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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T16:50:00+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "L'Intranquillité" Le monde selon Fernando Pessoa porté de manière hallucinatoire au théâtre par deux autres lui-même</title>
   <pubDate>Sun, 12 Jul 2026 08:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dès l'entrée dans la salle du Petit Chien, le mur de fond de scène constellé d'étoiles ouvre vers un ailleurs propice au rêve éveillé… Cet état d'esprit flottant que l'auteur du "Livre de l'Intranquillité" cultivait comme un art d'être au monde, lui pour qui la réalité se dévoilait au travers de son regard "hors champ". Quant aux deux avatars de lui-même, égarés là avec leur nœud papillon et cravate défaite surplombés d'un chapeau melon, ils apparaissent comme les (ré)incarnations des nombreux hétéronymes que l'auteur se plaisait à inventer afin de démultiplier le champ de ses points de vue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97317671-67790229.jpg?v=1783840681" alt="•Off 2026• "L'Intranquillité" Le monde selon Fernando Pessoa porté de manière hallucinatoire au théâtre par deux autres lui-même" title="•Off 2026• "L'Intranquillité" Le monde selon Fernando Pessoa porté de manière hallucinatoire au théâtre par deux autres lui-même" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ce fut comme une apparition&quot;</span>… ainsi Flaubert saisissait-il le regard porté par Frédéric Moreau sur Madame Arnoux dans &quot;L'Éducation Sentimentale&quot;. Présentement, c'est au travers des regards extatiques de deux acteurs – Thierry Gibault et d'Olivier Ythier à l'unisson – que se découvrira un monde, le nôtre revisité. Dans un flux de paroles à résonance à la fois lunaire et contradictoirement réaliste, propos entrecoupés de silences parlants, les deux complices émergeront comme par effraction de la fumée de scène pour délivrer avec un naturel confondant quelques fragments des milliers de feuillets retrouvés épars dans une malle après la mort de leur auteur…       <br />
              <br />
       … une malle que Jean-Paul Sermadiras, comme un clin d'œil adressé, a tenu à sacraliser en l'installant au centre du plateau nu. &quot;Je suis né en un temps où la majorité des jeunes gens avait perdu la foi en Dieu, pour la même raison que leurs ancêtres la possédaient sans savoir pourquoi. Et comme l'esprit humain tend tout naturellement à critiquer, parce qu'il sent au lieu de penser, la majorité de ces jeunes gens choisit alors l'humanité comme succédané de Dieu&quot;… Une parfaite mise en orbite du doute à cultiver comme relativité essentielle pour traverser l'existence, un doute systémique afin d'échapper aux certitudes piégeuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97317671-67790234.jpg?v=1783840887" alt="•Off 2026• "L'Intranquillité" Le monde selon Fernando Pessoa porté de manière hallucinatoire au théâtre par deux autres lui-même" title="•Off 2026• "L'Intranquillité" Le monde selon Fernando Pessoa porté de manière hallucinatoire au théâtre par deux autres lui-même" />
     </div>
     <div>
      L'inconscient comme fondement de la vie… La vie comme une auberge où l'on attend patiemment la mort… Savourer la brise, sans se poser de questions, et si ce livre peut les distraire, ce serait bien… Et autres méditations inspirées par une &quot;métaphysique&quot; revisitée à l'aune de la dimension de ce qui est vécu, à l'opposé de toutes philosophies savantes et croyances inscrites dans le marbre.       <br />
              <br />
       Assis sur une &quot;réplique&quot; de la malle de Fernando Pessoa, les deux complices conversent à l'envi, avec les yeux grands ouverts de l'enfant devant la paix indéchiffrable d'un clair de lune. Telle la figure du double réunie dans le même, ils développent chacun leur vision émanant des impressions sur lesquelles sont fondées les (ir)réalités de nos misérables existences. L'un peut-être plus extatique, l'autre sans doute plus terrien éméché, sous les lampions allumés, ils feront péter joyeusement les bouchons de champagne, renouant avec le goût pour l'ivresse du lisboète, terrassé par une cirrhose… <span style="font-style:italic">&quot;Il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. L'essentiel est d'être toujours ivre&quot;,</span> écrivait déjà Charles Baudelaire, mort au même âge.       <br />
              <br />
       Des pauses musicales feront entendre des mélodies suaves accompagnant la voix sensuelle de Maria de Medeiros. La mélancolie du fado colorant nombre de ces impromptus décousus comme l'existence peut l'être (surtout ne pas s'échiner à lui coller un sens), fragments jaillis de la seule banalité du quotidien, se teintera de pointes d'humour décochées avec l'indifférence (in)tranquille de ceux qui, dégagés de l'emprise des tabous, laissent vagabonder librement leurs associations – <span style="font-style:italic">&quot;Avoir touché les pieds du Christ, ce n'est pas une excuse pour faire des fautes de ponctuation&quot;</span>. Ainsi, invités à mettre nos pas dans ceux de ces vagabonds terrestres étayant leur existence sur le seul appui des mots, on se laissera prendre à épouser les points de vue de ces voyageurs immobiles arasant toute illusion pour pouvoir… A chacun de trouver la suite hors des champs communs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas&quot;</span>, écrivait Fernando Pessoa dans &quot;Fragments d'un voyage immobile&quot;… Après avoir découvert la saisissante mise en jeu de Jean-Paul Sermadiras et l'interprétation subliminale de Thierry Gibault et d'Olivier Ythier, on serait tenté d'ajouter… &quot;Le théâtre est la preuve que L'Intranquillité existe&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 9 juillet 2026 au Théâtre du Petit Chien, Festival OFF 2026 d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Intranquillité"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97317671-67790236.jpg?v=1783840987" alt="•Off 2026• "L'Intranquillité" Le monde selon Fernando Pessoa porté de manière hallucinatoire au théâtre par deux autres lui-même" title="•Off 2026• "L'Intranquillité" Le monde selon Fernando Pessoa porté de manière hallucinatoire au théâtre par deux autres lui-même" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fernando Pessoa       <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras d'après "Le livre de l'intranquillité".       <br />
       Mise en scène : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Avec : Thierry Gibault et Olivier Ythier.       <br />
       Et la voix de Maria de Medeiros.       <br />
       Création son : Pascale Salkin.       <br />
       Création lumière : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Chorégraphie : Marion Lévy.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Dessin : Thierry Gibault.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 05. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre du Petit Chien, 76, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 84 51 07 48.       <br />
       <a class="link" href="https://lechienquifume.vosbillets.fr/billetterie/representation/33330/lintranquillite" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chienquifume.com/" target="_blank">>> chienquifume.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97317671-67790229.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-L-Intranquillite-Le-monde-selon-Fernando-Pessoa-porte-de-maniere-hallucinatoire-au-theatre-par-deux-autres-lui_a4616.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2026• "L'intranquillité", une sombre vision dans le regard lumineux de Fernando Pessoa</title>
   <pubDate>Mon, 22 Jun 2026 17:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si vous ne connaissez pas Pessoa comme moi, vous adorerez découvrir cet univers à la fois désolé, détaché, déroutant et poétique. Si vous ne connaissez pas ce que peut le théâtre, venez voir comment avec des mots, des pensées, du plaisir naît l'imaginaire, le rêve. Si vous ne savez pas la puissance de la mise en scène, vous verrez comment se crée avec quelques lumières, l'invention de lieux réalisée avec des bricoles, le sens du rythme et un détournement d'objet drôle et surprenant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97085785-67644943.jpg?v=1782141450" alt="•Off 2026• "L'intranquillité", une sombre vision dans le regard lumineux de Fernando Pessoa" title="•Off 2026• "L'intranquillité", une sombre vision dans le regard lumineux de Fernando Pessoa" />
     </div>
     <div>
      Si pour finir, vous ne savez pas trop ce qu'est l'art du comédien, venez voir ces deux-là, venez les voir jouer, jouer avec les mots, les accessoires, les univers, venez les voir danser sous les étoiles et les lampions, se tenir l'un en face de l'autre comme face à un miroir étrange et absolu, lancer des pierres au ciel et se tenir pourtant si proches de l'humain qu'on l'imagine aisément posé sur une planète presque ronde au milieu de l'infini, un être minuscule qui porte pourtant en lui un infini de rêve, de contemplation, de poésie.       <br />
              <br />
       Vêtus de costumes noirs identiques sur des chemises blanches identiques, chapeautés et arborant des nœuds papillons, mais pas vraiment pareils, comme deux faux-vrais clowns détournés des bureaux de notre monde administratif, les deux personnages similaires et différents sortent l'un après l'autre d'une haute caisse de planches cloutées. Comme d'un placard. Ou d'une grange. Ou d'un tombeau. Deux personnages qui vont incarner ensemble, à tour de rôle et ensemble, les incroyables circonvolutions de la pensée de Fernando Pessoa dans son œuvre posthume &quot;Le livre de l'intranquillité&quot;, en incarnant deux gratte-papiers ordinaires qui cachent dans leurs âmes un infini univers poétique.       <br />
              <br />
       Pas seulement poétique. Le texte de cette pièce est autant fait d'observations sur le monde et sur la vie humaine que de pensées philosophiques qui, pour la plupart, recèlent une bonne part d'ironie mêlée à un cocktail de tendresse et d'incompréhension. Tous ces textes, découverts après la disparition du poète, sont comme une lucarne ouverte sur l'infini du monde que le poète, resté méconnu du grand public durant sa vie, réussit à ouvrir dans son âme. Un recueil de pensées drôles, tristes, lucides ou rêveuses qui forment ensemble une véritable vision du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97085785-67644944.jpg?v=1782141511" alt="•Off 2026• "L'intranquillité", une sombre vision dans le regard lumineux de Fernando Pessoa" title="•Off 2026• "L'intranquillité", une sombre vision dans le regard lumineux de Fernando Pessoa" />
     </div>
     <div>
      Cette vision, la mise en scène de Jean-Paul Sermadiras parvient à la rendre palpable en inventant une évolution de l'espace et de l'action des deux personnages qui ne restent jamais longtemps fixes. Comme si le flux de la vie les forçait sans cesse à se déplacer et déplacer également leurs points de vue.       <br />
              <br />
       Quelques accessoires scéniques, maniés directement par nos deux protagonistes, suffisent à transporter la scène, de la monotonie d'un ciel étoilé à l'ambiance festive donnée par des lampions multicolores, suivi de l'enjouement de quelques bouteilles de champagne apparues magiquement, des danses, et d'autres fantaisies qu'il faut garder secrètes pour laisser les surprises vivantes… Ce monde fantaisiste, jamais gratuit, est densifié par une ballade musicale et des ambiances sonores qui ouvrent encore l'espace, tandis que la voix profonde de Maria de Medeiros s'empare du fado pour donner la parole à la mélancolie.       <br />
              <br />
       Il y a, ne le nions pas, dans l'essentiel des mots de Fernando Pessoa, une terrible vision du chaos du monde. Et du chaos de l'intérieur de l'âme humaine qui sont comme les reflets l'un de l'autre. Entre ces deux reflets, l'humain tente, dans une constante recherche d'équilibre, de rester debout, avec dignité. C'est ce que font ces deux personnages et ces deux acteurs d'une formidable exigence, d'un formidable talent, qui parviennent à eux deux, forts de leurs ressemblances apparentes et de leurs personnalités différentes, à rendre sur scène la complexité de Fernando Pessoa, et sa lucidité tranchante et exaltante.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu le 28 mai 2026 au 100ecs, 100, rue de Charenton, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'intranquillité"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97085785-67644955.jpg?v=1782141538" alt="•Off 2026• "L'intranquillité", une sombre vision dans le regard lumineux de Fernando Pessoa" title="•Off 2026• "L'intranquillité", une sombre vision dans le regard lumineux de Fernando Pessoa" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fernando Pessoa       <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras d'après "Le livre de l'intranquillité".       <br />
       Mise en scène : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Avec : Thierry Gibault et Olivier Ythier.       <br />
       Et la voix de Maria de Medeiros.       <br />
       Création son : Pascale Salkin.       <br />
       Création lumière : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Chorégraphie : Marion Lévy.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Dessin : Thierry Gibault.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 05. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre du Petit Chien, 76, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 84 51 07 48.       <br />
       <a class="link" href="https://lechienquifume.vosbillets.fr/billetterie/representation/33330/lintranquillite" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chienquifume.com/" target="_blank">>> chienquifume.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97085785-67644943.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !</title>
   <pubDate>Tue, 19 May 2026 09:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que les voix des femmes se font entendre, s'élevant contre le régime iranien au cri de "Femme, Vie, Liberté", un professeur d'histoire, qui jusque-là s'était tenu à distance des violences politiques de son pays, s'ouvre à la réalité et réexamine sa vie à l'aune de cette prise de conscience. Ce qu'il appelait prudence lui apparaît alors comme un consentement implicite. Un éveil au cours duquel surgira la figure de proue de la poétesse insoumise Tahereh Qorrat al-Ain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355253.jpg?v=1779177668" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      La pièce à succès de l'auteure iranienne Aïla Navidi &quot;4 211 km&quot;, écrite avant la naissance du mouvement &quot;Femme, Vie, Liberté&quot;, racontait 50 ans d'histoire iranienne à travers l'exil des parents de la narratrice, contraints de fuir le régime autoritaire de l'ayatollah Khomeyni (4 211 km étant la distance séparant Téhéran de Paris). En septembre 2022, suite à la mort de Mahsa Jîna Amini, une jeune kurde de 22 ans assassinée par la police des mœurs iranienne pour &quot;port de vêtements inappropriés&quot;, un mouvement de révolte éclate. Il passe par la désobéissance : les femmes retirent et brûlent leur voile, symbole de la République islamique, dont l'obligation du port est inscrite dans la Constitution. En 2026, les exactions perpétrées par le régime iranien continuent et chaque jour des femmes et des hommes sont assassinés.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, &quot;Au plus près de ces voix&quot;, la pièce de la sociologue et écrivaine iranienne Chahla Chafiq, semble plus que jamais nécessaire. Née le 5 mai 1954 en Iran, Chahla Chafiq a participé à la révolution de 1979 qui a renversé le Shah, puis a été contrainte à l'exil en raison de son opposition au pouvoir islamiste. Elle vit en France depuis 1982. Ses premiers textes littéraires, des nouvelles en langue persane, ont été publiés par des maisons d'édition iraniennes en exil, en France et aux États-Unis. Aujourd'hui, elle écrit aussi bien en français qu'en persan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355335.jpg?v=1779177716" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      Son œuvre compte des recueils de nouvelles et de poèmes, un roman (&quot;Demande au miroir&quot; (2015), un récit sur l'exil et la révolution de 1979), et de nombreux essais : &quot;La Femme et le retour de l'islam&quot; (1991), &quot;Femmes sous le voile : face à la loi islamique&quot; (1995), &quot;Le Nouvel Homme islamiste : la prison politique en Iran&quot; (2002), &quot;Islamisme et Société : religieux, politique, sexe et genre à la lumière de l'expérience iranienne&quot; (2009), &quot;Islam, politique, sexe et genre&quot; (2011), &quot;Le Rendez-vous iranien de Simone de Beauvoir&quot; (2019), &quot;La Prison politique en Iran - Logiques et ressorts de la terreur islamique&quot; (2024), &quot;Un orage de mots, La révolution iranienne Femme, Vie, Liberté dites par celles et ceux qui la font&quot; (2025). &quot;Au plus près de ces voix - Partie 1 : L'ère de Mahsa&quot; est le premier volet d'un triptyque dont le troisième est en cours d'écriture.       <br />
              <br />
       De quoi parle la pièce ? Un professeur d'histoire vieillissant se trouve plongé dans un abîme de réflexion en voyant le peuple iranien se soulever au cri de &quot;Femme, Vie, liberté&quot;. La vue d'une fillette de 8 ans enlevant son voile sous les applaudissements des voisins l'interpelle. Car cet homme, intelligent et instruit, professeur d'histoire de surcroît, a passé son existence dans une forme de retrait, évitant de se mêler à la vie politique de son pays. Il n'a pas participé à la révolution de 1979 et persiste depuis à rester à distance des protestations contre le régime. La révolte des femmes sortant massivement sans voile dans les rues, défiant avec intrépidité l'ordre dominant, l'interroge sur sa passivité, ses peurs et son manque de courage.       <br />
              <br />
       Au cours de cette introspection, l'intime devient politique et, au cœur de ces réflexions, surgit la figure de la poétesse rebelle Tahereh - Qorrat ol Ein (1817-1852). Tahereh, celle qui avait osé dire non. Dans un XIXe siècle iranien très conservateur, cette femme avait osé défendre l'égalité des sexes, la liberté pour tous et dénoncer, seule, un système où les hommes dictaient la loi. Elle n'avait pas hésité à répudier son mari et à enlever son voile pour parler devant une assemblée d'hommes. Au prix de sa vie. Première femme disciple du Bāb (NDLR, le Bāb est un prophète dont le nom en persan signifie &quot;porte&quot;, celui qui cherche à ouvrir la porte vers la liberté et l'égalité, et fondateur du mouvement babiste), elle avait reçu de lui le nom de Tahereh, qui signifie &quot;la Pure&quot;, &quot;Consolation des yeux&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355344.jpg?v=1779177740" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      Le professeur regrette dès lors de ne pas avoir parlé de Tahereh à ses étudiants dans ses cours. Comme il regrette de s'être opposé à ce que sa regrettée épouse, au talent de chanteuse reconnu, donne un concert en public, hors du cercle familial et amical. Sa prudence lui apparaît désormais comme un consentement implicite aux diktats du régime. Il ne s'agit dès lors, pour lui, non plus de comprendre, mais de répondre…       <br />
              <br />
       Pour sa mise en scène, le sociétaire de la Comédie-Française Gilles David a fait le choix de rester au plus près de la parole : un plateau nu donc, sans décor, aux sol et murs entièrement noirs. Un cube noir en quelque sorte. Seul en scène, le professeur (Jean-Paul Sermadiras), crinière blanche, costume gris et chemise blanche, porte son récit face au public, dans une adresse directe et un jeu quasi statique. Il est ponctué, par la suite, des interventions de la chanteuse iranienne Salmi Elahi, fantôme de l'épouse disparue, réminiscence de la poétesse Tahereh, voix des femmes iraniennes…       <br />
              <br />
       Vêtue de blanc, longs cheveux noirs en liberté, voile reposant sur les épaules, elle insuffle beauté, grâce et émotion. À son chant, viennent s'ajouter, à la toute fin du spectacle, projetées sur le mur du fond, des images d'actualités de femmes manifestant, leur voile à la main.       <br />
       Une forme sobre pour un texte fort, et des voix que l'on se doit d'écouter.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au plus près de ces voix"</b></div>
     <div>
      Texte : Chahla Chafiq.        <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Mise en scène : Gilles David, sociétaire de la Comédie-Française.       <br />
       Avec : Salmi Elahi et Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Création sonore : Evgueni Galperine et Salmi Elahi.       <br />
       Lumières : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Vidéo : Ludovic Lang.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de la Porte Saint-Michel (Salle Simone Veil) 23 Rue Saint-Michel, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 80 43 01 79        <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/page/comment-reserver" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96629441-67355253.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Au-plus-pres-de-ces-voix-La-ou-se-taire-n-est-plus-une-position-mais-un-choix-et-peut-etre-une-faute-Un_a4561.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-65956146</guid>
   <title>•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe</title>
   <pubDate>Sun, 10 Jul 2022 10:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Paul Sermadiras, à l'allure christique et au port imposant du romancier russe, apparaît, s'immobilise, toise longuement du regard la salle… L'effet d'ordre hypnotique produit par cette entrée dans le vif du sujet fera que, une heure durant, nous ne le quitterons pas un instant des yeux, aimantés par sa présence magnétique. Sa voix, au diapason, fait résonner le texte pour donner à "voir" à elle seule les paysages intérieurs de la psyché torturée de "l'homme ridicule".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65956146-46962386.jpg?v=1563805724" alt="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Être continûment confronté au regard dévalorisant des autres, au point de &quot;faire corps&quot; avec l'image d'un ridicule fini qu'ils renvoient de votre personne, constitue une expérience mettant à mal l'ego, frappé de sidération. Cela peut aller jusqu'à déclencher une pulsion auto-destructrice afin d'en finir une fois pour toutes avec l'abjection de soi collant à la peau. Mais quand - miracle divin -, dans un rêve euphorisant, la réalité se met à &quot;exister&quot; sous une forme lumineuse, le sujet renaît des cendres auxquelles il était destiné.       <br />
              <br />
       Fiodor Dostoïewski, l'auteur de cette nouvelle fantastique, était un homme torturé, écartelé entre l'attirance pour un socialisme progressiste, où la question du libre arbitre était centrale, et un penchant mystique très prégnant traversant son œuvre monumentale. Dès lors, rien d'étonnant qu'il ait pu produire à l'état de veille ce récit qui cristallise en lui les formations inconscientes échappant à son contrôle.       <br />
              <br />
       Les limites labiles entre veille et sommeil, réalité et rêves, ces limbes indistincts où séjournent les âmes de ceux que la réalité ne reconnaît pas, sont sources de révélations conduisant à modifier profondément l'angle d'attaque du réel. Ainsi, à cet homme qui était prêt à passer de l'autre côté du miroir pour fuir son image dégradée, il lui suffit ce soir-là que son chemin croise une petite fille éplorée pour que le rêve, &quot;voie royale qui mène à l'inconscient&quot;, produise ses effets performatifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65956146-46962387.jpg?v=1563805755" alt="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Lui qui avait préparé l'arme pour se donner la mort, revolver posé sur la table face à lui, s'endort dans son fauteuil Voltaire… Et là, les images oniriques qui le gagnent, l'entraînent à voguer en état d'apesanteur en compagnie d'un être inconnu l'ayant tiré du cercueil où il avait été enseveli. Il y aurait donc - dans les rêves - une vie après la mort ?       <br />
              <br />
       Tout n'est que beauté et amour dans ce monde rêvé. Cette sensation de plénitude, de faire corps avec le cosmos… Et soudain, il hurle, la musique se déchaîne, devient criarde, les traits du visage se tordent et le corps du rêveur est traversé par des transes. La beauté et la bonté insupportables se sont muées en leur inverse sous l'effet de l'homme pervertissant tout ce qu'il approche.       <br />
              <br />
       Au réveil, l'homme ayant éprouvé dans sa chair l'expérience du bien et du mal, sait ce qu'il doit prêcher. Un sens est donné à son existence, sans lequel elle s'abîmait dans le ridicule jusqu'à ce que mort s'ensuive.       <br />
              <br />
       Récit &quot;illuminé&quot; de Fiodor Dostoïewski, rendu lumineux sous l'effet de l'incarnation saisissante proposée par Jean-Paul Sermadiras, qui se coule à s'y confondre dans le costume du protagoniste torturé, puis exalté par sa nouvelle condition d'homme exhortant à la concorde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Rêve d'un homme ridicule"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65956146-46962388.jpg?v=1563805777" alt="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fiodor Dostoïevski.       <br />
       Traduction : André Markowicz.       <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Mise en scène : Olivier Ythier.       <br />
       Avec : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Collaboration artistique : Gilles David, sociétaire de la Comédie-Française.       <br />
       Scénographie et lumières : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Création sonore : Pascale Salkin.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Cie Le PasSage.       <br />
       À partir de 9 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 25, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre de l'Étincelle, 14, place des Études, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 85 43 91.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2022/le-reve-d-un-homme-ridicule-s31792/" target="_blank">&gt;&gt; festivaloffavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65956146-46962386.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Le-Reve-d-un-homme-ridicule-La-vie-est-reellement-un-songe_a3335.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe</title>
   <pubDate>Mon, 22 Jul 2019 16:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2019]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Paul Sermadiras, à l'allure christique et au port imposant du romancier russe, apparaît, s'immobilise, toise longuement du regard la salle… L'effet d'ordre hypnotique produit par cette entrée dans le vif du sujet fera que, une heure durant, nous ne le quitterons pas un instant des yeux, aimantés par sa présence magnétique. Sa voix, au diapason, fait résonner le texte pour donner à "voir" à elle seule les paysages intérieurs de la psyché torturée de "l'homme ridicule".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35810613-32247483.jpg?v=1563805724" alt="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Être continûment confronté au regard dévalorisant des autres, au point de &quot;faire corps&quot; avec l'image d'un ridicule fini qu'ils renvoient de votre personne, constitue une expérience mettant à mal l'ego, frappé de sidération. Cela peut aller jusqu'à déclencher une pulsion auto-destructrice afin d'en finir une fois pour toutes avec l'abjection de soi collant à la peau. Mais quand - miracle divin -, dans un rêve euphorisant, la réalité se met à &quot;exister&quot; sous une forme lumineuse, le sujet renaît des cendres auxquelles il était destiné.       <br />
              <br />
       Fiodor Dostoïewski, l'auteur de cette nouvelle fantastique, était un homme torturé, écartelé entre l'attirance pour un socialisme progressiste, où la question du libre arbitre était centrale, et un penchant mystique très prégnant traversant son œuvre monumentale. Dès lors, rien d'étonnant qu'il ait pu produire à l'état de veille ce récit qui cristallise en lui les formations inconscientes échappant à son contrôle.       <br />
              <br />
       Les limites labiles entre veille et sommeil, réalité et rêves, ces limbes indistincts où séjournent les âmes de ceux que la réalité ne reconnaît pas, sont sources de révélations conduisant à modifier profondément l'angle d'attaque du réel. Ainsi, à cet homme qui était prêt à passer de l'autre côté du miroir pour fuir son image dégradée, il lui suffit ce soir-là que son chemin croise une petite fille éplorée pour que le rêve, &quot;voie royale qui mène à l'inconscient&quot;, produise ses effets performatifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35810613-32247543.jpg?v=1563805755" alt="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Lui qui avait préparé l'arme pour se donner la mort, revolver posé sur la table face à lui, s'endort dans son fauteuil Voltaire… Et là, les images oniriques qui le gagnent, l'entraînent à voguer en état d'apesanteur en compagnie d'un être inconnu l'ayant tiré du cercueil où il avait été enseveli. Il y aurait donc - dans les rêves - une vie après la mort ?       <br />
              <br />
       Tout n'est que beauté et amour dans ce monde rêvé. Cette sensation de plénitude, de faire corps avec le cosmos… Et soudain, il hurle, la musique se déchaîne, devient criarde, les traits du visage se tordent et le corps du rêveur est traversé par des transes. La beauté et la bonté insupportables se sont muées en leur inverse sous l'effet de l'homme pervertissant tout ce qu'il approche.       <br />
              <br />
       Au réveil, l'homme ayant éprouvé dans sa chair l'expérience du bien et du mal, sait ce qu'il doit prêcher. Un sens est donné à son existence, sans lequel elle s'abîmait dans le ridicule jusqu'à ce que mort s'ensuive.       <br />
              <br />
       Récit &quot;illuminé&quot; de Fiodor Dostoïewski, rendu lumineux sous l'effet de l'incarnation saisissante proposée par Jean-Paul Sermadiras, qui se coule à s'y confondre dans le costume du protagoniste torturé, puis exalté par sa nouvelle condition d'homme exhortant à la concorde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Rêve d'un homme ridicule"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35810613-32247545.jpg?v=1563805777" alt="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fiodor Dostoïevski.       <br />
       Traduction : André Markowicz.       <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Mise en scène : Olivier Ythier.       <br />
       Avec : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Collaboration artistique : Gilles David, sociétaire de la Comédie-Française.       <br />
       Scénographie et lumières : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Création sonore : Pascale Salkin.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Cie Le PasSage.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 16 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 25.       <br />
       <b>Théâtre de l'Étincelle</b>        <br />
       14, rue des Études.       <br />
       Réservation : 04 90 85 43 91.       <br />
       <a class="link" href="http://www.latarasque.fr/" target="_blank">&gt;&gt; Théâtre de l'Étincelle</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35810613-32247483.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-Le-Reve-d-un-homme-ridicule-La-vie-est-reellement-un-songe_a2508.html</link>
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