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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-21T09:02:30+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2025• "Quatre mains" Un spectacle rythmé par la musique et les émotions de la jeunesse</title>
   <pubDate>Thu, 17 Jul 2025 17:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Original, c'est le mot qui me vient à l'esprit pour tenter de définir ce spectacle. Original dans sa forme, dans le sujet qu'il traite, dans le mélange de disciplines qu'il emploie, original par le choix même des interprètes qui sont autant comédien et comédienne que pianistes. Bref, tout ici est comme du sur-mesure, de l'artisanat précis, de l'intime, du rare.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89965107-63532579.jpg?v=1752765886" alt="•Off 2025• "Quatre mains" Un spectacle rythmé par la musique et les émotions de la jeunesse" title="•Off 2025• "Quatre mains" Un spectacle rythmé par la musique et les émotions de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Pour Jean Boillot (mise en scène) et Alexandre Koutchevsky (texte), les deux concepteurs du projet, le but était de tenter de faire émerger les sensations, les émotions, les contradictions qui bouleversent le plus souvent la période de l'adolescence. En s'inspirant en partie de la biographie des interprètes et du metteur en scène, Alexandre Koutchevsky tricote ainsi une histoire fictive traitant de la jeunesse. Une jeunesse particulière puisqu'il s'agit ici de mêler à cette histoire, la pratique musicale, en particulier des souvenirs du conservatoire de musique.       <br />
              <br />
       Le récit met en jeu trois personnages. Trente ans après qu'ils se sont perdus de vue après la remise des diplômes du conservatoire de Nice, Aline et Elios (qui pratiquaient alors le piano) reçoivent une lettre de Jean (qui lui était en classe de harpe) les conviant à un rendez-vous dans la gare de Troie, tel jour, telle date. Les deux s'y retrouvent, attendent autour du piano dans le hall de gare, mais en lieu et place de ce Jean qui les a conviés là, on leur apporte une nouvelle lettre qui leur propose un défi étrange : finir d'exécuter un morceau de Schubert, à quatre mains, La Fantaisie en fa mineur, morceau qu'ils n'avaient pas fini d'apprendre trente ans auparavant. Le but ? Interpréter ce morceau d'ici à quelque temps dans une salle à Vienne…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89965107-63532580.jpg?v=1752765904" alt="•Off 2025• "Quatre mains" Un spectacle rythmé par la musique et les émotions de la jeunesse" title="•Off 2025• "Quatre mains" Un spectacle rythmé par la musique et les émotions de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      C'est alors le début d'une course-poursuite mystérieuse qui va emporter nos deux pianistes à travers toute la France durant une année.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jean Boillot ne cherche pas à créer concrètement cette fiction. Les scènes, où le piano, la partition de Schubert et la résurgence des souvenirs foisonnent, sont de courtes parenthèses dans un rapport très proche, très intime et très partageur avec le public disposé sur les trois côtés de l'espace de jeu. Aline Le Berre et Elios Noël créent ainsi une proximité quasi amicale avec les spectateurs, les font entrer dans leurs questionnements, s'adressent souvent directement à eux sans jamais toutefois quitter les costumes de leurs personnages imaginaires.       <br />
              <br />
       La musique très constante, un humour délicat et cette intimité qui se noue font de ce spectacle une sorte de bulle bienfaisante où la douce nostalgie de la violence des sentiments adolescents ouvre tranquillement les cœurs et les âmes.       <br />
              <br />
       Comme un parallèle théâtral à La Fantaisie que Schubert composa pour celle dont il était tombé amoureux, Jean Boillot et ses camarades créent une Fantaisie théâtrale à quatre mains harmonieuse, musicale et sensible.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Quatre mains"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89965107-63532588.jpg?v=1752765924" alt="•Off 2025• "Quatre mains" Un spectacle rythmé par la musique et les émotions de la jeunesse" title="•Off 2025• "Quatre mains" Un spectacle rythmé par la musique et les émotions de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexandre Koutchevsky.       <br />
       Mise en scène : Jean Boillot.       <br />
       Assistant : Stéphanie Schwartzbrod.       <br />
       Jeu et piano : Aline Le Berre et Elios Noël.       <br />
       Musique : Franz Schubert.       <br />
       Lumières : Ivan Mathis.       <br />
       Régie lumière : Charline Dereims.       <br />
       Régie générale : Perceval Sanchez       <br />
       Direction de production : Mireille Regler       <br />
       Tout public, à partir de 14 ans       <br />
       Durée : 1 h 35 (trajet pour Espaces Mistral compris).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 45. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre Le 11 Avignon, Espaces Mistral, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://11avignon.mapado.com/event/531280-quatre-mains" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89965107-63532579.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Quatre-mains-Un-spectacle-rythme-par-la-musique-et-les-emotions-de-la-jeunesse_a4316.html</link>
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   <title>•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse</title>
   <pubDate>Sat, 12 Jul 2025 12:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Kae Tempest est particulièrement inspirée, voire tourmentée, par l'espèce d'effarement que la jeunesse ressent au moment où la réalité vient fracasser les rêves et les espoirs de l'innocence. "Wasted", comme dans son autre opus, "Les Nouveaux Anciens", interroge ce passage difficile. La pièce met en scène Ted, Dan et Charlotte, trois amis de lycée, dix ans jour pour jour après le décès d'un quatrième ami, Tony, pour une soirée et une nuit où la mémoire, les espoirs déçus et la nostalgie d'une jeunesse définitivement perdue vont sonner la fin d'un deuil.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89865517-63479411.jpg?v=1752318065" alt="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" title="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Ils ont bientôt trente ans. Plus ou moins engagés dans la vie laborieuse. Ted bosse dans une boîte qui l'étouffe pour payer les factures et pouvoir satisfaire les besoins de confort de sa compagne. Charlotte est enseignante dans une école en zone défavorisée, avec l'impression de faire de la garderie plutôt que d'apporter quelque chose à des élèves qui préfèrent balancer des photos de leurs bites sur les réseaux plutôt que d'apprendre quoique ce soit. Dan, lui, poursuit son rêve de devenir une star du rock anglais avec son groupe de seconde zone qui joue quasi gratuitement dans les bars. La pièce se déroule en Angleterre, mais le thème traverse aisément les frontières.       <br />
              <br />
       Les auteurs anglais sont beaucoup moins pudibonds que les autres quand il s'agit de montrer sans filtre le réel et fouiller les corps et les âmes… et disséquer les contradictions. Edward Bond, Sarah Kane, Harold Pinter et Shakespeare sont passés avant. Cette soirée et cette nuit s'étoilent ainsi d'alcool, de drogue et d'un bouillonnement de sentiments exacerbés. On l'a dit, c'est un anniversaire, l'anniversaire de la disparition du quatrième, Tony, un moment qui creuse soudain l'abîme du temps passé devant lequel l'esprit est pris de vertige. Un moment où la vie se met en pause et révèle l'usure des rêves et des espoirs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89865517-63479413.jpg?v=1752318092" alt="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" title="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Même si le fond de la pièce est tragique (le temps qui passe ne reviendra pas, hélas, et ce qui va avec non plus), la mise en scène de Martin Jobert évite de tomber dans le pathétique ou la déprime. Si les trois personnages portent en eux l'échec et le sentiment d'être largués face aux nouvelles générations, mais aussi en comparaison d'autres camarades qui semblent avoir mieux réussi leurs vies, ils n'en sont pas moins touchants, drôles souvent quand ils semblent se boxer eux-mêmes pour garder une part de rêve, et vivants.       <br />
              <br />
       Les trois interprètes réussissent à créer des caractères tranchés. Ted interprété par Tristan Pellegrino, drôle, facétieux et désespéré, Charlotte interprétée ce jour par Kim Verschueren, déboussolée, en rupture et formidablement velléitaire, Dan interprété par Simon Cohen, flambeur, mythomane et d'une extrême solitude sous le masque de la bonne humeur.       <br />
              <br />
       Avec eux au plateau, à la harpe, au clavier et au chant, Raphaël Mars diffuse tout le long du spectacle une musique baroque et un chant (en voix de tête) qui sonnent comme un contrepoint à la modernité du texte. Tout de noir vêtu, dans la mi-ombre, sa silhouette semble un moine intemporel œuvrant à quelque rite obscur. Une présence musicale un peu trop présente parfois, mais qui renforce l'impression d'un cérémonial. Un cérémonial (même s'il n'y est jamais fait mention) qui fait l'unité de cette soirée, de cette nuit qui nous entraîne de bars, en fêtes, en cimetière, en rues, dans une déambulation nocturne pleine d'ivresse et de mises à nu.       <br />
              <br />
       Cette nuit sonne comme le dernier rendez-vous avec la jeunesse avant la bascule fatale vers la vie d'adulte et le lot de résignation tiède que représente le fait de rentrer dans la société. Mais &quot;Wasted&quot; reste ainsi comme un embrasement final et rayonnant des passions, des amitiés et des magnifiques moments de lucidité qui traversent les vies ordinaires. Tous ceux d'entre nous (il y en a quelques-uns) qui n'ont pas réalisé leurs rêves d'enfance ressentiront profondément &quot;Wasted&quot;.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Wasted"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89865517-63479414.jpg?v=1752318108" alt="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" title="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Texte : Kae Tempest.       <br />
       Traduction : Gabriel Dufay et Oona Spengler.       <br />
       Mise en scène : Martin Jobert, assisté de Fabien Chapeira et Ada Harb.       <br />
       Avec : Simon Cohen, Raphaël Mars/Fabien Chapeira, Tristan Pellegrino, Kim Verschueren/Chloé Zufferey.       <br />
       Musique : Raphaël Mars.       <br />
       Conception décors : Louis Heiliger.       <br />
       Construction : Nicolas Jobert, Jean Jacques Colas.       <br />
       Création Lumière : Gautier le Goff.       <br />
       Son : Simon Garette.       <br />
       Costumes : Juliette Chambaud.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Par la Compagnie Méchant Méchant.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 05. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre Le 11, Salle 3, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://11avignon.mapado.com/event/531429-wasted" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89865517-63479411.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Wasted-Une-ecriture-poetique-pour-la-realite-apre-de-la-jeunesse_a4303.html</link>
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   <title>•Off 2025• "L'Ouvrir" Un petit écrin féminin, militant, soft et poétique, au message universel tout en filigrane</title>
   <pubDate>Wed, 25 Jun 2025 17:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est l'histoire d'un coming-out, ou plutôt d'un "coming-in". Elles sont trois au plateau pour accompagner pas à pas le dévoilement d'Alex, jeune fille à la vie bien rangée qui, au seuil de sa vie d'adulte, se découvre lesbienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89549682-63302565.jpg?v=1750864800" alt="•Off 2025• "L'Ouvrir" Un petit écrin féminin, militant, soft et poétique, au message universel tout en filigrane" title="•Off 2025• "L'Ouvrir" Un petit écrin féminin, militant, soft et poétique, au message universel tout en filigrane" />
     </div>
     <div>
      &quot;L'ouvrir&quot; ! Oui, mais quoi exactement ? Le cœur ? L'âme ? Sa conscience ? La bouche, pour dire, pour &quot;SE&quot; dire et se reconnaître enfin ? Un peu de tout cela probablement à travers cette pièce resserrée de Morgan•e Janoir, dans laquelle le récit unique, auto-fictionnel, se déploie tout en finesse et douce sobriété, non sans convoquer, en filigrane, une portée universelle bien plus large.       <br />
              <br />
       Sur le plateau, c'est militant, certes, mais d'un militantisme soft et profondément humain, via un cheminement intérieur vers l'homosexualité bien souvent invisibilisée. Pourtant, au cours de ses recherches, Morgan•e Janoir dit avoir rencontré des lesbiennes très militantes portant aussi leur différence à hauteur politique.       <br />
              <br />
       Sur scène, le choix artistique de l'écriture s'est porté ailleurs que vers cet angle unique, et s'est étiré bien davantage vers le prisme d'une prise de conscience face à une normalisation (petit copain, diplômes, CDI, etc.) avec quelques voix off documentaires intergénérationnelles savamment dosées.       <br />
              <br />
       Comment faire pour transgresser la norme ? Pour aimer une femme et en être fière ?       <br />
       La comédienne principale à la silhouette frêle et au regard perçant, Pauline Legoëdec, incarne ces questionnements avec une grande aura toute féminine et raffinée, non dépourvue d'une force persuasive hautement juste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89549682-63302566.jpg?v=1750864830" alt="•Off 2025• "L'Ouvrir" Un petit écrin féminin, militant, soft et poétique, au message universel tout en filigrane" title="•Off 2025• "L'Ouvrir" Un petit écrin féminin, militant, soft et poétique, au message universel tout en filigrane" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;La communauté queer, et en particulier lesbienne, est une communauté dont la mémoire a souvent été effacée. Ma découverte de récits d'autres personnes (…), la recherche d'archives et de travaux artistiques a été une étape essentielle dans mon parcours intime (…) dont l'un des objectifs est de se sentir moins seul(e) et de se reconnaître&quot;,</span> souligne Morgan•e Janoir.       <br />
              <br />
       Rien de simple de porter sur les planches certains thèmes sociétaux, quand bien même Iel est un fossé gigantesque entre l'acte créateur et la réception… Et après tout, pourquoi se poser cette question plutôt en marge alors que le &quot;seul&quot; résultat compte ! L'envie de créer, de dire, de &quot;l'ouvrir&quot; se suffit souvent à elle-même !       <br />
              <br />
       Avec cette bien jolie pièce aux allures d'écrin ouaté, satiné et éclairé, Morgan•e Janoir a su créer avec virtuosité.  <span style="font-style:italic">&quot;Iel y est parvenu haut la main et les mots, en se demandant, dans un murmure à nos oreilles, s'il faut que cette émancipation soit un basculement ? Et si c'est le cas, qu'il soit magique ou cruel, pourquoi faut-il nécessairement chercher des indices ?&quot;</span> (Sic).       <br />
              <br />
       Pour tenter d'y répondre, c'est une scénographie épurée qui a été pensée, avec des bocaux éclairés disposés au sol, ainsi qu'une longue guirlande évoquant les étapes intimes du cheminement de Pauline Legoëdec dans le rôle d'Alex.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Les lanternes lumineuses rejoindront les cintres du Théâtre Le  11 Avignon et seront suspendues&quot;,</span> précise Morgan•e, car au Beau Lavoir de Montreuil, cela n'a pas été possible. Ce détail scénique apportera certainement un supplément au propos, et pas seulement esthétique : comme le symbole d'une libération intérieure ou d'une forme d'élévation toute personnelle probablement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89549682-63302580.jpg?v=1750864862" alt="•Off 2025• "L'Ouvrir" Un petit écrin féminin, militant, soft et poétique, au message universel tout en filigrane" title="•Off 2025• "L'Ouvrir" Un petit écrin féminin, militant, soft et poétique, au message universel tout en filigrane" />
     </div>
     <div>
      La musique en live interprétée par Valentine Gérinière, à la flûte et au piano virtuel, apporte à la parole de ses deux partenaires de jeu une douce atmosphère féminine et poétique, alors que d'autres passages de musique électronique et acoustique donnent écho à l'émancipation d'Alex.       <br />
              <br />
       Les moments chantés en binôme par Morgan•e Janoire et Pauline Legoëdec, ou simplement déclamés – qui ne sont pas sans rappeler par moments, mais de façons très fine et délicate, &quot;Les Demoiselles de Rochefort&quot; ou encore le phrasé d'Abd al Malik proche du &quot;spoken-word&quot; – se tuilent à merveille et harmonieusement.       <br />
              <br />
       Au début du spectacle, des coups de baguette obsédants précisent que &quot;les choses&quot; commencent, puis une voix s'y greffe. Le ton est donné ! À la fin, ces coups de baguette ont fait leur office autour du &quot;grand congrès de la cacophonie intérieure&quot; d'Alex et se taisent.       <br />
       Comme pour mieux résonner aux oreilles des spectateurs !       <br />
       Le festival Off d'Avignon existe aussi pour que des productions semblables puissent avoir lieu.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Ouvrir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89549682-63302581.jpg?v=1750864894" alt="•Off 2025• "L'Ouvrir" Un petit écrin féminin, militant, soft et poétique, au message universel tout en filigrane" title="•Off 2025• "L'Ouvrir" Un petit écrin féminin, militant, soft et poétique, au message universel tout en filigrane" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Morgan•e Janoir.       <br />
       Avec : Morgan•e Janoir, Valentine Gérinière et Pauline Legoëdec.       <br />
       Création musicale : Valentine Gérinière.       <br />
       Création lumières : Titiane Barthel.       <br />
       Par la Cie Sorcières et Cie/Le Bureau des filles.       <br />
       Tout public dès 12 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       Spectacle vu en avant-première le vendredi 20 juin 2025 au Studio d'enregistrement le Beau Labo à Montreuil.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 45. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre Le 11 Avignon, Salle 3, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@11avignon.com')" >contact@11avignon.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/programmation#mosaique" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89549682-63302565.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-L-Ouvrir-Un-petit-ecrin-feminin-militant-soft-et-poetique-au-message-universel-tout-en-filigrane_a4271.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-66425517</guid>
   <title>•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste</title>
   <pubDate>Mon, 01 Aug 2022 08:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si Arthur Rimbaud a révélé les frontières mouvantes entre identité et altérité dans son fulgurant "Je est un autre", l'écrivain intranquille Fernando Pessoa, voyageur immobile de Lisbonne, s'est lui inventé des hétéronymes. Au travers de ses autres lui-même, chacun étant le porte-parole d'une part secrète lovée en lui, il a pu transcender une existence jugée trop étriquée pour son imaginaire débordant… Ce soir, devant nous, une comédienne ressentant d'étranges correspondances avec le poète lisboète va offrir un royaume à ses sujets réunis.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66425517-47179007.jpg?v=1659336398" alt="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" title="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" />
     </div>
     <div>
      Qu'ils se nomment Alberto Caeiro, Ricardo Reis, Alvaro de Campos ou encore Bernardo Soares, le narrateur du &quot;Livre de l'Intranquillité&quot;, ils ont tous à voir avec l'esprit vagabond de Fernando Pessoa qui les a engendrés de toutes pièces, comme des répliques de lui-même se disputant tour à tour l'avant-scène.       <br />
              <br />
       Si &quot;je est un autre&quot;, le poète peut alors être incarné sans détours par une jeune femme, aussi fantasque que lui apparaît sérieux dans son pardessus austère du Café Brasileira de Lisbonne. D'ailleurs ne prendrait-il pas plaisir à contredire ses avatars, ses expansions de lui-même ? Seul comme pas un, il n'avait eu de cesse de peupler d'amis son espace mental… ou alors est-ce lui qui n'existait pas, eux prenant corps et vie à sa place ? Quoi qu'il en soit, ils sont là bien vivants devant nous et ce sont eux qui vont supplanter son hystéro-mélancolie légendaire pour organiquement donner de la voix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66425517-47179009.jpg?v=1659336447" alt="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" title="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" />
     </div>
     <div>
      S'appuyant sur des modules mobiles immaculés sur lesquels les figures des rêves de l'homme intranquille vont se détacher, la comédienne joue de son vêtement évolutif pour incarner les différents états du même. Dire d'abord l'extase ressentie un certain jour de mars 1914 où une trentaine de poèmes jaillirent de lui sans qu'il ait le sentiment d'en être l'auteur, comme si un autre lui-même avait parlé à son insu. Cet autre, il le nommera Alberto Caeiro, auquel il inventera une biographie avant qu'il ne meure de tuberculose pulmonaire. La comédienne se mouchant à l'excès ne peut que constater le destin malheureux de cet avatar qui connut pourtant ses heures de célébrité. Ainsi va la vie qu'à la fin on meurt, même dans le monde des avatars.       <br />
              <br />
       Retirant sa perruque, l'artiste fait son coming out identitaire en avouant publiquement qu'elle n'est pas Fernando Pessoa comme elle s'était présentée, mais Aurélia, l'actrice ayant usurpé son identité pour s'adresser directement à nous. De toute façon, elle a toute liberté pour créer le spectacle qu'elle veut, lui étant bel et bien mort qui pourrait trouver à redire ? Elle endosse alors son immense pardessus, chausse des lunettes et se coiffe d'un chapeau avant de voguer sur des images mentales, l'amenant très loin d'elle-même. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis les faubourgs d'une ville qui n'existe pas, le personnage d'un roman qui reste à écrire. Je tombe sans fin dans une chute sans direction. Mon âme est un maelström noir&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Devenant le centre de rien avec le rien tout autour, elle s'adresse directement à son géniteur : <span style="font-style:italic">&quot;Tu m'entends Fernando ? Moi, je te saluerai éternellement. Je sais que tu m'as aimé aussi&quot;</span> ; et prenant par la main son mentor, elle s'adresse à lui pour lui dire qu'elle appartient à son orgie. Revêtue alors d'une combinaison de lumières, elle se lance dans un trip faisant voler en éclats le monde normé. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis celle qui est toi. Je suis un univers vivant pour te saluer Fernando !&quot;</span>. Éructant, à quatre pattes, elle se lance dans une diatribe libertaire l'amenant très haut dans les airs, loin de la pesanteur de la cité terrestre.       <br />
              <br />
       Traversée par la parole vivante du poète, elle s'écrie, exaltée : <span style="font-style:italic">&quot;Qu'est-ce que faire des vers sinon confesser que la vie ne suffit pas ? Mais à quoi sert l'art qui n'est pas la vie ? Mourons, n'écrivons rien. Aimons, mais n'écrivons rien&quot;</span>. Liberdade, Democracia, écrits en lettres de feu sur une pancarte brandie fièrement, crèvent l'espace de leur liberté affichée alors que tombe des cintres la couronne la/le sacrant roi de ce pays quelconque peuplé de tous ses sujets inventés…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66425517-47179035.jpg?v=1659336530" alt="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" title="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" />
     </div>
     <div>
      &quot;Pessoa&quot;, poète énigmatique s'il en est, portait dans son patronyme une inquiétante étrangeté ne finissant pas de nous fasciner. En effet, son nom peut être traduit indifféremment par &quot;personne&quot; ou par &quot;la personne&quot;. Lui qui s'inventa pour tenter de survivre plus de soixante-dix hétéronymes, a-t-il été l'homme démultiplié génialement en tous ses avatars ou l'homme sans qualités qui peinait à exister en dehors d'eux ? Ce qui est sûr, c'est que ce soir, sa doublure théâtrale a fait (re)vivre superbement devant nos yeux &quot;assujettis&quot;, les fabuleux prolongements de cet être &quot;extra-ordinaire&quot; qu'était - et que continue à être - Fernando Pessoa.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 28 juillet au Théâtre 11 – Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Et me voici soudain roi d'un pays quelconque"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66425517-47179107.jpg?v=1659337443" alt="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" title="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" />
     </div>
     <div>
      Textes : Fernando Pessoa.       <br />
       Conception et montage de textes : Aurélia Arto et Guillaume Clayssen.       <br />
       Mise en scène : Guillaume Clayssen.       <br />
       Assistante mise en scène : Claire Marx.       <br />
       Avec : Aurélia Arto.       <br />
       Création son : Cédric Colin.       <br />
       Costumes : Séverine Thiébault.       <br />
       Scénographie : Delphine Brouard.       <br />
       Création lumière : Julien Crépin.       <br />
       Regard chorégraphique : Ingrid Estarque.       <br />
       Par Production La Compagnie des Attentifs.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 40, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Le 11, Salle 2, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66425517-47179110.jpg?v=1659337584" alt="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" title="•Off 2022• "Et me voici soudain roi d'un pays quelconque" Les mille et une vies du voyage immobile d'un clochard céleste" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66425517-47179007.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Et-me-voici-soudain-roi-d-un-pays-quelconque-Les-mille-et-une-vies-du-voyage-immobile-d-un-clochard-celeste_a3372.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jul 2021 22:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Et pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour créer une comédie grinçante, voire explosive fustigeant les travers d'une catégorie dont on ne se lasse pas de voir - au théâtre ou au cinéma - épingler les ridicules… Plaisir de voir moquer les travers du voisin, projetés sur scène, pour s'en sentir soi-même dans la vraie vie en partie dédouanée… C'est, depuis Molière, le bénéfice attendu de la représentation et le public d'Avignon présente sociologiquement les caractéristiques pour rire de lui-même dans le miroir tendu de la boboïsation des comportements…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58019405-42897087.jpg?v=1627681774" alt="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" title="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" />
     </div>
     <div>
      Sauf que là, au-delà des intentions sans conteste louables, le projet semble ne pas atteindre son objectif. En effet, si la caricature a pour intérêt de grossir le trait sans en déformer l'esprit, c'est pour mieux donner à voir les caractéristiques d'un personnage ou d'une situation. Lorsque la caricature déborde de partout, accumulant les clichés empilés les uns sur les autres, on arrive vite à une saturation de l'espace rendant peu propice l'émergence de la moindre réflexion critique. Un peu comme dans certaines séries télévisées des années anciennes où les rires enregistrés ponctuaient l'enchaînement effréné des gags…       <br />
              <br />
       Les personnages, on en accepte l'augure, sont sans exception des stéréotypes, caricatures de leur caricature. D'abord, le couple de bobos confortablement installé dans leur existence et ayant envie d'émotions plus excitantes… Lui est médecin et aurait rêvé d'être &quot;sans frontières&quot; ; elle, faisant du crochet à la maison, aurait rêvé être artiste, aussi héberge-t-elle par procuration un cynique fat voulant révolutionner l'art à partir d'un concept domestique éminemment grotesque. Ensuite, le fils de la maison, un gentil bonhomme bourré d'hormones en gestation faisant qu'il n'a pas encore choisi s'il était garçon ou fille (oui la case est bien cochée, l'identité genrée trouve sa place), se baladant avec une perche à selfie dont il fait un usage &quot;ciblé&quot;, toujours coiffé du même inénarrable bonnet Disneyland à oreilles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58019405-42897089.jpg?v=1627681848" alt="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" title="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" />
     </div>
     <div>
      Enfin l'artiste (cf. plus haut) gardant à sa sortie de burn out - c'est très mode, voyez-vous, quand on est artiste d'être &quot;surbooké torturé&quot; - une suffisance à toutes épreuves pour délivrer à tout va des leçons existentielles, c'est à lui qu'échoit naturellement le rôle du vrai faux philosophe embarqué. Et, cerise sur le gâteau, Éros étant comme chacun sait la clef de voûte de l'énergie créatrice, ce cynique nique tout ce qui passe à sa portée y compris, on l'aura compris, la femme de son hôte.        <br />
              <br />
       Heureusement, une nouvelle femme de ménage (l'autre, dénommée Fatou et de surcroît malienne, une très gentille fille au demeurant, ayant dû être congédiée par Madame pour insuffisance d'image dommageable à l'image de la maisonnée, à contrecœur certes, tout le monde doit avoir sa chance) fait son entrée dans ce panier de névrosés haut de gamme… et sa présence va rebattre les cartes - qui l'eût cru !       <br />
              <br />
       De situations présentant autant de surprises que de voir la &quot;bourge&quot; bio sur le retour donner &quot;habilement&quot; à la femme de ménage ses robes offertes par son amant artiste lors de voyages à l'étranger pour &quot;vernissâges&quot; - ce qui ne plaît guère ni à l'artiste, ni au mari cocu -, le père s'emparer du téléphone portable du fils ayant filmé nue la femme de ménage se douchant dans la salle de bains (oui, les pauvres puent, c'est connu !), prenant tout son temps, lui le pater familia, pour se rincer l'œil, l'artiste partir dans un discours de haut vol sur la production de merde du système capitalo-machin chose, etc., etc., etc. - tout ça évidemment étant à prendre &quot;au-se-cond-de-gré&quot; (clin d'œil appuyé) -, on chemine cahin-caha vers la délivrance représentée par l'effondrement systémique de ce beau monde…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58019405-42897090.jpg?v=1627681814" alt="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" title="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" />
     </div>
     <div>
      … Le bouquet final de l'exposition culinairo-plastiquo-sociétal où, saouls comme pas un, tous &quot;s'endorment&quot; sous l'œil amusé de la femme de ménage n'étant pas pour rien dans cette hécatombe… Et encore, a-t-on fait grâce dans cet exposé rapide de procédés hilarants mâtinés de pincées de vulgarité gaillarde - il faut bien un peu s'encanailler comme les bourgeois de l'autre siècle, cher public averti - de l'artiste posant en pied, nu comme un ver sous son peignoir ouvert, si ce n'est le sexe et ses contrepoids naturels entourés de gros scotchs avec inscrit en gros - belle intention en direction des myopes - &quot;Censure&quot;. Le même artiste décidément coquin, inscrira par la suite sur sa ceinture le nom de &quot;Zemmour&quot;, on n'en revient pas devant un public &quot;bogo&quot;, bourgeoisie gauchiste, d'avoir pu oser une telle hardiesse politique fustigeant le polémiste extrême droitier…       <br />
              <br />
       &quot;Et pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour créer une comédie grinçante, voire explosive fustigeant…&quot;, etc. Faute d'avoir suffisamment approfondi sa &quot;note d'intention&quot;, la compagnie s'est sans doute laissé déborder là par sa fougue oubliant un peu trop vite que le boulevard (sic) n'est pas un art aisé, sous peine de tomber dans un autre registre de programmation, dont deux théâtres pour le moins sur Avignon ont l'exclusivité (les deux commencent par les mêmes lettres, Pa pour les distraits). Ceci n'est donc aucunement une mise au pilori, mais une modeste invitation à revoir sa copie. Peut (sans nul doute) mieux faire que cette &quot;ode à l'art qui se regarde elle-même, et se regardant, disparaît&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 27 juillet au Théâtre Le 11 à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pièce en plastique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58019405-42897100.jpg?v=1627681895" alt="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" title="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marius von Mayenburg.       <br />
       Traduction : Mathilde Sobotche.       <br />
       Mise en scène : Adrien Popineau.       <br />
       Avec : Constance Carrelet, Julien Muller, Charles Morillon, Alexiane Torres, Auguste Yvon.       <br />
       Scénographie : Fanny Laplane.       <br />
       Création lumière : François Leneveu.       <br />
       Création vidéo : Colin Bernard.       <br />
       Création musicale : James Champel.       <br />
       Régie : Léo Delorme.       <br />
       Par la Compagnie Les messagers.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <b>A été représenté du 7 au 29 juillet 2021.</b>       <br />
       Tous les jours à 13 h 20, relâche les 12, 19 et 26 juillet.       <br />
       Théâtre Le 11, Salle 3, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10 .       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/58019405-42897087.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Piece-en-plastique-Rififi-chez-les-bobos-du-plastic-qui-fait-long-feu_a3040.html</link>
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