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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T16:25:54+02:00</dc:date>
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   <title>"Le ciel, la nuit et la fête"… Molière de toutes les couleurs !</title>
   <pubDate>Mon, 03 Mar 2025 09:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Créée en 2021 au festival d'Avignon par le Nouveau Théâtre Populaire, la trilogie "Le ciel, la nuit et la fête" est une plongée aux multiples facettes de deux grands classiques et d'un ballet-comique de Molière. À la fois moderne, mythologique et un tantinet classique, "Tartuffe ou l'imposteur", "Dom Juan ou le festin de pierre" et "Psyché" nous mènent vers les tréfonds de la psychologie humaine avec ses débordements amoureux et sexuels et son côté caché, plus ou moins retors, où la foi est considérée soit tel un crucifix que l'on respecte, soit tel un pendu que l'on moque, soit telle une mascarade dont on se joue à des fins financières.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86915657-61740972.jpg?v=1740992283" alt=""Le ciel, la nuit et la fête"… Molière de toutes les couleurs !" title=""Le ciel, la nuit et la fête"… Molière de toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le ciel, la nuit et la fête&quot; est une trilogie de Molière, composée de &quot;Tartuffe ou l'imposteur&quot; (1669), &quot;Dom Juan ou le festin de pierre&quot; (1665) et &quot;Psyché&quot; (1671), complètement revisitée par le Nouveau Théâtre Populaire. Elle traite de l'amour et du sexe, de l'hypocrisie et de la vérité, de l'infidélité et de l'honnêteté, des ambitions et du pouvoir, de la religion et de ses faux prophètes. La pulsion, amoureuse et sexuelle, en est le fil rouge. Le Nouveau Théâtre Populaire a réussi à mettre en miroir, aussi inversé que complémentaire, ces trois pièces en les articulant sur ce même socle commun.       <br />
              <br />
       Car c'est avant tout une montée en puissance de la pulsion qui se joue entre la première et la dernière pièce. Entre &quot;Tartuffe&quot; et &quot;Psyché&quot;, elle se terre pour se montrer ensuite sans fard. Elle est cachée sous les apparats de Tartuffe (Julien Campani), à découvert pour Dom Juan et étalée dans &quot;Psyché&quot;, tragédie-ballet composée avec Quinault et Racine. Pour celle-ci, Lully et Beauchamp ont créé respectivement la musique et la danse. Les fantasmes refoulés percutent des désirs affirmés en face de pratiques sexuelles au grand jour. Tout s'articule autour de ce fil rouge avec le verbe comme élément unique d'un désir soit refoulé, soit assuré quand il s'accompagne du verbe et de touchers, et quasi mutique avec le corps comme seule expressivité quand l'unique pulsion est au rendez-vous, l'acte et le geste étant aux commandes.       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86915657-61740973.jpg?v=1740992310" alt=""Le ciel, la nuit et la fête"… Molière de toutes les couleurs !" title=""Le ciel, la nuit et la fête"… Molière de toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      Le commandeur (Éric Herson-Macarel) est la figure de la Loi quand, symboliquement, Dom Juan (Lazare Herson-Macarel) en serait le fils dévoyé, Psyché (Morgane Nairaud), sa fille et Tartuffe, un renégat. Dans &quot;Tartuffe ou l'imposteur&quot;, les protagonistes, tous habillés de noir et blanc, sont dans un rapport frontal, le verbe haut et le geste très marqué. Le corps devient lui-même un dit, l'expression un aveu quand le verbe se déguise souvent. Tout est sous couvert et le jeu des comédiens est très physique.       <br />
              <br />
       Molière en a écrit trois versions. Celle qui a été jouée (1667) est la deuxième version et n'a eu qu'une seule représentation avant qu'elle ne soit interdite. Elle fait intervenir la figure du Roi comme exécuteur humain de la justice divine. Dans cette approche, nous sommes au plus près du rôle que Molière pouvait avoir auprès de son protecteur royal, comme un hommage à celui-ci, dans un système politique où le roi était puissance absolue et incarnation divine sur terre.       <br />
               <br />
       Le bruitage est un élément très important. Ce sont des portes qui claquent dans &quot;Tartuffe&quot;, marquant, au-delà des scènes et des actes, des temps forts et des revirements. Dans &quot;Dom Juan&quot;, les bruits de pas sont comme un écoulement accéléré du temps ou de l'arrivée précipitée d'un événement qui donne une dynamique et une tension dans le jeu, même quand les protagonistes sont statiques. Dans &quot;Tartuffe&quot;, tout se déroule quasiment dans une seule pièce, délimitée par deux portes, avec l'action incarnée par le jeu tout en tension des comédiens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86915657-61740991.jpg?v=1740992339" alt=""Le ciel, la nuit et la fête"… Molière de toutes les couleurs !" title=""Le ciel, la nuit et la fête"… Molière de toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Psyché&quot;, tout est musique et chants dans un concert où les décibels sont de la partie, le silence n'ayant pas droit de cité, où se découvre une scène de concert intitulée &quot;Olympe&quot; avec deux escaliers, respectivement côté cour et jardin, se rejoignant en hauteur sur une longue bande traversant longitudinalement le plateau. La déclinaison qui en est faite est très moderne avec un personnage en Monsieur Loyal (Clovis Fouin) qui joue le maître de cérémonie. Dans &quot;Dom Juan&quot;, les escaliers prennent une large place sur le plateau et le commandeur apparaît grimé, en hauteur et en arrière-scène.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Le ciel, la nuit et la fête&quot;, les trois fables se nourrissent, pour &quot;Tartuffe&quot;, de réel pouvant être en écho aux réalités du monde, quand pour &quot;Psyché&quot;, les caractères sont, en grande partie, mythologiques. Entre ces deux rives, il y a &quot;Dom Juan&quot; qui mêle autant la vraie vie avec ses débordements, ses infidélités et ses gourmandises que la figure tutélaire mythique du commandeur. L'articulation de cette trilogie monte aussi en puissance dans l'immersion de l'imaginaire au fil des fables pour les baigner dans une cohabitation amour et sexe aux relents cachés dans &quot;Tartuffe&quot;, dans une nature fantasmatique et débridée dans &quot;Psyché&quot;.       <br />
              <br />
       Sur cet entre-deux, &quot;Dom Juan&quot; est dans une posture toute terrienne et gourmande des plaisirs érotiques, en mettant au défi la figure morale du commandeur. Il est à l'intersection de ce qui délimite le transgressif, son Moi ayant pris fait et cause du Ça contre le Surmoi.       <br />
               <br />
       Dans &quot;Tartuffe&quot;, le jeu est extrêmement physique avec des voix qui portent haut, accompagnées parfois de coups, sans pour autant qu'il y ait algarades, mais plutôt punition physique sur Tartuffe avec des martinets tissés de cordes. L'action est à l'image d'un jeu qui se décharne, à dessein, de toute nuance et légèreté. Pour &quot;Psyché&quot;, guitare, basse, batterie et clavier sont présents. La troupe devient chauffeuse de salle avant même que la représentation débute. C'est aussi une progression avec un jeu aux consonances classiques pour &quot;Tartuffe&quot;, qui s'habille d'une franche modernité pour &quot;Dom Juan&quot;, pour aller vers un timbre décalé et complètement fantasque pour &quot;Psyché&quot;.       <br />
              <br />
       Le baromètre de cette progression se lit dans les costumes et les attitudes. Les voix, tout au long de la trilogie, sont énergiques, avec une vigueur plus forte dans la première pièce, plus sobre dans &quot;Dom Juan&quot; et, à dessein, plus relâchée, selon les protagonistes, pour &quot;Psyché&quot;. Entre les pièces, le jeu continue avec des intermèdes radiophoniques.       <br />
               <br />
       Tour à tour, on y voit des embardées sexuelles, comme on y entend des déclarations d'amour. Le tout se mêle. Dans &quot;Psyché&quot;, les deux sont étroitement mis en écho, reflet inversé d'une passion amoureuse entre Psyché et l'Amour (Julien Romelard), à l'opposé des débordements sexuels qui les entourent. Côté sexuel, l'approche est directe, sans autre consonance pour &quot;Psyché&quot;. Elle aurait pu être plus nuancée avec un apport suggestif, parfois, qui aurait donné au sexe un cachet surprenant et un peu moins automatique.       <br />
              <br />
       La trilogie reste toutefois de très belles compositions et toujours dans une approche audacieuse. Elle s'est déroulée le 8 février au théâtre de la Commune.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le ciel, la nuit et la fête, Le Tartuffe, Dom Juan, Psyché"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86915657-61740994.jpg?v=1740992364" alt=""Le ciel, la nuit et la fête"… Molière de toutes les couleurs !" title=""Le ciel, la nuit et la fête"… Molière de toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le ciel, la nuit et la fête, Le Tartuffe, Dom Juan, Psyché&quot;       <br />
       D'après Molière.       <br />
       Mise en scène : Léo Cohen-Paperman, Émilien Diard-Detœuf, Julien Romelard.       <br />
       Conception et mise en scène Grand Siècle (radio) : Frédéric Jessua.       <br />
       Avec : Camille Bernon, Marco Benigno, Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Julien Campani, Philippe Canales, Léo Cohen-Paperman, Émilien Diard-Detœuf, Clovis Fouin, Joseph Fourez, Elsa Grzeszczak, Éric Herson-Macarel, Lazare Herson-Macarel, Frédéric Jessua, Morgane Nairaud, Julien Romelard, Claire Sermonne, Sacha Todorov.       <br />
       Conception scénographique : Anne-Sophie Grac.       <br />
       Collaboration scénographie et accessoires : Pierre Lebon.       <br />
       Lumière : Thomas Chrétien.       <br />
       Costumes : Zoé Lenglare et Manon Naudet.       <br />
       Musique : Baptiste Bravo.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre, assisté de Baudouin Rencurel.       <br />
       Régie générale : Marco Benigno assisté de Thomas Mousseau-Fernandez.       <br />
       Maquillage et coiffure : Pauline Bry.       <br />
       Collaboration artistique : Lola Lucas.       <br />
       Régie son : Lucas Soudi et Alex Wallet.       <br />
       Habillage : Pauline Bry et Zoé Lenglare.       <br />
       Par le Nouveau Théâtre Populaire.       <br />
       Durée : 6 h 45.        <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 5 et 8 février 2025 au Théâtre La Commune - CDN, Aubervilliers (93).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-ciel-la-nuit-et-la-fete-Moliere-de-toutes-les-couleurs-_a4161.html</link>
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   <title>"Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !</title>
   <pubDate>Fri, 22 Nov 2024 09:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Figure importante du monde théâtral depuis 2009, le Nouveau Théâtre Populaire tape un nouveau grand coup avec la création d'une trilogie autour de deux œuvres maîtresses de Balzac, "Illusions perdues" et "Splendeurs et misères des courtisanes". Les trois mises en scène nous transportent dans l'opérette, la comédie et la tragédie autour, entre autres, de l'humour, du chant, de la musique et du théâtre dans le théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84442267-60305373.jpg?v=1732267050" alt=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" title=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" />
     </div>
     <div>
      C'est un formidable élan théâtral auquel nous assistons et où nous retrouvons tout ce qui fait le charme et la grandeur du 6ᵉ art, avec une troupe située dans un village du Maine-et-Loire qui, entre autres, joue sous la pluie ou sous les étoiles, qui décide à la majorité et où chacun fait tout, pouvant ainsi se retrouver metteur en scène s'il le désire. Cette présentation du Nouveau Théâtre Populaire est aussi celle effectuée avant et durant la représentation, la réalité s'immisçant ainsi dans la fable. Ce n'est pas la seule facétie dans le spectacle.       <br />
               <br />
       Dans &quot;Notre comédie humaine&quot;, le pronom possessif est important, car il dénote une adaptation savamment orchestrée des &quot;Illusions perdues&quot; (en trois parties publiées entre 1837 et 1843) et des &quot;Splendeurs et misères des courtisanes&quot; (en quatre parties publiées entre 1838 et 1847), où Balzac a réussi à atteindre le summum de sa puissance créatrice. On y voit des clins d'œil politiques actuels, des personnages, habillés de façon moderne, mortuaire ou guillerette, où exclamations, colère, rire, amour, avidité et débats alternent pour faire le lit de l'ambition d'un homme, Lucien de Rubempré (Valentin Boraud), ainsi que sa perte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84442267-60305375.jpg?v=1732267033" alt=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" title=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" />
     </div>
     <div>
      Pour cette trilogie théâtrale, le narratif balzacien laisse la place aux superbes mises en scène d'Émilien Diard-Detœuf pour &quot;Les Belles Illusions de la jeunesse&quot;, de Léo Cohen-Paperman pour &quot;Illusions perdues&quot;, de Lazare Herson-Macarel pour &quot;Splendeurs et misères&quot; et de Pauline Bolcatto pour &quot;La dernière nuit&quot; qui concerne les intermèdes dans lesquels les comédiens continuent de jouer, mais dans le public. Elles arrivent à habiller, tout en respectant la trame, le verbe balzacien d'un geste, d'un mot, élégant, poétique ou rude, d'une réplique, truculente ou humoristique, le tout accompagné de danses et de chansons. C'est un véritable délice, un cocktail artistique où le talent se distribue dans toutes les directions.       <br />
               <br />
       L'auteur tourangeau protéiforme a écrit dans un large spectre littéraire allant des contes drolatiques avec de l'ancien français aux études de mœurs et philosophiques, ainsi que du théâtre où il a composé quelques pièces et dont le genre l'inspirait peu. Dans &quot;Notre comédie humaine&quot;, les pièces vont de l'opérette (&quot;Les Belles Illusions de la jeunesse&quot;) à la comédie (&quot;Illusions perdues&quot;) en passant par la tragédie (&quot;Splendeurs et misères&quot;) avec trois scénographies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84442267-60305414.jpg?v=1732267081" alt=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" title=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" />
     </div>
     <div>
      Celles-ci sont respectivement, pour la première, un piano face à une scène de théâtre, pour la deuxième, des marches noires d'escalier qui montent vers un petit plateau où se tient un fauteuil avec, aux côtés latéraux, un petit salon, une chambre et une cuisine, et, pour la troisième, un plateau composé de quatre grandes et larges marches noires descendantes, baignées d'une demi-obscurité tel un monde de ténèbres. Il y a, pour celle-ci, un clin d'œil à la vidéo &quot;Thriller&quot; (1983) avec des chorégraphies effectuées par des êtres à l'allure d'automates tels des zombies.       <br />
               <br />
       La troupe réagence les éléments romanesques en les enrobant d'humour et en bousculant le style construit, détaillé et savamment social et psychologique de Balzac. Le jeu est très physique avec une présence vocale où la tessiture des voix grimpe plusieurs octaves. La première pièce est une opérette gaie et joyeuse, rare univers que l'écrivain n'ait pas investi, la deuxième prend à rebrousse-poil &quot;Illusions perdues&quot; dans une scénographie traversée de plages de musiques dansantes, la troisième alterne avec des chorégraphies de danse contemporaine où la mort habille la détresse de Rubempré dans un décor qui ressemble à un cimetière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84442267-60305426.jpg?v=1732267110" alt=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" title=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" />
     </div>
     <div>
      Le théâtre dans le théâtre est très présent. Balzac (Frédéric Jessua) est sur les planches, intervenant en tant qu'auteur et regard omniscient de ce qui s'y déroule. Dans &quot;Les belles illusions perdues&quot;, il en est l'animateur en introduisant certaines scènes. Dans &quot;Illusions perdues&quot;, il se déguise en cuisinier, l'annonce au début de la pièce et reste discret durant celle-ci. Dans &quot;Splendeurs et misères&quot;, il disparaît un moment pour devenir un protagoniste parmi d'autres. Ainsi, dans cette trilogie, il n'a pas la même fonction.       <br />
               <br />
       Il intervient aussi à différentes reprises dans la scène de la chute sociale de Rubempré en dévoilant les événements, juste avant qu'ils arrivent. Ici, le 6ᵉ art n'a pas pour fonction d'être un facteur de surprise. Bien au contraire, il devient annonciateur d'accidents, du coup, prévus, en faisant du spectateur, le sachant et témoin privilégié de la détresse du protagoniste principal. Cette mise en perspective permet à celui-là de pouvoir adopter un sentiment empathique vis-à-vis de Rubempré. La mise en scène fait habilement des spectateurs des compagnons de fortune de celui-ci.       <br />
               <br />
       Des relations d'appropriation du spectacle par le public sont créées à différents niveaux, avec diverses approches. La relation d'empathie entre les spectateurs et les protagonistes est, selon les tableaux et les pièces, à dessein, fluctuante. Très proche lors des intermèdes, plus distante lors de la première pièce, oscillant entre les deux pour les deux suivantes, l'humour, autant dans les chants d'opérette que dans les répliques, est un premier levier. Le deuxième concerne la contemporanéité des costumes et des expressions verbales. La distance est très présente dans la dernière pièce où les protagonistes sont plongés dans une demi-obscurité.        <br />
              <br />
       Cette double focale, où les caractères peuvent être aussi proches que distants, permet, dans cette trilogie, de plonger au plus près d'une ambition et d'une chute, en observateur, en témoin ou en soutien. Et c'est là où le personnage de Balzac a son importance, car plus il est présent et plus le spectateur peut avoir un regard un peu distant, et plus il est discret ou absent, et plus celui-ci peut avoir de l'empathie pour Rubempré, car la narration s'efface.       <br />
              <br />
       &quot;Les Belles Illusions de la jeunesse&quot; se démarque complètement du roman dans le fait que Balzac ne devient pas uniquement narrateur, mais aussi guide historique. Il présente, un moment, les différents régimes politiques qui ont eu lieu entre la Révolution française et le Second Empire en faisant un lien avec notre actualité. Dans un autre ordre, &quot;Illusions perdues&quot; et &quot;Splendeurs et misères&quot; se démarquent en bousculant habilement les deux romans dans leurs rapports au temps, au verbe et au geste. Ils chantent d'un côté, quand ils dansent de l'autre, ou quand, plus loin, ils jurent, s'esclaffent ou débattent.       <br />
       Bref, la trilogie est superbe.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Notre comédie humaine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84442267-60310869.jpg?v=1732288967" alt=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" title=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en 3 épisodes précédés d'un intermède-onirique.       <br />
       <b>&quot;Les Belles illusions de la jeunesse&quot;</b> d'après Honoré de Balzac (Opérette).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Émilien Diard-Detœuf.       <br />
       Composition : Gabriel Philippot.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Illusions perdues&quot;</b> d'après Honoré de Balzac (Comédie).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Léo Cohen-Paperman.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Splendeurs et misères&quot;</b> d'après Honoré de Balzac (Tragédie).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Lazare Herson-Macarel.       <br />
              <br />
       <b>&quot;La Dernière nuit&quot;</b> d'après la vie d'Honoré de Balzac (Intermède-onirique).       <br />
       Conception : Pauline Bolcatto et Sacha Todorov.       <br />
       Mise en scène : Pauline Bolcatto.       <br />
              <br />
       Avec : Valentin Boraud, Philippe Canales, Emilien Diard-Detoeuf, Thomas Durand, Clovis Fouin, Joseph Fourez, Elsa Grzeszczak, Lazare Herson-Macarel, Frédéric Jessua, Kenza Laala, Flannan Obé, Morgane Nairaud, Julien Romelard en alternance avec Samy Zerrouki , Sacha Todorov, Charlotte Van Bervesselès.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84442267-60310934.jpg?v=1732289052" alt=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" title=""Notre comédie humaine" Balzac tout feu tout flamme !" />
     </div>
     <div>
      Scénographie : Jean-Baptiste Bellon.       <br />
       Lumière : Thomas Chrétien.       <br />
       Costumes : Zoé Lenglare et Manon Naudet.       <br />
       Son : Camille Vitté.       <br />
       Chorégraphie : Georgia Ives.       <br />
       Maquillage et coiffure : Pauline Bry.       <br />
       Régie générale et plateau : Marco Benigno assisté de Thomas Mousseau-Fernandez.       <br />
       Collaboration artistique : Julien Campani, Lola Lucas, Sacha Todorov.       <br />
       Administration et production : Lola Lucas assistée de Marie Mouillard.       <br />
       Actions sur le territoire : Mathilde Chêne.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 24 novembre 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 20 h, samedi et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12ᵉ, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 11 au 14 décembre 2024 : Le Quai - CDN, Angers (49).       <br />
       Du 29 janvier au 1er février 2025 : Théâtre de Caen, Caen (14).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Notre-comedie-humaine-Balzac-tout-feu-tout-flamme-_a4087.html</link>
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