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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-14T16:01:58+02:00</dc:date>
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   <title>"Nederlands dans theater" Duo de toute beauté !</title>
   <pubDate>Thu, 22 Jun 2023 08:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans deux styles différents, en écho à la richesse artistique du monde du geste et de la musique, les chorégraphes Johan Inger et Nadav Zelner, respectivement suédois et israélien, offrent, chacun dans leur création, automatisme, vivacité et sensualité dans une approche où, pour le premier, la gestuelle peut être autant physique que retenue quand, pour le second, elle est avant tout signe d'une musicalité de quelques tonalités qu'elle soit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73644244-51240308.jpg?v=1687415816" alt=""Nederlands dans theater" Duo de toute beauté !" title=""Nederlands dans theater" Duo de toute beauté !" />
     </div>
     <div>
      Avec Johan Inger pour la première chorégraphie, &quot;Out of breath&quot;, les danseurs investissent le plateau en solo, duo et groupe. Tout est propre dans les déplacements gestiques. La scénographie présente un élément en forme de vague faite de planches grises qui montent à près de 2 mètres et descendent dans une pente de 45° vers le sol. Celle-ci par deux fois se déplace par le biais d'un artiste.        <br />
              <br />
       La gestuelle est presque dans un effet d'automatisme où la teneur de la corpulence des interprètes est presque gommée. C'est physique, mais le souffle et la sueur semblent avoir déguerpi du plateau. Comme assis derrière une vitrine, dans de très beaux tableaux, le spectateur, à ce qui se joue sur scène, peut être appréhendé dans un rapport assez froid.       <br />
              <br />
       Tout est beau et propre. Les mouvements s'arrêtent dans leur élan, puis repartent. Un corps se lève pour s'arrondir avec le dos du partenaire en passant au-dessus de lui quand, ailleurs, une danseuse est arrêtée dans son élan pour repartir ensuite légèrement en arrière au moment de la rencontre avec la vague placée sur scène. Plus loin, avec une certaine tension, les membres inférieurs montent en l'air dans des figures classiques. Il y a des sauts de jambes, des pas qui glissent, des dos qui s'appuient, des roulades, des courses et des arrêts. C'est tout un frétillement de vitesses et de gestes qui donnent à voir une chorégraphie découpée en divers tableaux où le physique et la grâce sont moteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73644244-51240331.jpg?v=1687415867" alt=""Nederlands dans theater" Duo de toute beauté !" title=""Nederlands dans theater" Duo de toute beauté !" />
     </div>
     <div>
      Il y a différentes trajectoires. Immobile ici, ailleurs, un artiste court en cercle tout autour de la scène quand, au milieu, souvent en duo, nous en avons d'autres qui ont des gestuelles de temps en temps s'apparentant à des statues mouvantes. C'est sur cet aspect que l'on peut parler de &quot;propreté&quot; dans cette création. Les gestes sont en effet parfois arrêtés, à dessein, dans leurs élans pour reprendre ensuite tout de suite. On s'avance l'un vers l'autre quand d'un coup, ce qui amenait le mouvement se trouve ralenti puis stoppé net.       <br />
              <br />
       Ou ailleurs, là aussi presque au ralenti, une danseuse se retrouve dans des déplacements, parfois, légèrement arrondis. Ce sont différents tableaux qui se déroulent en même temps, comme si un puzzle, avec ces éléments, se complétait sans toutefois se rejoindre, la scène étant découpée, symboliquement, par quartier. On se touche, mais on ne se regarde pas. Les artistes sont ensemble, mais séparés. Il y a quasiment une forme d'indifférence entre eux, avec la trajectoire de chacun des tableaux effectués, parfois en parallèle, et qui ne se rencontrent jamais.       <br />
              <br />
       Pour la seconde chorégraphie, &quot;Bedtime story&quot; de Nadav Zelner, la première mondiale a été effectuée le 4 novembre 2021. Elle étonne par sa cadence. Keersmaker nous a habitués à mettre en relation musique et danse en permettant le déport du regard sur le geste quand on peut se laisser porter par le rythme. La gestuelle accompagne celui-ci sans le suivre nécessairement stricto sensu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73644244-51240333.jpg?v=1687416388" alt=""Nederlands dans theater" Duo de toute beauté !" title=""Nederlands dans theater" Duo de toute beauté !" />
     </div>
     <div>
      Avec Nadav Zelner, les deux restent liés à un tempo qui est détourné de son cours initial. Ainsi, la musique orientale, à la tonalité soutenue et sensuelle, accompagne une danse urbaine vive, hachée et rapide. C'est toute une gestique qui est proposée avec, entre autres, du smurf lors d'une séquence dans laquelle les membres supérieurs se découpent machinalement autour des articulations des poignets, coudes et épaules pour faire une chaîne. Le mariage audacieux est plus que réussi entre ces deux univers dont, au premier abord, tout sépare. Et, pourtant, le rythme est en écho à une gestique vive, acérée et, à dessein, de petite amplitude. Par intermittence, ici ou là, la danse orientale, avec des ondulations chameaux très rapides, s'immisce comme des clins d'œil artistiques à l'ensemble.       <br />
              <br />
       La création présente plusieurs solos, duos et trios avec, finalement, une danse de groupe. L'automatisme des mouvements donne aux corps un écho musical en semblant le transformer en darbouka avec, à chaque tonalité forte, un va-et-vient d'une partie corporelle, tel le battement d'une percussion. C'est aussi un fessier qui frétille quand plus loin, ce sont les mains qui en font autant. Ainsi, ces apartés, presque humoristiques, permettent de créer une fausse rupture, le regard pouvant être accroché sur cette gestuelle pour rebasculer ensuite sur l'ensemble du groupe.       <br />
              <br />
       Sur cet axe artistique mêlant tradition et modernité, automatisme et sensualité, Nadav Zelner a su créer son propre style, porté aussi dans &quot;Bedtime story&quot;, lui permettant d'acquérir rapidement, depuis quelques années déjà, une notoriété sur la scène internationale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nederlands Dans Theater NDT2/Johan Inger/Nadav Zelner"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73644244-51240421.jpg?v=1687416419" alt=""Nederlands dans theater" Duo de toute beauté !" title=""Nederlands dans theater" Duo de toute beauté !" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Out of breath"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Johan Inger.       <br />
       Mise en scène : Parvaneh Scharafali.       <br />
       Avec : Barry Gans, Ivo Matteus, Omani Ormskirk, Gabriele Rolle, Rebecca Speroni, Rui-Ting Yu (14 et 17 juin) ; Demi Bawon, Conner Chew, Nick Daniels, Ricardo Hartley III, Nova Valkenhoff, Sophie Whittome (15 et 16 juin).       <br />
       Costumes : Mylla Ek.       <br />
       Lumière : Ellen Ruge, revue en 2016 par Tom Visser.       <br />
       Musique : Jacob ter Veldhuis, extrait de String Quartet Nr. 3 (1994) "There must be some way out of here". Track 1 : Slow movement (Donemus).        <br />
       Lajkó Félix (viool) Hongaarse vioolmuziek : Vonósnégyes String Quartet (X-Produkció, Fono records).        <br />
       Répétitions : Lydia Bustinduy.       <br />
       Durée : 20 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Bedtime story"</strong></span>        <br />
       Chorégraphie : Nadav Zelner.       <br />
       Assistants répétitions : Lydia Bustinduy, Francesca Caroti, Ander Zabala.       <br />
       Avec : Demi Bawon, Viola Busi (15 et 16 jin) ; Conner Chew, Nick Daniels, Barry Gans, Ricardo Hartley III, Ivo Matteus, Omani Ormskirk, Gabriele Rolle, Rebecca Speroni, Nova Valkenhoff, Samuel van der Veer, Sophie Whittome (14 et 17 juin) ; Rui-Ting Yu.       <br />
       Musique : Andre Hajj.       <br />
       Ensemble : Mir/Ez-zouhour : Sidi Mansour ; Baba Bahri (courtesy of ARC Music Productions Int. Ltd).       <br />
       Al Ajaleh : Bat Sheva Music.        <br />
       Mohammed Abdu : Allah Alaiha.       <br />
       Al Rasayel &amp; Mahma Ygolon (courtesy of Rotana Music).        <br />
       Lumières : Tom Visser.       <br />
       Costumes : Maor Zabar.       <br />
       Son : Matan Onyameh.       <br />
       Durée : 25 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Ce spectacle s'est déroulé du 14 au 17 juin 2023 A la Grande Halle de la Villette en collaboration avec le théâtre Chaillot.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Carmen… Classique toujours très moderne !</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jul 2019 20:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est la quinzième édition des "Étés de la Danse" au théâtre Mogador avec le ballet "Carmen" proposé par la Compañia Nacional de Danza de España. Le spectacle garde malheureusement toute sa modernité quant à ses thématiques (amour, trahisons, crime passionnel, etc.) mais présenté ici dans une création qui mêle avec bonheur théâtre, musique et danse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35620922-32162987.jpg?v=1563215346" alt="Carmen… Classique toujours très moderne !" title="Carmen… Classique toujours très moderne !" />
     </div>
     <div>
      Un enfant avec son ballon ouvre le bal. C'est à travers son regard que &quot;Carmen&quot;, opéra français le plus joué au monde, est revisité par le danseur et chorégraphe suédois Johan Inger avec la Compañia Nacional de Danza de España. Opéra en quatre actes de Georges Bizet (1838-1875) d'après la nouvelle du même nom de Prosper Mérimée (1803-1870), il a été créé le 3 mars 1875 à l'Opéra Comique.       <br />
              <br />
       La musique du spectacle est une adaptation de la partition de Bizet, &quot;Carmen Suite&quot;, que le compositeur russe Rodion Shchedrin avait créée en 1967 pour la chorégraphie du cubain Alberto Alonso (1917-2007) et l'étoile du Bolchoï Theatre de Moscou, Maya Plissetskaïa (1925-2015).       <br />
              <br />
       Des hommes, dans une combinaison de couleur &quot;grise métallique&quot; foncée, apparaissent sur scène par intermittence, un à un puis en groupe. Ils représentent la mort, qui gagne du terrain dans une histoire de jalousie, de défi et de passion. Elle est présente côté cour quand côté jardin, un couple se bécote sous un regard jaloux. Le noir et le rouge habillent la scénographie, couleurs de sang et de drame, de passion et de violence. C'est l'amour convoité, vorace, destructeur pour accaparer l'autre. Ces différents visages se retrouvent dans une gestique sensuelle parfois agressive comme dans un combat où l'on se cherche, se défie pour se séduire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35620922-32162990.jpg?v=1563215391" alt="Carmen… Classique toujours très moderne !" title="Carmen… Classique toujours très moderne !" />
     </div>
     <div>
      Le corps est théâtral, devenant par intermittence sujet ou objet. Carmen, proie de désirs, mène le tempo avec un positionnement corporel des plus majestueux, jouant de la plante des pieds sur le tronc des danseurs. Elle règne en maîtresse des corps, dans une scénographie où le corporel reste l'étendard d'une puissance ou celui d'un assujettissement, se repliant sur un ou plusieurs alter egos. La plante des pieds trouve un sol sur le tronc ou sur la jambe des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Les mouvements sont amples, les jambes bien étirées. On glisse sur le plateau ou poussés délicatement comme une marche progressive vers un but. Il y a quelques pas de deux accompagnés de chorégraphies de groupe, se recoupant parfois faisant du tronc l'axe sur lequel les membres inférieurs et supérieurs s'étirent, s'étendent car à la recherche d'un espace, d'un ailleurs. Tous les mouvements vont à l'extérieur. Les jambes se recroquevillent parfois dans une gestuelle où la plante des pieds piétine, tapant frénétiquement au sol
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35620922-32163021.jpg?v=1563215478" alt="Carmen… Classique toujours très moderne !" title="Carmen… Classique toujours très moderne !" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle est très théâtral avec une gestique très jouée, jamais statique, toujours en mouvement. Les pièces sont synchronisées ou séparées en deux groupes symbolisant la mort, disposées en canon gestuel de quatre interprètes qui se croisent, se décroisent en se retournant sur un axe de trois cent soixante degrés montrant dans cette pérégrination scénique son empreinte, sa marque, sa présence.       <br />
              <br />
       Les plantes des pieds sont bien appuyées au sol, les talons les bloquant avec des membres inférieurs cambrés solidement aux planches. La scène est investie sur toute sa largeur par des déplacements rapides, ponctués de rencontres, agressives parfois, amoureuses souvent mais mortelles au final.       <br />
              <br />
       L'idée de départ du regard enfantin donne une vision très marquée d'un rapport de force dans une représentation alliant vigueur, grâce et magie, comme celui d'un rêve où les portes s'entrouvrent vers un ailleurs où vie et mort sont indissolublement liées sous le feu destructeur d'une passion aveugle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Carmen"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35620922-32163032.jpg?v=1563215516" alt="Carmen… Classique toujours très moderne !" title="Carmen… Classique toujours très moderne !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Johan Inger.       <br />
       Assistante chorégraphie : Urtzi Aranburu.       <br />
       Par la Compañía Nacional de Danza de España, dirigée par José Martínez.       <br />
       Musique : Rodion Shchedrin et Georges Bizet.       <br />
       Musique originale additionnelle : Marc Álvarez.       <br />
       Éditeur original de l'œuvre musicale &quot;Carmen Suite&quot; : Bizet-Shchedrin Musikverlag Hans Sikorski, Hambourg.       <br />
       Costumes : David Delfín.       <br />
       Dramaturgie : Gregor Acuña-Pohl.       <br />
       Scénographie : Curt Allen Wilmer (AAPEE).       <br />
       Conception d'éclairage : Tom Visser.       <br />
       Durée du spectacle : 1 h 40 avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 17 juillet 2019.</span>       <br />
       Lundi, mardi, mercredi à 20 h 30.       <br />
       <b>15e édition des des Étés de la Danse.</b>       <br />
       Théâtre Mogador, Paris 9e, 01 53 33 45 46.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesetesdeladanse.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; lesetesdeladanse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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