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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-16T03:49:05+02:00</dc:date>
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   <title>"Kliniken"… Un peu fou !</title>
   <pubDate>Mon, 16 May 2022 07:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une superbe mise en scène, Julie Duclos s'empare de la pièce du poète et dramaturge suédois Lars Norén (1944-2021) pour traiter de la folie humaine refoulée entre les murs d'un hôpital psychiatrique, comme en écho de ce que nous ne voulons pas voir dans notre monde. S'aidant de la vidéo, elle met en relief, par le biais des relations entre les différents résidents, notre rapport à eux, à nous et à la société.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64607478-46278897.jpg?v=1652637050" alt=""Kliniken"… Un peu fou !" title=""Kliniken"… Un peu fou !" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans la salle commune d'un hôpital psychiatrique. Chaque personne vaque à ses occupations dans une solitude brisée par l'actualité que déverse une télévision. Puis, les discussions s'enchevêtrent avec une discontinuité dans les dialogues. Le groupe est épars, parfois à distance les uns des autres.       <br />
              <br />
       La scénographie laisse voir une table, des chaises, un canapé et un fauteuil, et derrière une vitre, une cour intérieure avec son arbre. L'arrière-scène est composée de deux autres pièces, l'une côté cour, l'autre côté jardin dont on ne voit que leurs portes vitrées. Elles sont ce qui alimente les différents tableaux et sont un autre aspect de la scénographie où arrive cet éther théâtral, véritable atmosphère, qui mène avec lui ce monde clos de murs où chacun essaie de vivre.       <br />
              <br />
       Il y a aussi cette cour où tout est paisible et où sont les coulisses de ce qui se joue comme dans les deux autres pièces. Dans celles-ci sont les entrées et sorties, tonitruantes ou silencieuses, des protagonistes. Dans celle-là, on y voit des gens seuls ou ensemble. Parfois personne. Lieu de solitude, de calme et de repos, il est aussi l'expression intérieure de ce qui se joue sur scène. Le temps est de la partie avec ses pluies et ses rayons de soleil qui mouillent et baignent l'arbre s'y trouvant comme le baromètre de ce qui se déroule sur les planches.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64607478-46278900.jpg?v=1652637090" alt=""Kliniken"… Un peu fou !" title=""Kliniken"… Un peu fou !" />
     </div>
     <div>
      L'atmosphère est aussi un autre élément important et fait écho aux présences, souvent fortes, autant dans leurs silences que dans leurs propos. Elle enveloppe et s'immisce dans les regards, les attitudes. Elle fait le lien entre chaque protagoniste qui sont pour certains dans leur microcosme, détachés des autres ou arrimés à eux, comme à une bouée. Les silences sont interrogatifs où se mêlent les songes accompagnés de regards intenses tel celui de Sofia (Alexandra Gentil), personnage énigmatique et attachant uniquement par sa présence comme un défi à un rapport à l'autre.       <br />
              <br />
       Ou, à l'inverse, Erika (Manon Kneusé) et Martin (David Gouhier), tous les deux, à différents titres, baignés d'un flot de paroles qui inonde la pièce. C'est un regard qui pèse, un dire tonitruant qui entame ou clos les dialogues. Dans cet entre-deux où la communication à l'autre est suspendue ou perturbée par un emballement de propos, c'est la solitude de chacun qui est questionné dans sa relation à l'autre, à l'asile et à la société.       <br />
              <br />
       Le corps est mis en relief par Julie Duclos. La parole et le silence, le corps et le regard, tous ces éléments sont superbement soulignés. Chaque personnage, lors d'une entrée ou d'une sortie, semble apparaître ou disparaître subitement, comme relié à rien. Toujours seuls face à eux-mêmes et à une société qui les ignore, les rejette ou les cache. Julie Duclos, subtile dans son approche, utilise aussi le film pour illustrer les différents contours de ces relations. Un ensemble de vidéos accompagne la scénographie, donnant une profondeur et un relief à la pièce au travers de très belles prises filmiques où le regard et l'attitude sont de toute beauté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64607478-46278910.jpg?v=1652637221" alt=""Kliniken"… Un peu fou !" title=""Kliniken"… Un peu fou !" />
     </div>
     <div>
      Ceux-ci sont souvent interrogatifs comme la marque d'esprits conscients de ce qui les environne et qu'ils questionnent. Les frontières avec le &quot;normal&quot; deviennent floues. Qu'est-ce que le normal ? Celui qui est le plus adapté ? À un monde qui se dérègle ? Pour reprendre Maud (Émilie Incerti Formentini), une résidente, <span style="font-style:italic">&quot;Qui est-ce qui décide qui est malade ou qui est sain ? Qui le décide ?&quot;</span>. Dans cette salle commune, la question de la normalité s'effiloche dès le début, l'infirmier Tomas (Cyril Metzger) alimentant cette réflexion par ses comportements.       <br />
              <br />
       Parfois, quelques propos d'actualités politiques sont lancés, dénotant ainsi une réelle pertinence et un rapport à la société conscient et réfléchi. C'est comique. Ce qui s'étale dans cet univers clos sont les discussions, les disputes, les interrogations, calmes ou vives, comme un grand huit d'humeur. Pas de place à la monotonie ou au raisonnable. La violence, verbale, fait aussi son apparition. Ces conversations sont toujours profondes, jamais banales, même si certaines attitudes peuvent soulever une question dans un univers où il n'y a pas de réponse. Ce sont des sujets qui communiquent entre eux, chacun étant sa propre fin ou la continuité d'un autre auquel, selon le protagoniste, ils ont recours pour exister par le biais de dits ou de non-dits. Comme chacun à vrai dire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Kliniken"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64607478-46278930.jpg?v=1652637483" alt=""Kliniken"… Un peu fou !" title=""Kliniken"… Un peu fou !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lars Norén.       <br />
       Traduction : Camilla Bouchet, Jean-Louis Martinelli, Arnaud Roig-Mora.       <br />
       Mise en scène : Julie Duclos.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Hirel.       <br />
       Avec : Mithkal Alzghair, Alexandra Gentil, David Gouhier, Émilie Incerti Formentini, Manon Kneusé, Yohan Lopez, Stéphanie Marc, Cyril Metzger, Leïla Muse, Alix Riemer, Émilien Tessier, Maxime Thebault, Étienne Toqué.       <br />
       Scénographie : Matthieu Sampeur.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Alexandre de Dardel.       <br />
       Lumière : Dominique Bruguière.       <br />
       Vidéo : Quentin Vigier.       <br />
       Son : Samuel Chabert.       <br />
       Costumes : Lucie Ben Bâta Durand.       <br />
       Production L'in-quarto.       <br />
       Durée : 2 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 26 mai 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/fr#3" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64607478-46278931.jpg?v=1652637465" alt=""Kliniken"… Un peu fou !" title=""Kliniken"… Un peu fou !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64607478-46278897.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Kliniken-Un-peu-fou-_a3243.html</link>
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   <title>•Off 2019• Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner Les oubliés donnent de la voix</title>
   <pubDate>Sun, 21 Jul 2019 10:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2019]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque la révolte enkystée, faisant corps avec les jeunes en errance, trouve enfin une voix chorale pour pouvoir se dire, elle fait trembler les murs du foyer d'accueil d'urgence où se retrouvent tous les oubliés, placés là d'office par mesures de protection de l'enfance en danger. Éducateurs, psychologue, comédienne animatrice de l'atelier théâtral, devront faire front à leurs assauts répétés, sans vaciller, si malmenés soient-ils à leur tour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35779358-32232055.jpg?v=1563700169" alt="•Off 2019• Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner Les oubliés donnent de la voix" title="•Off 2019• Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner Les oubliés donnent de la voix" />
     </div>
     <div>
      En effet, c'est de leur capacité à résister, à eux aussi adultes, que de cette rude confrontation pourra, ou non, advenir un changement radical dans son rapport à la société et à elle-même de cette jeunesse malmenée, salie, brisée. Les professionnels le savent, ils ont choisi ce métier en connaissance de cause. Aucune dérobade ne leur est permise car c'est de leur authentique solidité, ils en sont convaincus, que le lien de confiance pourra se retisser.       <br />
              <br />
       La violence qui éclate sous les sunlights médiatiques est toujours l'effet d'une violence souterraine subie, moins spectaculaire mais ô combien plus pérenne. Le parcours singulier de chaque jeune est là pour en attester. S'extrayant du canapé où avachis les uns contre les autres, ils se donnaient un peu de chaleur, ils vont débouler un à un &quot;face au public&quot;.       <br />
              <br />
       La jeune fille volubile qui rêve de jouer Bérénice, le jeune homme slameur dont l'idole est l'antisémite Dieudonné, le Vietnamien emmuré dans un silence agressif qui s'est fait prendre à Roissy avec de la drogue, le jeune homme qui rêvait d'études pour devenir chirurgien massacré par un père rejetant, la jeune fille qui se fait frapper dur par son beau-père… Un échantillon représentatif de ce foyer en ébullition où chacun, venu fuir la violence extérieure, va trouver la violence des autres.       <br />
              <br />
       Chacun, à sa manière, va croiser les parcours des autres pensionnaires en un point commun : sans exception, ils ont tous connu peu ou prou l'humiliation, la domination arbitraire, les coups répétés, les violences sexuelles et les bleus à l'âme, et - surtout - le sentiment bien réel qui ne les quitte désormais plus, d'être abandonné parce que &quot;l'on est de trop&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35779358-32232056.jpg?v=1563700201" alt="•Off 2019• Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner Les oubliés donnent de la voix" title="•Off 2019• Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner Les oubliés donnent de la voix" />
     </div>
     <div>
      Alors pour exister, pour se faire entendre, pour adresser au-delà de leurs comportements hors règles un cri d'appel, jusqu'ici ils n'ont trouvé que le passage à l'acte répété à l'envi, les délivrant d'une angoisse sans parole articulée à leur mal. L'enjeu actuel, est d'articuler leur mal à leur parole pour que celle-ci puisse, sinon les en délivrer, du moins les apaiser.       <br />
              <br />
       Mission complexe pour ceux qui - face au public comme les jeunes précédemment - ont leur moment de doute. Interrompant alors le jeu de leur personnage pour une adresse directe ayant effet de coup de poing, ils lâchent : <span style="font-style:italic">&quot;leur champ de bataille a envahi ma vie&quot;</span>. Les métamorphoses sont longues parfois à venir et cheminent avec des allers-retours aussi nécessaires qu'éprouvants. Fernand Deligny, anarchiste et éducateur disait déjà, dans &quot;Graine de crapule&quot; (1945) à ceux qui font profession (de foi) d'éduquer : <span style="font-style:italic">&quot;si tu crois avoir réussi avec celui-ci et que le jour d'après il rechute, si tu t'en trouves affecté et te décourages, alors change de métier&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Par le biais d'une écriture qui traduit l'intensité des zones de turbulences traversées, par l'entremise de ce &quot;mentir vrai&quot; que le poète Louis Aragon assignait au contrat littéraire, la vérité à laquelle chacun est en quête va exp(l)oser ses ramifications vivaces empruntant le corps et la voix de vrais acteurs porte-parole sur un plateau de théâtre qui devient le lieu du réel recomposé.       <br />
              <br />
       Sans angélisme aucun, ni souci d'un happy end édifiant, l'action se déroule percutée d'éclats, pour faire entendre la détresse des jeunes et de ceux qui sont en charge d'eux, leur extrême violence mais aussi leur désir émouvant de tendresse, et de pauses réflexives, pour traduire leurs interrogations intimes. Et si la &quot;réussite&quot; en ce domaine reste toujours un épiphénomène ardemment souhaité, le travail de fond ne peut se mesurer à la seule aune de critères comptables.       <br />
              <br />
       Ainsi, la gigantesque pendule, immobile et sans aiguille, suspendue au-dessus de la cage de verre où l'autorité se dit, prend-elle valeur de symbole en rappelant à qui l'aurait oublié, la nécessité en matière éducative, de laisser du temps au temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner"</b></div>
     <div>
      Texte : Christine Citti.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Avec : Christine Citti, Yoann Denaive, Loic Djani, Zakariya Gouram, Yasmine Hadj Ali, Yasin Houicha, Elisa Kane, Kenza Lagnaoui, Margot Madani, François-Xavier Phan, Mounia Raoui, Samira Sedira.       <br />
       Chorégraphie : Thierry Thieû Niang.       <br />
       Costumes : Élisabeth Tavernier.       <br />
       Création lumière : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Création son : Sylvain Jacques.       <br />
       Construction décor : Ateliers de la MC93.       <br />
       Cie Allers/Retours.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 28 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h, relâche le mardi.       <br />
       <b>Théâtre des Halles, Salle Chapitre</b>        <br />
       4, rue Noël Biret.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée 2019-2020</b></div>
     <div>
      4 et 5 octobre 2019 : Châteauvallon - Scène Nationale, Ollioules (83).       <br />
       8 et 9 octobre 2019 : Théâtre du Gymnase, Marseille (13).       <br />
       17 et 18 octobre 2019 : l'Espace des Arts - Scène nationale, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       5 au 7 novembre 2019 : la MC2 - Scène nationale, Grenoble (38).       <br />
       23 et 14 novembre 2019 : Théâtre de Sartrouville - CDN, Sartrouville (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35779358-32232055.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-Ils-n-avaient-pas-prevu-qu-on-allait-gagner-Les-oublies-donnent-de-la-voix_a2506.html</link>
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