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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis</title>
   <pubDate>Thu, 09 Feb 2023 07:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La danse était à l'honneur ce 2 février au Théâtre Molière de Sète avec cette production du chorégraphe Michel Kelemenis qui dirige depuis plus de dix ans le Klap, Maison pour la danse, à Marseille. Une création dont l'inspiration est presque à l'opposée de son spectacle "Coup de grâce", diffusé en 2019, qui faisait référence aux attentats terroristes de Paris. Aujourd'hui, le chorégraphe évacue la noirceur de cette période pour chercher dans la jeunesse la lumière, la fantaisie et l'espoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70667582-49261515.jpg?v=1675881756" alt="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" title="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" />
     </div>
     <div>
      De cette jeunesse neuve confrontée aux dérèglements planétaires, au virtuel et au bannissement des binarités sexistes, le chorégraphe extrait une explosion d'énergie et une approche différente des corps et des contacts. C'est pourtant sur la base d'une œuvre classique que le spectacle a été conçu : le &quot;Magnificat&quot; de Jean-Sébastien Bach. Souvenir d'une illumination de jeunesse, cette composition vocale trouve ici, dans la vision de Michel Kelemenis, une modernité intéressante.       <br />
              <br />
       Un ballet inspiré par cette musique sacrée aurait pu être totalement désuet ou, au contraire, par un excès de modernisation, aurait pu tordre l'œuvre au contemporain, en transformant la musique sacrée en accessoire pittoresque. Ce n'est pas le cas ici. La chorégraphie de Michel Kelemenis parvient à suggérer des gestes et des danses populaires, à créer des images et des postures inspirées de tableaux d'inspiration sacrée (sous la forme d'arrêts sur image), mais aussi à utiliser toute la panoplie du contemporain pour exprimer l'élan de la jeunesse toujours renouvelé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70667582-49261516.jpg?v=1675881787" alt="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" title="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" />
     </div>
     <div>
      Les compositions d'Angelos Liaros Copola s'intercalent régulièrement dans le &quot;Magnificat&quot;. Elles parviennent à s'intégrer à l'œuvre originale soit en se coulant dans son rythme et ses tonalités, soit en rupture, usant d'instrumentations actuelles. Elles sont le ressort dynamique qui éclaire le spectacle et donne un relief différent et un sens lui aussi différent aux évolutions des danseurs et leurs interactions. Car le cœur du spectacle, ce sont eux, les neuf interprètes de &quot;Magnifiques&quot;.       <br />
              <br />
       Tantôt évoluant en groupe, formant des rondes, des spirales, des enroulements quasi géométriques qui les intègrent tous aux mêmes mouvements comme une harmonie un peu nostalgique, ou bien brisant ce formalisme pour former d'autres contacts, des duos, des couples, des groupes plus individualistes, plus indépendants. Le chorégraphe développe ici tout un vocabulaire gestuel inventé à partir des mains. Les postures sacrées de dévotion ou de prières alternent avec les effleurements, des enlacements, les contacts charnels qui érotisent par moments le spectacle le transformant en ode au désir, à la recherche de l'autre, sans se cantonner aux antiques stéréotypes hétérosexuels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70667582-49261525.jpg?v=1675881819" alt="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" title="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" />
     </div>
     <div>
      Difficile de classifier le style de danse employé ici : le mélange est volontairement recherché, assumé. Parfois un geste des plus classiques, un porté, apparaît, mais il est vite emporté dans le mouvement toujours fluide de la chorégraphie qui semble, hormis les arrêts sur image, mouvement perpétuel. Il faut également parler de la lumière de Jean-Bastien Nehr qui, elle aussi, participe aux différentes atmosphères. Elles passent du large cercle rouge où brûlent le désir et l'énergie de groupe à des points lumineux qui forment comme un jeu de poursuite pour les danseuses et danseurs. Elles rappellent aussi la lumière utilisée par les peintres classiques et fortifient la référence. Elles transforment aussi parfois les mouvements de bras lancés comme les ailes de moulin en orbes lumineux, telles des apparitions éphémères d'auréoles dorées.       <br />
              <br />
       Chorégraphié mais également mis en scène et construit comme un véritable récit avec ce passage de la noirceur des costumes du début à la naissance puis l'avènement de la couleur, du multicolore, révélant la multiplicité des êtres, des genres, &quot;Magnifiques&quot; raconte l'espoir confié à la prochaine jeunesse et la foi dans son énergie, son inventivité et la capacité qu'elle aura à trouver les liens nécessaires pour vivre, aimer et créer ensemble. L'énergie est là, le refus d'étiquette aussi, l'envie de vivre ses propres désirs sans contrainte aussi, avec l'accent mis sur ce qui relie, ce qui est commun et ce qui perdure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Magnifiques"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70667582-49261532.jpg?v=1675881846" alt="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" title="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" />
     </div>
     <div>
      Conception générale, chorégraphie, scénographie : Michel Kelemenis.       <br />
       Musique : Jean-Sébastien Bach.       <br />
       Création musicale : Angelos Liaros Copola.       <br />
       Avec : Gaël Alamargot, Maxime Gomard, Claire Indaburu, Anthony La Rosa, Hannah Le Mesle, Marie Pastorelli, Anthony Roques, Mattéo Trutat, Valéria Vellei.       <br />
       Costumes : Camille Panager assistée de Sandrine Collomb.       <br />
       Lumière : Jean-Bastien Nehr.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
              <br />
       A été représenté le 2 février 2023 au Théâtre Molière, Sète (34).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 février 2023 :</span> Hivernales - CDCN d'Avignon, L'autre Scène, Vedène (84).       <br />
       2 décembre 2023 : La Scène 55, Mougins (06).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire</title>
   <pubDate>Wed, 13 Nov 2019 11:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Arthur Perole, personnalité déliée des prescriptions de genres, prend date pour figurer parmi les plus turbulents chorégraphes contemporains, tant il ose oser (sic), emporté par une authenticité et une générosité que rien ni personne ne semble pouvoir endiguer. Six danseurs grimés à l'envi, peints à vue et travestis avec l'aide des spectateurs conviés, se livrent à des transes convulsives desquelles naîtront les sujets libérés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39463235-33960191.jpg?v=1573642910" alt=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" title=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" />
     </div>
     <div>
      Entreprise à haut coefficient libertaire, cette performance plastique et &quot;corps-égraphiée&quot;, soutenue par une création musicale inscrivant, dans le corps de chacun, des séries de pulsations peu enclines à s'estomper, se vit comme une expérience essentielle à partager entre performeurs du plateau et spectateurs des gradins réunis dans le même trip.       <br />
              <br />
       Expérience de se parer d'artifices festifs minutieusement choisis (peintures corporelles et vêtements &quot;haute couture&quot; taillés à la mesure de chacun) pour ensuite, grâce à ce détour désinhibiteur, s'affranchir - sous l'effet de rituels improvisés sur des musiques alliant les tempos obsédants des tarentelles à ceux des univers de la techno - des strates de conditionnement déposées par la pensée surmoïque. Expérience de se dépouiller des attributs comme on pèle les peaux superposées d'un oignon pour en atteindre le cœur.       <br />
              <br />
       De cette &quot;danse primale&quot; (au sens où Arthur Janov parlait du cri primal libérateur) naîtra le sujet libéré des attendus de catégories et de genres qui l'assignent dès sa naissance à une place préétablie au service de l'ordre conservateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39463235-33960227.jpg?v=1573643254" alt=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" title=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, les lumières de la salle allumées mettant bas les codes de la &quot;représentation&quot;, la première partie &quot;donne à voir&quot; (titre d'un recueil du poète Paul Éluard) les performeurs - pinceaux et ciseaux de couturières en mains, matériaux hétéroclites prêts à être assemblés - en train de se confectionner minutieusement un &quot;moi-peau&quot; (cf. Didier Anzieux) transcendant leur condition héritée, et ce, avec la complicité du public sollicité pour leur prêter main-forte dans cette tentative ludique et révolutionnaire d'échapper à eux-mêmes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré. Les poèmes ont toujours de grandes marges blanches, de grandes marges de silence où la mémoire ardente se consume pour recréer un délire sans passé&quot;</span>, écrivait Éluard, et il s'agit bien de cela ici… Ce &quot;dé-lire&quot; de la réalité imposée par les diktats sociaux rendant prisonniers du carcan de valeurs sans valeur humaine, va voler en éclats sous les coups de boutoir de la fantaisie créatrice insufflée par Arthur Perole. Ce processus de transformation fondamentale exige le temps de la lenteur retrouvée, comme un sas entre deux mondes, l'ancien corseté et le nouveau libéré.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39463235-33960369.jpg?v=1573644023" alt=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" title=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" />
     </div>
     <div>
      Les &quot;acteurs&quot;, métamorphosés par leurs costumes et grimages longuement élaborés, vont pouvoir se livrer à des danses exutoires où les mouvements et les corps ne sont que cris choraux (dés)articulés comme pour mieux déconstruire les langages conventionnels colonisés par la langue des possédants. Les &quot;possédés&quot; vont ainsi reparcourir chemin faisant leur aliénation pour mieux se dépouiller (au propre comme au figuré puisqu'ils se débarrasseront progressivement de leur parure-pelure, devenue inutile) des constructions assujettissantes.       <br />
              <br />
       Et lorsque, au terme de ce débordement d'énergie, adviendra cet accouchement chamanique, ils viendront saluer le public complice, leur visage enivré par la liberté recouvrée, c'est comme s'ils nous renvoyaient en miroir le désir jouissif d'une mue libératrice.       <br />
              <br />
       La création musicale incantatoire - essentielle pour la dramaturgie - que l'on doit à Giani Caserrotto, fait succéder le rythme endiablé, répétitif, lancinant, des tarentelles (musiques qui, dans l'Italie du sud du XVIIIe siècle, visaient à libérer les femmes des accès de démence prétendument causés par les piqures de la tarentule) et des musiques technos (empruntées à plusieurs cultures latino et autres) soulignant là encore l'abolition des frontières entre genres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39463235-33960552.jpg?v=1573645149" alt=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" title=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" />
     </div>
     <div>
      Ce souffle libertaire, plongeant ses racines dans la contre-culture du voguing de la communauté LGBT noire américaine, fait écho à la liberté que s'octroyait en son temps révolutionnaire Julian Beck, inspirateur du Living Théatre. À une différence près - à mettre à l'actif du jeune chorégraphe Arthur Perole -, c'est que la provocation ne fait pas ici figure de dogme visant à choquer frontalement, mais devient la résultante naturelle et joyeuse d'un processus créatif porté par une sensibilité artistique hors normes où les chorégraphies scandées et stoppées se jouent avec un plaisir palpable des codes, les rendant obsolètes.       <br />
              <br />
       Une fête indécente et jubilatoire des sens, ouvrant grand sur des espaces de liberté enivrante.       <br />
              <br />
       <b>Création vue début novembre au KLAP Maison pour la danse (avec le ZEF Scène nationale de Marseille).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ballroom"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39463235-33960932.jpg?v=1573646532" alt=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" title=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie de et avec les interprètes : Arthur Perole.       <br />
       Assistant artistique : Alexandre Da Silva.       <br />
       Interprétes : Julien Andujar, Séverine Bauvais, Marion Carriau, Alexandre Da Silva, Joachim Maudet, Lynda Rahal.       <br />
       Musique : Giani Caserotto.       <br />
       Lumières : Anthony Merlaud.       <br />
       Costumes : Camille Penager.       <br />
       Coach vocal : Mélanie Moussay.       <br />
       Regard extérieur : Philippe Lebhar.       <br />
       Régie générale / lumières : Nicolas Galland.       <br />
       Régie son : Benoit Martin.       <br />
       Production diffusion : Sarah Benoliel.       <br />
       Remerciements : Léa Poiré, Emilie Peluchon et Tadeo Kohan.       <br />
       Par la Compagnie F.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Mercredi 13 novembre 2019 :</span> Espace des Arts, dans le cadre du festival Instances, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       Jeudi 5 décembre 2019 : Le Théâtre - Scène nationale, Macon (71).       <br />
       Mardi 10 décembre 2019 : Théâtres en Dracénie, dans le cadre du Festival de danse de Cannes, Draguignan (83).       <br />
       Mercredi 26 au samedi 29 février 2020 : Chaillot - Théâtre National de la Danse, Paris.       <br />
       Mardi 31 mars 2020 : Centre Culturel de Limoges, dans le cadre de Danse en Émoi,Limoges (87).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39463235-33961014.jpg?v=1573646546" alt=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" title=""Ballroom" Donner à voir des "corps-égraphiés"… Un cri libertaire et salutaire" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39463235-33960191.jpg</photo:imgsrc>
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