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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-08T18:41:03+02:00</dc:date>
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   <title>"L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement</title>
   <pubDate>Thu, 09 Jan 2025 05:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Julie Duval, seule sur le plateau de la petite salle de La Scala nous tend les bras. Indirectement car, pendant que le public, nombreux ce soir-là, s'installe paisiblement, la comédienne s'échauffe comme une boxeuse avant de monter sur le ring.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85406383-60872298.jpg?v=1736337363" alt=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      Justement ! Julie Duval est également boxeuse et sa tenue le souligne.       <br />
       Dans cette pièce, &quot;L'odeur de la guerre&quot;, tel un uppercut émotionnel, Julie se prénomme &quot;Jeanne&quot;. Simple et belle.       <br />
              <br />
       Traits fins et visage qui, déjà, racontent un parcours ou, plus simplement, un chemin. Le sien.       <br />
       La douceur de sa voix se transforme tout au long de ce &quot;combat&quot; théâtral quand elle endosse et incarne des personnages.       <br />
              <br />
       D'abord le père, la figure, ce père à qui il est important de plaire que l'on ait 6 ou 20 ans.       <br />
       Puis la mère, celle dont on parle mais qui ne dit rien, ou si peu, et qui aime tellement son chien. Cet animal qui reçoit l'amour quand l'enfant l'attend, toujours…       <br />
              <br />
       La sœur qui ne porte pas de prénom et qu'elle appelle &quot;ma sœur&quot;. Sœurs complices qui se soutiennent quand l'enfance prend soudain un autre visage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85406383-60872299.jpg?v=1736337452" alt=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      La grand-mère qui, comme une fée consciente de ses erreurs passées, souhaite pour &quot;Jeanne&quot; le meilleur dans cette étrange société.       <br />
              <br />
       Julie petite, Jeanne Julie, adolescente et cette vie qu'elle nous raconte dans une ville où se faire une place n'est pas facile. Fuir ? Est-ce bien utile ? Et que fuit-elle ? Une famille ? Cet homme qui a profité salement d'elle ? Ses &quot;modèles&quot; de femmes dans lesquels elle ne se reconnaît pas ?       <br />
              <br />
       Où voyage-t-elle quand elle ne s'écoute pas ? Quand une autre prend le pas et qu'elle ne se reconnaît pas. Quand elle vit une autre vie dont, justement, elle ne veut pas !       <br />
               <br />
       Boxer combattre le mal qui ronge et dans lequel elle replonge même partie à des centaines de kilomètres de son nid. Boxer. Frapper. Cogner. Exorciser telle une aventurière de son âme dont la boxe guide ses pas.       <br />
              <br />
       Des coups ! Elle en aura reçus avant de &quot;frapper&quot; à la porte d'une salle de boxe. Cette coach génialement incarnée qui sûrement dans un coin du ring l'a sauvée. Parce qu'à un moment le mâle devient danger et qu'il est temps de se libérer.        <br />
              <br />
       Son père, alors qu'elle n'était qu'une enfant, lui enseignait des petites frappes pour passer le temps. Plus qu'un souvenir, c'est un cadeau qu'elle a su ouvrir à retardement. Et elle a bien fait de prendre ce temps. De sentir la vie autrement pour devenir elle-même et de faire d'un jeu d'enfant une passion qui l'anime.       <br />
              <br />
       Comédienne talentueuse. Animée, passionnée et terriblement généreuse, Julie Duval est sublimée par une mise en scène élégante et une lumière minutieusement travaillée.       <br />
              <br />
       &quot;L'odeur de la guerre&quot; est un arôme qui lui ressemble. La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement.       <br />
              <br />
       Cette année au festival d'Avignon, j'ai pris quelques claques. Celle qu'offre Julie Duval m'a, en plus, tiré quelques larmes. De ses coups au corps et coups au cœur, ses cris venus de l'intérieur font désormais briller ses poings de grande artiste. Et perso, K-O j'ai été !       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à la Scala Provence à Avignon.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Odeur de la guerre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85406383-60872300.jpg?v=1736337492" alt=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      Texte : Julie Duval.       <br />
       Mise en scène : Juliette Bayi et Élodie Menant.       <br />
       Avec : Julie Duval.       <br />
       Collaboration dramaturgie : Juliette Bayi et Élodie Menant.       <br />
       Création Lumières : Thomas Cottereau.       <br />
       Compositeurs : Rodolphe Dubreuil et Rob Adans.       <br />
       Chorégraphie : Julie Cash.       <br />
       Par la Compagnie C'est pour ça.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 janvier au 18 mai 2025.</span>       <br />
       Dimanche à 21 h, à 17 h 30 les dimanches de mai.       <br />
       Théâtre La Scala, Paris 10ᵉ, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85406383-60872298.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Odeur-de-la-guerre-La-vie-qui-brule-dedans-et-le-corps-qui-eclate-soudainement_a4120.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement</title>
   <pubDate>Fri, 15 Jul 2022 10:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Julie Duval, seule sur le plateau de la petite salle de La Scala nous tend les bras. Indirectement car, pendant que le public, nombreux ce soir-là, s'installe paisiblement, la comédienne s'échauffe comme une boxeuse avant de monter sur le ring.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66067336-47017381.jpg?v=1657876263" alt="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      Justement ! Julie Duval est également boxeuse et sa tenue le souligne.       <br />
       Dans cette pièce, &quot;L'odeur de la guerre&quot;, tel un uppercut émotionnel, Julie se prénomme &quot;Jeanne&quot;. Simple et belle.       <br />
              <br />
       Traits fins et visage qui, déjà, racontent un parcours ou, plus simplement, un chemin. Le sien.       <br />
       La douceur de sa voix se transforme tout au long de ce &quot;combat&quot; théâtral quand elle endosse et incarne des personnages.       <br />
              <br />
       D'abord le père, la figure, ce père à qui il est important de plaire que l'on ait 6 ou 20 ans.       <br />
       Puis la mère, celle dont on parle mais qui ne dit rien, ou si peu, et qui aime tellement son chien. Cet animal qui reçoit l'amour quand l'enfant l'attend, toujours…       <br />
              <br />
       La sœur qui ne porte pas de prénom et qu'elle appelle &quot;ma sœur&quot;. Sœurs complices qui se soutiennent quand l'enfance prend soudain un autre visage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66067336-47017396.jpg?v=1657876327" alt="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      La grand-mère qui, comme une fée consciente de ses erreurs passées, souhaite pour &quot;Jeanne&quot; le meilleur dans cette étrange société.       <br />
              <br />
       Julie petite, Jeanne Julie, adolescente et cette vie qu'elle nous raconte dans une ville où se faire une place n'est pas facile. Fuir ? Est-ce bien utile ? Et que fuit-elle ? Une famille ? Cet homme qui a profité salement d'elle ? Ses &quot;modèles&quot; de femmes dans lesquels elle ne se reconnaît pas ?       <br />
              <br />
       Où voyage-t-elle quand elle ne s'écoute pas ? Quand une autre prend le pas et qu'elle ne se reconnaît pas. Quand elle vit une autre vie dont, justement, elle ne veut pas !       <br />
               <br />
       Boxer combattre le mal qui ronge et dans lequel elle replonge même partie à des centaines de kilomètres de son nid. Boxer. Frapper. Cogner. Exorciser telle une aventurière de son âme dont la boxe guide ses pas.       <br />
              <br />
       Des coups ! Elle en aura reçus avant de &quot;frapper&quot; à la porte d'une salle de boxe. Cette coach génialement incarnée qui sûrement dans un coin du ring l'a sauvée. Parce qu'à un moment le mâle devient danger et qu'il est temps de se libérer.        <br />
              <br />
       Son père, alors qu'elle n'était qu'une enfant, lui enseignait des petites frappes pour passer le temps. Plus qu'un souvenir, c'est un cadeau qu'elle a su ouvrir à retardement. Et elle a bien fait de prendre ce temps. De sentir la vie autrement pour devenir elle-même et de faire d'un jeu d'enfant une passion qui l'anime.       <br />
              <br />
       Comédienne talentueuse. Animée, passionnée et terriblement généreuse, Julie Duval est sublimée par une mise en scène élégante et une lumière minutieusement travaillée.       <br />
              <br />
       &quot;L'odeur de la guerre&quot; est un arôme qui lui ressemble. La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement.       <br />
              <br />
       Cette année au festival d'Avignon, j'ai pris quelques claques. Celle qu'offre Julie Duval m'a, en plus, tiré quelques larmes. De ses coups au corps et coups au cœur, ses cris venus de l'intérieur font désormais briller ses poings de grande artiste. Et perso, K-O j'ai été ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Odeur de la guerre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66067336-47017398.jpg?v=1657876356" alt="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      Seule en scène engagée.       <br />
       Texte : Julie Duval.       <br />
       Mise en scène Juliette Bayi.       <br />
       Avec : Julie Duval.       <br />
       Création lumière : Nolwenn Annic.       <br />
       Par la Compagnie C'est pour ça.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h, relâche le lundi.       <br />
       Théâtre La Scala Provence, Salle La Scala 60, 3, rue Pourquery de Boisserin, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 65 00 00 90.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-provence.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-provence.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66067336-47017381.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

  <item>
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   <title>"Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse</title>
   <pubDate>Thu, 15 Oct 2020 08:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Théâtre 13 organise depuis quinze ans un concours de jeunes metteurs en scène qui s'est déroulé cette année du 2 au 14 octobre. Cinq pièces étaient en compétition dont "Perce-Neige" qui traite de la maladie psychique au sein d'un hôpital.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022090.jpg?v=1602746001" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Traiter de personnes atteintes de troubles psychiques au théâtre dans un lieu où la parole, intime, est rendue publique, relève de la gageure. Peu s'y essaient. Le défi était d'autant plus important pour Juliette Bayi que sa sœur aînée est, depuis de nombreuses années, suivie par des psychiatres ou des psychologues. Celle-ci a d'ailleurs contribué sans le vouloir au titre et à une réplique finale qui s'est largement inspirée du propos suivant qu'elle a tenu un jour : <span style="font-style:italic">&quot;je suis comme un perce-neige, parce qu'un perce-neige ça meurt en automne et puis ça renaît en hiver, comme moi&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Il y a neuf personnages physiques mais la parole et le silence sont les deux principaux. Chaque &quot;patient&quot;, pour reprendre le terme de Juliette Bayi, a son propre langage en butte à une forte résistance pour être, devant le médecin, libérée ; dans la grande salle de l'hôpital, accompagnée ou bousculée ; dans la chambre, intime et révoltée. L'extime prend appui sur le corps et les aides-soignants où le verbe accouche autant dans l'empathie que dans la colère et le rejet. Le silence est en écho autant à un vide qu'à une écoute, comme celui du monde. Quant à la parole, elle est celle du malade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022232.jpg?v=1602746157" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      La scénographie est construite autour de trois pièces délimitées par des bandes blanches sur un sol noir où le déplacement des personnages est quasi géométrique, à angle droit à l'opposé d'un verbe souvent heurté, défaillant. La disposition des salles laisse voir au centre de la scène une grande salle dans laquelle la vie de l'hôpital se déroule. Côté cour, il y a le cabinet du docteur Mertens (Julie Duval) et, côté jardin, la chambre des hospitalisés. Ce rapport en symétrie opposée du corps médical et de la maladie, côtés cour et jardin, met en exergue la représentation du monde extérieur via le médecin et celle, coupée de l'extérieur, du malade où la grande salle au centre fait œuvre de médiation avec sa vie de groupe.       <br />
              <br />
       La scénographie met le docteur Mertens dans une position duale. Bien qu'empathique et à l'écoute, elle est souvent de dos et dans l'obscurité comme la représentation d'un monde extérieur qui occulte les personnes ayant des troubles psychiques alors que ses sorties semblent symboliser celles de nouveaux départs pour les hospitalisés.       <br />
              <br />
       Les propos tournent toujours autour d'une vérité, celle d'êtres où l'artifice, le maquillage social n'ont pas de résonance. Nous sommes dans un pré carré où le faux-semblant n'ose même pas faire entendre sa respiration. Tout est direct, d'une franche clarté même si les mots se cherchent dans l'obscurité d'une élocution parfois hachée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022235.jpg?v=1602746190" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Ce sont des remises en question personnelles, des besoins d'amour, d'être, d'exister qui apparaissent. Un très joli travail d'interprétation est effectué par les comédiens dans leurs incarnations de patients où les troubles sont incarnés avec un corps et une élocution souvent vive, parfois assurée, toujours heurtée. Il y a aussi cette immixtion dans l'intime et l'amour. Les propos, bien que bousculés, n'en demeurent pas moins sujets à ses doutes et ses repères.       <br />
              <br />
       La scène, presque militaire, de la prise de médicaments montre un moment quasi machinal où le patient échappe à ce qu'il est. La création de Juliette Bayi est aussi un hommage appuyé à la pratique au quotidien d'aides-soignants qui se donnent corps et âme aux personnes qu'ils traitent.       <br />
              <br />
       C'est une création qui pose un mot aux mots, celui du malade à ceux d'une société pour faire entendre son propos trop souvent oublié, occulté, voire ignoré, en lui donnant une identité sociale et humaine avec ses envies, ses révoltes et ses tendresses. C'est une pièce vivante et porteuse d'espoir qui fait vivre la parole du malade sans que le regard de l'autre lui imprime une marque ou une empreinte aliénante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Perce-neige"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022438.jpg?v=1602746425" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Catharsis hospitalière.       <br />
       Texte et mise en scène : Juliette Bayi.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Romain Bouillaguet.       <br />
       Avec : Ilian Bergala, Martin Campestre, Simon Cohen, Hermine Dos Santos, Julie Duval, Charlotte Levy, Laura Puech, Jonathan Turnbull, Geert Van Herwijnen.       <br />
       Création musique : Lisa Petit de la Rhodière.       <br />
       Lumières et régie : Vincent Dupuy.       <br />
       Durée : 1 h 30 sans entracte.       <br />
       Conseillé à partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 2 et 3 octobre 2020 au Théâtre 13 dans le cadre Prix Théâtre 13/Jeunes metteurs en scène 2020</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com/saison/prix-theatre-13" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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