison" la faisant revenir de l'au-delà pour "parler" à sa progéniture avide d'établir avec elle ce qui n'a jamais pu être de son vivant… Elle ne sera pas seule, la mère, à venir hanter le présent de la représentation. Il y aura aussi la grand-mère, personnage étayé par la logorrhée vindicative qui lui tient lieu de béquilles. D'autres voix encore s'immisceront dans ce maelström aux dimensions de huis clos familial ; celle de sa petite sœur Manon, ou encore celle d'un ancien amant venant alimenter l'intranquillité consubstantielle à son existence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56775768.jpg?v=1707140307" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      Seul en scène, mais habité tour à tour par toutes les voix qui le traversent, ses éternels feuillets en main (papiers qu'il jette au fur et à mesure de la progression du récit, comme des notes de mise en scène devenues inutiles, nous rappelant que l'on est bien au théâtre et non chez le psy), l'homme-orchestre déroule son synopsis où, dans une cacophonie maitrisée, se dit le chaos d'un parcours dysharmonique, le sien.       <br />
              <br />
       D'emblée, entre réalité et fiction, l'acteur secoué par les sanglots qui le gagnent lit une lettre d'un amant lui annonçant son suicide par pendaison, &quot;dans le verger&quot; précise-t-il. Ayant laissé se confondre &quot;baiser et s'aimer&quot;, l'ami désespéré propose sa propre fin comme début du spectacle… Musiques et lumières stéréoscopiques découvrent alors une table ronde, tendue d'une nappe blanche, avec trois chaises disposées autour, l'acteur occupant la centrale…       <br />
              <br />
       La voix de la grand-mère, une bordée d'injures qui tonitruent… Enculés, ils m'ont fait sauter le courant ! Hors de question que tu fasses du spiritisme ! Celle du petit-fils… Le bruit d'une femme qui boite… Maman, c'est toi ? Mon amoureux s'est suicidé… Était-ce la corde avec laquelle il s'attachait ? À nouveau, la grand-mère… Bordel, la chouette sur le toit, tiens-moi l'échelle, il faut la déloger sinon c'est l'annonce d'une mort ou d'une naissance ! T'es pas en cloque Manon ?       <br />
              <br />
       Et puis, la tête entre les mains, la désolation attachée à la disparition tragique de l'amant. La cohorte des pensées qui défilent dans une nuit épaisse, auxquelles se mêlent des cris de bébé… Présent et passé se confondant dans les mêmes affres, voix se recouvrant… Table renversée… Qui m'a consolé quand j'étais petit ? Personne ! Vous m'abandonnez tous ! Regarde Nico, tu lui as dévissé la tête à ton poupon ! La folie est-elle contagieuse maman ? Ta mère, maintenant tu sais, c'était pas un accident… Tu veux lui parler par l'intermédiaire des Esprits ? Peuh, elle n'a jamais voulu dialoguer ta mère ! Maman ça va ?       <br />
              <br />
       Charriées par les frustrations accumulées, les blessures s'ouvrent… La peine de la grand-mère ayant dû se substituer à sa fille défaillante pour élever le petit… La rage de la mère ne s'étant - elle aussi – jamais sentie protégée par quiconque et qui, de l'au-delà où elle séjourne désormais, révèle l'inentendable vœu qui fut le sien lorsqu'elle s'est retrouvée enceinte… La prière du fils adressé à sa mère d'avancer maintenant ensemble vers le jour…       <br />
              <br />
       La chute, accompagnée de la voix chaude de Paolo Conte, exauce un temps ce désir en projetant, au centre du plateau débarrassé symboliquement de toutes scories, un rayon de lumière nimbant l'acteur dansant lascivement… De performance en performance, Nicolas Meunier, sans rien perdre de son authenticité à fleur de peau mise au service d'un théâtre total, maîtrise de mieux en mieux son art pour porter jusqu'à nous le chaos d'un passé familial qui n'arrête pas de passer en lui. Chapeau l'artiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56775826.jpg?v=1707140778" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Home"</strong></span>, de Sebastian Abarbanell, présente le corps du performeur dans tous ses états. Jouant avec tous les possibles offerts par une boîte cubique qu'il a élue comme refuge, il multiplie des compositions plastiques à fort potentiel artistique. Cette première partie, d'un esthétisme parlant, le montre tel le voyageur céleste faisant corps avec sa roulotte… Cependant, lorsqu'il vient à se défaire de "sa coquille" pour continuer sa mue nu comme un ver, des convulsions le traversent de part en part… et le charme tout d'abord ressenti se dissipe sous l'effet de monstrations trop appuyées.       <br />
              <br />
       <b>Spectacles vus le samedi 27 janvier lors du Parcours Le Bouscat-Bordeaux organisé dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux Métropole – Boulazac.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56775857.jpg?v=1707141368" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dark Horse"</strong></span>       <br />
       Danse - Avant-première.       <br />
       Conception et interprétation : Meytal Blanaru.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
       <b>Représenté les 26 et 27 janvier à L'Atelier des Marches, Le Bouscat (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56775901.jpg?v=1707141430" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"In the Wood"</strong></span>       <br />
       Musique, voix – Création.       <br />
       Voix et boucles : Fred Jouanlong.       <br />
       Piano à queue et objets : Sophie Agnel.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       <b>Présenté le 27 janvier au Marché de Lerme à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56775902.jpg?v=1707141504" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Storytelling"</strong></span>       <br />
       Performance, théâtre – Création.       <br />
       Conception et interprétation : Nicolas Meusnier.       <br />
       Régie : Marius Bichet.       <br />
       Regard technique : Jean-Luc Terrade.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
       <b>A eu lieu le 27 janvier (2 représentations) au Glob Théâtre à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78174344-56775903.jpg?v=1707141568" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 4 "Dark Horse", "In the Wood", "Storytelling", "Home"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Home"</strong></span>       <br />
       Danse, performance - Première française.       <br />
       Direction artistique et chorégraphie : Sebastian Abarbanell.       <br />
       Création lumière : Barnaby Booth.       <br />
       Dramaturgie : Tuan Ly.       <br />
       Direction technique : Shaly Lopez.       <br />
       Musique originale : slowdanger, Seb Brun &amp; SUM1.       <br />
       Projection vidéo : Sina Lesnik &amp; César Brodermann.       <br />
       Costumes : Sebastian Abarbanell.       <br />
       Construction boîtes : Alex Varenne.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       <b>Présenté le 27 janvier au Glob Théâtre à Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       <b>A eu lieu du 16 janvier au 2 février 2024.</b>       <br />
       XXIe Rencontres de la Forme Courte dans le Spectacle Vivant       <br />
       Bordeaux Métropole - Boulazac.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"</title>
   <pubDate>Tue, 30 Jan 2024 15:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'une des originalités de Trente Trente, et pas des moins appréciées, est de proposer aux festivaliers des "Parcours" dans la ville. Ainsi, de lieu artistique en lieu culturel atypique, partagent-ils ensemble des propositions "hallucinantes". Faisant communauté, la troupe éphémère de spectateurs fait écho à celle des différents artistes pour créer… "la vie dans l'art". Ainsi de ce samedi 20 janvier où théâtre-cirque, musique-concert, performance chorégraphiée et théâtre littéraire s'enchainèrent jusqu'à la nuit avancée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56707781.jpg?v=1706626932" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Aimons-nous vivants"</strong></span>, de la Cie MMFF Mathieu Ma Fille Foundation d'Arnaud Saury, propose une étape d'un travail déjà fort élaboré, au point de pouvoir ressentir qu'il s'agirait d'une coquetterie de présentation… Autour d'un mât chinois générateur de poésie, de performances de haut vol et de saillies décalées, naît un récit envoûtant dont l'attraction est telle que l'on s'abandonne à la lévitation au fur et à mesure que ledit mât chinois, coiffé de palmes de cocotiers et orné de bananes, se métamorphose en exotique perche andalouse…       <br />
              <br />
       Faisant corps (et âme) avec son complice, le circassien virtuose Samuel Rodrigues sur lequel il s'appuie au propre (jusqu'à lui faire mal) comme au figuré (magnifiques échanges), Arnaud Saury explore de nouvelles dimensions propres à titiller son désir d'éternel explorateur. Lui, l'ex-danseur, insatiable découvreur de nouveaux espaces à partager avec ses complices – on a tous en mémoire l'épopée fabuleuse de "Dad is dead" sur le vélo de Mathieu Despoisse – se lance ici à l'assaut de l'inaccessible culminant à près de cinq mètres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56707941.jpg?v=1706627039" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      Comme dans un work in progress dévoilant les arcanes de la création, Samuel Rodrigues, suspendu au mât, s'épanche sur une anecdote fondatrice de son goût du risque. Un épisode de son enfance turbulente qui donne le vertige… et offre l'occasion à son complice de rectifier avec humour l'usage d'un français fraîchement acquis par son ami portugais, lui faisant confondre deux faux amis : <span style="font-style:italic">&quot;Ta mère n'était pas congelée par la peur, mais figée, on ne congèle pas deux fois le même produit&quot;</span>…       <br />
              <br />
       L'humour – renversant – du texte écrit par Suzanne Joubert résonne comme une mise en abyme des tribulations en haute altitude des deux compères, l'un (le circassien) servant de fauteuil, voire de lit à l'autre (l'acteur) dissertant, confortablement suspendu, sur l'usage entre autres de l'adjectif &quot;sale&quot; dans différentes expressions à connotation dégradante.       <br />
              <br />
       Viendra le temps d'un câlin en altitude et d'une chute poétique… aiguisant encore plus notre désir de découvrir, le jour du printemps prochain, la première de cette belle performance dont les prémices sont plus que prometteuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708015.jpg?v=1706627485" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encrages"</strong></span>, d'Audrey Poujoula, se propose de tirer d'une machine à écrire – tapée de coups répétés ou frôlée par un archet – des sons amplifiés et mêlés à d'autres sons discordants préenregistrés. De plus, le choc de l'encre sur le papier crée des arabesques visuelles... Pour le moins que l'on puisse dire, c'est que ce concert improvisé, outre sa haute intensité en décibels, est à classer… dans les recherches "expérimentales".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708226.jpg?v=1706628330" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Hire me, Please"</strong></span>, de Panos Malactos, nous entraîne facétieusement dans l'univers des auditions chorégraphiques, avec, en filigrane, un sens débridé de la dérision. En effet, qu'attend-on des candidats soumis au regard inquisiteur de juges en attente d'une originalité normée (oxymore), si ce n'est une soumission à des diktats dont ils sont tributaires ?       <br />
              <br />
       Surgie des coulisses, une créature barbue aux épaules musclées, se tortillant dans un justaucorps surplombant de hautes bottes du même rouge rutilant, se dirige en sautillant gauchement vers le micro… Concluant quelques notes haut perchées, on sent que le timide "Thank You" qui nous est adressé – à nous jury – est porteur du poids de l'enjeu…       <br />
              <br />
       Enchaînant alors sur des musiques d'enfer d'impressionnantes figures aériennes ponctuées de grands écarts latéraux parfaits, le danseur nous sur-prend… à contrepied, justifiant en creux ses propos minaudés hystériquement : <span style="font-style:italic">"Je suis un grand danseur, un artiste doté d'une grande technique".</span> Au gré des désirs du jury, il revêtira la même tenue, d'un gris éclatant cette fois, et se coiffera de la tête de licorne qu'on lui tend… affichant haut la liberté, la beauté et la puissance qu'il incarne. Panos Malactos montre ici sa double capacité de danseur émérite et de pourfendeur des attentes établies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708273.jpg?v=1706629453" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Je dis elle"</strong></span>, d'Arnaud Poujol, pourrait être pris comme un rêve éveillé, celui de l'auteur recomposant dans un théâtre littéraire filmé, au gré des impacts d'"Écrire" (entretien qui, avant d'être un livre, fut d'abord filmé par Benoît Jacquot) et de "Roma" (fiction, elle aussi, d'abord filmée) de Marguerite Duras, ainsi que de ceux de "Cet amour-là" de Yann Andréa, sa propre fantasmagorie. Faisant du monde selon M.D. le ferment de son inspiration, il lui emprunte aussi sa stylistique alliant images filmées, écriture méditative et théâtralité épurée.       <br />
              <br />
       Un plateau tout de blanc tendu où une table accueille les feuillets de M.D. alors qu'en fond de scène un écran se couvre d'images au statut subliminal faisant effraction dans le présent de la représentation. Pêle-mêle, s'inscrivent des phrases échappées de ses romans, un bateau sur le Mékong, ou encore le visage d'une statue antique évoquant la reine de Samarie, Bérénice, l'amante de Titus, la pièce racinienne élue. Les trois acteurs tout de blanc vêtu – Aline Le Berre, Elise Servières et Yacine Sif El Islam – incarnent quant à eux, pour le porter jusqu'à nous, le substrat de l'univers de la résidente des Roches Noires et de Neauphle-le-Château.       <br />
              <br />
       Sur cette mosaïque de souvenirs écrans se précipitant sans autre ordre que celui impulsé par le flux et reflux d'une pensée encore et toujours vivante – celle de M.D. –, les trois comédiens vont faire subtilement entendre la petite musique des mots échappés au temps qui passe. Leurs voix, portées par les corps à l'unisson, résonnent alors comme les particules d'un monde résistant à son évanescence.       <br />
              <br />
       Ainsi de la rencontre fictionnelle entre Elle et Lui, un soir, dans le hall d'un hôtel romain donnant sur la piazza Navona. Embarqués dans <span style="font-style:italic">"ce film qui commencerait ici"</span>, alors qu'il a déjà commencé avec la question posée par la femme, nous sommes pris dans un tourbillon poétique qui dit de lui – et de nous… – ce que nous ignorions encore l'instant d'avant. Effet troublant des développements argentiques où le révélateur fait apparaître comme en contre-jour les images en cours d'élaboration.       <br />
              <br />
       Et à l'instar de l'écriture de M.D. où il n'y a jamais d'enchaînement entre les événements, l'acteur faisant maintenant face à l'actrice assise à sa table de travail, "devient" Yann Andréa pour confier cette impossibilité de la nommer autre que par son nom d'emprunt. Duras, ce nom d'auteur qui lui plait infiniment… Les jeux en miroir de la réalité réfléchie se poursuivent jusque dans leur manière de se nommer : <span style="font-style:italic">"Nous avons tous les deux des noms d'emprunt, des noms de plume, des noms faux et qui deviennent vrais puisqu'ils ont été choisis et écrits par elle".</span> Quant au "Je dis elle" du titre, il introduit entre eux – qui parlent d'eux à la troisième personne, comme s'ils étaient eux-mêmes des personnages – la présence d'une troisième entité, le "elle" de la littérature, la seule vérité vivante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708476.jpg?v=1706629489" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, entre les textes tapés frénétiquement, les vins bus, les crises violentes et "Capri c'est fini" d'Hervé Vilard, accompagnée par la musique enivrante de Benjamin Ducroq, l'écriture – bouleversante – creuse-t-elle son sillon pendant qu'une troisième complice projette en vidéo leurs visages. Parfois même on croirait voir surgir entre deux plans, comme une ombre portée, le fantôme du "Ravissement de Lol V. Stein". Donner à voir l'indicible au cœur de l'œuvre de Marguerite Duras pour tenter d'en délivrer l'essence… Un pari aussi fou que réussi.       <br />
              <br />
       <b>L'ensemble de ces spectacles a été vu le samedi 20 janvier dans le cadre du "Parcours Le Bouscat-Bordeaux" du Festival Trente Trente de Bordeaux Métropole – Boulazac.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709080.jpg?v=1706630157" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Aimons-nous vivants"</strong></span>       <br />
       Théâtre-Cirque, travail en cours.       <br />
       Conception : MMFF – Arnaud Saury.       <br />
       Écriture et interprétation : Arnaud Saury et Samuel Rodrigues.       <br />
       Collaboration artistique : Suzanne Joubert et Marie Vaissière.       <br />
       Coach Mât Chinois : Kinane Srirou.       <br />
       Lumière : Jean Ceunebroucke et Alix Veillon.       <br />
       Régie générale : Paul Fontaine.       <br />
       Durée actuelle : 30 minutes.       <br />
       <b>A été représenté le vendredi 19 et le samedi 20 janvier à L'Atelier des Marches - Le Bouscat.</b>       <br />
       Création le 21 mars 2024 à L'Agora de Boulazac (24).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709478.jpg?v=1706630460" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encrages"</strong></span>       <br />
       Musique-concert.       <br />
       Artiste sonore : Audrey Poujoula.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
       <b>Représenté le samedi 20 janvier au Marché de Lerme à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709491.jpg?v=1706630532" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Hire me, Please"</strong></span>       <br />
       Performance  - Chypre. Première française.       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Panos Malactos.       <br />
       Dramaturgie : Odysseas I. Konstantinou et Panos Malactos.       <br />
       Costumes : Eleni Papavasiliou.       <br />
       Vidéos : Suzana Phialas.       <br />
       Durée : 15 minutes.       <br />
       <b>Représenté le samedi 20 janvier à la Halle des Chartrons à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709513.jpg?v=1706630622" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Je dis elle"</strong></span>       <br />
       Théâtre création.       <br />
       D'après "Cet amour-là" de Yann Andréa et "Écrire" de Marguerite Duras       <br />
       Cie Monsieur Kaplan.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Arnaud Poujol.       <br />
       Avec : Aline Le Berre, Élise Servières et Yacine Sif El Islam.       <br />
       Regard et lumières : Jean-Luc Terrade.       <br />
       Création musicale : Benjamin Ducroq.       <br />
       Création lumière : Antoine Auger.       <br />
       Vidéo : Erwin Chamard.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       <b>Représenté le samedi 20 janvier à La Manufacture CDCN à Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       XXIe Rencontres de la Forme Courte dans le Spectacle Vivant       <br />
       Bordeaux Métropole - Boulazac.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78086854-56707781.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-2024-Episode-2-Aimons-nous-vivants--Encrages--Hire-me-Please--Je-dis-elle_a3803.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…</title>
   <pubDate>Sun, 04 Jul 2021 12:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce qui fait violence en nous est parfois si incommunicable que seules des bribes (in)articulées - comme des éclats de verre brisé - se fraient un chemin dans l'obscurité pour venir exploser en solo sur un plateau. Parfois la violence inhérente aux rapports humains se transcende dans un duo athlétique où, bardés du cuir des harnais qui les sanglent, de superbes gladiateurs contemporains s'affrontent pour mieux se trouver. Il en fut ainsi des deux performances de ce soir-là, laissant peu de repos aux spectateurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57497176-42587178.jpg?v=1625394289" alt="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" title="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Colère noire"</strong></span>, de Frédéric Jouanlong, est à prendre comme une œuvre au noir alliant la beauté convulsive du texte de Brigitte Fontaine - dont s'inspire l'artiste - à une interprétation radicale ne concédant rien aux conditions de réception du public… pouvant être un peu dérouté par la diction pas toujours très audible du performeur. L'essentiel semblant ailleurs : immerger chacun au cœur d'un maelstrom bouillonnant de frustrations rentrées et jaillissant "hors de lui" comme des écholalies en (con)fusion. Car ces mots, ces segments de phrases projetés violemment, d'où proviennent-ils ? Sont-ce les siens propres ou ceux de toutes ces rencontres introjectées et avec lesquelles il a "visiblement" fort à faire ?       <br />
              <br />
       Tout encapuchonné de noir, un homme au bord de la crise de nerfs grommelle, éructe sa colère noire. Sur le mur de moellons noircis de l'Atelier des Marches, un trait de lumière blanche, étroite fenêtre ouverte sur un monde clos, balaie l'espace, obsessionnellement. Se retournant pour lui faire face, l'homme brandit un doigt d'honneur rageur accompagnant sa harangue désarticulée dont les mots explosifs sont comme des projectiles lancés à la face d'un monde sourd à ses récriminations. Fuck aux psychiatres délivrant dans leur dictaphone leurs certificats d'(a)normalité, fuck aux autorités de tous poils dictant leurs lois délétères. En finir une fois pour toutes avec le jugement de Dieu, avec tous les jugements…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57497176-42587188.jpg?v=1625394317" alt="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" title="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" />
     </div>
     <div>
      À partir de l'opus éponyme de Brigitte Fontaine, la petite musique sourde de la révolte contenue s'enfle dans la pénombre intense, implose en vagues successives, pour venir se fracasser sur le mur des renoncements avilissants. Le performeur se fait réceptacle de ces tensions qui déchirent &quot;l'égaré&quot; soumis à l'intolérance d'une société normée dont la violence broie impitoyablement ceux et celles qui n'entrent pas dans le moule commun.       <br />
              <br />
       Les personnages qui l'habitent tour à tour - il est manifestement plusieurs dans sa tête et il semble que &quot;la lumière&quot; se soit retirée de tous les étages - mènent combat pour leur survie tant physique que psychique. <span style="font-style:italic">&quot;Je n'irai pas à votre hôpital. Je n'irai pas à votre école, à votre caserne, à votre four crématoire, à votre putain d'amour&quot;</span>. On croit entendre l'Ernesto de Marguerite Duras, sauf que, là, il a grandi et est devenu ouvertement l'Homme révolté d'Albert Camus. Comment peut-on désirer un monde qui n'est pas désirable ?       <br />
              <br />
       Le propos est aiguisé comme une lame de rasoir, déchirant le tissu des convenances conservatrices. La scénographie, toute de noirs tendus, est aussi parlante que les toiles de Pierre Soulages jouant avec les nuances de ses &quot;Outrenoir&quot;. Dommage que subsiste (de façon certes plus atténuée) la réserve émise lors de la présentation de la &quot;saison froide&quot; du festival : la diction qui - si on peut en &quot;entendre&quot; les justifications conceptuelles - prive parfois du plaisir intense de ressentir la brûlure des mots incandescents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57497176-42587191.jpg?v=1625394364" alt="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" title="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cuir"</strong></span>, de la Cie Un loup pour l'homme, réunit dans l'arène du Marché de Lerme deux circassiens, méritant l'adjectif de magnifiques et partageant une connivence sans égal. C'est cette complicité palpable qui va leur permettre de s'épauler et de s'affronter sans retenue aucune… si ce n'est la minutieuse attention que chacun porte à son partenaire dont la seule présence est le gage de son existence à lui. Un combat sans merci mais non sans humanité, réglé au millimètre où l'extrême dureté et l'infinie tendresse s'étayent.       <br />
              <br />
       L'existence est un sport de combat ; être, c'est se cogner à l'autre pour éprouver les limites de son enveloppe corporelle (et psychique). Dès leur apparition, ces durs à "cuir" à moitié nus, ceints du harnais faisant ressortir leurs muscles saillants, dégagent une force dantesque. Une force bestiale, au noble sens du terme. Porteur et voltigeur juchés sur ses épaules partagent sans conteste la même puissance athlétique, dont ils vont jouer et rejouer pour se lancer dans des joutes dignes de celles des gladiateurs antiques.       <br />
              <br />
       Se lançant dans un trot étudié, la monture permet initialement au cavalier de parader en faisant mine de décocher une flèche d'un regard volontairement altier. Très vite, en tant que prétendu dominant, il va exercer sur sa monture des équilibres en tous sens contraignant l'autre à faire montre d'abnégation et d'incroyable force pour accueillir le corps rudoyant le sien, aire de jeux d'agrès mis gracieusement à disposition. Jusqu'à épuisement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57497176-42587193.jpg?v=1625394406" alt="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" title="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" />
     </div>
     <div>
      Mais le cavalier, faisant de plus en plus corps avec sa monture, va progressivement se découvrir avec elle des affinités électives. Et vice-versa. La fantaisie n'étant aucunement absente de ce contrepied des attendus ordinaires, cavalier et monture vont tomber dans les bras l'un de l'autre pour danser un slow sur les airs de &quot;Tombe la neige&quot;… chanté en japonais par Salvatore Adamo, star yéyé des années soixante. Leur étreinte amoureuse va changer la donne jusqu'au final qui réservera lui aussi un renversement par rapport à la situation de départ.       <br />
              <br />
       Si la performance séduit, c'est d'abord par l'engagement physique de ces deux athlètes de la piste dont la plastique et le jeu font d'eux des artistes de haut vol. Mais si l'enchantement est porté à ce niveau, c'est tout autant parce qu'ils ont su convoquer une histoire, parlant à tous et servant de trame à leurs évolutions. En effet, ce qui est en jeu de manière plus ou moins subliminale, c'est le rapport de chacun au mythe de sa propre puissance éprouvée dans sa relation à l'autre. Comme Janus, dieu des commencements et des fins réunis dans le même visage, force et tendresse sont deux directions se superposant au lieu de s'opposer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57497176-42587467.jpg?v=1625399259" alt="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" title="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" />
     </div>
     <div>
      <b>Vu dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole (du 8 juin au 3 juillet 2021), à l'Atelier des Marches du Bouscat-Bordeaux, lors de la soirée du vendredi 25 juin à 20 h 30 pour &quot;Colère noire&quot; et à 22 h au Marché de Lerme à Bordeaux pour &quot;Cuir&quot;.</b>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Colère noire&quot;</b>       <br />
       Création de Frédéric Jouanlong.       <br />
       Textes : Brigitte Fontaine.       <br />
       Conception, interprétation : Frédéric Jouanlong.       <br />
       Durée 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Cuir&quot;</b>       <br />
       Création 2020.       <br />
       Par la Cie Un loup pour l'homme.       <br />
       Créateurs et interprètes : Arno Ferrera et Mika Lafforgue (ou Gilles Polet).       <br />
       Porteur de projet : Arno Ferrera.       <br />
       Regard extérieur : Paola Rizza.       <br />
       Regard chorégraphique : Benjamin Kahn.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57497176-42587599.jpg?v=1625399304" alt="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" title="Festival Trente Trente "Colère noire" et "Cuir", un parcours à fleur de peau…" />
     </div>
     <div>
      Regard sonore : Amaury Vanderborght avec la complicité d'Alexandre Fray.       <br />
       Création lumière : Florent Blanchon.       <br />
       Régie lumière et son : Pierre-Jean Faggiani.       <br />
       Artisan sellier : Jara Buschhoff.       <br />
       Conception costumes : Jennifer Defays.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Dates à venir pour &quot;Cuir&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 et 11 juillet 2021 :</span> Festival de la Cité, Lausanne (Suisse).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 juillet 2021 :</span> Festival Jogging , Le Carreau du Temple, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57497176-42587191.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Colere-noire-et-Cuir--un-parcours-a-fleur-de-peau_a2989.html</link>
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   <title>18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes</title>
   <pubDate>Tue, 16 Feb 2021 09:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il n'y a de réalité vécue que dans le récit que l'on s'en fait… Si certains - à leur corps défendant - se sont cognés tout récemment contre une cloche de verre les vitrifiant sur place, d'autres, dans un lâcher-prise collectif, se sont laissé porter par la vague du confinement en profitant de cette aubaine pour laisser divaguer leur imaginaire. Arnaud Poujol est de cette trempe. Lors de la claustration imposée, il a laissé dériver sa mémoire vive pour en capter les secrètes vibrations. Des poèmes en images - "Vidéopoèmes" - sont nés de cette traversée, aussitôt partagés et mis en jeu grâce à la complicité d'artistes incandescents. Quant à Frédéric Jouanlong, sa "Colère Noire" n'est pas non plus sans résonner jusqu'à nous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53959787-40715355.jpg?v=1613467027" alt="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" title="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" />
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      <b>&quot;Vidéopoèmes&quot; d'Arnaud Poujol.</b> Dans le cadre &quot;envoûtant&quot; du Marché de Lerme, rotonde de verre et de fonte dédiée aux expositions et performances éphémères, une quinzaine d'acteurs, musiciens et autres baladins bordelais se relaient au micro pour faire vibrer les associations libres nées des écrits fulgurants du compositeur de formes hybrides qu'est Arnaud Poujol. Participant pleinement à ce flux et reflux de mots jaillissant au rythme des corps qui semblent alors les enfanter, des images numérisées défilent sur des écrans fixes et sur les murs sans autre nécessité que le hasard présidant à leur précipitation.       <br />
              <br />
       Ainsi des plasticiennes comme Barbara Schroeder faisant œuvre de son regard porté sur le monde tel qu'il va, des vidéastes performeurs comme Erwin Chamard, des photographes portraitistes comme Bernard Brisé ou encore des musiciens inspirés comme Benjamin Ducroq - pour ne citer qu'eux - viennent prêter eaux fortes aux comédiennes et comédiens afin de graver dans l'inconscient du regardeur des impressions éphémères et/ou durables ; l'oxymore étant la figure &quot;rêvée&quot; pour accueillir en nous les variantes des possibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53959787-40715364.jpg?v=1613467077" alt="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" title="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" />
     </div>
     <div>
      Ce magma en fusion, tout droit sorti des abysses de l'inconscient, se nourrit de la matière vivante de films Super-8 des années d'enfance de l'auteur. Matériaux &quot;décomposés&quot; à l'envi pour être projetés comme des jets de peinture sur les écrans du temps présent. Ainsi ce passé recomposé sous nos yeux reprend vie, en signalant pour chacun un sens nouveau surgi d'on ne sait où, un sens qui lui appartient en propre comme s'il s'agissait de sa création à lui.       <br />
              <br />
       De cette huitaine de vidéopoèmes, tous saisissants d'une force suggestive contenue dans les replis de ce qui nous dépasse, on pourrait se laisser aller à distinguer celui consacré aux émois tourmentés du jeune Georg Trakl pour sa sœur Margaret. Seul écrit de ce corpus ne datant pas du temps du confinement mais de la jeunesse de l'auteur, il est reçu comme une ode sensuelle où explose le pur désir, entaché de culpabilité. Quant à l'interprétation finale à fleur de peau de Yacine Sif El Islam d'un autre superbe texte entrainant dans le tourbillon dansé d'une violence impensable, elle nous laisse étourdis, sans voix.       <br />
              <br />
       Ces formes, travaillées par les forces ardentes de l'urgence à dire, sont comme un baume puisant dans la mythologie tant commune que privée (les figures d'Ariane, d'Astérion, ou encore de Daphné surgissent &quot;d'entre les arbres&quot;), dans des plans de cinéma tant classique qu'intime (&quot;Vertigo&quot;), ses vivifiantes ressources. Savoir qu'elles sont destinées à s'enrichir d'autres vidéopoèmes et qu'elles serviront de supports à des ateliers créatifs ne peut qu'amplifier le plaisir vécu en direct.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Colère Noire&quot; de Frédéric Jouanlong.</b> Tout encapuchonné de noir, un homme au bord de la crise de nerfs marmonne, grommelle, éructe sa colère noire. Sur le mur de moellons noirs de l'Atelier des Marches, un trait de lumière blanche, étroite fenêtre ouverte sur un monde clos, balaie l'espace de haut en bas, obsessionnellement, comme pour marquer la répétition de l'impossible évasion. De manière récurrente, l'homme brandit un doigt d'honneur rageur accompagnant sa harangue désarticulée, dont les mots explosifs sont comme des projectiles lancés à la face du monde indifférent.       <br />
              <br />
       À partir de l'opus éponyme de Brigitte Fontaine, la petite musique sourde de la révolte contenue s'enfle dans la pénombre, implose en vagues successives, pour venir se fracasser sur le mur des renoncements avilissants. Frédéric Jouanlong se fait le réceptacle de ces tensions qui déchirent &quot;l'égaré&quot; soumis à l'intolérance d'une société normée dont la violence sourde broie impitoyablement ceux et celles qui n'entrent pas dans le moule.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53959787-40715402.jpg?v=1613467251" alt="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" title="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" />
     </div>
     <div>
      Les personnages qui l'habitent tour à tour - il est plusieurs dans sa tête - mènent combat pour leur survie tant physique que psychique. <span style="font-style:italic">&quot;Je n'irai pas à votre hôpital. Je n'irai pas à votre école, à votre caserne, à votre four crématoire, à votre putain d'amour.&quot;</span> On croit entendre les accès de révolte d'un Léo Ferré chantant sublimement &quot;Il n'y a plus rien&quot;.       <br />
              <br />
       Le propos est pénétrant comme une lame aiguisée déchirant le tissu des convenances bourgeoises. La scénographie sobre est aussi parlante que les toiles de Pierre Soulages jouant subtilement avec les nuances de ses &quot;Outrenoirs&quot;. S'il y avait une réserve à émettre - mais ce n'est là qu'une étape de travail - elle se situerait au niveau de l'interprétation. En effet, l'urgence à dire (&quot;Urgence Crier&quot;) n'apparaît pas toujours comme une évidence absolue, de même que la diction du beau texte de Brigitte Fontaine - hormis les moments où la voix s'absente intentionnellement - mériterait peut-être d'être plus probante. À suivre… Rendez-vous est pris pour la &quot;saison chaude&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vidéopoèmes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53959787-40715480.jpg?v=1613467561" alt="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" title="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" />
     </div>
     <div>
      Créations numériques hybrides et transdisciplinaires, voix et corps.       <br />
       Direction artistique : Arnaud Poujol, auteur et metteur en scène.       <br />
       Montage de projet, ingénierie et médiation : C'est Carré, bureau d'accompagnement.       <br />
       Création visuelle : Erwin Chamard, vidéaste.       <br />
       Création musical : Benjamin Ducroq, musicien.       <br />
       Artistes partenaires : Barbara Schroeder (plasticienne), Hervé Rigaud (musicien), Jane KL (vidéaste), Serge Korjanevski (musicien), Cécile Delacherie (comédienne), Vincent Nadal (comédien), François Robert (plasticien), Bernard Brisé (photographe), Olivier Spécio (plasticien), Jean-Luc Terrade (metteur en scène), Steph Goodger (plasticienne), Jonathan Hindson (plasticien), Élise Servières (comédienne), Yacine Sif El Islam (comédien), Aline Le Berre (comédienne).       <br />
       Entre 2 et 6 minutes.       <br />
              <br />
       Présentés aux professionnels dans le cadre d'une sortie de résidence, le mercredi 27 janvier 2021 à 16 h 30, au Marché de Lerme de Bordeaux.       <br />
              <br />
       Interview live sur la page facebook Trente Trente - Les Rencontres, le 29 janvier 2021 à 13 h 30. Par Stéphanie Pichon.       <br />
              <br />
       Spectacle programmé en juin 2021 lors de la &quot;saison chaude&quot; du Festival Trente-Trente.       <br />
       Une itinérance, dans différents lieux de diffusion partout sur le territoire (théâtres, médiathèques, salles d'expositions, halls d'institutions, hôpitaux, centre pénitenciers, etc.) où l'exposition sera mise en place par le biais de tablettes numériques. Déambulation d'un vidéopoème à l'autre à écouter au casque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Colère Noire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53959787-40715503.jpg?v=1613467598" alt="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" title="18e Rencontres de la Forme courte (suite) : plongées dans des profondeurs troublantes" />
     </div>
     <div>
      Performance musique voix théâtre.       <br />
       Textes : Brigitte Fontaine.       <br />
       Conception, interprétation : Frédéric Jouanlong.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       Présentée aux professionnels dans le cadre d'une sortie de résidence, le vendredi 29 janvier 2021 à 15 h, à l'Atelier des Marches du Bouscat (33).       <br />
              <br />
       Interview live sur la page facebook Trente Trente - Les Rencontres, le 28 janvier 2021 à 13 h 30. Par Stéphanie Pichon.       <br />
              <br />
       Spectacle programmé les 25 et 26 juin prochains à l'Atelier des Marches du Bouscat (33), lors de la &quot;saison chaude&quot; du Festival Trente-Trente.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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